Connexion
EDN · France

QCM EDN de pédiatrie

46 questions originales dans le style des EDN en pédiatrie. Pour chacune : la bonne réponse, l'explication, pourquoi les autres propositions sont fausses et le point clé. Faites le quiz ou lisez-les ci-dessous, classées par chapitre.

Questions46 corrigées
Chapitres9
Propositions par question5
Durée≈ 69 min
EDN · Pédiatrie : entraînementChoisissez une réponse pour voir aussitôt la bonne proposition et l'explication. Votre meilleur score est enregistré dans ce navigateur.

Néonatologie - adaptation et pathologies courantes

6 questions
1

Un nouveau-né à terme de 60 heures de vie présente un ictère cutanéo-muqueux isolé. Le dosage de la bilirubine totale transcutanée est à 310 µmol/L, se situant au-dessus du 95e percentile sur la courbe de Bhutani pour son âge. L'examen neurologique est normal. Quelle est la conduite à tenir immédiate ?

  1. ADébuter une photothérapie intensive
  2. BMettre en route une corticothérapie orale
  3. CPoursuivre l'allaitement et recontrôler la bilirubine à 24 heures
  4. DAdministrer des immunoglobulines intraveineuses
  5. ERéaliser une exsanguino-transfusion
Voir la réponse
Réponse: A. Débuter une photothérapie intensive

La courbe de Bhutani permet de stratifier le risque d'hyperbilirubinémie sévère selon l'âge en heures et le percentile de bilirubine. Un taux supérieur au 95e percentile correspond à une zone à haut risque justifiant une photothérapie intensive sans délai, afin de prévenir le risque d'ictère nucléaire. La photothérapie agit en convertissant la bilirubine non conjuguée en photoisomères hydrosolubles éliminables sans glucuronoconjugaison. L'exsanguino-transfusion est réservée aux formes très sévères ou en l'absence de réponse à la photothérapie bien conduite.

  • B. La corticothérapie n'a pas d'indication dans la prise en charge de l'hyperbilirubinémie néonatale.
  • C. Une simple surveillance est insuffisante au-delà du 95e percentile, qui définit un seuil d'intervention.
  • D. Les immunoglobulines IV sont réservées à certaines hémolyses immunes sévères, pas à l'ictère isolé non hémolytique.
  • E. L'exsanguino-transfusion est réservée aux hyperbilirubinémies extrêmes ou résistantes à la photothérapie intensive bien conduite.
Point clé: Un taux de bilirubine au-dessus du 95e percentile sur la courbe de Bhutani impose une photothérapie intensive sans délai.
2

Une femme enceinte de groupe sanguin Rhésus négatif, dont le conjoint est Rhésus positif, n'a pas d'anticorps anti-D détectables à la recherche d'agglutinines irrégulières. Elle est à 28 semaines d'aménorrhée. Quelle mesure préventive doit être proposée systématiquement à ce stade de la grossesse ?

  1. AAmniocentèse pour génotypage fœtal RHD
  2. BInjection d'immunoglobulines polyvalentes intraveineuses
  3. CCorticothérapie anténatale
  4. DTransfusion de culots globulaires Rhésus négatif
  5. EInjection d'immunoglobulines anti-D
Voir la réponse
Réponse: E. Injection d'immunoglobulines anti-D

Chez toute femme enceinte Rhésus négatif non immunisée dont le fœtus est Rhésus positif (ou de statut inconnu), une prophylaxie par immunoglobulines anti-D est recommandée systématiquement vers 28 semaines d'aménorrhée, en complément des injections ciblées lors d'événements à risque de passage transplacentaire d'hématies fœtales. Ces immunoglobulines neutralisent les hématies fœtales Rhésus positif passées dans la circulation maternelle avant qu'elles ne déclenchent une réponse immunitaire maternelle. Cette prévention a considérablement réduit l'incidence de la maladie hémolytique du nouveau-né par allo-immunisation anti-D. Une dose complémentaire est administrée à la naissance si l'enfant est confirmé Rhésus positif.

  • A. Le génotypage fœtal RHD peut s'effectuer sur sang maternel (non invasif) et n'est pas la mesure préventive elle-même.
  • B. Les immunoglobulines polyvalentes IV n'ont pas d'indication dans la prévention de l'allo-immunisation Rhésus.
  • C. La corticothérapie anténatale concerne la maturation pulmonaire fœtale, pas la prévention de l'allo-immunisation.
  • D. La transfusion n'a aucune indication préventive chez une patiente non anémique et non immunisée.
Point clé: Toute femme enceinte Rhésus négatif non immunisée doit recevoir une prophylaxie anti-D vers 28 SA, complétée à l'accouchement si le nouveau-né est Rhésus positif.
3

Un nouveau-né né à 32 semaines d'aménorrhée présente, dans les premières heures de vie, un battement des ailes du nez, un tirage intercostal marqué, un balancement thoraco-abdominal net, un geignement expiratoire audible au stéthoscope et un entonnoir xiphoïdien. Quelle est l'étiologie la plus probable de cette détresse respiratoire ?

  1. AInhalation méconiale
  2. BPneumothorax spontané
  3. CRetard de résorption du liquide pulmonaire
  4. DHernie diaphragmatique congénitale
  5. EMaladie des membranes hyalines
Voir la réponse
Réponse: E. Maladie des membranes hyalines

Le score de Silverman cote 5 signes cliniques (balancement thoraco-abdominal, tirage intercostal, entonnoir xiphoïdien, battement des ailes du nez, geignement expiratoire) de 0 à 2, un score élevé traduisant une détresse respiratoire sévère. Chez un grand prématuré de 32 semaines d'aménorrhée, la détresse respiratoire précoce et sévère évoque en premier lieu la maladie des membranes hyalines, liée à l'immaturité pulmonaire et au déficit en surfactant. L'inhalation méconiale et le retard de résorption du liquide pulmonaire surviennent plutôt chez le nouveau-né à terme ou proche du terme. La hernie diaphragmatique et le pneumothorax se distinguent par d'autres signes cliniques et radiologiques spécifiques.

  • A. L'inhalation méconiale concerne surtout le nouveau-né à terme ou post-terme avec liquide amniotique méconial.
  • B. Le pneumothorax se manifeste typiquement par une asymétrie auscultatoire et un tableau souvent brutal, non évoqués ici.
  • C. Le retard de résorption du liquide pulmonaire touche plutôt le nouveau-né à terme né par césarienne sans travail.
  • D. La hernie diaphragmatique s'accompagne typiquement d'une asymétrie thoracique et d'un abdomen plat, non décrits ici.
Point clé: Chez le grand prématuré, une détresse respiratoire précoce avec score de Silverman élevé oriente en priorité vers une maladie des membranes hyalines.
4

Une femme enceinte se présente en menace d'accouchement prématuré à 29 semaines d'aménorrhée. Une corticothérapie anténatale par bétaméthasone est administrée. Quel est le mécanisme principal justifiant cette prescription pour réduire le risque de détresse respiratoire néonatale ?

  1. AStimulation de la maturation des pneumocytes de type I
  2. BInhibition de la synthèse de prostaglandines pulmonaires
  3. CStimulation de la synthèse de surfactant par les pneumocytes de type II
  4. DAccélération de la fermeture du canal artériel
  5. EAugmentation de la compliance de la cage thoracique
Voir la réponse
Réponse: C. Stimulation de la synthèse de surfactant par les pneumocytes de type II

La maladie des membranes hyalines résulte d'un déficit en surfactant, substance synthétisée par les pneumocytes de type II, responsable d'une augmentation de la tension superficielle alvéolaire et d'un collapsus alvéolaire diffus. La corticothérapie anténatale (bétaméthasone ou dexaméthasone) accélère la maturation pulmonaire fœtale en stimulant la différenciation des pneumocytes de type II et la synthèse de surfactant. Elle est recommandée entre 24 et 34 semaines d'aménorrhée en cas de risque d'accouchement prématuré, idéalement administrée au moins 24 heures avant la naissance. Cette mesure réduit significativement l'incidence et la sévérité de la maladie des membranes hyalines ainsi que la mortalité néonatale.

  • A. Les pneumocytes de type I assurent les échanges gazeux mais ne synthétisent pas le surfactant.
  • B. Les corticoïdes anténatals ne ciblent pas la synthèse de prostaglandines pulmonaires.
  • D. La fermeture du canal artériel n'est pas le mécanisme recherché par la corticothérapie anténatale dans cette indication.
  • E. La compliance thoracique n'est pas le mécanisme principal invoqué dans la prévention de la MMH.
Point clé: La corticothérapie anténatale prévient la maladie des membranes hyalines en stimulant la synthèse de surfactant par les pneumocytes de type II.
5

Un nouveau-né à terme, pesant 4 400 g à la naissance, né d'une mère diabétique gestationnelle, est surveillé en suites de couches. À 2 heures de vie, il est hypotonique et trémulant. La glycémie capillaire est mesurée à 1,8 mmol/L (0,32 g/L). Quelle est la conduite à tenir immédiate la plus appropriée ?

  1. APerfusion de sérum glucosé hypertonique en urgence sans attendre de confirmation
  2. BMise en route d'une alimentation précoce et contrôle rapproché de la glycémie capillaire
  3. CResucrage oral par eau sucrée puis contrôle de la glycémie à 6 heures
  4. DSurveillance clinique seule sans contrôle glycémique, le nouveau-né étant à terme
  5. EHospitalisation en réanimation néonatale systématique pour tout macrosome
Voir la réponse
Réponse: B. Mise en route d'une alimentation précoce et contrôle rapproché de la glycémie capillaire

Le seuil d'hypoglycémie néonatale symptomatique est généralement fixé à moins de 2,2-2,6 mmol/L (0,40-0,47 g/L) selon les référentiels, et ce nouveau-né macrosome de mère diabétique est à haut risque d'hyperinsulinisme fœtal transitoire. Devant des signes cliniques (hypotonie, trémulations) et une glycémie basse confirmée, la première mesure est l'alimentation précoce (lait maternel ou préparation) associée à une surveillance glycémique rapprochée. Le recours au glucosé intraveineux est réservé aux hypoglycémies sévères, symptomatiques réfractaires ou avec impossibilité d'alimentation entérale. Les macrosomes de mère diabétique et les prématurés sont les deux populations à risque systématiquement surveillées dès la naissance.

  • A. Le glucosé IV d'emblée est disproportionné en l'absence d'échec de l'alimentation orale ou de signes de gravité majeurs.
  • C. Le resucrage oral simple est insuffisant devant des signes neurologiques et retarde la correction.
  • D. L'absence de contrôle glycémique chez un nouveau-né à risque symptomatique est une erreur de prise en charge.
  • E. L'hospitalisation systématique en réanimation n'est pas justifiée pour une hypoglycémie modérée répondant à l'alimentation.
Point clé: Chez le macrosome de mère diabétique et le prématuré, l'hypoglycémie néonatale symptomatique doit être recherchée systématiquement et traitée en première intention par alimentation précoce.
6

Un nouveau-né prématuré de 29 semaines d'aménorrhée, âgé de 12 jours, présente une distension abdominale avec résidus bilieux et des rectorragies. L'abdomen sans préparation est demandé en urgence. Quel signe radiologique, s'il est présent, permet d'affirmer le diagnostic ?

  1. APneumatose intestinale pariétale
  2. BNiveaux liquides multiples dans l'intestin grêle
  3. CGrisaille diffuse de l'abdomen évoquant un épanchement
  4. DDistension gazeuse diffuse de l'ensemble du cadre colique
  5. EAbsence d'aération digestive avec estomac distendu isolé
Voir la réponse
Réponse: A. Pneumatose intestinale pariétale

La pneumatose intestinale pariétale, correspondant à de l'air dans la paroi digestive sous forme de clartés linéaires ou bulleuses, est le signe radiologique pathognomonique de l'entérocolite ulcéro-nécrosante (ECUN). Elle traduit la nécrose de la paroi intestinale avec production de gaz par les bactéries. La présence d'air dans le système porte ou un pneumopéritoine (perforation) sont des signes de gravité associés mais moins spécifiques. L'abdomen sans préparation reste l'examen de première intention devant une suspicion clinique d'ECUN chez le prématuré.

