Syndromes coronariens aigus
8 questionsUn homme de 58 ans consulte aux urgences pour une douleur thoracique constrictive apparue 3 heures auparavant. L'ECG est sans sus-décalage du segment ST. Le dosage de la troponine Ic à l'admission est à 8 ng/L (normale < 14 ng/L), puis à 45 ng/L 2 heures plus tard. Quel élément permet d'affirmer le diagnostic d'infarctus du myocarde selon la définition universelle ?
- AUn ECG normal n'excluant pas le diagnostic à lui seul
- BUne cinétique significative de la troponine avec au moins une valeur au-dessus du 99e percentile et un contexte clinique d'ischémie myocardique
- CLa présence de facteurs de risque cardiovasculaire chez un patient symptomatique
- DUne douleur thoracique de plus de 20 minutes
- EUne élévation isolée de la CPK-MB au-dessus de la normale
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La définition universelle de l'infarctus du myocarde repose sur la mise en évidence d'une nécrose myocardique par un biomarqueur cardiaque (troponine) avec une cinétique ascendante et/ou descendante, dont au moins une valeur dépasse le 99e percentile de la limite supérieure de référence, associée à un argument clinique, électrique ou d'imagerie en faveur d'une ischémie myocardique aiguë. La seule élévation de la troponine sans cinétique ni contexte ischémique ne suffit pas et doit faire évoquer une lésion myocardique non ischémique. La CPK-MB n'est plus recommandée en première intention du fait de sa moindre sensibilité et spécificité. La durée de la douleur thoracique ou la présence de facteurs de risque sont des éléments d'orientation mais ne sont pas des critères diagnostiques formels.
- A. Un ECG normal n'élimine pas le diagnostic mais ne permet pas non plus de l'affirmer.
- C. Les facteurs de risque orientent vers une étiologie mais ne permettent pas d'affirmer le diagnostic.
- D. C'est un élément d'orientation clinique mais pas un critère diagnostique formel à lui seul.
- E. La CPK-MB n'est plus recommandée comme biomarqueur de référence et son élévation isolée ne permet pas le diagnostic.
Un homme de 50 ans présente une douleur thoracique typique depuis 1 heure. L'ECG montre un sus-décalage du segment ST de 3 mm en V2-V4. Il est pris en charge par le SAMU dans une zone rurale où le délai estimé pour atteindre une salle de cathétérisme est de 150 minutes. Quelle est la stratégie de reperfusion à privilégier ?
- ATraitement médical seul par double antiagrégation plaquettaire et anticoagulation sans reperfusion
- BThrombolyse intraveineuse immédiate suivie d'un transfert vers un centre avec plateau technique interventionnel
- CSurveillance clinique avec reperfusion différée à 24 heures
- DAngioplastie primaire après transfert, quel que soit le délai
- EPontage aorto-coronarien en urgence
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Lorsque le délai prévisible entre le diagnostic de SCA ST+ et l'angioplastie primaire dépasse 120 minutes, la thrombolyse intraveineuse doit être réalisée en l'absence de contre-indication, idéalement dans les 10 minutes suivant le diagnostic. Le patient doit ensuite être transféré vers un centre avec plateau technique interventionnel pour une coronarographie, réalisée systématiquement entre 2 et 24 heures après une thrombolyse efficace. L'angioplastie primaire reste le traitement de référence lorsqu'elle peut être réalisée dans les 120 minutes suivant le diagnostic. L'absence de reperfusion ou son report expose à une perte de myocarde et à une surmortalité.
- A. L'absence de reperfusion expose à une extension de la nécrose et n'est pas recommandée.
- C. Différer la reperfusion à 24 heures expose à une perte majeure de myocarde.
- D. Un délai de 150 minutes dépasse le seuil de 120 minutes au-delà duquel la thrombolyse doit être préférée.
- E. Le pontage en urgence n'est pas le traitement de première intention du SCA ST+ non compliqué.
Un patient présente une douleur thoracique aiguë. L'ECG montre un sus-décalage du segment ST en D2, D3 et VF, avec un sous-décalage en D1 et VL. Quelle artère coronaire est le plus probablement responsable de cette présentation ?
- AArtère diagonale
- BArtère interventriculaire antérieure
- CArtère coronaire droite
- DTronc commun
- EArtère circonflexe
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Les dérivations D2, D3 et VF explorent la paroi inférieure du ventricule gauche, vascularisée dans la grande majorité des cas par l'artère coronaire droite, qui donne l'artère interventriculaire postérieure. Le miroir en D1-VL (sous-décalage) est un argument supplémentaire en faveur d'une occlusion de la coronaire droite plutôt que de la circonflexe. Il est recommandé de réaliser des dérivations droites (V3R, V4R) pour rechercher une extension au ventricule droit, qui conditionne la prise en charge hémodynamique. L'interventriculaire antérieure est responsable des infarctus antérieurs (V1-V4) et la circonflexe des infarctus latéraux (D1, VL, V5-V6).
- A. L'artère diagonale, branche de l'IVA, est responsable d'une atteinte antéro-latérale haute, pas inférieure.
- B. L'interventriculaire antérieure est responsable d'un infarctus antérieur, vu en V1-V4.
- D. Une occlusion du tronc commun donnerait un tableau beaucoup plus étendu avec atteinte antérieure et latérale.
- E. La circonflexe est responsable d'un infarctus latéral, vu en D1, VL, V5-V6, pas inférieur dans la majorité des cas.
Un patient de 62 ans bénéficie d'une angioplastie coronaire avec pose d'un stent actif pour un SCA ST+ antérieur non compliqué. Il n'a pas d'antécédent hémorragique ni de fibrillation atriale. Quelle est la durée recommandée de la double antiagrégation plaquettaire par aspirine et inhibiteur du récepteur P2Y12 ?
- AÀ vie, sans relais possible
- B3 mois
- C1 mois
- D12 mois
- E6 mois
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Après un syndrome coronarien aigu traité par angioplastie avec pose de stent, la durée standard de la double antiagrégation plaquettaire (aspirine associée à un inhibiteur du récepteur P2Y12, préférentiellement le ticagrélor ou le prasugrel) est de 12 mois, sauf risque hémorragique élevé justifiant un raccourcissement. Au-delà de cette période, un traitement antiagrégant plaquettaire simple, le plus souvent par aspirine, est poursuivi au long cours en prévention secondaire. Des durées plus courtes (1, 3 ou 6 mois) peuvent être envisagées chez les patients à haut risque hémorragique, mais ne constituent pas la recommandation standard après un SCA.
- A. Un relais vers une antiagrégation simple au long cours est recommandé après 12 mois, la bithérapie à vie n'est pas la règle.
- B. Cette durée est insuffisante pour la recommandation standard après un SCA.
- C. Cette durée trop courte est réservée aux patients à très haut risque hémorragique.
- E. Cette durée peut être envisagée en cas de risque hémorragique élevé mais n'est pas la durée standard.
Un homme de 68 ans, admis 4 jours auparavant pour un infarctus du myocarde inférieur non reperfusé, présente une dégradation hémodynamique brutale avec une pression artérielle à 85/55 mmHg et l'apparition d'un souffle holosystolique intense, maximal au bord gauche du sternum, irradiant en rayon de roue. L'auscultation pulmonaire retrouve des crépitants bilatéraux. Quelle complication mécanique est la plus probable ?
- ACommunication interventriculaire
- BRupture de la paroi libre du ventricule gauche
- CPéricardite précoce post-infarctus
- DRupture de pilier mitral
- EAnévrisme ventriculaire gauche
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Un souffle holosystolique intense, en rayon de roue, associé à une dégradation hémodynamique et des signes de surcharge pulmonaire dans les premiers jours suivant un infarctus évoque en premier lieu une communication interventriculaire, complication classique de l'infarctus inférieur ou antérieur étendu non reperfusé. L'échocardiographie transthoracique en urgence confirme le diagnostic en visualisant le shunt gauche-droit au Doppler couleur. La rupture de pilier mitral donne plutôt un souffle d'insuffisance mitrale irradiant vers l'aisselle, sans irradiation en rayon de roue. La rupture de la paroi libre se manifeste typiquement par un tableau de tamponnade avec dissociation électromécanique, souvent fatal avant toute auscultation.
- B. Elle se manifeste typiquement par une tamponnade et une dissociation électromécanique, pas par un souffle.
- C. Elle ne s'accompagne pas d'un souffle holosystolique ni d'une dégradation hémodynamique aussi brutale.
- D. Le souffle de rupture de pilier mitral irradie vers l'aisselle et n'est pas classiquement en rayon de roue.
- E. C'est une complication tardive, non responsable d'un souffle holosystolique aigu.
Un patient de 55 ans, sans antécédent connu, sort d'hospitalisation après un SCA ST+ traité par angioplastie avec pose d'un stent actif. La fraction d'éjection ventriculaire gauche mesurée est à 55 %. Parmi les classes thérapeutiques suivantes, laquelle doit systématiquement figurer dans l'ordonnance de sortie en prévention secondaire ?
- ADiurétique thiazidique
- BAntagoniste des récepteurs de l'angiotensine II en première intention
- CStatine à forte dose indépendamment du taux de LDL-cholestérol initial
- DAnticoagulant oral direct au long cours
- EInhibiteur calcique bradycardisant
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Après un syndrome coronarien aigu, une statine à forte dose doit être instaurée systématiquement, indépendamment du taux de LDL-cholestérol initial, avec un objectif thérapeutique inférieur à 0,55 g/L (1,4 mmol/L), conformément aux recommandations de prévention secondaire. Le traitement de sortie associe classiquement un bêtabloquant, une double antiagrégation plaquettaire, une statine et un inhibiteur de l'enzyme de conversion, auxquels s'ajoutent les mesures hygiéno-diététiques et le sevrage tabagique (moyen mnémotechnique BASIC). Les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ne sont utilisés qu'en cas d'intolérance aux IEC. L'anticoagulation orale et les diurétiques thiazidiques n'ont pas d'indication systématique en l'absence de fibrillation atriale, d'insuffisance cardiaque ou d'hypertension artérielle associée.
- A. Les diurétiques thiazidiques n'ont pas d'indication systématique en l'absence d'hypertension artérielle associée.
- B. Les ARA II ne sont utilisés qu'en cas d'intolérance aux IEC, qui restent le traitement de première intention.
- D. Une anticoagulation orale au long cours n'est pas systématique en l'absence de fibrillation atriale ou de thrombus intraventriculaire.
- E. Les inhibiteurs calciques bradycardisants n'ont pas d'indication systématique après un SCA non compliqué.
Un homme de 62 ans, diabétique de type 2, consulte pour des douleurs thoraciques d'effort apparues depuis 3 semaines, cédant à l'arrêt de l'effort en moins de 5 minutes. L'examen clinique est normal. Une épreuve d'effort est réalisée : elle est positive cliniquement et électriquement dès le premier palier, à une fréquence cardiaque atteinte de 100/min (60% de la fréquence maximale théorique), avec un sous-décalage du segment ST de 3 mm en inférieur persistant à la 5ème minute de récupération. Quelle est la conduite à tenir la plus appropriée ?