  • B. Des niveaux liquides sont un signe d'occlusion non spécifique, retrouvé dans de nombreuses pathologies digestives.
  • C. Une grisaille diffuse évoque un épanchement péritonéal mais n'est pas spécifique de l'ECUN.
  • D. Une distension gazeuse colique diffuse est aspécifique et peut se voir dans un simple iléus fonctionnel.
  • E. L'absence d'aération digestive isolée n'est pas un signe caractéristique de l'ECUN.
Point clé: La pneumatose intestinale pariétale sur l'abdomen sans préparation est le signe radiologique pathognomonique de l'entérocolite ulcéro-nécrosante du prématuré.

Croissance et développement

3 questions
7

Un nourrisson de 14 mois est amené en consultation pour un fléchissement de l'appétit depuis deux mois. Son poids suivait le couloir du 50e percentile depuis la naissance ; sur le carnet de santé, il est désormais au couloir du 3e percentile, avec une taille restée stable au 50e percentile. Comment qualifier cette évolution staturo-pondérale ?

  1. ARetard global de croissance proportionnel sur les deux paramètres
  2. BCassure pondérale isolée faisant suspecter une cause organique ou nutritionnelle acquise
  3. CPetite taille constitutionnelle familiale
  4. DVariation normale de la croissance sans signification pathologique
  5. ERetard de croissance intra-utérin évolutif
Voir la réponse
Réponse: B. Cassure pondérale isolée faisant suspecter une cause organique ou nutritionnelle acquise

Une cassure de la courbe pondérale se définit par le franchissement d'au moins deux couloirs de percentiles (ici du 50e au 3e) alors que la taille reste stable sur sa courbe habituelle. Ce profil dissocié, poids atteint et taille préservée, oriente vers une cause acquise et récente, nutritionnelle (carences, erreurs diététiques), digestive (maladie cœliaque, intolérances) ou une pathologie chronique sous-jacente, et non vers une anomalie constitutionnelle. Il justifie une enquête alimentaire, un examen clinique complet et des explorations orientées selon le contexte. Une cassure isolée de la taille sans atteinte pondérale orienterait davantage vers une pathologie endocrinienne.

  • A. Les deux paramètres ne sont pas atteints de façon proportionnelle puisque la taille reste stable.
  • C. Une petite taille constitutionnelle n'explique pas une cassure pondérale isolée avec taille stable au 50e percentile.
  • D. Le franchissement de deux couloirs de percentiles est pathologique par définition et impose une évaluation.
  • E. Le retard de croissance intra-utérin se définit à la naissance et ne s'applique pas à une cassure survenant à 14 mois.
Point clé: Une cassure pondérale isolée, définie par le franchissement d'au moins deux couloirs de percentiles avec taille conservée, oriente vers une cause nutritionnelle ou organique acquise à rechercher activement.
8

Lors d'une consultation de suivi, les parents d'un nourrisson s'interrogent sur les âges normaux d'acquisition de la station assise sans appui et de la marche autonome. Quels sont les âges habituels d'acquisition de ces deux étapes du développement psychomoteur ?

  1. AStation assise à 8 mois, marche autonome à 24 mois
  2. BStation assise à 3 mois, marche autonome à 15 mois
  3. CStation assise à 6 mois, marche autonome à 12 mois
  4. DStation assise à 4 mois, marche autonome à 9 mois
  5. EStation assise à 9 mois, marche autonome à 18 mois
Voir la réponse
Réponse: C. Station assise à 6 mois, marche autonome à 12 mois

La station assise sans appui est habituellement acquise vers 6 mois, et la marche autonome s'acquiert en moyenne vers 12 mois, avec un intervalle normal s'étendant jusqu'à 15-18 mois avant de parler de retard. Ces repères font partie des étapes clés du développement psychomoteur systématiquement vérifiées lors des examens obligatoires du nourrisson. Tout écart significatif par rapport à ces repères, en particulier une absence de marche après 18 mois, doit faire rechercher une pathologie neuromusculaire ou neurologique sous-jacente. La tenue de tête vers 3 mois, la préhension volontaire vers 4-5 mois et la marche à quatre pattes vers 8-9 mois complètent ces jalons.

  • A. Ces âges sont nettement trop tardifs et ne correspondent pas aux repères normaux du développement psychomoteur.
  • B. La station assise à 3 mois est trop précoce et ne correspond pas aux repères normaux.
  • D. Ces âges sont trop précoces pour les deux acquisitions, bien avant les repères normaux.
  • E. Ces âges sont trop tardifs pour des repères normaux et évoqueraient un retard si observés isolément.
Point clé: La station assise sans appui s'acquiert normalement vers 6 mois et la marche autonome vers 12 mois, avec une tolérance jusqu'à 15-18 mois.
9

Un enfant de 18 mois est amené en consultation car ses parents trouvent qu'il ne les regarde pas et ne pointe jamais du doigt pour montrer un objet qui l'intéresse. L'examen clinique ne retrouve pas d'anomalie neurologique ni sensorielle. Quel signe, parmi les suivants, doit être recherché en priorité comme signal d'alerte précoce d'un trouble du spectre de l'autisme ?

  1. APréférence marquée pour la main gauche
  2. BRetard isolé de l'acquisition de la marche autonome
  3. CPleurs fréquents lors de la séparation avec les parents
  4. DDifficulté à s'endormir seul le soir
  5. EAbsence de pointage proto-déclaratif et de pointage d'intérêt partagé
Voir la réponse
Réponse: E. Absence de pointage proto-déclaratif et de pointage d'intérêt partagé

L'absence de pointage proto-déclaratif (montrer du doigt pour partager un intérêt, et non pour demander) associée à une absence de regard partagé constitue un signe d'alerte précoce majeur du trouble du spectre de l'autisme (TSA), témoignant d'un défaut d'attention conjointe. Ce signe, recherché systématiquement lors des consultations de suivi entre 18 et 24 mois, doit motiver un avis spécialisé rapide si présent, car un diagnostic et une prise en charge précoces améliorent le pronostic développemental. Les autres signes d'alerte classiques incluent l'absence de babillage, de sourire social, de réponse à l'appel du prénom et un contact visuel pauvre. Un retard moteur isolé ou une préférence manuelle ne constituent pas en eux-mêmes des signes d'alerte de TSA.

  • A. La préférence manuelle est une variation normale du développement sans valeur d'alerte pour l'autisme.
  • B. Un retard isolé de la marche sans autre signe n'oriente pas spécifiquement vers un trouble du spectre de l'autisme.
  • C. L'angoisse de séparation est une étape normale du développement affectif du nourrisson, non un signe d'alerte de TSA.
  • D. Les difficultés d'endormissement isolées sont fréquentes et non spécifiques d'un trouble du spectre de l'autisme.
Point clé: L'absence de pointage proto-déclaratif et de regard partagé à 18 mois est un signe d'alerte précoce majeur du trouble du spectre de l'autisme justifiant un avis spécialisé.
Un item vous résiste ?Demandez à l'assistant WhiteCoat Pro de vous l'expliquer, de transformer vos fiches en flashcards ou de bâtir un plan de révision pour les EDN.
Ouvrir l'assistant

Nutrition et troubles digestifs de l'enfant

11 questions
10

Une mère allaitant exclusivement son nourrisson de 3 mois demande à quel âge elle doit débuter la diversification alimentaire, c'est-à-dire l'introduction d'aliments autres que le lait. Selon les recommandations actuelles du Programme national nutrition santé, quel âge faut-il lui conseiller ?

  1. AEntre 4 et 6 mois révolus
  2. BAprès 12 mois révolus
  3. CDès 1 mois révolu
  4. DDès 2 mois révolus
  5. EEntre 8 et 10 mois révolus
Voir la réponse
Réponse: A. Entre 4 et 6 mois révolus

Le PNNS recommande de débuter la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois révolus, jamais avant 4 mois ni après 6 mois, que l'alimentation soit lactée exclusive par lait maternel ou infantile. Cette fenêtre correspond à la maturation suffisante des fonctions digestives et rénales du nourrisson, ainsi qu'à la période optimale pour limiter le risque allergique et favoriser l'acceptation de nouvelles textures. L'introduction précoce avant 4 mois expose à des troubles digestifs et à un risque allergique accru, tandis qu'un retard après 6 mois peut favoriser les difficultés d'acceptation alimentaire et les carences.

  • B. Un début après 12 mois est largement trop tardif.
  • C. Une diversification à 1 mois est bien trop précoce, le système digestif et rénal du nourrisson n'est pas mature.
  • D. Une diversification à 2 mois reste trop précoce selon les recommandations du PNNS.
  • E. Un début entre 8 et 10 mois est trop tardif et expose à des carences et des difficultés d'acceptation des nouvelles textures.
Point clé: La diversification alimentaire doit être débutée entre 4 et 6 mois révolus selon le PNNS.
11

Un nourrisson de 2 mois, né à terme, est amené en consultation pour des régurgitations post-prandiales quotidiennes depuis la naissance. Les parents rapportent qu'il a présenté hier un épisode avec arrêt de la respiration de quelques secondes, pâleur et hypotonie, résolutif spontanément. L'examen clinique est par ailleurs normal et la courbe de poids est satisfaisante. Quel élément de cette histoire doit faire évoquer un reflux gastro-œsophagien compliqué ?

  1. AL'âge de 2 mois du nourrisson
  2. BLa fréquence quotidienne des régurgitations
  3. CLe malaise grave associé
  4. DLa normalité de l'examen clinique
  5. ELe caractère post-prandial des régurgitations
Voir la réponse
Réponse: C. Le malaise grave associé

La survenue d'un malaise grave avec pâleur, hypotonie et pause respiratoire chez un nourrisson présentant des régurgitations évoque un reflux gastro-œsophagien compliqué, le RGO pouvant être associé à des malaises par mécanisme vagal ou laryngospasme. Les autres signes d'alarme à rechercher sont le refus alimentaire, la cassure de la courbe de poids, l'œsophagite (pleurs lors des tétées, hématémèse), les manifestations respiratoires récidivantes (toux chronique, pneumopathies à répétition) et l'anémie. Les régurgitations simples post-prandiales et fréquentes sont physiologiques chez un nourrisson qui va bien et ne définissent pas à elles seules un RGO compliqué.

  • A. L'âge de 2 mois correspond à la période habituelle d'apparition du RGO physiologique.
  • B. La fréquence quotidienne des régurgitations est habituelle dans le RGO physiologique du nourrisson et n'est pas un signe de gravité.
  • D. Un examen clinique normal est plutôt rassurant et ne constitue pas un signe d'alarme.
  • E. Le caractère post-prandial est typique du RGO simple et non un signe de complication.
Point clé: Un malaise grave chez un nourrisson avec RGO doit faire évoquer une forme compliquée nécessitant des explorations.
12

Un nourrisson de sexe masculin, né à terme, âgé de 4 semaines, est amené aux urgences pour des vomissements survenant après chaque tétée depuis une semaine, de plus en plus abondants, blancs, non bilieux, projetés à distance. L'enfant reste affamé entre les épisodes et sa courbe de poids s'est infléchie ces derniers jours. L'examen abdominal retrouve une olive pylorique palpable dans l'hypochondre droit. Quel est le diagnostic le plus probable ?

  1. AInvagination intestinale aiguë
  2. BAtrésie duodénale
  3. CAllergie aux protéines du lait de vache
  4. DSténose hypertrophique du pylore
  5. EReflux gastro-œsophagien simple
Voir la réponse
Réponse: D. Sténose hypertrophique du pylore

Le tableau associant un garçon de 3 à 6 semaines, des vomissements alimentaires non bilieux en jet survenant après les tétées, un appétit conservé entre les épisodes (nourrisson « glouton »), une cassure de la courbe de poids et la palpation d'une olive pylorique est caractéristique de la sténose hypertrophique du pylore. Cette affection touche préférentiellement le garçon premier-né et apparaît classiquement entre la 3e et la 6e semaine de vie. Le diagnostic est confirmé par échographie abdominale qui visualise l'hypertrophie du muscle pylorique.

  • A. L'invagination intestinale survient à un âge généralement plus tardif et s'associe à des douleurs paroxystiques et des rectorragies, non à une olive pylorique.
  • B. L'atrésie duodénale se révèle dès les premiers jours de vie par des vomissements bilieux ou non selon le siège, non à 4 semaines.
  • C. L'allergie aux protéines du lait de vache ne provoque pas de masse abdominale palpable de type olive pylorique.
  • E. Le RGO simple ne s'accompagne pas de vomissements en jet, de palpation d'olive pylorique ni de cassure de courbe de poids.
Point clé: La sténose hypertrophique du pylore touche typiquement le garçon entre 3 et 6 semaines de vie avec vomissements en jet et olive pylorique palpable.
13

Un nourrisson de 5 semaines est hospitalisé pour des vomissements répétés en jet évoluant depuis 10 jours, avec une olive pylorique palpée à l'examen. Un ionogramme sanguin est prélevé avant la réalisation de l'échographie abdominale. Quelle anomalie ionique et acido-basique est la plus caractéristique de cette affection ? Données biologiques possibles : pH sanguin, bicarbonates, kaliémie, chlorémie.

  1. AAlcalose métabolique hyperkaliémique et hyperchlorémique
  2. BAlcalose métabolique hypochlorémique et hypokaliémique
  3. CAcidose respiratoire avec hypochlorémie
  4. DAlcalose respiratoire avec hyperkaliémie
  5. EAcidose métabolique hyperchlorémique
Voir la réponse
Réponse: B. Alcalose métabolique hypochlorémique et hypokaliémique

Les vomissements répétés de la sténose du pylore entraînent une perte importante d'acide chlorhydrique et d'ions potassium, responsable d'une alcalose métabolique hypochlorémique associée à une hypokaliémie. La déshydratation et l'hypovolémie activent secondairement le système rénine-angiotensine-aldostérone, qui favorise la réabsorption de sodium au prix d'une excrétion accrue de potassium et d'ions H+ par le rein, aggravant l'alcalose (alcalose de contraction). Ce trouble ionique doit être corrigé avant toute anesthésie générale en vue de la pyloromyotomie.

  • A. La kaliémie et la chlorémie sont basses et non hautes dans ce contexte.
  • C. Il s'agit d'une alcalose et non d'une acidose, et la chlorémie est basse et non basse par un mécanisme respiratoire.
  • D. Le trouble est métabolique et non respiratoire, et s'accompagne d'hypokaliémie et non d'hyperkaliémie.
  • E. Les vomissements entraînent une perte de chlore et non une acidose hyperchlorémique.
Point clé: La sténose du pylore se complique classiquement d'une alcalose métabolique hypochlorémique et hypokaliémique par pertes digestives répétées.
14

Un nourrisson de 7 mois, jusque-là bien portant, est amené aux urgences par ses parents en raison d'épisodes de pleurs intenses et brutaux, survenant par crises de quelques minutes toutes les 15 à 20 minutes, entre lesquelles l'enfant est calme et prostré. Il a vomi à deux reprises et les parents rapportent l'émission de selles glairosanglantes il y a une heure. Quelle association de signes est la plus évocatrice du diagnostic ?

  1. ADouleur abdominale fixe avec défense localisée et fièvre élevée
  2. BConstipation chronique et distension abdominale progressive
  3. CFièvre, diarrhée aqueuse et déshydratation
  4. DDouleurs abdominales paroxystiques, vomissements et rectorragies
  5. EVomissements bilieux et absence d'émission de méconium
Voir la réponse
Réponse: D. Douleurs abdominales paroxystiques, vomissements et rectorragies

La triade clinique classique de l'invagination intestinale aiguë associe des crises douloureuses abdominales paroxystiques avec accès de pleurs et pâleur, des vomissements et des rectorragies (classiquement décrites comme des selles « gelée de groseille »), entrecoupées d'intervalles libres où l'enfant retrouve un état normal ou présente une prostration. Ce tableau, chez un nourrisson entre 2 mois et 2 ans, doit faire évoquer en urgence ce diagnostic car il engage le pronostic vital et fonctionnel digestif en l'absence de prise en charge rapide. La présence de sang dans les selles traduit une souffrance de la muqueuse intestinale invaginée.

  • A. Ce tableau oriente plutôt vers une appendicite aiguë ou une péritonite localisée.
  • B. Ce tableau oriente davantage vers une maladie de Hirschsprung ou une occlusion basse chronique.
  • C. Ce tableau évoque une gastro-entérite aiguë et non une invagination intestinale.
  • E. Ce tableau évoque une occlusion néonatale haute, non compatible avec l'âge et la présentation décrits ici.
Point clé: La triade douleur abdominale paroxystique, vomissements et rectorragies chez un nourrisson doit faire évoquer une invagination intestinale aiguë.
15

Un nourrisson de 9 mois est amené aux urgences pour des crises de pleurs paroxystiques associées à des vomissements évoluant depuis trois heures, sans fièvre. L'examen clinique retrouve un abdomen souple entre les crises, sans défense. Une invagination intestinale aiguë est suspectée cliniquement. Quel examen complémentaire doit être réalisé en première intention pour confirmer le diagnostic ?

  1. AÉchographie abdominale
  2. BRadiographie de l'abdomen sans préparation
  3. CAbdomen sans préparation debout de face
  4. DLavement opaque aux hydrosolubles
  5. EScanner abdominal avec injection
Voir la réponse
Réponse: A. Échographie abdominale

L'échographie abdominale est l'examen de première intention devant une suspicion d'invagination intestinale aiguë : non invasive, disponible rapidement et très sensible, elle met en évidence le classique « boudin d'invagination » visible en coupe transversale sous la forme d'une image en cocarde (ou en sandwich en coupe longitudinale). Elle permet également de rechercher une cause organique sous-jacente (duplication digestive, polype, lymphome) et d'apprécier la vitalité de l'anse invaginée au doppler. Le lavement, qu'il soit diagnostique ou thérapeutique, n'est réalisé que secondairement, une fois le diagnostic confirmé par échographie.

  • B. La radiographie d'abdomen sans préparation peut montrer des signes indirects mais n'est pas suffisamment sensible ni spécifique pour confirmer le diagnostic.
  • C. Cet examen a le même défaut de sensibilité et n'est pas l'examen de référence pour ce diagnostic.
  • D. Le lavement opaque, bien qu'ayant aussi une visée thérapeutique, n'est plus l'examen de première intention pour le diagnostic depuis la généralisation de l'échographie.
  • E. Le scanner abdominal expose à une irradiation inutile chez le nourrisson et n'est pas l'examen de première intention.
Point clé: L'échographie abdominale est l'examen de première intention pour confirmer le diagnostic d'invagination intestinale aiguë.
16

Un nourrisson de 8 mois est amené aux urgences pour des pleurs paroxystiques avec pâleur et refus du biberon évoluant depuis 6 heures. L'échographie abdominale confirme une invagination iléo-colique. L'examen clinique retrouve un enfant conscient, hémodynamiquement stable, sans défense abdominale ni rectorragie abondante. Quelle est la prise en charge de première intention ?

  1. AAntibiothérapie intraveineuse probabiliste puis réévaluation à 24 heures
  2. BCorticothérapie intraveineuse à visée anti-inflammatoire
  3. CRéduction par lavement hydrostatique ou pneumatique sous contrôle radiologique
  4. DSurveillance clinique simple avec réévaluation échographique à 6 heures
  5. ELaparotomie exploratrice en urgence
Voir la réponse
Réponse: C. Réduction par lavement hydrostatique ou pneumatique sous contrôle radiologique

En l'absence de signes de gravité (choc, péritonite, pneumopéritoine, rectorragie massive), le traitement de première intention de l'invagination intestinale aiguë est la réduction non chirurgicale par lavement hydrostatique (sérum physiologique ou produit de contraste) ou pneumatique (air) sous guidage échographique ou radioscopique. Ce geste doit être réalisé dans une structure disposant d'un bloc chirurgical pédiatrique à proximité en cas d'échec ou de complication. La chirurgie est réservée aux échecs de réduction, aux contre-indications ou aux signes de gravité.

  • A. L'antibiothérapie n'a pas d'indication en l'absence de signes de perforation ou de sepsis.
  • B. Les corticoïdes n'ont aucune place dans la prise en charge de l'invagination intestinale aiguë.
  • D. La simple surveillance expose à un risque de nécrose intestinale et de perforation.
  • E. La chirurgie n'est indiquée qu'en cas d'échec du lavement, de contre-indication ou de signes de gravité.
Point clé: Devant une invagination intestinale aiguë sans signe de gravité, la réduction par lavement sous contrôle radiologique est le traitement de première intention.
17

Un nourrisson de 2 mois, non allaité, présente des régurgitations importantes, un eczéma du visage et des rectorragies modérées depuis l'introduction du lait infantile standard. Le diagnostic d'allergie aux protéines du lait de vache est retenu après avis spécialisé. Quelle est la conduite diététique de première intention ?

  1. APoursuite du lait infantile standard avec surveillance clinique
  2. BMise en place d'une préparation à base d'hydrolysat extensif de protéines du lait de vache
  3. CIntroduction d'une préparation à base de lait de chèvre adaptée au nourrisson
  4. DIntroduction de lait de vache entier dilué au demi
  5. EMise en place d'une préparation à base de protéines de soja
Voir la réponse
Réponse: B. Mise en place d'une préparation à base d'hydrolysat extensif de protéines du lait de vache

La prise en charge diététique de première intention de l'allergie aux protéines du lait de vache chez le nourrisson non allaité repose sur une préparation à base d'hydrolysat extensif de protéines du lait de vache (lait « HA extensif » ou hydrolysat poussé), qui réduit l'allergénicité des protéines tout en couvrant les besoins nutritionnels. Les préparations à base d'acides aminés sont réservées aux formes sévères ou en cas d'échec de l'hydrolysat extensif. Le soja est contre-indiqué avant 6 mois en raison du risque de sensibilisation croisée et de sa teneur en phyto-œstrogènes.

  • A. La poursuite du lait standard expose à la persistance des symptômes et à des complications.
  • C. Le lait de chèvre partage une forte réactivité croisée avec les protéines du lait de vache.
  • D. Le lait de vache entier contient les mêmes protéines allergisantes et aggraverait les symptômes.
  • E. Le lait de soja est déconseillé avant 6 mois en raison d'un risque de réaction croisée et n'est pas le traitement de première intention.
Point clé: En cas d'allergie aux protéines du lait de vache chez le nourrisson non allaité, l'hydrolysat extensif de protéines est la préparation diététique de première intention.
18

Un enfant de 6 ans consulte pour des douleurs abdominales chroniques associées à une cassure de la courbe staturo-pondérale depuis plusieurs mois. Une maladie cœliaque est suspectée. Quel est l'examen de première intention à réaliser pour le dépistage ?

  1. ABiopsies duodénales systématiques d'emblée, sans sérologie préalable
  2. BDosage des anticorps anti-transglutaminase tissulaire de type IgA, associé au dosage pondéral des IgA sériques totales
  3. CRecherche des allèles HLA-DQ2 et HLA-DQ8
  4. DDosage des anticorps anti-endomysium de type IgG
  5. EDosage des anticorps anti-gliadine désamidée de type IgG
Voir la réponse
Réponse: B. Dosage des anticorps anti-transglutaminase tissulaire de type IgA, associé au dosage pondéral des IgA sériques totales

Le dépistage sérologique de première intention de la maladie cœliaque repose sur le dosage des anticorps anti-transglutaminase tissulaire IgA, associé systématiquement au dosage des IgA sériques totales afin de ne pas méconnaître un déficit en IgA (fréquent et source de faux négatifs). En cas de déficit en IgA, on utilise les anticorps de type IgG. La biopsie duodénale reste nécessaire pour confirmer le diagnostic mais n'est pas l'examen de première intention. Le typage HLA-DQ2/DQ8 a une forte valeur prédictive négative mais n'est pas utilisé en dépistage de première ligne.