- ACoroscanner pour éliminer une sténose significative
- BCoronarographie
- CMajoration du traitement anti-angineux et nouvelle épreuve d'effort à 3 mois
- DScintigraphie myocardique de stress avant toute décision
- EÉchocardiographie de stress en première intention
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Une épreuve d'effort positive pour un faible niveau d'effort (fréquence cardiaque atteinte basse), avec un sous-décalage ST important et persistant en récupération, définit un critère de haut risque. Chez un patient à haut risque de décision ischémique, les recommandations imposent une coronarographie directe sans test d'imagerie fonctionnelle supplémentaire, afin d'évaluer l'indication d'une revascularisation. Les critères de haut risque incluent aussi une ischémie étendue, une chute tensionnelle à l'effort ou des troubles du rythme ventriculaire induits. Retarder la prise en charge par un nouveau test non invasif ferait perdre un temps précieux chez un patient à haut risque.
- A. Le coroscanner a une bonne valeur prédictive négative mais n'est pas l'examen de choix chez un patient à haut risque ischémique prouvé.
- C. Une épreuve d'effort de haut risque impose une exploration invasive sans attendre, pas une simple optimisation thérapeutique.
- D. Un second test fonctionnel n'est pas nécessaire quand l'épreuve d'effort initiale est déjà de haut risque.
- E. L'échocardiographie de stress est indiquée en cas de doute diagnostique, pas après une épreuve d'effort de haut risque déjà conclusive.
Un homme de 58 ans présente une douleur thoracique angineuse. Il prend un traitement habituel pour un trouble de l'érection depuis 48 heures. L'ECG montre un rythme sinusal régulier sans anomalie de la repolarisation, et la pression artérielle est de 128/78 mmHg. Quelle classe thérapeutique est formellement contre-indiquée dans cette situation en raison du traitement en cours ?
- ALes statines
- BLes inhibiteurs calciques
- CLes antiagrégants plaquettaires
- DLes bêtabloquants
- ELes dérivés nitrés
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Les dérivés nitrés sont formellement contre-indiqués chez un patient ayant pris un inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 (sildénafil, tadalafil, vardénafil) dans les 24 à 48 heures précédentes, selon la demi-vie de la molécule. L'association expose à une hypotension artérielle sévère et potentiellement mortelle par vasodilatation veineuse et artérielle majorée, les deux classes agissant en synergie sur la voie du monoxyde d'azote et de la guanosine monophosphate cyclique. Il faut donc systématiquement interroger le patient sur la prise récente de ce type de traitement avant toute administration de trinitrine. En cas de doute, d'autres anti-angineux doivent être privilégiés.
- A. Les statines ne présentent pas d'interaction dangereuse avec ce traitement.
- B. Les inhibiteurs calciques peuvent être utilisés sans contre-indication formelle liée à ce traitement.
- C. Les antiagrégants plaquettaires n'ont pas d'interaction contre-indiquée avec ce traitement.
- D. Les bêtabloquants ne présentent pas d'interaction dangereuse avec les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5.
Insuffisance cardiaque
8 questionsUne femme de 74 ans, hypertendue et diabétique, est explorée pour une dyspnée d'effort stade II de la NYHA évoluant depuis plusieurs mois. L'échocardiographie transthoracique montre une fraction d'éjection ventriculaire gauche à 45%, une hypertrophie ventriculaire gauche concentrique et une dilatation de l'oreillette gauche. Le NT-proBNP est élevé. Comment doit-on classer cette insuffisance cardiaque selon la FEVG ?
- AInsuffisance cardiaque à fraction d'éjection réduite
- BInsuffisance cardiaque à fraction d'éjection récupérée
- CInsuffisance cardiaque à fraction d'éjection modérément réduite
- DInsuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée
- EInsuffisance cardiaque à débit élevé
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La classification actuelle de l'insuffisance cardiaque selon la fraction d'éjection ventriculaire gauche distingue trois catégories : FEVG réduite si inférieure à 40%, FEVG modérément réduite (ou intermédiaire) entre 41 et 49%, et FEVG préservée si supérieure ou égale à 50%. Avec une FEVG à 45%, une dyspnée d'effort, des signes échocardiographiques de remodelage et un NT-proBNP élevé, la patiente répond aux critères d'insuffisance cardiaque à FEVG modérément réduite. Cette catégorie intermédiaire partage des caractéristiques avec les deux autres formes et bénéficie d'un traitement pharmacologique qui se rapproche progressivement de celui de la FEVG réduite. La FEVG récupérée désigne une amélioration secondaire sous traitement d'une FEVG initialement réduite, ce qui n'est pas le cas ici.
- A. La fraction d'éjection réduite se définit par une valeur inférieure à 40%, ce qui n'est pas le cas ici.
- B. Cette catégorie suppose une amélioration documentée dans le temps d'une FEVG initialement réduite, non applicable à une découverte initiale.
- D. La fraction d'éjection préservée se définit par une valeur supérieure ou égale à 50%, ce qui n'est pas le cas ici.
- E. Il n'y a aucun argument clinique ou échographique en faveur d'un état hyperkinétique à débit élevé.
Un homme de 80 ans se présente aux urgences pour une dyspnée d'apparition progressive sur une semaine, avec orthopnée et œdèmes des membres inférieurs. La saturation en air ambiant est de 91%, la fréquence respiratoire est de 24/min, et l'auscultation pulmonaire retrouve des crépitants bilatéraux aux bases. Le patient a un antécédent de bronchopneumopathie chronique obstructive. Quel examen biologique est le plus pertinent pour étayer le diagnostic d'insuffisance cardiaque aiguë devant ce tableau dyspnéique ?
- ALe dosage du fibrinogène
- BLe dosage de la C-réactive protéine
- CLe dosage de la troponine ultrasensible
- DLe dosage du NT-proBNP
- ELe dosage des D-dimères
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Le NT-proBNP est le peptide natriurétique de référence recommandé pour étayer ou exclure le diagnostic d'insuffisance cardiaque aiguë devant une dyspnée, en particulier quand une pathologie respiratoire chronique associée brouille le tableau clinique. Une valeur basse (en dessous des seuils d'exclusion dépendant de l'âge) rend le diagnostic d'insuffisance cardiaque très improbable, avec une excellente valeur prédictive négative, tandis qu'une élévation marquée oriente fortement vers une origine cardiaque, sous réserve d'interpréter le résultat selon l'âge et la fonction rénale. La troponine peut être élevée de façon non spécifique en cas de souffrance myocardique mais n'a pas la même valeur discriminante pour le diagnostic d'insuffisance cardiaque. Les autres marqueurs sont utiles pour d'autres diagnostics différentiels mais pas pour confirmer une origine cardiaque de la dyspnée.
- A. Le fibrinogène est un marqueur inflammatoire non spécifique sans intérêt diagnostique dans l'insuffisance cardiaque.
- B. La C-réactive protéine oriente vers une cause infectieuse ou inflammatoire mais n'a pas de valeur diagnostique pour l'insuffisance cardiaque.
- C. La troponine reflète une souffrance myocardique mais n'est pas le marqueur de référence pour le diagnostic d'insuffisance cardiaque.
- E. Les D-dimères sont utiles pour l'exclusion d'une embolie pulmonaire, autre diagnostic différentiel de la dyspnée, mais pas pour le diagnostic d'insuffisance cardiaque.
Un homme de 66 ans a une insuffisance cardiaque chronique avec une fraction d'éjection ventriculaire gauche à 30%, classée NYHA II, stable sous traitement depuis 3 mois. La pression artérielle est de 118/70 mmHg, la fréquence cardiaque de 68/min, la créatininémie à 90 µmol/L et la kaliémie à 4,3 mmol/L. Il reçoit déjà du bisoprolol et un inhibiteur du système rénine-angiotensine. Quelle classe thérapeutique supplémentaire doit être introduite en priorité pour compléter les quatre piliers du traitement de cette insuffisance cardiaque ?
- AUn inhibiteur calcique bradycardisant
- BUn dérivé nitré à libération prolongée
- CUn antiarythmique de classe III
- DUn alpha-bloquant
- EUn antagoniste des récepteurs des minéralocorticoïdes
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Le traitement pharmacologique de l'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection réduite repose sur quatre piliers à introduire et titrer précocement et simultanément si possible : un bêtabloquant, un bloqueur du système rénine-angiotensine (IEC, ARA2 ou sacubitril-valsartan), un antagoniste des récepteurs des minéralocorticoïdes (spironolactone ou éplérénone), et un inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (dapagliflozine ou empagliflozine). Chez ce patient déjà sous bêtabloquant et bloqueur du système rénine-angiotensine, avec une fonction rénale et une kaliémie satisfaisantes, l'ajout d'un antagoniste des récepteurs des minéralocorticoïdes complète logiquement les piliers manquants en réduisant la morbi-mortalité. Une surveillance de la kaliémie et de la créatininémie est nécessaire après son introduction.
- A. Les inhibiteurs calciques bradycardisants sont contre-indiqués dans l'insuffisance cardiaque à FEVG réduite en raison de leur effet inotrope négatif.
- B. Les dérivés nitrés ne font pas partie des quatre piliers et n'ont pas démontré de bénéfice sur la mortalité dans cette indication.
- C. Les antiarythmiques de classe III n'ont pas de place systématique dans le traitement de fond de l'insuffisance cardiaque à FEVG réduite.
- D. Les alpha-bloquants ne font pas partie du traitement de fond recommandé de l'insuffisance cardiaque à FEVG réduite.
Une femme de 78 ans est amenée aux urgences pour une dyspnée majeure d'apparition brutale depuis 2 heures, avec orthopnée obligeant la position assise. La pression artérielle est de 165/95 mmHg, la fréquence cardiaque de 110/min, la fréquence respiratoire de 32/min, et la saturation en oxygène est de 84% en air ambiant. L'auscultation retrouve des crépitants diffus remontant jusqu'aux sommets avec des sibilants associés. Quelle est la mesure thérapeutique à mettre en œuvre en priorité ?
- AOxygénothérapie et furosémide par voie intraveineuse
- BBêtabloquant par voie intraveineuse
- CRemplissage vasculaire par cristalloïdes
- DAnticoagulation curative par héparine non fractionnée
- EAntibiothérapie probabiliste à large spectre
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Devant un œdème aigu du poumon cardiogénique avec détresse respiratoire et hypoxémie sévère, la prise en charge initiale associe systématiquement une oxygénothérapie pour corriger l'hypoxémie (avec recours à la ventilation non invasive si besoin) et un diurétique de l'anse par voie intraveineuse, le furosémide, pour réduire la précharge et la congestion pulmonaire. La position assise ou semi-assise favorise également le confort respiratoire. Un vasodilatateur comme la trinitrine peut être associé en cas de pression artérielle élevée, comme c'est le cas ici. Le remplissage vasculaire est au contraire contre-indiqué car il aggraverait la surcharge hydrosodée et la congestion pulmonaire.
- B. Un bêtabloquant par voie intraveineuse est contre-indiqué en phase aiguë car il risquerait de précipiter une décompensation hémodynamique.
- C. Le remplissage vasculaire est contre-indiqué car il majorerait la congestion pulmonaire et aggraverait la détresse respiratoire.
- D. L'anticoagulation curative n'est pas le traitement de première intention d'un œdème aigu du poumon cardiogénique en l'absence d'argument pour une embolie pulmonaire.
- E. Il n'y a aucun argument pour une origine infectieuse justifiant une antibiothérapie probabiliste en urgence.