  • A. La biopsie duodénale est un examen de confirmation, réalisé après une sérologie positive, et non de dépistage initial.
  • C. Le typage HLA n'est pas utilisé en dépistage initial, il sert surtout à exclure le diagnostic en cas de négativité.
  • D. Les anticorps anti-endomysium sont utilisés en seconde intention, en cas de doute, et non en dépistage de première ligne.
  • E. Les anticorps anti-gliadine désamidée sont moins sensibles et spécifiques que les anti-transglutaminase et ne sont pas l'examen de première intention.
Point clé: Le dosage des IgA anti-transglutaminase tissulaire, associé au dosage des IgA totales, est l'examen sérologique de première intention pour dépister une maladie cœliaque chez l'enfant.
19

Un nourrisson de 10 mois, dont le poids de référence mesuré il y a une semaine était de 10,000 kg, est amené aux urgences pour une diarrhée aiguë évoluant depuis 48 heures. Le poids mesuré à l'admission est de 9,200 kg. Quel est le pourcentage de perte de poids et le degré de gravité de la déshydratation ?

  1. APerte de poids de 12 % : déshydratation sévère
  2. BPerte de poids de 4 % : déshydratation légère
  3. CPerte de poids de 8 % : déshydratation sévère
  4. DPerte de poids de 8 % : déshydratation modérée
  5. EPerte de poids de 8 % : absence de déshydratation significative
Voir la réponse
Réponse: D. Perte de poids de 8 % : déshydratation modérée

La perte de poids se calcule ainsi : (poids antérieur – poids actuel) / poids antérieur × 100, soit (10,000 – 9,200) / 10,000 × 100 = 8 %. Selon la classification usuelle, une perte de poids inférieure à 5 % correspond à une déshydratation légère, entre 5 et 10 % à une déshydratation modérée, et supérieure à 10 % à une déshydratation sévère. Ce nourrisson présente donc une déshydratation modérée, nécessitant une prise en charge hydrique adaptée et une surveillance rapprochée.

  • A. Le pourcentage de perte de poids calculé est de 8 % et non de 12 %, et ce niveau ne correspond pas à une déshydratation sévère.
  • B. Le pourcentage de perte de poids calculé est de 8 % et non de 4 %.
  • C. Le calcul correct donne 8 %, qui correspond à une déshydratation modérée et non sévère.
  • E. Une perte de poids de 8 % traduit une déshydratation cliniquement significative, de gravité modérée.
Point clé: L'estimation du pourcentage de perte de poids, calculée à partir du poids antérieur connu, permet de classer la gravité de la déshydratation aiguë du nourrisson.
20

Un nourrisson de 7 mois présente une diarrhée aiguë depuis 24 heures avec une perte de poids estimée à 4 %. L'enfant est alerte, bien hydraté cliniquement, tolère la prise orale de liquides sans vomissement et ne présente aucun trouble de la conscience. Quelle est la prise en charge hydrique de première intention ?

  1. AHospitalisation systématique pour surveillance hydrique
  2. BPerfusion sous-cutanée d'hypodermoclyse
  3. CRéhydratation intraveineuse par sérum salé isotonique
  4. DRéhydratation orale par solution de réhydratation orale (SRO) à volonté
  5. EPose d'une sonde nasogastrique pour réhydratation continue
Voir la réponse
Réponse: D. Réhydratation orale par solution de réhydratation orale (SRO) à volonté

En cas de déshydratation légère à modérée avec bonne tolérance digestive et absence de signes de gravité, la réhydratation orale par solution de réhydratation orale (SRO) à volonté, fractionnée, est le traitement de première intention de la gastro-entérite aiguë du nourrisson, recommandée par la HAS. La voie intraveineuse est réservée aux déshydratations sévères, aux vomissements incoercibles, aux troubles de conscience ou à l'échec de la réhydratation orale.

  • A. L'hospitalisation systématique n'est pas nécessaire devant une déshydratation légère bien tolérée.
  • B. L'hypodermoclyse n'est pas une technique de première intention en pédiatrie en France.
  • C. La voie intraveineuse est réservée aux formes sévères ou en cas d'échec de la réhydratation orale, non justifiée ici.
  • E. La sonde nasogastrique est réservée aux situations d'échec de la prise orale directe, non à la première intention.
Point clé: La réhydratation orale par SRO est le traitement de première intention de la déshydratation légère à modérée au cours d'une gastro-entérite aiguë du nourrisson.

Infectiologie pédiatrique

11 questions
21

Un nourrisson de 3 mois présente une bronchiolite aiguë non compliquée, prise en charge en ambulatoire. Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé, quelle est la place de la kinésithérapie respiratoire dans cette situation ?

  1. AElle n'est indiquée qu'en cas de fièvre supérieure à 39 °C
  2. BElle n'est pas recommandée de manière systématique
  3. CElle doit être prescrite systématiquement dès le premier jour des symptômes
  4. DElle remplace la désobstruction rhinopharyngée au sérum physiologique
  5. EElle est recommandée en première intention pour réduire la durée d'hospitalisation
Voir la réponse
Réponse: B. Elle n'est pas recommandée de manière systématique

Depuis la recommandation HAS de 2019, la kinésithérapie respiratoire par techniques de type accélération du flux expiratoire n'est plus recommandée de façon systématique dans la bronchiolite aiguë du nourrisson, faute de preuve d'efficacité sur l'évolution clinique ou la durée d'hospitalisation. La prise en charge repose avant tout sur la désobstruction rhinopharyngée au sérum physiologique, le fractionnement des repas et la surveillance des signes de gravité, en évitant les traitements médicamenteux inutiles (bronchodilatateurs, corticoïdes, antibiotiques) hors indication spécifique.

  • A. La fièvre n'est pas un critère conditionnant l'indication de la kinésithérapie respiratoire.
  • C. La prescription systématique de kinésithérapie respiratoire n'est plus recommandée par la HAS depuis 2019.
  • D. La désobstruction rhinopharyngée au sérum physiologique reste un geste essentiel et n'est pas remplacée par la kinésithérapie.
  • E. Aucune étude n'a démontré de bénéfice de la kinésithérapie respiratoire sur la durée d'hospitalisation.
Point clé: La HAS ne recommande plus la kinésithérapie respiratoire de façon systématique dans la prise en charge de la bronchiolite aiguë du nourrisson.
22

Un enfant de 18 mois présente une otite moyenne aiguë purulente bilatérale fébrile à 39 °C, sans allergie connue aux bêta-lactamines. Une antibiothérapie probabiliste est décidée. Quelle molécule faut-il prescrire en première intention ?

  1. ACotrimoxazole
  2. BAmoxicilline-acide clavulanique
  3. CAmoxicilline
  4. DAzithromycine
  5. ECefpodoxime
Voir la réponse
Réponse: C. Amoxicilline

L'amoxicilline seule à forte dose (80-90 mg/kg/j en 2 ou 3 prises) est l'antibiotique de première intention dans l'otite moyenne aiguë purulente de l'enfant, car Streptococcus pneumoniae reste le pathogène le plus redouté et le plus sensible à cette molécule. L'association à l'acide clavulanique n'est indiquée qu'en cas de syndrome otite-conjonctivite évoquant Haemophilus influenzae, d'échec clinique à 48-72 heures ou de terrain particulier. Les céphalosporines orales et les macrolides sont réservés aux situations d'allergie documentée.

  • A. Le cotrimoxazole n'a pas de place en première intention dans l'OMA purulente.
  • B. Cette association est réservée au syndrome otite-conjonctivite ou à l'échec thérapeutique, pas à la première intention systématique.
  • D. Les macrolides sont réservés en cas d'allergie vraie aux bêta-lactamines, non recommandés en première intention.
  • E. Les céphalosporines orales ne sont pas le traitement de première intention et sont réservées à des situations particulières.
Point clé: L'amoxicilline à forte dose est l'antibiotique probabiliste de première intention dans l'otite moyenne aiguë purulente de l'enfant.
23

Un enfant de 6 ans consulte pour une odynophagie fébrile à 38,8 °C évoluant depuis 24 heures. L'examen retrouve un érythème pharyngé diffus avec quelques adénopathies cervicales sensibles, sans toux ni rhinorrhée. Quelle est la prochaine étape de la prise en charge ?

  1. ADébuter une corticothérapie orale courte
  2. BPrescrire d'emblée de l'amoxicilline sans autre examen
  3. CDemander un dosage des antistreptolysines O
  4. DRéaliser un test de diagnostic rapide du streptocoque du groupe A
  5. ERéaliser un prélèvement pharyngé pour culture bactérienne
Voir la réponse
Réponse: D. Réaliser un test de diagnostic rapide du streptocoque du groupe A

Chez l'enfant de plus de 3 ans présentant une angine aiguë, le test de diagnostic rapide (TDR) du streptocoque du groupe A doit être réalisé systématiquement avant toute décision thérapeutique, car il permet de différencier une angine virale, très majoritaire, d'une angine streptococcique justifiant une antibiothérapie. L'antibiothérapie n'est indiquée qu'en cas de TDR positif, afin de prévenir le rhumatisme articulaire aigu et les complications suppuratives locorégionales. En l'absence de TDR positif, le traitement reste purement symptomatique.

  • A. La corticothérapie n'a pas d'indication dans la prise en charge standard de l'angine aiguë de l'enfant.
  • B. L'antibiothérapie ne doit être prescrite qu'après confirmation d'une angine streptococcique par le TDR.
  • C. Le dosage des ASLO n'a pas d'intérêt diagnostique à la phase aiguë de l'angine.
  • E. La culture pharyngée n'est pas l'examen de référence en pratique courante, le TDR est l'outil recommandé au lit du patient.
Point clé: Chez l'enfant de plus de 3 ans, le TDR du streptocoque du groupe A guide la décision d'antibiothérapie dans l'angine aiguë.
24

Un enfant de 2 ans, en contexte de rhinopharyngite depuis 2 jours, se réveille la nuit avec une toux rauque, une voix enrouée et un bruit inspiratoire aigu audible à distance. La température est à 38,2 °C, la saturation en oxygène à 97 % en air ambiant. Quel traitement doit être administré en priorité ?

  1. ACorticoïde par voie orale en dose unique
  2. BAntibiothérapie orale à large spectre
  3. CAntihistaminique H1 par voie orale
  4. DBronchodilatateur bêta-2 mimétique inhalé
  5. EAntitussif central
Voir la réponse
Réponse: A. Corticoïde par voie orale en dose unique

Le tableau décrit une laryngite aiguë sous-glottique typique, caractérisée par une toux rauque aboyante, une dysphonie et un stridor inspiratoire, d'origine virale le plus souvent. Le traitement de référence repose sur une corticothérapie orale en dose unique, le plus souvent par bétaméthasone ou dexaméthasone, qui réduit l'œdème sous-glottique et la durée des symptômes. L'antibiothérapie n'a pas d'indication car l'origine est virale, et les bronchodilatateurs ou antitussifs ne sont pas adaptés à ce mécanisme obstructif laryngé.

  • B. L'origine est virale dans la grande majorité des cas, l'antibiothérapie n'est pas indiquée en première intention.
  • C. Les antihistaminiques n'ont aucune place dans le traitement de la laryngite sous-glottique.
  • D. Les bronchodilatateurs agissent sur l'obstruction bronchique basse et n'ont pas d'efficacité sur l'œdème laryngé sous-glottique.
  • E. Les antitussifs n'ont pas d'effet sur l'obstruction laryngée et ne constituent pas un traitement spécifique.
Point clé: La laryngite aiguë sous-glottique associe toux rauque, dysphonie et stridor, et se traite par corticothérapie orale en dose unique.
25

Un enfant de 3 ans, non vacciné selon le calendrier recommandé, est amené aux urgences pour une fièvre élevée à 39,5 °C d'installation rapide, associée à une dysphagie majeure avec hypersialorrhée, une voix étouffée et une position assise penchée en avant, bouche ouverte. Il n'y a pas de toux. Quelle attitude est contre-indiquée devant ce tableau ?