Un homme de 71 ans suivi pour une insuffisance cardiaque à FEVG réduite reçoit du ramipril depuis 10 jours, dont la dose vient d'être doublée lors de la dernière consultation. Un bilan biologique de contrôle est réalisé une semaine après cette majoration : la créatininémie est passée de 95 à 150 µmol/L (débit de filtration glomérulaire estimé à 42 mL/min/1,73m², contre 68 mL/min/1,73m² auparavant), et la kaliémie est à 5,8 mmol/L. L'ECG ne montre pas d'anomalie. Quelle est la conduite à tenir la plus appropriée ?
- ARemplacer le ramipril par du valsartan à dose équivalente
- BDoubler à nouveau la dose de ramipril pour optimiser le blocage du système rénine-angiotensine
- CArrêter le ramipril et recontrôler la kaliémie et la créatininémie à court terme
- DPoursuivre le ramipril à la même dose et recontrôler dans un mois
- EAjouter un supplément potassique par voie orale
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Une hyperkaliémie supérieure à 5,5 mmol/L associée à une dégradation significative de la fonction rénale (élévation de la créatininémie de plus de 30% par rapport à la valeur de base) après introduction ou majoration d'un bloqueur du système rénine-angiotensine impose l'arrêt temporaire du traitement, avec un contrôle biologique rapproché. Ces effets indésirables sont attendus avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine 2, qui réduisent la filtration glomérulaire et la kaliurèse. Une fois la fonction rénale et la kaliémie stabilisées, le traitement peut être réintroduit à une dose plus faible avec une titration plus prudente. Changer de classe pour un autre bloqueur du système rénine-angiotensine n'évite pas le même mécanisme d'action responsable de ces anomalies.
- A. Le valsartan agit par le même mécanisme sur le système rénine-angiotensine et exposerait aux mêmes complications.
- B. Majorer encore la dose aggraverait l'hyperkaliémie et l'insuffisance rénale déjà présentes.
- D. Poursuivre le traitement sans réagir expose à un risque de trouble du rythme lié à l'hyperkaliémie sévère et à une insuffisance rénale aiguë évolutive.
- E. Une supplémentation potassique aggraverait dangereusement une hyperkaliémie déjà sévère à 5,8 mmol/L.
Un homme de 69 ans a une insuffisance cardiaque à FEVG réduite à 28%, classée NYHA III, optimalement traitée depuis plus de 3 mois par les quatre piliers pharmacologiques à doses maximales tolérées. Il est en rythme sinusal. L'ECG montre un bloc de branche gauche complet avec une durée de QRS mesurée à 155 ms. Quelle est la prise en charge la plus adaptée pour ce patient ?
- AImplantation d'un stimulateur cardiaque simple chambre
- BMise en place d'une assistance circulatoire mécanique de longue durée
- CImplantation d'un dispositif de resynchronisation cardiaque
- DMajoration supplémentaire des doses de bêtabloquant au-delà des doses maximales validées
- EAblation du nœud atrioventriculaire
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La resynchronisation cardiaque est indiquée chez les patients insuffisants cardiaques à FEVG réduite (inférieure ou égale à 35%), symptomatiques malgré un traitement médical optimal depuis au moins 3 mois, en rythme sinusal, présentant un bloc de branche gauche avec une durée de QRS supérieure ou égale à 150 ms. Ce dispositif resynchronise la contraction des deux ventricules par stimulation biventriculaire, améliorant la fraction d'éjection, les symptômes et réduisant la mortalité et les hospitalisations. Ce patient réunit tous les critères requis : FEVG abaissée, symptômes persistants sous traitement optimal, bloc de branche gauche avec QRS élargi au-delà du seuil recommandé. Un stimulateur simple chambre ne corrigerait pas l'asynchronisme ventriculaire responsable de l'aggravation de la fonction cardiaque.
- A. Un stimulateur simple chambre ne permet pas de corriger l'asynchronisme de contraction ventriculaire lié au bloc de branche gauche.
- B. Une assistance circulatoire mécanique de longue durée est réservée aux formes les plus avancées et réfractaires, non à ce stade.
- D. Les doses de bêtabloquant sont déjà maximales et tolérées, les dépasser expose à un risque de bradycardie ou d'hypotension sans bénéfice démontré.
- E. L'ablation du nœud atrioventriculaire n'est pas indiquée chez un patient en rythme sinusal sans arythmie réfractaire.
Un homme de 74 ans, suivi pour insuffisance cardiaque à fraction d'éjection altérée stable sous bisoprolol, ramipril et furosémide, est hospitalisé pour une dyspnée d'aggravation rapide depuis 48 heures avec orthopnée. Il rapporte avoir arrêté spontanément son traitement diurétique il y a une semaine car il se sentait « mieux ». La pression artérielle est à 118/72 mmHg, la fréquence cardiaque à 96/min, la SpO2 à 91% en air ambiant. L'auscultation pulmonaire retrouve des crépitants bilatéraux jusqu'aux sommets. Quel est le mécanisme le plus probable à l'origine de cette décompensation ?
- AUne tamponnade péricardique par épanchement compressif
- BUne embolie pulmonaire proximale obstructive
- CUne ischémie myocardique silencieuse par thrombose coronaire aiguë
- DUne cardiotoxicité directe induite par le bêtabloquant
- EUne surcharge volémique par rétention hydrosodée liée à l'arrêt du traitement diurétique
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L'arrêt d'un traitement diurétique chez un insuffisant cardiaque chronique est une cause classique et fréquente de décompensation aiguë, par réapparition d'une rétention hydrosodée et une surcharge volémique. Le tableau clinique (orthopnée, crépitants bilatéraux diffus, hypoxémie) est typique d'un œdème pulmonaire cardiogénique par inobservance thérapeutique. L'identification du facteur déclenchant est une étape essentielle de la prise en charge car elle conditionne le traitement et la prévention des récidives. Les autres mécanismes proposés ne sont pas étayés par les éléments cliniques donnés.
- A. Il n'y a ni tachycardie majeure ni signes d'adiabatisme ou de choc évoquant une tamponnade.
- B. L'embolie pulmonaire ne rend pas compte des crépitants bilatéraux diffus ni du contexte d'inobservance diurétique.
- C. Aucun élément clinique (douleur thoracique, modification ECG) n'oriente vers une ischémie coronaire aiguë dans cette vignette.
- D. Le bisoprolol est un traitement de fond bénéfique de l'insuffisance cardiaque, non un facteur causal de décompensation dans ce contexte.
Une femme de 68 ans consulte pour une prise de poids de 4 kg en une semaine et un gonflement progressif des deux membres inférieurs. L'examen retrouve une turgescence jugulaire visible à 45°, un reflux hépato-jugulaire positif, une hépatomégalie sensible et des œdèmes des membres inférieurs prenant le godet remontant jusqu'aux genoux. L'auscultation pulmonaire est normale, sans crépitants. Quel diagnostic clinique est le plus probable ?
- AUn œdème aigu pulmonaire cardiogénique
- BUne insuffisance cardiaque droite
- CUne péricardite aiguë sèche
- DUne insuffisance mitrale aiguë
- EUne insuffisance cardiaque gauche
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La turgescence jugulaire, le reflux hépato-jugulaire, l'hépatomégalie et les œdèmes des membres inférieurs sans signe de congestion pulmonaire sont les signes cardinaux de l'insuffisance cardiaque droite, traduisant une élévation de la pression veineuse systémique. À l'inverse, l'insuffisance cardiaque gauche se manifeste principalement par une dyspnée, une orthopnée et des crépitants pulmonaires liés à la congestion veineuse pulmonaire. L'absence d'anomalie auscultatoire pulmonaire dans cette observation oriente donc vers l'atteinte droite plutôt que gauche.
- A. L'œdème aigu pulmonaire se manifeste par une détresse respiratoire aiguë avec crépitants diffus, non présents dans ce tableau.
- C. La péricardite aiguë se présente par une douleur thoracique positionnelle et un frottement péricardique, non décrits ici.
- D. Rien dans la vignette n'évoque un souffle d'insuffisance mitrale ni un tableau aigu de ce type.
- E. L'insuffisance cardiaque gauche se traduit typiquement par une dyspnée et des crépitants pulmonaires, absents ici.
Troubles du rythme
9 questionsUn homme de 71 ans aux antécédents d'hypertension artérielle traitée et de diabète de type 2 est diagnostiqué avec une fibrillation atriale non valvulaire découverte sur un ECG systématique. Il n'a pas d'antécédent d'accident vasculaire cérébral, d'insuffisance cardiaque ni d'artériopathie. Quelle est la conduite à tenir concernant l'anticoagulation ?
- AAssocier aspirine et clopidogrel en bithérapie antiplaquettaire
- BPrescrire de l'aspirine à visée antithrombotique
- CRéévaluer le risque thrombotique uniquement après la première récidive de FA
- DInstaurer une anticoagulation orale au long cours
- ENe pas anticoaguler en l'absence d'antécédent d'AVC
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Le score CHA2DS2-VASc de ce patient est de 3 points (âge 65-74 ans = 1 point, hypertension = 1 point, diabète = 1 point), ce qui indique un risque thromboembolique significatif justifiant une anticoagulation orale au long cours selon les recommandations européennes et françaises. Un score CHA2DS2-VASc ≥ 2 chez l'homme (≥ 3 chez la femme) impose une anticoagulation, sauf contre-indication majeure. L'aspirine seule n'a pas d'indication dans la prévention du risque thromboembolique de la FA. La décision d'anticoagulation doit être prise dès le diagnostic, sans attendre une récidive.
- A. La bithérapie antiplaquettaire n'est pas indiquée pour la prévention thromboembolique de la fibrillation atriale.
- B. L'aspirine n'est plus recommandée dans la prévention thromboembolique de la fibrillation atriale, quelle que soit sa présentation.
- C. Le score doit être évalué dès le diagnostic de FA et non après une récidive, le risque existant dès le premier épisode.
- E. L'absence d'antécédent d'AVC n'exclut pas un risque thromboembolique élevé lié aux autres facteurs de risque cumulés.
Un homme de 68 ans présente une fibrillation atriale non valvulaire avec un score CHA2DS2-VASc à 3. Il n'a pas de prothèse valvulaire mécanique, pas de sténose mitrale significative, et sa fonction rénale est normale avec une clairance de la créatinine à 85 mL/min. Quelle classe thérapeutique est recommandée en première intention pour l'anticoagulation ?
- AUn fondaparinux au long cours
- BUne héparine de bas poids moléculaire au long cours
- CUn antiagrégant plaquettaire seul
- DUn anticoagulant oral direct
- EUn antivitamine K
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Chez un patient présentant une fibrillation atriale non valvulaire sans prothèse valvulaire mécanique ni sténose mitrale modérée à sévère, les anticoagulants oraux directs (apixaban, rivaroxaban, dabigatran, edoxaban) sont recommandés en première intention par rapport aux antivitamines K, en raison d'un profil d'efficacité au moins équivalent et d'un risque hémorragique intracrânien moindre, avec une surveillance biologique simplifiée. Les AVK restent indiqués en cas de valvulopathie significative, de prothèse mécanique ou d'insuffisance rénale sévère avec clairance très abaissée. Les héparines et le fondaparinux ne sont pas adaptés à un traitement anticoagulant au long cours dans cette indication.
- A. Le fondaparinux n'a pas d'indication en anticoagulation au long cours de la fibrillation atriale.
- B. Les héparines de bas poids moléculaire ne sont pas indiquées en traitement anticoagulant au long cours de la fibrillation atriale.