  1. ATransfert médicalisé vers un service de réanimation
  2. BMise en place d'une voie veineuse périphérique
  3. COxygénothérapie au masque
  4. DExamen de la cavité buccale avec abaisse-langue
  5. EMonitorage de la saturation en oxygène
Voir la réponse
Réponse: D. Examen de la cavité buccale avec abaisse-langue

Le tableau associant fièvre élevée, dysphagie, hypersialorrhée, voix étouffée et position en tripode chez un enfant mal vacciné est évocateur d'une épiglottite aiguë, urgence vitale par obstruction laryngée brutale, le plus souvent due à Haemophilus influenzae de type b. L'examen de la gorge avec abaisse-langue est formellement contre-indiqué car il peut déclencher un spasme laryngé et une obstruction complète des voies aériennes. La prise en charge doit se faire sans manipulation du pharynx, dans le calme, avec transfert immédiat en milieu spécialisé pour sécurisation des voies aériennes.

  • A. Le transfert vers une structure adaptée est au contraire indiqué en urgence.
  • B. La pose d'une voie veineuse n'est pas contre-indiquée, même si elle doit être réalisée avec prudence sans agiter l'enfant.
  • C. L'oxygénothérapie est au contraire recommandée pour soutenir l'enfant en attendant la prise en charge spécialisée.
  • E. Le monitorage de la saturation fait partie de la surveillance habituelle et n'est pas dangereux.
Point clé: Devant une suspicion d'épiglottite aiguë, l'examen de la gorge à l'abaisse-langue est contre-indiqué car il peut provoquer une obstruction respiratoire complète.
26

Un enfant de 4 ans est amené aux urgences pour une fièvre à 39,8 °C évoluant depuis quelques heures, associée à des céphalées intenses, des vomissements et une raideur de nuque. L'examen neurologique ne retrouve pas de déficit focal ni de trouble de conscience, et il n'y a pas de purpura. Quelle est la prochaine étape de la prise en charge ?

  1. AÉlectroencéphalogramme en urgence
  2. BAntibiothérapie probabiliste puis surveillance sans ponction lombaire
  3. CImagerie cérébrale avant tout autre geste
  4. DAntalgiques et réévaluation clinique à 24 heures
  5. ERéalisation d'une ponction lombaire en urgence
Voir la réponse
Réponse: E. Réalisation d'une ponction lombaire en urgence

L'association de fièvre, céphalées, vomissements et surtout raideur de nuque constitue un syndrome méningé franc chez un enfant sans signe de localisation ni trouble de conscience, imposant la réalisation d'une ponction lombaire en urgence pour confirmer le diagnostic de méningite et identifier l'agent causal. En l'absence de signes d'hypertension intracrânienne, de déficit focal ou de trouble de la vigilance, l'imagerie cérébrale préalable n'est pas nécessaire et ne doit pas retarder le geste. La ponction lombaire guide ensuite le choix et la durée de l'antibiothérapie.

  • A. L'EEG n'a pas d'indication dans le bilan initial d'un syndrome méningé fébrile sans signe épileptique.
  • B. L'antibiothérapie probabiliste ne doit pas se substituer à la ponction lombaire sauf contre-indication ou urgence vitale immédiate.
  • C. L'imagerie cérébrale préalable n'est indiquée qu'en présence de signes de localisation, de trouble de conscience ou d'hypertension intracrânienne, absents ici.
  • D. Une temporisation de 24 heures retarderait un diagnostic et un traitement urgents, inadaptée à ce tableau.
Point clé: Devant un syndrome méningé fébrile de l'enfant sans signe de localisation ni trouble de conscience, la ponction lombaire doit être réalisée en urgence.
27

Un nourrisson de 5 mois est amené en consultation pour une fièvre isolée à 39 °C évoluant depuis 24 heures, sans point d'appel infectieux évident à l'examen clinique. Une bandelette urinaire réalisée sur une poche de recueil est positive pour les leucocytes et les nitrites. Quel examen permet de confirmer le diagnostic d'infection urinaire fébrile ?

  1. ANouvelle bandelette urinaire sur poche de recueil à renouveler
  2. BHémoculture périphérique
  3. CDosage sanguin de la protéine C réactive
  4. DÉchographie rénale et vésicale systématique
  5. EExamen cytobactériologique des urines recueillies par sondage urétral
Voir la réponse
Réponse: E. Examen cytobactériologique des urines recueillies par sondage urétral

Le diagnostic de certitude d'une infection urinaire fébrile du nourrisson repose sur l'examen cytobactériologique des urines (ECBU), qui doit impérativement être recueilli par une méthode fiable limitant la contamination, telle que le sondage urétral ou la ponction suspubienne, et non par poche de recueil, qui expose à un taux élevé de faux positifs. La bandelette urinaire n'a qu'une valeur d'orientation et ne permet pas de confirmer le diagnostic. L'ECBU permet d'identifier le germe en cause, le plus souvent Escherichia coli, et de guider l'antibiothérapie.

  • A. Le recueil sur poche n'est pas une méthode fiable pour confirmer le diagnostic en raison du risque élevé de contamination.
  • B. L'hémoculture recherche une bactériémie associée mais ne confirme pas à elle seule le diagnostic d'infection urinaire.
  • C. La CRP est un marqueur de sévérité et d'orientation, pas un examen de confirmation diagnostique de l'infection urinaire.
  • D. L'échographie rénale fait partie du bilan étiologique mais ne confirme pas le diagnostic d'infection urinaire.
Point clé: Le diagnostic de certitude d'une infection urinaire fébrile du nourrisson repose sur l'ECBU recueilli par sondage urétral ou ponction suspubienne.
28

Un nourrisson de 4 mois, sans antécédent, est hospitalisé pour une fièvre à 39,2 °C évoluant depuis 24 heures. L'examen clinique est sans particularité hormis la fièvre. L'ECBU confirme une infection urinaire fébrile à Escherichia coli sensible à l'amoxicilline-acide clavulanique. La créatininémie est normale. Quelle est la conduite à tenir concernant l'imagerie des voies urinaires ?

  1. AUro-IRM dans les 8 jours suivant le diagnostic
  2. BÉchographie des voies urinaires systématique dans les 24 à 48 heures
  3. CCystographie rétrograde en urgence avant tout traitement
  4. DScintigraphie rénale au DMSA en phase aiguë
  5. EAucune imagerie n'est nécessaire avant l'âge de 1 an
Voir la réponse
Réponse: B. Échographie des voies urinaires systématique dans les 24 à 48 heures

Toute pyélonéphrite aiguë du nourrisson doit faire l'objet d'une échographie des voies urinaires, idéalement réalisée dans les 24 à 48 heures suivant le diagnostic, afin de rechercher une dilatation pyélocalicielle, une malformation ou un obstacle (urgence urologique). Elle est non invasive, accessible rapidement et oriente la suite de la prise en charge, notamment l'indication d'explorations complémentaires. La cystographie et la scintigraphie DMSA ne sont indiquées que secondairement, en fonction des anomalies échographiques ou du contexte (récidives, anomalies). L'uro-IRM n'a pas de place en première intention.

  • A. L'uro-IRM n'est pas l'examen de référence en première intention dans ce contexte.
  • C. La cystographie rétrograde n'est pas un examen de première intention et n'est jamais réalisée en urgence pendant l'épisode infectieux.
  • D. La scintigraphie DMSA est réservée à l'évaluation des cicatrices rénales à distance, pas à la phase aiguë.
  • E. L'échographie reste indiquée quel que soit l'âge devant toute pyélonéphrite aiguë du nourrisson.
Point clé: Toute infection urinaire fébrile du nourrisson impose une échographie des voies urinaires dans les 24 à 48 heures pour rechercher une uropathie sous-jacente.
29

Un enfant de 5 ans, non vacciné, présente depuis 3 jours une fièvre à 38,8 °C, une toux, une rhinite et une conjonctivite. L'examen retrouve un énanthème buccal fait de petites taches blanchâtres sur la face interne des joues. Un exanthème maculopapuleux érythémateux débute au visage et derrière les oreilles, avec une évolution descendante prévisible vers le tronc puis les membres. Quel diagnostic est le plus probable ?

  1. ARougeole
  2. BMégalérythème épidémique
  3. CScarlatine
  4. DRoséole infantile
  5. ERubéole
Voir la réponse
Réponse: A. Rougeole

L'association d'une fièvre élevée, d'un catarrhe oculo-respiratoire (toux, coryza, conjonctivite), du signe de Köplik (énanthème buccal pathognomonique) et d'un exanthème maculopapuleux à extension céphalo-caudale est caractéristique de la rougeole, due au virus morbilleux (Paramyxovirus). La rubéole donne une fièvre modérée avec exanthème fugace et adénopathies rétro-auriculaires sans signe de Köplik. Le mégalérythème épidémique (parvovirus B19) se manifeste par un érythème en « soufflet » des joues puis un aspect réticulé des membres, sans catarrhe. La scarlatine associe angine et exanthème scarlatiniforme granité sans atteinte catarrhale. La roséole touche le nourrisson avec une éruption apparaissant après la défervescence.

  • B. Le mégalérythème épidémique donne un érythème facial en soufflet sans catarrhe ni signe de Köplik.
  • C. La scarlatine s'accompagne d'une angine et d'un exanthème granité, pas d'un catarrhe oculo-respiratoire.
  • D. La roséole touche surtout le nourrisson, avec une éruption apparaissant après la chute de la fièvre.
  • E. La rubéole ne comporte pas de signe de Köplik ni de catarrhe oculo-respiratoire aussi marqué.
Point clé: Le signe de Köplik associé à un catarrhe oculo-respiratoire et un exanthème céphalo-caudal évoque la rougeole.
30

Un enfant de 6 ans, par ailleurs en bonne santé, présente une varicelle évoluant depuis 2 jours. Les parents consultent car il présente depuis quelques heures une fièvre à 39,5 °C, des vésicules devenues douloureuses avec un halo inflammatoire érythémateux et induré autour de plusieurs lésions au niveau du membre inférieur droit. Quelle complication doit être évoquée en priorité ?

  1. APneumopathie varicelleuse
  2. BSyndrome de Reye
  3. CPurpura fulminans
  4. DSurinfection bactérienne cutanée
  5. ECérébellite post-varicelleuse
Voir la réponse
Réponse: D. Surinfection bactérienne cutanée

L'apparition d'une fièvre élevée associée à des lésions devenues douloureuses, érythémateuses et indurées (halo inflammatoire) sur le site des vésicules est très évocatrice d'une surinfection bactérienne cutanée, le plus souvent à Streptococcus pyogenes ou Staphylococcus aureus, complication la plus fréquente de la varicelle de l'enfant. Elle doit être recherchée systématiquement devant toute aggravation locale ou toute fièvre secondaire. La pneumopathie varicelleuse se traduit par des signes respiratoires, la cérébellite par une ataxie, le syndrome de Reye par une encéphalopathie avec atteinte hépatique (lié à l'aspirine), et le purpura fulminans par un tableau septique avec purpura extensif nécrotique.

  • A. La pneumopathie varicelleuse se manifeste par des signes respiratoires (toux, dyspnée, hypoxie), absents ici.
  • B. Le syndrome de Reye associe une encéphalopathie et une atteinte hépatique, sans rapport avec ce tableau cutané localisé.
  • C. Le purpura fulminans se caractérise par un purpura extensif nécrotique dans un contexte septique sévère, non décrit ici.
  • E. La cérébellite post-varicelleuse se traduit par une ataxie et des troubles de l'équilibre, pas par des signes cutanés locaux.
Point clé: La surinfection bactérienne cutanée est la complication la plus fréquente de la varicelle de l'enfant et doit être évoquée devant toute lésion devenue douloureuse et inflammatoire.
31

Une fillette de 7 ans présente une fièvre à 39 °C, une angine érythémateuse avec un test de diagnostic rapide positif, une langue framboisée et un exanthème diffus granité prédominant aux plis de flexion, respectant la paume des mains. Quel traitement antibiotique est recommandé en première intention, en l'absence d'allergie ?