- C. Un antiagrégant plaquettaire seul est insuffisant pour la prévention thromboembolique de la fibrillation atriale.
- E. Les AVK restent réservés aux situations de FA valvulaire, de prothèse mécanique ou de contre-indication aux AOD.
Une femme de 58 ans, sans cardiopathie structurelle connue, présente une fibrillation atriale permanente diagnostiquée il y a six mois, bien tolérée sur le plan hémodynamique mais avec une gêne fonctionnelle persistante malgré un bon contrôle de la fréquence cardiaque sous bêtabloquant. Elle souhaite une amélioration de sa qualité de vie. Quelle stratégie thérapeutique complémentaire est la plus adaptée ?
- AUne stratégie de contrôle du rythme par cardioversion ou ablation
- BUne augmentation de la dose du bêtabloquant pour ralentir davantage la fréquence
- CLe remplacement du bêtabloquant par un diurétique de l'anse
- DL'ajout systématique d'un deuxième bêtabloquant
- EL'arrêt de tout traitement en l'absence de symptôme hémodynamique
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Chez une patiente symptomatique malgré un contrôle satisfaisant de la fréquence cardiaque, une stratégie de contrôle du rythme (cardioversion électrique ou pharmacologique, voire ablation par cathéter) doit être envisagée pour restaurer le rythme sinusal et améliorer la qualité de vie, conformément aux recommandations actuelles qui individualisent le choix de stratégie selon les symptômes du patient plutôt que selon un seuil de fréquence unique. Le contrôle de la fréquence seul, même optimal, ne suffit pas à soulager tous les patients symptomatiques. L'intensification ou la modification du traitement bradycardisant n'adresse pas la persistance de l'arythmie elle-même.
- B. La fréquence cardiaque est déjà contrôlée ; le problème réside dans la persistance de l'arythmie et non dans un défaut de ralentissement.
- C. Le remplacement par un diurétique ne traite ni la fréquence ni le rythme et n'est pas indiqué dans ce contexte.
- D. L'association de deux bêtabloquants n'est pas une pratique recommandée et n'apporte pas de bénéfice supplémentaire.
- E. L'arrêt du traitement exposerait à une récidive de tachyarythmie et ne répond pas à la plainte fonctionnelle de la patiente.
Un homme de 62 ans se présente aux urgences pour des palpitations évoluant depuis 72 heures, sans antécédent connu de fibrillation atriale. L'ECG confirme une fibrillation atriale avec une fréquence ventriculaire à 110/min, bien tolérée hémodynamiquement. Il ne reçoit aucun traitement anticoagulant à son arrivée. Avant d'envisager une cardioversion, quelle est la conduite à tenir concernant le risque thromboembolique ?
- ACardiover immédiatement sans anticoagulation préalable, la tolérance hémodynamique étant bonne
- BRéaliser une coronarographie systématique avant la cardioversion
- CDébuter l'anticoagulation et cardiover sans délai, le risque thromboembolique étant nul avant 72 heures
- DAttendre un délai de 4 semaines d'anticoagulation efficace sans autre exploration
- ERéaliser une échographie transœsophagienne pour rechercher un thrombus intra-auriculaire avant toute cardioversion
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Lorsque le délai de la fibrillation atriale est supérieur à 48 heures ou incertain, le risque de thrombus intra-auriculaire est significatif et la cardioversion ne peut être réalisée en urgence sans exclusion de thrombus par échographie transœsophagienne, ou alternativement après 3 semaines d'anticoagulation efficace suivies d'une cardioversion puis 4 semaines d'anticoagulation post-cardioversion. L'échographie transœsophagienne permet, en l'absence de thrombus, de cardiover immédiatement sous couverture anticoagulante. La bonne tolérance hémodynamique n'élimine pas le risque embolique lié à la stase sanguine auriculaire.
- A. La bonne tolérance hémodynamique ne protège pas du risque de thrombus intra-auriculaire lié à la durée de l'arythmie.
- B. La coronarographie n'a pas de place dans l'évaluation du risque thromboembolique avant cardioversion d'une FA.
- C. Le risque thromboembolique n'est pas nul dès 48 heures d'évolution, contrairement à ce qui est affirmé ici.
- D. Un délai d'anticoagulation sans exploration est une alternative possible mais ce n'est pas la seule option, et l'ETO permet souvent de raccourcir ce délai.
Un homme de 70 ans consulte pour des palpitations régulières. L'ECG montre une activité auriculaire rapide et régulière à 300/min, avec un aspect en « dents de scie » visible dans les dérivations inférieures (DII, DIII, aVF), et une réponse ventriculaire régulière à 150/min. Quel est le diagnostic le plus probable ?
- AUne fibrillation atriale à réponse ventriculaire rapide
- BUn bloc atrioventriculaire du second degré type Mobitz I
- CUne tachycardie ventriculaire monomorphe
- DUn flutter atrial avec conduction 2:1
- EUne tachycardie sinusale
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L'aspect en « dents de scie » dans les dérivations inférieures, correspondant à des ondes F atriales régulières à une fréquence typique de 300/min, est caractéristique du flutter atrial commun par macro-réentrée dans l'oreillette droite. Une conduction atrioventriculaire 2:1 explique la fréquence ventriculaire régulière à 150/min, exactement la moitié de la fréquence auriculaire, ce qui est une présentation classique du flutter. La fibrillation atriale se distingue par une activité auriculaire irrégulière et anarchique sans ondes F organisées, et la réponse ventriculaire y est typiquement irrégulière.
- A. La fibrillation atriale présente une activité auriculaire irrégulière et une réponse ventriculaire irrégulière, non régulière comme ici.
- B. Le bloc de Mobitz I se caractérise par un allongement progressif du PR avant une onde P bloquée, non par une activité auriculaire à 300/min.
- C. La tachycardie ventriculaire présente des complexes QRS larges et non une activité auriculaire organisée en dents de scie.
- E. La tachycardie sinusale ne dépasse habituellement pas 150-180/min et ne présente pas d'ondes en dents de scie à 300/min.
Un homme de 68 ans, aux antécédents d'infarctus du myocarde ancien, est amené aux urgences pour palpitations brutales. La pression artérielle est à 118/74 mmHg, la fréquence cardiaque à 160/min, la saturation à 97 % en air ambiant. L'ECG montre une tachycardie régulière à QRS larges à 160/min, avec dissociation entre une activité auriculaire plus lente et les QRS, et des complexes de morphologie identique dans toutes les dérivations précordiales (concordance). Quel est l'argument ECG le plus spécifique en faveur d'une origine ventriculaire de cette tachycardie ?
- AL'irrégularité des intervalles RR
- BLa présence d'un axe QRS normal dans le plan frontal
- CLa fréquence ventriculaire supérieure à 150/min
- DLa présence d'une dissociation auriculo-ventriculaire avec concordance précordiale
- ELa durée des QRS supérieure à 120 ms
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La dissociation auriculo-ventriculaire, lorsqu'elle est visible, est un signe quasi pathognomonique de tachycardie ventriculaire car elle traduit une activation ventriculaire indépendante de l'activité auriculaire. La concordance précordiale (tous les QRS positifs ou tous négatifs de V1 à V6) renforce ce diagnostic en témoignant d'une activation ventriculaire ne suivant pas les voies de conduction physiologiques. La fréquence cardiaque et la durée des QRS peuvent être similaires dans les tachycardies supraventriculaires avec bloc de branche ou conduction aberrante. L'irrégularité oriente plutôt vers une fibrillation atriale avec conduction aberrante.
- A. Une tachycardie ventriculaire est le plus souvent régulière ; l'irrégularité oriente plutôt vers une fibrillation atriale.
- B. L'axe n'est pas en lui-même un critère discriminant fiable entre origine ventriculaire et supraventriculaire.
- C. Une fréquence élevée est possible dans les tachycardies supraventriculaires et n'est pas discriminante.
- E. Des QRS larges s'observent aussi dans les tachycardies supraventriculaires avec bloc de branche préexistant ou conduction par une voie accessoire.
Une femme de 72 ans, suivie pour une cardiopathie ischémique, est retrouvée confuse avec une pression artérielle à 78/50 mmHg et une fréquence cardiaque à 190/min. L'ECG scope objective une tachycardie régulière à QRS larges. Quelle est la mesure thérapeutique à réaliser en priorité ?
- AInjection intraveineuse d'adénosine
- BManœuvres vagales
- CAdministration intraveineuse de vérapamil
- DAdministration intraveineuse d'amiodarone
- EChoc électrique externe synchronisé sous sédation brève
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La tachycardie ventriculaire mal tolérée hémodynamiquement, ici associée à une confusion et une hypotension artérielle marquée, constitue une urgence vitale imposant une cardioversion électrique synchronisée immédiate sous sédation brève. L'administration d'antiarythmiques par voie intraveineuse expose à un risque de délai thérapeutique et d'aggravation hémodynamique voire d'arrêt cardiaque. Les manœuvres vagales et l'adénosine n'ont pas leur place dans la tachycardie ventriculaire et risquent de retarder la prise en charge. Le vérapamil est contre-indiqué car il peut précipiter un collapsus cardiovasculaire en cas de tachycardie ventriculaire.
- A. L'adénosine est utilisée dans les tachycardies supraventriculaires, pas dans la tachycardie ventriculaire mal tolérée.
- B. Les manœuvres vagales sont inefficaces et inadaptées dans la tachycardie ventriculaire.
- C. Le vérapamil est contre-indiqué dans la tachycardie ventriculaire car il peut provoquer un collapsus hémodynamique.
- D. L'amiodarone intraveineuse est réservée aux tachycardies ventriculaires bien tolérées ; ici l'instabilité impose le choc électrique immédiat.
Un homme de 24 ans, asymptomatique, consulte pour la découverte fortuite d'anomalies sur un ECG systématique réalisé avant la pratique du sport. Le tracé montre un espace PR court à 90 ms, un empâtement du début du QRS et une durée du QRS à 130 ms. Quel mécanisme électrophysiologique explique ces anomalies ?
- AUn ralentissement de la conduction au niveau du nœud atrioventriculaire
- BUne préexcitation ventriculaire par une voie accessoire court-circuitant le nœud atrioventriculaire
- CUn trouble de la repolarisation d'origine ischémique
- DUne hypertrophie ventriculaire gauche avec surcharge systolique
- EUn bloc de branche droit complet
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Le syndrome de Wolff-Parkinson-White résulte de l'existence d'une voie de conduction accessoire reliant directement l'oreillette au ventricule, court-circuitant le nœud atrioventriculaire. Cette préexcitation explique le raccourcissement de l'espace PR et l'empâtement initial du QRS appelé onde delta, responsable de l'élargissement du QRS. Ce syndrome expose au risque de tachycardie par réentrée et surtout à un risque vital en cas de fibrillation atriale conduite par la voie accessoire, pouvant dégénérer en fibrillation ventriculaire. Les antiarythmiques freinateurs du nœud atrioventriculaire (digoxine, vérapamil, bêta-bloquants en cas de fibrillation atriale) sont contre-indiqués car ils peuvent favoriser la conduction par la voie accessoire.
- A. Un ralentissement nodal donnerait un PR allongé, pas raccourci, et n'expliquerait pas l'onde delta.
- C. Un trouble ischémique de la repolarisation touche le segment ST et l'onde T, pas le PR ni le début du QRS.
- D. Une hypertrophie ventriculaire gauche ne modifie pas l'espace PR ni ne crée d'onde delta.
- E. Un bloc de branche droit ne raccourcit pas le PR et ne produit pas d'onde delta.
Un homme de 58 ans, porteur d'une cardiomyopathie ischémique avec une fraction d'éjection ventriculaire gauche à 35 %, a présenté un épisode de fibrillation ventriculaire récupéré par choc électrique externe, en l'absence d'infarctus du myocarde aigu ou de cause réversible identifiée. Quelle est la prise en charge à proposer pour prévenir une récidive de mort subite ?
- AMise en place d'un pacemaker double chambre
- BMise en place d'un défibrillateur automatique implantable
- CTraitement par amiodarone au long cours seule
- DSurveillance clinique et électrocardiographique rapprochée sans dispositif implantable
- EAblation par radiofréquence du foyer arythmogène en première intention
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Chez un patient ayant présenté un arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire ou une tachycardie ventriculaire soutenue mal tolérée, en dehors d'une cause aiguë réversible, l'implantation d'un défibrillateur automatique implantable est indiquée en prévention secondaire de la mort subite, conformément aux recommandations des sociétés savantes. Ce dispositif détecte et traite automatiquement les récidives d'arythmies ventriculaires menaçantes par choc électrique interne ou stimulation antitachycardique. Le pacemaker simple ne traite pas les tachyarythmies ventriculaires. L'amiodarone seule n'offre pas une protection suffisante contre la mort subite et ne remplace pas le défibrillateur dans cette indication.
- A. Un pacemaker traite les bradycardies, pas les tachyarythmies ventriculaires menaçant la vie.
- C. L'amiodarone seule réduit les récidives mais n'assure pas une protection équivalente au défibrillateur contre la mort subite.
- D. Une simple surveillance expose à un risque élevé de récidive fatale et n'est pas recommandée.
- E. L'ablation n'est pas le traitement de première intention en prévention secondaire de mort subite après fibrillation ventriculaire sur cardiopathie ischémique.
Troubles de conduction
4 questionsUn homme de 80 ans consulte pour asthénie et lipothymies répétées depuis une semaine. La pression artérielle est à 110/70 mmHg, la fréquence cardiaque à 38/min. L'ECG montre des ondes P régulières à une fréquence de 80/min, des complexes QRS larges réguliers à une fréquence de 38/min, sans aucune relation constante entre les ondes P et les QRS. Quel est le diagnostic ?
- ABloc atrioventriculaire du premier degré
- BFibrillation atriale à conduction ventriculaire lente
- CBloc atrioventriculaire du troisième degré
- DBloc atrioventriculaire du second degré type Mobitz II
- EBloc atrioventriculaire du second degré type Mobitz I
Voir la réponse
Le bloc atrioventriculaire du troisième degré, ou bloc complet, se caractérise par une dissociation complète entre l'activité auriculaire et l'activité ventriculaire, chacune suivant son propre rythme sans relation entre elles, comme observé ici avec des ondes P à 80/min indépendantes des QRS à 38/min. Le rythme ventriculaire d'échappement, souvent lent et parfois à QRS larges selon le site d'échappement, explique la symptomatologie de bas débit avec lipothymies. Cette situation impose la mise en place d'un stimulateur cardiaque, en général en urgence si le patient est symptomatique. Les blocs du premier et second degré conservent une relation, même partielle, entre P et QRS, contrairement au bloc complet.
- A. Le bloc du premier degré se traduit par un simple allongement du PR, avec conduction de toutes les ondes P, non par une dissociation.
- B. La fibrillation atriale se traduit par une absence d'ondes P organisées, remplacées par une trémulation de la ligne de base, non par des ondes P régulières dissociées.
- D. Le Mobitz II montre une onde P bloquée de façon intermittente avec un PR constant sur les battements conduits, non une dissociation permanente.
- E. Le Mobitz I montre un allongement progressif du PR avant une onde P bloquée, avec une relation PR-QRS conservée par ailleurs.
Un ECG réalisé chez un patient de 70 ans montre une durée du QRS à 140 ms, un aspect QS ou rS en V1, et un aspect large et crocheté en R exclusif, sans onde Q, en V6 et en dérivation DI. Quel diagnostic évoque cet aspect électrocardiographique ?
- ABloc de branche droit complet
- BBloc de branche gauche complet
- CHémibloc antérieur gauche
- DSyndrome de Wolff-Parkinson-White
- EHypertrophie ventriculaire droite
Voir la réponse
Le bloc de branche gauche complet se définit par un QRS de durée supérieure ou égale à 120 ms, avec un aspect QS ou rS en V1 traduisant l'absence d'activation septale initiale normale, et un aspect R large, crocheté ou empâté, sans onde Q, en V6 et en DI, correspondant à une activation retardée et anormale du ventricule gauche par propagation depuis le ventricule droit. L'absence d'onde Q en dérivations latérales gauche est caractéristique car l'activation septale initiale, normalement orientée de gauche à droite, est inversée. Ce trouble de conduction peut être associé à une cardiopathie sous-jacente et modifie l'interprétation des critères électriques d'ischémie.
- A. Le bloc de branche droit donne un aspect RSR' en V1 et un S large en V6, pas un aspect QS en V1 avec R exclusif large en V6.
- C. L'hémibloc antérieur gauche se traduit par une déviation axiale gauche sans élargissement majeur du QRS ni aspect QS en V1.
- D. Le syndrome de Wolff-Parkinson-White associe un PR court et une onde delta, pas cet aspect de bloc de branche gauche typique.
- E. L'hypertrophie ventriculaire droite donne une onde R dominante en V1 avec déviation axiale droite, à l'opposé de l'aspect décrit.
Une femme de 75 ans présente des épisodes répétés de lipothymies depuis deux mois. L'enregistrement Holter-ECG de 24 heures montre une alternance de phases de bradycardie sinusale symptomatique à 35/min et de phases de fibrillation atriale rapide, avec une pause sinusale de 4 secondes immédiatement après l'arrêt d'un épisode de fibrillation atriale. Le bilan ne retrouve pas de cause médicamenteuse ni métabolique. Quelle est la prise en charge à proposer ?
- AAblation du nœud atrioventriculaire par radiofréquence
- BIntroduction d'un bêta-bloquant pour contrôler la fréquence cardiaque
- CMise en place d'un stimulateur cardiaque
- DSurveillance simple par Holter-ECG répétés sans traitement
- EIntroduction d'un traitement par digoxine
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La maladie de l'oreillette, ou dysfonction sinusale, associe de façon caractéristique des épisodes de bradycardie sinusale symptomatique et des épisodes de tachyarythmie atriale, formant le syndrome bradycardie-tachycardie, avec un risque de pause sinusale prolongée à l'arrêt de la tachyarythmie. Devant des symptômes de bas débit cérébral documentés et corrélés à la bradycardie ou à la pause, l'indication de stimulation cardiaque permanente est posée, car elle permet de sécuriser le patient et autorise ensuite l'introduction sans danger d'un traitement freinateur ou antiarythmique pour contrôler les épisodes de tachycardie. Un traitement bradycardisant seul, sans stimulateur préalable, exposerait à l'aggravation des pauses sinusales et à un risque syncopal majeur.
- A. L'ablation du nœud atrioventriculaire n'est pas adaptée à la dysfonction sinusale et nécessiterait de toute façon une stimulation définitive associée.
- B. Un bêta-bloquant aggraverait la bradycardie et les pauses sinusales en l'absence de stimulateur protecteur.
- D. Une simple surveillance expose à la persistance des symptômes et au risque de syncope grave, alors qu'un traitement efficace existe.
- E. La digoxine ralentit la conduction atrioventriculaire sans traiter la dysfonction sinusale et peut aggraver la bradycardie.
Une femme de 22 ans, étudiante, consulte après un épisode de perte de connaissance brève survenu en fin de matinée, alors qu'elle attendait debout depuis longtemps dans une file à la chaleur, lors d'une prise de sang. Elle rapporte avoir ressenti auparavant des nausées, une sensation de chaleur ascendante, une vision floutée et des bourdonnements d'oreille pendant environ une minute avant de perdre connaissance. Une amie présente décrit une pâleur intense puis une chute molle avec récupération complète en moins d'une minute, sans confusion post-critique. L'examen cardiovasculaire et neurologique est normal, la pression artérielle est à 112/70 mmHg aux deux bras, l'ECG est normal. Quel élément clinique est le plus en faveur du diagnostic évoqué ?
- ALa récupération immédiate et complète en moins d'une minute
- BLa survenue en position debout prolongée avec prodromes neurovégétatifs
- CLa normalité de l'examen cardiovasculaire
- DL'absence de confusion post-critique
- EL'âge jeune de la patiente
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La syncope vasovagale est la cause la plus fréquente de syncope réflexe et se caractérise typiquement par un facteur déclenchant (orthostatisme prolongé, chaleur, douleur, émotion, prélèvement sanguin) associé à des prodromes neurovégétatifs francs (nausées, pâleur, sueurs, vision trouble, acouphènes) liés à l'activation vagale précédant la perte de connaissance. C'est cette association facteur déclenchant-prodromes qui oriente le diagnostic, bien plus que la durée de récupération ou l'absence de confusion, qui sont des éléments non spécifiques retrouvés dans d'autres syncopes. Les autres propositions sont des éléments d'orientation plus faibles pris isolément. L'interrogatoire reste l'élément clé du diagnostic de syncope vasovagale, l'examen complémentaire n'étant utile qu'en cas de doute ou de signes d'alarme.
- A. Une récupération rapide se voit aussi dans les syncopes cardiaques, elle n'est pas spécifique de la syncope vasovagale.
- C. Un examen cardiovasculaire normal est un argument de moindre poids, rassurant mais non spécifique du mécanisme vasovagal.
- D. L'absence de confusion post-critique aide à éliminer une crise comitiale mais ne confirme pas spécifiquement l'origine vasovagale.
- E. L'âge jeune oriente statistiquement vers une cause bénigne mais n'est pas un critère clinique diagnostique de syncope vasovagale.
Valvulopathies
3 questionsUn homme de 58 ans est admis aux urgences pour une dyspnée d'apparition brutale évoluant depuis 6 heures, trois jours après un infarctus du myocarde inférieur traité par angioplastie. La pression artérielle est à 88/60 mmHg, la fréquence cardiaque à 118 battements/minute, la saturation en oxygène à 89 % en air ambiant. L'auscultation révèle des crépitants bilatéraux jusqu'aux sommets et un souffle systolique holosystolique irradiant vers l'aisselle gauche, apparu depuis l'admission. Quelle est l'étiologie la plus probable de ce tableau ?
- ARupture de pilier mitral
- BDégénérescence myxoïde valvulaire mitrale
- CEndocardite infectieuse subaiguë de la valve mitrale
- DDilatation de l'anneau mitral par cardiomyopathie dilatée chronique
- ERupture de cordage sur prolapsus valvulaire mitral dégénératif
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La rupture de pilier mitral est une complication mécanique classique de l'infarctus du myocarde, survenant typiquement dans les 2 à 7 jours suivant un infarctus inférieur par atteinte du pilier postéro-médian, lui-même irrigué par l'artère coronaire droite ou circonflexe selon la dominance. Elle entraîne une insuffisance mitrale aiguë massive, mal tolérée hémodynamiquement car l'oreillette gauche non dilatée ne peut amortir la surcharge de volume, provoquant un œdème pulmonaire brutal et un état de choc cardiogénique, comme observé ici. Le souffle systolique d'apparition récente après un infarctus récent est très évocateur. Les autres étiologies proposées correspondent à des mécanismes chroniques, sans lien temporel avec un infarctus récent.