  1. AAzithromycine
  2. BPristinamycine
  3. CAmoxicilline
  4. DAmoxicilline-acide clavulanique
  5. ECéfpodoxime
Voir la réponse
Réponse: C. Amoxicilline

La scarlatine est due au streptocoque bêta-hémolytique du groupe A (Streptococcus pyogenes) sécrétant une toxine érythrogène, responsable de l'angine à TDR positif et de l'exanthème caractéristique. Le traitement de référence est l'amoxicilline par voie orale pendant 6 jours, efficace, bien tolérée et à spectre étroit, permettant de prévenir les complications post-streptococciques (rhumatisme articulaire aigu, glomérulonéphrite) et de réduire la contagiosité. Les macrolides sont réservés aux allergies vraies à la pénicilline. L'association à l'acide clavulanique et les céphalosporines n'apportent pas de bénéfice supplémentaire et élargissent inutilement le spectre.

  • A. Les macrolides ne sont indiqués qu'en cas d'allergie vraie à la pénicilline.
  • B. La pristinamycine n'est pas un antibiotique de première intention dans cette indication.
  • D. L'association à l'acide clavulanique n'apporte pas de bénéfice, le streptocoque A n'étant pas producteur de bêta-lactamase.
  • E. Les céphalosporines ne sont pas le traitement de première intention de l'angine streptococcique.
Point clé: L'amoxicilline pendant 6 jours est le traitement de référence de l'angine à streptocoque du groupe A et de la scarlatine.

Pneumologie et allergologie pédiatriques

5 questions
32

Un enfant de 8 ans suivi pour asthme persistant léger est vu en consultation de suivi. Au cours des 4 dernières semaines, ses parents rapportent des symptômes diurnes 1 fois par semaine, aucun réveil nocturne lié à l'asthme, une utilisation de bronchodilatateur de secours 1 fois par semaine, et aucune limitation des activités physiques. Comment qualifier le contrôle de son asthme sur cette période ?

  1. AAsthme non contrôlé
  2. BAsthme partiellement contrôlé
  3. CAsthme bien contrôlé
  4. DExacerbation légère en cours
  5. EAsthme sévère non contrôlé
Voir la réponse
Réponse: C. Asthme bien contrôlé

Selon les critères de contrôle de l'asthme de l'enfant (GINA), l'asthme est considéré comme bien contrôlé lorsque, sur les 4 semaines précédentes, sont présents au maximum : des symptômes diurnes moins de 2 fois par semaine, aucun réveil nocturne, un recours au bronchodilatateur de secours moins de 2 fois par semaine, et aucune limitation d'activité. Ici, tous ces critères sont respectés (1 fois par semaine pour les symptômes diurnes et le recours au bronchodilatateur, aucun réveil nocturne, aucune limitation d'activité), ce qui correspond à un contrôle optimal de la maladie et ne nécessite pas d'escalade thérapeutique.

  • A. L'asthme non contrôlé nécessite la présence de 3 à 4 critères parmi les items évalués, ce qui n'est pas le cas ici.
  • B. Le contrôle partiel correspond à la présence d'1 à 2 critères d'asthme non contrôlé sur les 4, ce qui n'est pas le cas ici.
  • D. Il ne s'agit pas d'une exacerbation aiguë mais de l'évaluation du contrôle de fond sur 4 semaines.
  • E. La sévérité de l'asthme et son contrôle sont deux notions distinctes ; ici le contrôle est bon, indépendamment de la sévérité de fond.
Point clé: L'asthme de l'enfant est bien contrôlé quand, sur 4 semaines, les symptômes diurnes et le recours au bronchodilatateur de secours sont inférieurs à 2 fois par semaine, sans réveil nocturne ni limitation d'activité.
33

Un enfant de 6 ans, connu asthmatique, est amené aux urgences pour une dyspnée sifflante apparue il y a 2 heures, peu améliorée par deux prises de salbutamol en inhalation. À l'examen : fréquence respiratoire à 42/min, fréquence cardiaque à 150/min, saturation pulsée en oxygène à 90 % sous air ambiant, difficulté à terminer ses phrases, et mise en jeu des muscles sternocléidomastoïdiens. L'auscultation retrouve un silence auscultatoire. Quel élément impose une hospitalisation en urgence ?

  1. ADifficulté à terminer ses phrases
  2. BSilence auscultatoire
  3. CMise en jeu des muscles sternocléidomastoïdiens
  4. DFréquence cardiaque à 150/min
  5. EFréquence respiratoire à 42/min
Voir la réponse
Réponse: B. Silence auscultatoire

Le silence auscultatoire chez un enfant en crise d'asthme traduit un défaut quasi complet de ventilation lié à une obstruction bronchique extrême, ne permettant plus la perception de sibilants ; il s'agit d'un signe de gravité extrême annonçant un arrêt respiratoire imminent et impose une hospitalisation en urgence, le plus souvent en réanimation. Les autres éléments cités (tachypnée, tachycardie, tirage, dyspnée de phrase) sont également des signes de gravité justifiant une prise en charge hospitalière, mais le silence auscultatoire représente le signe le plus alarmant car il signe l'épuisement respiratoire avec absence de mouvement d'air efficace, contrairement aux sibilants qui, bien que bruyants, témoignent encore d'un flux aérien.

  • A. La dyspnée de phrase est un signe de gravité mais n'atteint pas le degré d'alarme du silence auscultatoire.
  • C. Le tirage sternocléidomastoïdien est un signe de lutte respiratoire important mais moins critique que l'absence totale de bruits respiratoires.
  • D. La tachycardie est un signe de gravité associé mais de moindre valeur pronostique que le silence auscultatoire.
  • E. La tachypnée est un signe de gravité mais moins alarmant que le silence auscultatoire qui traduit l'épuisement respiratoire.
Point clé: Le silence auscultatoire au cours d'une crise d'asthme de l'enfant traduit un épuisement respiratoire extrême et impose une hospitalisation en urgence.
34

Un garçon de 7 ans est suivi pour un asthme. Au cours des 3 derniers mois, il présente des symptômes diurnes (toux, sibilants) 2 à 3 fois par semaine, sans réveil nocturne, sans limitation d'activité, et utilise son bronchodilatateur de courte durée d'action environ 2 fois par semaine. Sa fonction respiratoire est normale entre les épisodes. Quel traitement de fond proposez-vous en première intention ?

  1. ACorticoïde inhalé à faible dose en continu
  2. BCorticoïde inhalé à dose forte associé à un bêta-2 mimétique de longue durée d'action
  3. CAntileucotriène oral seul
  4. DThéophylline orale à libération prolongée
  5. EBêta-2 mimétique de longue durée d'action seul
Voir la réponse
Réponse: A. Corticoïde inhalé à faible dose en continu

Chez l'enfant asthmatique présentant des symptômes peu fréquents mais au-delà du simple asthme intermittent (palier 2 GINA pédiatrique), le traitement de fond de première intention repose sur une corticothérapie inhalée à faible dose prise quotidiennement. Elle réduit l'inflammation bronchique, diminue la fréquence des exacerbations et améliore le contrôle symptomatique. Les bêta-2 mimétiques de longue durée d'action ne doivent jamais être utilisés seuls chez l'enfant, par risque d'exacerbations sévères sans anti-inflammatoire associé. L'escalade thérapeutique (association CSI-BDLA à dose plus élevée) n'est envisagée qu'en cas de contrôle insuffisant sous corticoïde inhalé seul.

  • B. Cette association correspond à un palier thérapeutique plus élevé, réservé à un asthme non contrôlé sous corticoïde inhalé seul.
  • C. L'antileucotriène seul est moins efficace que le corticoïde inhalé à faible dose et n'est pas le traitement de première intention à ce palier.
  • D. La théophylline n'est plus recommandée en première intention chez l'enfant du fait de sa marge thérapeutique étroite et de ses effets indésirables.
  • E. Un BDLA seul expose à un risque accru d'exacerbations sévères et n'a pas d'effet anti-inflammatoire propre ; il ne doit jamais être prescrit sans corticoïde inhalé associé.
Point clé: Le traitement de fond de première intention de l'asthme de l'enfant peu contrôlé est la corticothérapie inhalée à faible dose en continu.
35

Un nourrisson de 3 mois est adressé pour une toux chronique productive associée à une cassure de la courbe staturo-pondérale et des selles graisseuses. Le dépistage néonatal systématique n'a pas été réalisé dans son pays de naissance. Quel examen permet de confirmer le diagnostic ?

  1. AScanner thoracique haute résolution
  2. BDosage de la trypsine immunoréactive sanguine
  3. CÉtude du sperme à la recherche d'une azoospermie
  4. DTest de la sueur (mesure du chlore sudoral)
  5. EDosage de l'élastase fécale
Voir la réponse
Réponse: D. Test de la sueur (mesure du chlore sudoral)

Le test de référence devant une suspicion clinique de mucoviscidose est le test de la sueur, qui mesure la concentration de chlore dans la sueur après stimulation par pilocarpine (iontophorèse). Une concentration supérieure à 60 mmol/L à deux reprises est diagnostique. Il doit être complété par une analyse génétique du gène CFTR pour identifier les mutations en cause. La trypsine immunoréactive est utilisée uniquement dans le cadre du dépistage néonatal systématique, pas comme test diagnostique de confirmation chez un enfant symptomatique.

  • A. Le scanner thoracique peut montrer des lésions de dilatation des bronches mais n'est pas spécifique et ne confirme pas le diagnostic.
  • B. La trypsine immunoréactive est un marqueur de dépistage néonatal, non un test de confirmation diagnostique chez un enfant symptomatique.
  • C. L'azoospermie obstructive est une conséquence de la maladie chez l'adulte mais n'est pas un test diagnostique utilisable chez le nourrisson.
  • E. L'élastase fécale explore l'insuffisance pancréatique exocrine mais n'est pas spécifique de la mucoviscidose et ne pose pas le diagnostic.
Point clé: Le test de la sueur (chlore sudoral) est l'examen de référence pour confirmer le diagnostic de mucoviscidose devant une suspicion clinique.
36

Un enfant de 2 ans joue avec de petites billes puis se met brusquement à tousser violemment, devient cyanosé, ne peut plus parler ni pleurer, et perd connaissance en quelques secondes devant ses parents. Quelle est la conduite à tenir immédiate ?

  1. ATransport immédiat aux urgences pédiatriques les plus proches
  2. BMise en position latérale de sécurité et surveillance
  3. CManœuvre de Heimlich ou compressions thoraciques selon l'âge
  4. DExtraction digitale à l'aveugle dans la bouche
  5. EOxygénothérapie au masque à haute concentration
Voir la réponse
Réponse: C. Manœuvre de Heimlich ou compressions thoraciques selon l'âge

Devant une obstruction complète des voies aériennes par corps étranger avec signes d'asphyxie (toux inefficace, impossibilité de parler ou de pleurer, cyanose), le geste de sauvetage immédiat est la manœuvre de Heimlich chez l'enfant de plus d'un an, ou les compressions thoraciques alternées avec des claques dorsales chez le nourrisson de moins d'un an. Ce geste vise à créer une surpression intrathoracique expulsant le corps étranger. Tout retard par recours au transport ou à des mesures inefficaces expose à un arrêt cardio-respiratoire hypoxique. L'extraction digitale à l'aveugle est proscrite car elle risque d'enfoncer davantage le corps étranger.