- B. La dégénérescence myxoïde est une cause chronique d'insuffisance mitrale évoluant sur plusieurs années, sans rapport avec le contexte post-infarctus aigu.
- C. L'endocardite infectieuse subaiguë évolue sur plusieurs semaines avec un syndrome infectieux, non retrouvé dans ce tableau post-infarctus brutal.
- D. La dilatation annulaire par cardiomyopathie dilatée est un mécanisme chronique et progressif, non compatible avec une dyspnée brutale post-infarctus récent.
- E. La rupture de cordage dégénérative survient habituellement en dehors de tout contexte ischémique récent, non évoquée par les antécédents du patient.
Un homme de 35 ans, usager de drogues intraveineuses, est hospitalisé pour une fièvre élevée à 39,2°C associée à des douleurs thoraciques et une dyspnée. L'échocardiographie transthoracique révèle une volumineuse végétation sur la valve tricuspide, et le scanner thoracique montre de multiples images nodulaires excavées bilatérales évocatrices d'emboles septiques pulmonaires. Quel est le micro-organisme le plus probablement responsable de ce tableau ?
- AStaphylococcus epidermidis
- BStreptococcus gallolyticus
- CStaphylococcus aureus
- DStreptococcus viridans
- EEnterococcus faecalis
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Chez les usagers de drogues intraveineuses, l'endocardite infectieuse touche préférentiellement les valves droites, en particulier la valve tricuspide, et se complique volontiers d'emboles septiques pulmonaires visibles sous forme de nodules excavés au scanner. Staphylococcus aureus est le germe le plus fréquemment retrouvé dans ce contexte, lié à l'inoculation cutanée directe lors des injections, et il s'agit également du germe le plus fréquent dans l'endocardite infectieuse sur valve native en population générale du fait de sa virulence et de sa capacité d'adhésion à l'endocarde. Streptococcus viridans et Enterococcus faecalis sont davantage associés aux portes d'entrée buccodentaire et digestivo-urinaire respectivement. Staphylococcus epidermidis est le germe typique des endocardites précoces sur prothèse valvulaire, par contamination peropératoire.
- A. Staphylococcus epidermidis est caractéristique de l'endocardite précoce sur prothèse valvulaire par contamination peropératoire, non de ce contexte.
- B. Streptococcus gallolyticus est associé à une porte d'entrée digestive, notamment en lien avec une néoplasie colique, non à la toxicomanie intraveineuse.
- D. Streptococcus viridans est surtout associé à une porte d'entrée buccodentaire et aux endocardites sur valve native dégénérative, non à la toxicomanie intraveineuse.
- E. Enterococcus faecalis est surtout associé à une porte d'entrée urinaire ou digestive, notamment chez le sujet âgé, non typique de ce contexte.
Un homme de 54 ans, porteur d'une valve aortique mécanique, est hospitalisé pour une endocardite infectieuse à Staphylococcus aureus confirmée sur hémocultures et échocardiographie transœsophagienne. L'échographie retrouve une désinsertion partielle de la prothèse avec un abcès périannulaire de 12 mm et une fuite paraprothétique sévère. Sur le plan hémodynamique, la pression artérielle est à 92/58 mmHg, la fréquence cardiaque à 112/min, et il existe des crépitants bilatéraux aux bases avec une saturation à 91 % en air ambiant. Quelle est la conduite à tenir la plus adaptée ?
- AAntibiothérapie seule sans chirurgie, le risque opératoire étant trop élevé sur prothèse
- BAnticoagulation renforcée et surveillance échographique rapprochée sans geste chirurgical
- CChirurgie de remplacement valvulaire en urgence, dans les 24 heures
- DFenêtre thérapeutique de 15 jours sous antibiotiques avant réévaluation chirurgicale
- EAntibiothérapie intraveineuse probabiliste puis adaptée, chirurgie différée après 4 à 6 semaines de traitement
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L'association d'un abcès périannulaire, d'une désinsertion de prothèse avec fuite sévère et de signes d'insuffisance cardiaque (crépitants, désaturation, tachycardie) constitue une indication de chirurgie en urgence, c'est-à-dire dans les 24 heures, selon les recommandations de la Société européenne de cardiologie et de la Société française de cardiologie. Le retard opératoire expose à un risque majeur de choc cardiogénique, d'embolisation septique et de décès. L'antibiothérapie seule ne permet pas de contrôler les complications mécaniques et destructrices locales de l'endocardite sur prothèse. La chirurgie précoce dans ce contexte réduit la mortalité par rapport à une attitude attentiste.
- A. L'absence de chirurgie dans ce contexte d'insuffisance cardiaque et de destruction prothétique est associée à une mortalité très élevée.
- B. L'anticoagulation ne traite pas l'abcès périannulaire ni la désinsertion prothétique responsable de l'instabilité.
- D. Un délai de 15 jours est inadapté face à des signes d'insuffisance cardiaque et de destruction valvulaire active.
- E. Un délai de plusieurs semaines expose à une décompensation cardiaque et à l'extension des lésions destructrices.
Pathologies aortiques et vasculaires
5 questionsUn homme de 61 ans, hypertendu connu mais mal suivi, est amené aux urgences pour une douleur thoracique brutale, décrite comme une sensation de déchirure, apparue il y a 40 minutes et migrant vers le dos entre les omoplates. À l'examen, la pression artérielle est à 168/96 mmHg au bras droit et à 128/78 mmHg au bras gauche, la fréquence cardiaque est à 98/min, et il existe un souffle diastolique au bord gauche du sternum. L'angioscanner thoraco-abdominal montre un flap intimal débutant juste après l'origine de l'artère sous-clavière gauche et s'étendant vers l'aorte abdominale, sans atteinte de l'aorte ascendante. Quelle est la classification de cette dissection selon Stanford ?
- AType II de De Bakey
- BType A
- CType I de De Bakey
- DType B
- EType III de De Bakey
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La classification de Stanford distingue uniquement deux types selon l'atteinte ou non de l'aorte ascendante : le type A implique l'aorte ascendante (avec ou sans extension), tandis que le type B débute en aval de l'artère sous-clavière gauche et n'atteint pas l'aorte ascendante. Dans ce cas, le flap intimal commence après l'origine de la sous-clavière gauche, donc sur l'aorte descendante, sans extension à l'aorte ascendante : il s'agit d'un type B. Le gradient tensionnel entre les deux bras et la douleur migratrice sont des signes évocateurs classiques de dissection aortique. Le traitement du type B non compliqué est médical, contrairement au type A qui est une urgence chirurgicale.
- A. Le type II de De Bakey correspond à une atteinte limitée à l'aorte ascendante, non demandée et non concordante.
- B. Le type A nécessite une atteinte de l'aorte ascendante, absente ici.
- C. La classification de De Bakey n'est pas demandée et le type I correspond à une atteinte de l'aorte ascendante et descendante.
- E. La classification de De Bakey n'est pas celle demandée dans l'énoncé.
Une femme de 68 ans se présente aux urgences pour une douleur thoracique intense d'apparition brutale irradiant dans le dos. La pression artérielle est à 145/85 mmHg, la fréquence cardiaque à 105/min. L'angioscanner thoracique confirme une dissection aortique de type A de Stanford, avec un hématome péricardique de 8 mm sans tamponnade. Quelle est la prise en charge thérapeutique la plus appropriée à entreprendre en priorité ?
- AMise en place d'une endoprothèse aortique par voie percutanée
- BAnticoagulation par héparine non fractionnée en urgence
- CChirurgie de remplacement de l'aorte ascendante en urgence après contrôle tensionnel
- DTraitement médical par bêtabloquant intraveineux seul avec surveillance scannographique à 48 heures
- EThrombolyse intraveineuse pour limiter l'extension de la dissection
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La dissection aortique de type A de Stanford est une urgence chirurgicale absolue en raison du risque vital de rupture, de tamponnade péricardique et d'ischémie myocardique ou cérébrale par extension aux troncs supra-aortiques ou aux coronaires. Avant la chirurgie, un contrôle tensionnel rapide par bêtabloquant intraveineux (ou inhibiteur calcique si contre-indication) est indispensable pour réduire le stress pariétal aortique, avec un objectif de pression artérielle systolique entre 100 et 120 mmHg. L'endoprothèse percutanée est réservée aux dissections de type B compliquées. L'anticoagulation est formellement contre-indiquée car elle aggrave le risque hémorragique et la progression de l'hématome.
- A. L'endoprothèse par voie endovasculaire n'est pas le traitement de référence du type A, réservé à la chirurgie ouverte.
- B. L'anticoagulation est contre-indiquée dans la dissection aortique en raison du risque hémorragique et d'extension de l'hématome.
- D. Un traitement médical isolé expose à un risque majeur de rupture ou de tamponnade en l'absence de correction chirurgicale.
- E. La thrombolyse est contre-indiquée car elle aggrave le saignement et l'extension de la dissection.
Un homme de 66 ans, diabétique de type 2 et tabagique actif, consulte pour une douleur du mollet droit apparaissant systématiquement après 150 mètres de marche et cédant à l'arrêt de l'effort en moins de 5 minutes. Il n'a aucune douleur de repos. L'examen retrouve une abolition du pouls pédieux droit et un pouls poplité faiblement perçu, sans trouble trophique ni plaie cutanée. Quel stade de la classification de Leriche et Fontaine correspond à cette présentation clinique ?
- AStade I
- BStade II avec ischémie critique
- CStade III
- DStade IV
- EStade II
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La classification de Leriche et Fontaine distingue le stade I (asymptomatique), le stade II (claudication intermittente à l'effort, cédant au repos), le stade III (douleur de décubitus ou de repos) et le stade IV (troubles trophiques, ulcération ou gangrène). La claudication intermittente douloureuse du mollet à la marche, cédant rapidement à l'arrêt de l'effort, sans douleur de repos ni lésion cutanée, correspond au stade II. L'abolition des pouls périphériques confirme l'origine artérielle de la symptomatologie. Ce stade est parfois subdivisé en IIa (périmètre de marche supérieur à 200 mètres) et IIb (inférieur à 200 mètres), ce patient relevant du stade IIb.
- A. Le stade I est asymptomatique, incompatible avec la claudication décrite.
- B. L'ischémie critique correspond aux stades III et IV, non au stade II qui est défini par la seule claudication d'effort.
- C. Le stade III correspond à une douleur de repos ou de décubitus, absente chez ce patient.
- D. Le stade IV implique des troubles trophiques ou une gangrène, non présents ici.
Une femme de 59 ans, hypertendue et dyslipidémique, consulte pour des douleurs des mollets à la marche. La mesure de l'index de pression systolique (IPS) retrouve une valeur de 0,65 au niveau du membre inférieur droit. Comment interpréter ce résultat ?
- ARésultat non interprétable nécessitant une nouvelle mesure
- BArtères incompressibles évoquant une médiacalcose
- CIndex normal, absence d'artériopathie oblitérante des membres inférieurs
- DArtériopathie oblitérante des membres inférieurs
- EIndex à la limite supérieure de la normale
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L'index de pression systolique (IPS), rapport entre la pression artérielle systolique à la cheville et la pression artérielle systolique humérale, est normal entre 0,90 et 1,30. Une valeur inférieure ou égale à 0,90 signe une artériopathie oblitérante des membres inférieurs, dont la sévérité est corrélée à la baisse de l'indice : ici, 0,65 est nettement abaissé et confirme le diagnostic d'artériopathie, concordant avec la claudication rapportée. Un IPS supérieur à 1,30 évoque au contraire une incompressibilité artérielle liée à une médiacalcose, fréquente chez le diabétique, nécessitant alors un autre test comme la mesure de la pression du gros orteil. L'IPS est l'examen de première intention recommandé devant une suspicion clinique d'artériopathie des membres inférieurs.
- A. La valeur mesurée est parfaitement interprétable et ne nécessite pas de renouvellement systématique.
- B. La médiacalcose se traduit par un IPS supérieur à 1,30 par incompressibilité artérielle, non par une valeur abaissée.
- C. Un IPS normal se situe entre 0,90 et 1,30, la valeur de 0,65 est pathologique.
- E. Un IPS de 0,65 est franchement pathologique et non à la limite de la normale.
Un homme de 74 ans, en fibrillation atriale non anticoagulée, présente depuis 2 heures une douleur brutale et intense du membre inférieur gauche. À l'examen, le membre est pâle et froid, les pouls fémoral, poplité et distaux sont abolis à gauche, et il existe un déficit sensitif du pied avec une discrète parésie des orteils. Le temps de recoloration cutanée est très ralenti. Quelle est la conduite à tenir la plus adaptée en urgence ?
- AAngioscanner artériel des membres inférieurs à 24 heures pour confirmer le diagnostic avant tout traitement
- BHéparinothérapie intraveineuse et revascularisation chirurgicale ou endovasculaire en urgence
- CAntalgiques et surveillance clinique rapprochée en hospitalisation conventionnelle
- DIntroduction d'un traitement anticoagulant oral direct en ambulatoire
- EVasodilatateurs intraveineux et contention élastique du membre atteint
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L'ischémie aiguë de membre associant douleur brutale, pâleur, froideur, abolition des pouls et signes neurologiques sensitivomoteurs correspond à une urgence vasculaire absolue menaçant la viabilité du membre, probablement d'origine embolique sur fibrillation atriale non anticoagulée. La prise en charge immédiate repose sur une héparinothérapie intraveineuse à dose curative dès la suspicion clinique, sans attendre l'imagerie, associée à une revascularisation en urgence par chirurgie (embolectomie) ou par voie endovasculaire selon le contexte. Tout délai expose à une ischémie irréversible et à une amputation. Le bilan étiologique et l'anticoagulation au long cours seront réalisés secondairement.
- A. Attendre 24 heures avant tout geste est incompatible avec l'urgence vitale pour le membre.
- C. Une simple surveillance sans revascularisation expose à une nécrose irréversible du membre en quelques heures.
- D. Un anticoagulant oral en ambulatoire ne permet pas une revascularisation en urgence et retarde la prise en charge.
- E. Les vasodilatateurs n'ont pas d'efficacité démontrée et ne remplacent pas l'héparinothérapie et la revascularisation urgente.
HTA et facteurs de risque cardiovasculaire
6 questionsUn homme de 50 ans consulte pour un bilan de santé systématique. La mesure de la pression artérielle au cabinet, réalisée à deux reprises lors de deux consultations différentes après 5 minutes de repos, retrouve des valeurs de 148/92 mmHg puis 144/90 mmHg. Il n'a pas d'antécédent cardiovasculaire connu. Quel est le seuil de pression artérielle mesurée en automesure tensionnelle à domicile permettant de confirmer le diagnostic d'hypertension artérielle chez ce patient ?
- APression artérielle moyenne supérieure ou égale à 135/85 mmHg
- BPression artérielle moyenne supérieure ou égale à 140/90 mmHg
- CPression artérielle moyenne supérieure ou égale à 130/80 mmHg
- DPression artérielle moyenne supérieure ou égale à 145/90 mmHg
- EPression artérielle moyenne supérieure ou égale à 125/75 mmHg
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Le diagnostic d'hypertension artérielle repose sur une pression artérielle mesurée au cabinet supérieure ou égale à 140/90 mmHg, confirmée lors d'au moins deux consultations, comme c'est le cas chez ce patient. Cette mesure doit être confirmée par une mesure ambulatoire, soit par automesure tensionnelle à domicile selon la règle des 3, soit par mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA) sur 24 heures. Le seuil diagnostique en automesure à domicile est plus bas qu'au cabinet, à 135/85 mmHg, en raison de l'absence d'effet blouse blanche. En MAPA, les seuils diffèrent selon la période (diurne, nocturne ou sur 24 heures).
- B. Ce seuil correspond à la mesure au cabinet médical, non à l'automesure à domicile.
- C. Ce seuil est inférieur au seuil réellement retenu pour l'automesure tensionnelle à domicile.
- D. Ce seuil ne correspond à aucune recommandation validée pour l'automesure à domicile.
- E. Ce seuil est trop bas et ne correspond à aucun seuil diagnostique reconnu en automesure.
Un homme de 52 ans consulte pour une pression artérielle mesurée à 162/96 mmHg à trois reprises en consultation sur un mois, confirmée par automesure tensionnelle à domicile (moyenne 158/94 mmHg). Il est asymptomatique, sans antécédent notable, non fumeur. L'examen clinique est sans particularité. Parmi les examens suivants, lequel fait partie du bilan paraclinique minimal recommandé à réaliser systématiquement devant cette découverte ?
- AIRM des surrénales
- BDosage de la rénine et de l'aldostérone plasmatiques
- CDosage des catécholamines urinaires des 24 heures
- DIonogramme sanguin avec créatininémie et estimation du débit de filtration glomérulaire
- EÉchographie-doppler des artères rénales
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Le bilan initial minimal devant une HTA permanente confirmée comprend : ionogramme sanguin, créatininémie avec estimation du DFG, bandelette urinaire (protéinurie, hématurie) ou rapport albuminurie/créatininurie, glycémie à jeun, bilan lipidique complet (CT, HDL, LDL, triglycérides) et ECG de repos. Ce bilan recherche un retentissement rénal et cardiaque de l'HTA ainsi que les facteurs de risque cardiovasculaire associés. Les explorations étiologiques spécifiques (imagerie rénale, dosages hormonaux) ne sont indiquées qu'en cas de signes d'orientation vers une HTA secondaire, absents ici.
- A. Examen de troisième intention en cas de suspicion d'incidentalome ou de syndrome de Cushing/phéochromocytome.
- B. Dosage orienté vers l'hyperaldostéronisme primaire, à réaliser seulement en cas de points d'appel (hypokaliémie, HTA résistante, sujet jeune).
- C. Dosage orienté vers le phéochromocytome, non systématique en l'absence de signes cliniques évocateurs.
- E. Examen de seconde intention réservé à la suspicion clinique de sténose des artères rénales, non systématique.
Une femme de 68 ans d'origine afro-caribéenne consulte pour une HTA nouvellement diagnostiquée à 156/92 mmHg confirmée en automesure. Elle n'a pas de diabète, pas d'insuffisance rénale, pas d'antécédent cardiovasculaire. La créatininémie et l'ionogramme sont normaux. Quelle classe thérapeutique est recommandée en première intention chez cette patiente ?
- ADiurétique de l'anse
- BAntagoniste des récepteurs de l'angiotensine II
- CBêtabloquant
- DInhibiteur calcique
- EInhibiteur de l'enzyme de conversion
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Chez les patients d'origine afro-caribéenne et chez les sujets âgés, le système rénine-angiotensine est habituellement moins activé, rendant les inhibiteurs calciques (ou les diurétiques thiazidiques) plus efficaces en monothérapie initiale que les bloqueurs du système rénine-angiotensine. Les inhibiteurs calciques dihydropyridiniques comme l'amlodipine sont donc privilégiés en première intention dans cette population selon les recommandations HAS/SFHTA. Les IEC et ARA2 restent indiqués en première ligne chez les patients diabétiques, avec protéinurie ou insuffisance cardiaque.
- A. Diurétique réservé à l'insuffisance cardiaque ou rénale sévère, non indiqué en première intention dans l'HTA essentielle.
- B. Même limite d'efficacité que les IEC chez le sujet noir en l'absence d'indication néphroprotectrice.
- C. Non recommandé en première intention dans l'HTA non compliquée, réservé à des indications spécifiques (coronaropathie, arythmie).
- E. Moins efficace en monothérapie dans cette population du fait d'une activité rénine-angiotensine souvent basse.
Une femme de 27 ans sans antécédent est adressée pour une HTA découverte à 170/105 mmHg lors d'une visite médicale. Elle rapporte des épisodes de céphalées pulsatiles, sueurs profuses et palpitations durant quelques minutes, survenant par crises depuis trois mois. L'examen clinique entre les crises est normal. Quel examen biologique de première intention doit être demandé pour orienter le diagnostic étiologique ?
- ADosage de la rénine active plasmatique seule
- BCortisol libre urinaire des 24 heures
- CRapport aldosterone/rénine plasmatiques
- DTest de freinage minute à la dexaméthasone
- EMétanéphrines et normétanéphrines urinaires ou plasmatiques
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L'association d'une HTA paroxystique avec triade céphalées-sueurs-palpitations chez une sujette jeune est hautement évocatrice d'un phéochromocytome ou paragangliome. Le dosage des métanéphrines et normétanéphrines plasmatiques ou urinaires des 24 heures est l'examen de première intention recommandé pour le dépistage, car ces métabolites ont une sensibilité et une spécificité supérieures à celles des catécholamines elles-mêmes. Un résultat positif conduit à une imagerie surrénalienne (TDM ou IRM) pour localiser la tumeur. Les autres dosages hormonaux explorent d'autres causes d'HTA secondaire sans rapport avec cette présentation clinique paroxystique.
- A. Dosage isolé insuffisant et non adapté à l'orientation clinique évoquée ici.
- B. Oriente vers un syndrome de Cushing, sans rapport avec le tableau paroxystique décrit.
- C. Oriente vers un hyperaldostéronisme primaire, qui se présente par une HTA permanente avec hypokaliémie, non par des crises paroxystiques.
- D. Examen de confirmation du syndrome de Cushing, non indiqué devant ce tableau clinique.
Un homme de 61 ans, diabétique de type 2 depuis douze ans avec une rétinopathie diabétique et une microalbuminurie, est hospitalisé pour un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST. Il est classé en risque cardiovasculaire très élevé. Quel est l'objectif de LDL-cholestérol recommandé chez ce patient ?
- ALDL-cholestérol inférieur à 1,4 mmol/L (0,55 g/L) et réduction d'au moins 50 % par rapport à la valeur initiale
- BLDL-cholestérol inférieur à 2,6 mmol/L (1,00 g/L)
- CLDL-cholestérol inférieur à 1,8 mmol/L (0,70 g/L) sans exigence de pourcentage de réduction
- DHDL-cholestérol supérieur à 1,0 mmol/L (0,40 g/L), sans objectif spécifique de LDL
- ELDL-cholestérol inférieur à 3,0 mmol/L (1,16 g/L)
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Ce patient cumule un diabète de type 2 ancien avec atteinte d'organe cible (rétinopathie, microalbuminurie) et une maladie cardiovasculaire avérée (infarctus du myocarde), ce qui le classe en risque cardiovasculaire très élevé selon les recommandations européennes de la Société européenne de cardiologie. Dans cette catégorie, l'objectif est un LDL-cholestérol inférieur à 1,4 mmol/L (0,55 g/L) associé à une réduction d'au moins 50 % par rapport à la valeur de base, nécessitant le plus souvent une statine de forte intensité, éventuellement associée à l'ézétimibe. Les seuils plus élevés correspondent à des catégories de risque modéré ou faible, non adaptées à ce profil.