  • A. Le transport ne doit jamais retarder le geste de désobstruction immédiat, qui doit être réalisé sur place en priorité absolue.
  • B. Cette position est inadaptée à une obstruction complète des voies aériennes et ne permet pas l'expulsion du corps étranger.
  • D. Ce geste est formellement contre-indiqué car il risque d'enfoncer davantage le corps étranger dans les voies aériennes.
  • E. L'oxygénothérapie est inefficace tant que l'obstruction mécanique n'est pas levée et ne doit pas retarder la manœuvre de désobstruction.
Point clé: Devant une inhalation de corps étranger avec asphyxie, le geste immédiat est la manœuvre de Heimlich (ou compressions thoraciques chez le nourrisson), sans délai.

Néphrologie et uro-pédiatrie

3 questions
37

Un enfant de 4 ans présente des œdèmes des paupières et des membres inférieurs apparus en quelques jours. Le bilan biologique montre : protéinurie des 24 heures à 4,2 g/24h, albuminémie à 18 g/L, pas d'hématurie, créatininémie normale, pression artérielle normale, complément C3 et C4 normaux. Comment qualifiez-vous ce syndrome néphrotique ?

  1. ASyndrome néphrotique impur avec insuffisance rénale
  2. BSyndrome néphrotique pur
  3. CSyndrome néphrotique secondaire à une glomérulonéphrite
  4. DSyndrome néphrotique impur avec hématurie
  5. ESyndrome néphrotique impur avec hypertension artérielle
Voir la réponse
Réponse: B. Syndrome néphrotique pur

Le syndrome néphrotique est défini par une protéinurie supérieure à 50 mg/kg/jour (ou > 3 g/24h chez le grand enfant) associée à une albuminémie inférieure à 30 g/L (ou protidémie < 60 g/L). Il est dit pur en l'absence d'hématurie macroscopique, d'hypertension artérielle, d'insuffisance rénale et en présence d'un complément normal, ce qui est le cas ici. Ce tableau est très évocateur d'un syndrome néphrotique idiopathique à lésions glomérulaires minimes, la cause la plus fréquente chez l'enfant entre 1 et 10 ans. Cette présentation ne nécessite pas de ponction-biopsie rénale avant traitement d'épreuve par corticoïdes.

  • A. La créatininémie est normale, ce qui exclut une insuffisance rénale associée.
  • C. L'absence d'hématurie, d'hypertension et un complément normal ne sont pas en faveur d'une glomérulonéphrite sous-jacente.
  • D. Il n'y a pas d'hématurie décrite dans l'énoncé, ce qui exclut cette qualification.
  • E. La pression artérielle est normale, ce qui exclut cette qualification.
Point clé: Le syndrome néphrotique pur associe protéinurie et hypoalbuminémie sans hématurie, sans hypertension artérielle, sans insuffisance rénale et avec un complément normal.
38

Un enfant de 5 ans, pesant 18 kg, reçoit le diagnostic de syndrome néphrotique idiopathique pur et typique, sans signe d'appel pour une cause secondaire. Quel traitement de première intention instaurez-vous ?

  1. ARituximab en perfusion intraveineuse
  2. BPrednisone orale à forte dose quotidienne
  3. CCiclosporine orale en monothérapie
  4. DCyclophosphamide oral en cure courte
  5. EMycophénolate mofétil oral au long cours
Voir la réponse
Réponse: B. Prednisone orale à forte dose quotidienne

Devant un syndrome néphrotique idiopathique pur et typique de l'enfant, le traitement de première intention est la corticothérapie orale par prednisone, habituellement à la dose de 60 mg/m²/jour (environ 2 mg/kg/jour, sans dépasser la dose maximale), pendant une durée initiale de 4 semaines, suivie d'une décroissance progressive. Cette corticosensibilité confirme a posteriori le diagnostic de néphrose à lésions glomérulaires minimes, évitant le recours à la biopsie rénale. Les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine, le rituximab ou le cyclophosphamide ne sont réservés qu'aux formes corticorésistantes, corticodépendantes ou avec rechutes fréquentes.

  • A. Le rituximab est réservé aux formes multirécidivantes ou corticodépendantes sévères résistant aux immunosuppresseurs classiques.
  • C. La ciclosporine est un traitement de deuxième ligne réservé aux formes corticodépendantes ou corticorésistantes, non un traitement de première intention.
  • D. Le cyclophosphamide est utilisé en cas de corticodépendance ou de rechutes fréquentes, pas en première intention.
  • E. Le mycophénolate mofétil est un traitement d'épargne cortisonique utilisé en cas de corticodépendance, pas en première ligne.
Point clé: Le traitement de première intention du syndrome néphrotique idiopathique pur de l'enfant est la corticothérapie orale par prednisone.
39

Un enfant de 3 ans présente une diarrhée glairo-sanglante depuis 5 jours, puis une pâleur cutanéo-muqueuse et une oligurie. Le bilan biologique retrouve : hémoglobine à 7,2 g/dL avec schizocytes sur le frottis sanguin, plaquettes à 45 G/L, créatininémie élevée pour l'âge. Quel diagnostic biologique évoquez-vous ?

  1. APurpura thrombopénique immunologique
  2. BAnémie hémolytique auto-immune
  3. CSyndrome hémolytique et urémique
  4. DLeucémie aiguë lymphoblastique
  5. ECoagulation intravasculaire disséminée
Voir la réponse
Réponse: C. Syndrome hémolytique et urémique

La triade biologique du syndrome hémolytique et urémique post-diarrhéique associe une anémie hémolytique mécanique (schizocytes, haptoglobine basse, LDH élevées), une thrombopénie et une insuffisance rénale aiguë, survenant typiquement après un épisode de diarrhée glairo-sanglante à Escherichia coli producteur de toxine Shiga (STEC). Les schizocytes témoignent de la fragmentation mécanique des globules rouges lors de leur passage dans la microcirculation rénale obstruée par des microthrombi. Ce tableau chez le jeune enfant après une gastro-entérite doit faire évoquer ce diagnostic en priorité et nécessite une prise en charge néphrologique urgente.

  • A. Le purpura thrombopénique immunologique n'explique pas l'anémie hémolytique avec schizocytes ni l'insuffisance rénale associée.
  • B. L'anémie hémolytique auto-immune ne s'accompagne pas de schizocytes ni de thrombopénie et d'insuffisance rénale associées dans ce contexte.
  • D. La leucémie aiguë ne rend pas compte de ce tableau typique post-diarrhéique avec schizocytes.
  • E. La CIVD s'accompagne typiquement d'anomalies de la coagulation (TP, fibrinogène) non mentionnées, et ne survient pas classiquement dans ce contexte.
Point clé: Le syndrome hémolytique et urémique post-diarrhéique associe anémie hémolytique mécanique avec schizocytes, thrombopénie et insuffisance rénale aiguë.

Hématologie pédiatrique

2 questions
40

Un enfant de 8 ans, suivi pour une drépanocytose homozygote SS, consulte pour des douleurs osseuses intenses des membres inférieurs apparues depuis la veille, cotées à 8/10 sur l'échelle visuelle analogique, sans fièvre ni signe respiratoire. Quelle est la mesure thérapeutique à mettre en œuvre en priorité ?

  1. ATransfusion érythrocytaire isogroupe isorhésus en urgence
  2. BAntibiothérapie intraveineuse à large spectre
  3. CAntalgie adaptée à l'intensité de la douleur et hyperhydratation
  4. DCorticothérapie intraveineuse à forte dose
  5. EÉchange transfusionnel érythrocytaire
Voir la réponse
Réponse: C. Antalgie adaptée à l'intensité de la douleur et hyperhydratation

La crise vaso-occlusive est la complication aiguë la plus fréquente de la drépanocytose, provoquée par la polymérisation de l'hémoglobine S en hypoxie entraînant une falciformation des globules rouges et une occlusion microvasculaire ischémique et douloureuse. La prise en charge de première intention repose sur une antalgie rapide et adaptée au niveau de l'échelle de douleur (pouvant aller jusqu'à la morphine) associée à une hyperhydratation orale ou intraveineuse pour réduire la viscosité sanguine. La transfusion n'est indiquée qu'en cas de complication sévère (syndrome thoracique aigu, anémie profonde, accident vasculaire cérébral), pas de façon systématique devant une simple CVO non compliquée.

  • A. La transfusion n'est pas systématique devant une CVO simple sans signe de gravité ni anémie profonde associée.
  • B. Aucun signe infectieux n'est présent dans l'énoncé, une antibiothérapie n'est pas justifiée en première intention.
  • D. La corticothérapie n'a pas sa place dans le traitement de la crise vaso-occlusive et peut même favoriser les rechutes.
  • E. L'échange transfusionnel est réservé aux complications sévères telles que le syndrome thoracique aigu ou l'accident vasculaire cérébral.
Point clé: La crise vaso-occlusive drépanocytaire se traite en première intention par une antalgie adaptée et une hyperhydratation.
41

Un garçon de 4 ans est amené en consultation pour une fatigue évoluant depuis 3 semaines. Ses parents rapportent une pâleur progressive et des épisodes de fièvre modérée récidivante sans point d'appel infectieux clair. L'examen trouve une température à 38,1 °C, des douleurs des membres inférieurs entraînant un refus de marche intermittent, des adénopathies cervicales bilatérales non inflammatoires et une splénomégalie à 2 cm sous le rebord costal. L'hémogramme montre : hémoglobine 7,8 g/dL, leucocytes 2 800/mm³ avec neutropénie à 400/mm³, plaquettes 42 000/mm³. Quel est le diagnostic le plus probable ?

  1. AArthrite juvénile idiopathique systémique
  2. BPurpura thrombopénique immunologique
  3. CAnémie de Biermer
  4. DMononucléose infectieuse
  5. ELeucémie aiguë lymphoblastique
Voir la réponse
Réponse: E. Leucémie aiguë lymphoblastique

L'association d'une pancytopénie (anémie, neutropénie, thrombopénie), de douleurs osseuses avec boiterie, d'adénopathies et d'une splénomégalie chez un enfant doit faire évoquer en premier lieu une leucémie aiguë, notamment lymphoblastique, qui est la cause la plus fréquente de cancer de l'enfant. L'envahissement médullaire par les blastes explique l'insuffisance des trois lignées sanguines. Les douleurs osseuses résultent de l'infiltration leucémique de la moelle et du périoste. Le diagnostic de certitude repose sur le myélogramme montrant plus de 20% de blastes, complété par l'immunophénotypage et la cytogénétique.

  • A. L'arthrite juvénile systémique s'accompagne typiquement d'une hyperleucocytose et d'un syndrome inflammatoire, non d'une pancytopénie.
  • B. Le PTI isolé ne touche que les plaquettes, sans atteinte des autres lignées ni douleurs osseuses.
  • C. La maladie de Biermer est exceptionnelle chez l'enfant et ne s'associe pas à une neutropénie ni une thrombopénie de ce type.
  • D. La mononucléose infectieuse donne une hyperlymphocytose avec syndrome mononucléosique, non une pancytopénie.
Point clé: Toute pancytopénie associée à des douleurs osseuses, des adénopathies et une splénomégalie chez l'enfant doit faire suspecter une leucémie aiguë et conduire à un myélogramme en urgence.

Maltraitance et pédiatrie sociale

1 questions
42

Un nourrisson de 4 mois est amené aux urgences pour des vomissements et une somnolence inhabituelle apparus depuis la veille. Les parents ne rapportent aucun traumatisme. L'examen trouve une fontanelle antérieure bombée, une hypotonie axiale et des mouvements oculaires anormaux. Le fond d'œil révèle des hémorragies rétiniennes bilatérales multicouches étendues jusqu'à la périphérie. Le scanner cérébral montre des hématomes sous-duraux multiples d'âges différents, sans fracture du crâne associée. Quel diagnostic faut-il évoquer en priorité ?

  1. ATrouble constitutionnel de l'hémostase
  2. BSyndrome du bébé secoué
  3. CTraumatisme crânien accidentel par chute de faible hauteur
  4. DMalformation artério-veineuse cérébrale rompue
  5. EMéningite bactérienne
Voir la réponse
Réponse: B. Syndrome du bébé secoué

L'association d'hématomes sous-duraux multiples d'âges différents et d'hémorragies rétiniennes bilatérales étendues à la périphérie, en l'absence de traumatisme rapporté et de fracture, est hautement évocatrice d'un syndrome du bébé secoué. Les lésions résultent de mouvements répétés d'accélération-décélération de la tête du nourrisson, dont le rapport poids tête/corps et la faiblesse musculaire cervicale favorisent la survenue de lésions axonales et vasculaires. Le caractère multicouche et périphérique des hémorragies rétiniennes les distingue des hémorragies rétiniennes isolées et peu étendues observées après un traumatisme accidentel banal. Ce diagnostic impose une évaluation pluridisciplinaire et un signalement systématique.

  • A. Un trouble de l'hémostase est à éliminer mais n'explique pas à lui seul la combinaison hématomes d'âges différents et hémorragies rétiniennes périphériques sans autre saignement.
  • C. Une chute de faible hauteur ne provoque classiquement pas d'hématomes sous-duraux multiples ni d'hémorragies rétiniennes bilatérales sévères.
  • D. Une malformation vasculaire rompue donne une hémorragie unique et ne s'associe pas à des hémorragies rétiniennes bilatérales étendues.
  • E. La méningite bactérienne ne provoque pas d'hématomes sous-duraux multiples d'âges différents ni d'hémorragies rétiniennes de ce type.
Point clé: L'association d'hématomes sous-duraux multiples d'âges différents et d'hémorragies rétiniennes bilatérales étendues chez un nourrisson sans traumatisme rapporté doit faire évoquer un syndrome du bébé secoué.

Urgences et situations critiques pédiatriques

4 questions
43

Un garçon de 2 ans est amené aux urgences après une crise convulsive survenue à domicile dans un contexte de fièvre à 39,2 °C depuis quelques heures, en rapport avec une rhinopharyngite. La crise a duré environ 3 minutes, avec des mouvements tonico-cloniques généralisés et une perte de connaissance, suivie d'un retour rapide à un état neurologique normal en 15 minutes. Il n'y a pas d'antécédent neurologique, le développement psychomoteur est normal et l'examen neurologique est strictement normal. C'est le premier épisode de ce type. Quelle est la prise en charge la plus adaptée ?

  1. APonction lombaire systématique à la recherche d'une méningite
  2. BSurveillance clinique simple et traitement symptomatique de la fièvre, sans exploration complémentaire
  3. CImagerie cérébrale par IRM en urgence
  4. DHospitalisation systématique en unité de soins intensifs pédiatriques
  5. EÉlectroencéphalogramme en urgence
Voir la réponse
Réponse: B. Surveillance clinique simple et traitement symptomatique de la fièvre, sans exploration complémentaire

Cette crise répond aux critères de convulsion fébrile simple : enfant entre 1 et 5 ans, crise généralisée de courte durée (moins de 15 minutes), unique sur 24 heures, avec retour rapide à un état neurologique normal et examen neurologique normal en dehors de la crise. Dans ce cas, aucune exploration complémentaire (ponction lombaire, EEG, imagerie) n'est recommandée en routine, et la prise en charge repose sur la recherche et le traitement de la cause de la fièvre ainsi que le réconfort et l'éducation des parents. La ponction lombaire n'est indiquée qu'en cas de signes cliniques de méningite ou chez le nourrisson de moins de 6 à 12 mois avec vaccination incomplète. L'EEG et l'imagerie sont réservés aux crises complexes ou atypiques.

  • A. La ponction lombaire n'est pas systématique devant une convulsion fébrile simple sans signe clinique de méningite.
  • C. L'imagerie cérébrale n'est pas justifiée devant un examen neurologique normal après une convulsion fébrile simple.
  • D. Une hospitalisation en soins intensifs n'est pas nécessaire devant une convulsion fébrile simple avec retour rapide à un état normal.
  • E. L'EEG n'apporte rien dans une convulsion fébrile simple et n'est indiqué que pour les formes complexes ou atypiques.
Point clé: Une convulsion fébrile simple chez un enfant de 1 à 5 ans, brève, généralisée, unique et sans anomalie neurologique résiduelle ne nécessite aucune exploration complémentaire systématique.
44

Un enfant de 5 ans, pesant 18 kg, présente une crise convulsive généralisée tonico-clonique qui persiste depuis son arrivée aux urgences, soit 7 minutes. Il n'a reçu aucun traitement antérieur. La glycémie capillaire est à 5,2 mmol/L. Quelle est la prise en charge médicamenteuse de première intention ?

  1. APhénytoïne par voie intraveineuse
  2. BDiazépam par voie intrarectale ou midazolam par voie buccale
  3. CPhénobarbital par voie intraveineuse
  4. DValproate de sodium par voie intraveineuse
  5. ELévétiracétam par voie orale
Voir la réponse
Réponse: B. Diazépam par voie intrarectale ou midazolam par voie buccale

Devant une crise convulsive se prolongeant au-delà de 5 minutes chez l'enfant, en l'absence de voie veineuse immédiatement disponible, le traitement de première intention est une benzodiazépine administrée par voie non intraveineuse : diazépam intrarectal ou midazolam buccal, à dose adaptée au poids. Si la crise persiste 5 à 10 minutes après cette première dose, on passe à une benzodiazépine intraveineuse (clonazépam ou diazépam) si une voie veineuse est posée. Le phénobarbital, la phénytoïne ou le valproate de sodium par voie intraveineuse constituent le traitement de deuxième intention en cas d'échec des benzodiazépines. La voie orale n'a pas sa place dans l'urgence d'un état de mal convulsif.

  • A. La phénytoïne intraveineuse est également un traitement de deuxième intention en cas d'échec des benzodiazépines.
  • C. Le phénobarbital intraveineux est un traitement de deuxième intention, utilisé après échec des benzodiazépines.
  • D. Le valproate intraveineux est réservé au traitement de deuxième ou troisième intention après échec des benzodiazépines.
  • E. La voie orale est inadaptée en urgence du fait d'un délai d'action trop long et du risque de troubles de conscience.
Point clé: Le traitement de première intention de l'état de mal convulsif de l'enfant est une benzodiazépine, diazépam intrarectal ou midazolam buccal en l'absence de voie veineuse.
45

Lors d'une consultation de suivi d'un nourrisson de 2 mois né à terme, les parents demandent des conseils sur les conditions de couchage pour réduire le risque de mort inattendue du nourrisson. Quelle recommandation doit leur être donnée en priorité ?

  1. ACoucher le nourrisson sur le dos, dans son propre lit, sans oreiller ni couette ni tour de lit
  2. BPartager le lit parental pendant les premiers mois pour faciliter la surveillance
  3. CMaintenir la température de la chambre au-dessus de 22 °C pour éviter l'hypothermie
  4. DCoucher le nourrisson en décubitus ventral après l'âge de 2 mois
  5. ECoucher le nourrisson sur le côté pour éviter les fausses routes
Voir la réponse
Réponse: A. Coucher le nourrisson sur le dos, dans son propre lit, sans oreiller ni couette ni tour de lit

La principale mesure de prévention de la mort inattendue du nourrisson est le couchage systématique sur le dos, sur un matelas ferme, dans un lit à barreaux propre à l'enfant, sans oreiller, couette, couverture lourde ni tour de lit, qui peuvent entraîner une literie meuble favorisant l'étouffement ou la réinhalation de l'air expiré. Le partage du lit parental (co-sleeping) augmente le risque d'accident, particulièrement avant 3 mois, et doit être évité, contrairement au partage de la chambre qui est recommandé. Une température de chambre excessive favorise l'hyperthermie, elle-même facteur de risque identifié. Le décubitus ventral et le décubitus latéral sont des positions à risque augmenté et ne doivent pas être recommandés.

  • B. Le partage du lit parental augmente le risque de mort inattendue du nourrisson et doit être évité, en particulier avant 3 mois.
  • C. Une température de chambre trop élevée favorise l'hyperthermie, qui est elle-même un facteur de risque reconnu.
  • D. Le décubitus ventral est un facteur de risque majeur de mort inattendue du nourrisson, quel que soit l'âge.
  • E. Le décubitus latéral est instable et expose à un risque accru de bascule en décubitus ventral, il n'est pas recommandé.
Point clé: La prévention de la mort inattendue du nourrisson repose principalement sur le couchage sur le dos, dans un lit propre sans literie meuble, en partageant la chambre mais pas le lit des parents.
46

Un enfant de 3 ans est retrouvé inconscient, sans respiration efficace et sans pouls perçu à l'artère brachiale. Un secouriste seul est présent et dispose d'un téléphone. Quelle est la conduite à tenir immédiate la plus appropriée avant l'arrivée des secours ?

  1. ADébuter uniquement des compressions thoraciques sans ventilation, comme chez l'adulte
  2. BPositionner l'enfant en position latérale de sécurité et attendre les secours
  3. CRéaliser une défibrillation automatisée externe en priorité avant tout autre geste
  4. DAlerter immédiatement les secours puis attendre leur arrivée sans débuter de geste de réanimation
  5. EDébuter la réanimation cardio-pulmonaire par 5 insufflations initiales suivies de compressions thoraciques, puis alerter les secours après une minute de réanimation
Voir la réponse
Réponse: E. Débuter la réanimation cardio-pulmonaire par 5 insufflations initiales suivies de compressions thoraciques, puis alerter les secours après une minute de réanimation

Chez l'enfant, à la différence de l'adulte, l'arrêt cardio-respiratoire est le plus souvent secondaire à une détresse respiratoire ou circulatoire plutôt qu'à une cause cardiaque primitive, ce qui justifie de débuter la réanimation par 5 insufflations avant les compressions thoraciques. Lorsque le sauveteur est seul, il doit réaliser une minute de réanimation cardio-pulmonaire avant d'appeler les secours, contrairement à la recommandation chez l'adulte où l'alerte est donnée immédiatement. Le cycle recommandé associe 15 compressions pour 2 insufflations chez l'enfant en présence de deux sauveteurs formés. La défibrillation automatisée n'est envisagée qu'après ou en parallèle de la RCP de base si un défibrillateur est disponible, mais elle ne constitue pas le geste prioritaire initial.

  • A. Omettre la ventilation est inadapté chez l'enfant, où l'arrêt est souvent d'origine respiratoire, contrairement à l'adulte.
  • B. La position latérale de sécurité est réservée à un enfant inconscient qui respire normalement, non à un arrêt cardio-respiratoire.
  • C. La défibrillation n'est pas le geste prioritaire initial en l'absence de preuve de trouble du rythme choc able, la RCP de base doit être débutée d'abord.
  • D. Attendre les secours sans débuter de geste de réanimation fait perdre un temps précieux et aggrave le pronostic neurologique.
Point clé: Chez l'enfant, la réanimation cardio-pulmonaire débute par 5 insufflations avant les compressions thoraciques, et le sauveteur seul réalise une minute de RCP avant d'alerter les secours.

Questions fréquentes

S'agit-il de vraies questions des EDN ?

Non. Ce sont des questions originales rédigées dans le style des EDN, d'après le référentiel du 2e cycle. Un second modèle indépendant a résolu chaque question sans voir la correction ; les questions à la réponse discutable ont été retirées.

Comment utiliser ces questions de pédiatrie ?

Faites d'abord le quiz sans regarder les réponses, puis lisez l'explication de chaque question ratée ou devinée. Le point clé sous chaque réponse est ce qu'il faut retenir.

Les questions sont-elles gratuites ?

Oui. Toutes les questions, réponses et explications de cette page sont gratuites, sans inscription.

Autres spécialités (EDN)

Les EDN sont organisées par le Centre national de gestion (CNG). WhiteCoat Pro n'a aucun lien avec cet organisme et n'est pas approuvé par lui. Toutes les questions sont originales : rédigées par l'équipe éditoriale de WhiteCoat Pro avec l'aide de l'IA et vérifiées par un second modèle d'IA indépendant qui résout chaque question sans voir la correction ; les questions à la réponse discutable sont retirées. Ce ne sont pas de vraies questions d'examen. Usage pédagogique, pas un avis médical.