- B. Seuil obsolète et bien trop permissif pour ce niveau de risque.
- C. Seuil correspondant au risque élevé, insuffisant pour un patient en risque très élevé comme celui-ci.
- D. Le HDL-cholestérol n'est pas la cible thérapeutique principale ; le LDL-cholestérol reste l'objectif prioritaire.
- E. Seuil correspondant à un risque faible à modéré, inadapté à ce patient.
Une femme de 64 ans est hospitalisée pour un accident vasculaire cérébral ischémique d'origine athéromateuse confirmé par imagerie. Son bilan lipidique montre un LDL-cholestérol à 3,2 mmol/L (1,24 g/L). La fonction hépatique et la créatininémie sont normales. Quelle prise en charge médicamenteuse hypolipémiante est la plus appropriée à l'instauration ?
- AAtorvastatine 80 mg par jour
- BSimvastatine 10 mg par jour
- CÉzétimibe 10 mg par jour en monothérapie
- DRosuvastatine 5 mg par jour
- EFénofibrate 200 mg par jour
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En prévention secondaire après un accident vasculaire cérébral ischémique d'origine athéromateuse, le patient est classé en risque cardiovasculaire très élevé et l'objectif est un LDL-cholestérol inférieur à 1,4 mmol/L avec une réduction d'au moins 50 %. Cela impose l'instauration d'une statine de forte intensité à dose maximale tolérée dès le départ, l'atorvastatine 80 mg par jour (ou la rosuvastatine 20-40 mg) étant la référence. Les faibles doses de statines ou les autres classes hypolipémiantes en monothérapie ne permettent pas d'atteindre la réduction de LDL requise chez ces patients à très haut risque.
- B. Dose trop faible de statine, ne correspondant pas à une intensité forte adaptée au risque très élevé.
- C. L'ézétimibe seul n'a pas une efficacité suffisante et n'est recommandé qu'en association à une statine en cas d'objectif non atteint.
- D. Dose trop faible de rosuvastatine, insuffisante pour une statine de forte intensité en prévention secondaire.
- E. Les fibrates ne sont pas indiqués en première intention pour réduire le LDL-cholestérol en prévention secondaire.
Péricardite et myocardite
3 questionsUn homme de 24 ans consulte aux urgences pour une douleur thoracique rétrosternale apparue il y a deux jours, augmentée à l'inspiration profonde et en décubitus dorsal, soulagée en antéflexion du tronc. La température est à 37,8 °C. L'auscultation cardiaque retrouve un frottement systolo-diastolique. L'ECG montre un sus-décalage diffus du segment ST concave vers le haut avec sous-décalage du segment PQ. Quel diagnostic est le plus probable ?
- AInfarctus du myocarde antérieur aigu
- BEmbolie pulmonaire
- CSyndrome de Tietze
- DPéricardite aiguë
- EDissection aortique de type A
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Le diagnostic de péricardite aiguë repose sur au moins deux des quatre critères suivants : douleur thoracique péricarditique (augmentée à l'inspiration et en décubitus, calmée par l'antéflexion), frottement péricardique à l'auscultation, modifications ECG évocatrices (sus-décalage diffus concave du segment ST, sous-décalage du segment PQ) et épanchement péricardique à l'échographie. Ce patient réunit trois de ces critères, ce qui suffit à poser le diagnostic. Le caractère diffus et concave du sus-décalage ST, contrairement au sus-décalage localisé et convexe de l'infarctus, est un élément clé de distinction.
- A. Le sus-décalage serait localisé à un territoire coronaire et convexe vers le haut, non diffus avec sous-décalage de PQ.
- B. L'embolie pulmonaire ne donne pas de frottement péricardique ni ce type de modification ECG diffuse.
- C. Le syndrome de Tietze est une douleur pariétale reproduite à la palpation costochondrale, sans fièvre ni anomalie ECG.
- E. La douleur de dissection est typiquement brutale, migratrice, sans modification ECG diffuse de ce type, et s'accompagne souvent d'une asymétrie tensionnelle.
Un homme de 58 ans, suivi pour un cancer bronchique métastatique, est amené aux urgences pour une dyspnée d'aggravation progressive depuis une semaine. La pression artérielle est à 88/62 mmHg, la fréquence cardiaque à 118/min, la fréquence respiratoire à 26/min. On note une turgescence jugulaire bilatérale et un pouls paradoxal à 18 mmHg. Les bruits du cœur sont assourdis. L'échocardiographie transthoracique montre un épanchement péricardique circonférentiel abondant avec collapsus diastolique du ventricule droit et variation respiratoire importante des flux mitral et tricuspide. Quel est le mécanisme principal expliquant cette présentation clinique ?
- ARupture septale ventriculaire créant un shunt gauche-droit aigu
- BDysfonction systolique globale du ventricule gauche par infiltration tumorale myocardique
- CObstruction mécanique de l'artère pulmonaire par un thrombus volumineux
- DCompression des cavités cardiaques par l'épanchement entraînant une égalisation des pressions intracardiaques et une gêne au remplissage diastolique
- EDissection de l'aorte ascendante avec hémorragie intrapéricardique localisée
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La tamponnade résulte de l'accumulation de liquide péricardique sous pression suffisante pour comprimer les cavités cardiaques, surtout les cavités droites à basse pression. Il en résulte une égalisation des pressions diastoliques dans les quatre cavités et une interdépendance ventriculaire exagérée, avec chute du débit cardiaque. Le pouls paradoxal (baisse de la PA systolique de plus de 10 mmHg à l'inspiration) et le collapsus diastolique du ventricule droit à l'échographie sont les signes clés. Le traitement est le drainage péricardique en urgence, souvent précédé d'un remplissage vasculaire prudent en attendant le geste.
- A. Aucun élément clinique ou échographique ne décrit un shunt ou un souffle évocateur de communication interventriculaire.
- B. L'échographie décrit un épanchement compressif et non une altération de la contractilité myocardique.
- C. Il n'y a pas d'argument pour une embolie pulmonaire : le tableau est celui d'une compression péricardique confirmée à l'échographie.
- E. Le contexte néoplasique et l'épanchement circonférentiel orientent vers une péricardite néoplasique, non vers une dissection aortique.
Un homme de 24 ans consulte pour une douleur thoracique apparue deux jours après un épisode de syndrome grippal fébrile. Il décrit une douleur rétrosternale constrictive, non majorée par l'inspiration, associée à une asthénie marquée. La température est à 37,8°C, la fréquence cardiaque à 105/min, la pression artérielle à 100/65 mmHg. L'auscultation cardiaque est normale, sans frottement. L'ECG montre un sous-décalage diffus du segment ST sans miroir. La troponine est élevée à 850 ng/L (N < 14 ng/L). L'échocardiographie trouve une hypokinésie globale modérée du ventricule gauche avec une fraction d'éjection à 42%. Quel élément de ce tableau doit faire craindre une évolution défavorable à court terme ?
- ALe caractère non positionnel de la douleur thoracique
- BL'altération de la fonction systolique du ventricule gauche à l'échocardiographie
- CL'absence de frottement péricardique à l'auscultation
- DLa fièvre à 37,8°C précédant la douleur thoracique de deux jours
- EL'élévation isolée de la troponine sans élévation de la CRP
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Dans la myocardite aiguë, les signes de gravité à rechercher systématiquement sont les signes d'insuffisance cardiaque, les troubles du rythme ou de conduction, et surtout une dysfonction systolique du ventricule gauche à l'échocardiographie, car elle est associée à un risque accru de choc cardiogénique, d'arythmies ventriculaires et de décès. Une fraction d'éjection abaissée impose une surveillance rapprochée en unité de soins intensifs cardiologiques et peut justifier une IRM cardiaque pour confirmer le diagnostic. Le contexte viral récent et l'élévation de la troponine sont évocateurs du diagnostic mais ne sont pas en eux-mêmes des critères de gravité.
- A. Le caractère de la douleur aide au diagnostic différentiel mais ne renseigne pas sur la gravité.
- C. L'absence de frottement n'élimine pas une myocardite et n'est pas un signe pronostique.
- D. Le contexte infectieux viral est évocateur de l'étiologie mais n'est pas un critère de gravité en soi.
- E. L'élévation de la troponine signe l'atteinte myocardique mais son taux isolé n'est pas le meilleur marqueur pronostique, contrairement à la fonction ventriculaire.
Cardiopathies et situations particulières
4 questionsUn homme de 19 ans, joueur de basketball en compétition, consulte pour un bilan avant la reprise de la saison sportive. Son père est décédé subitement à 42 ans sans cause identifiée. L'échocardiographie transthoracique révèle une hypertrophie septale asymétrique à 19 mm (valeur normale < 11 mm) sans obstruction significative de la chambre de chasse du ventricule gauche au repos. L'ECG montre des ondes T négatives profondes en antérolatéral. L'IRM cardiaque confirme l'hypertrophie et met en évidence une fibrose myocardique en séquence de rehaussement tardif au gadolinium. Quelle est la conduite à tenir concernant la pratique sportive de ce patient ?
- AAutorisation de la compétition sous traitement par bêta-bloquant seul
- BContre-indication à la pratique du sport en compétition
- CAutorisation de la compétition avec simple réduction du volume d'entraînement hebdomadaire
- DAutorisation de la compétition sous réserve d'un holter-ECG annuel normal
- EAutorisation de la compétition après pose d'un défibrillateur automatique implantable
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La cardiomyopathie hypertrophique est la première cause de mort subite chez le sportif jeune, par trouble du rythme ventriculaire favorisé par l'effort intense. La présence d'une hypertrophie marquée, d'un antécédent familial de mort subite précoce et d'une fibrose myocardique en IRM sont des facteurs de haut risque rythmique. Selon les recommandations, la pratique du sport en compétition est formellement contre-indiquée chez tout patient porteur d'une cardiomyopathie hypertrophique, quel que soit le degré d'obstruction, car l'effort intense majore le risque de mort subite. Seule une activité physique de loisir adaptée et encadrée peut être discutée au cas par cas.
- A. Le traitement bêta-bloquant peut être proposé pour les symptômes mais n'autorise pas la poursuite du sport de compétition.
- C. La réduction du volume d'entraînement ne supprime pas le risque de mort subite lié à l'effort intense en compétition.
- D. Aucune surveillance, même rapprochée, ne permet d'autoriser la compétition en présence d'une cardiomyopathie hypertrophique à haut risque.
- E. Le défibrillateur implantable est indiqué pour la prévention de la mort subite mais ne lève pas la contre-indication au sport de compétition.
Vous êtes témoin de l'effondrement brutal d'un homme de 55 ans dans la rue. Il est inconscient, ne répond pas aux stimulations verbales, et après avoir libéré les voies aériennes, vous constatez qu'il ne respire pas normalement. Aucun défibrillateur n'est immédiatement disponible à proximité. Quelle est la première action à entreprendre après avoir fait alerter les secours ?
- AAdministrer une dose d'adrénaline par voie intramusculaire si disponible
- BDébuter immédiatement les compressions thoraciques à une fréquence de 100 à 120 par minute
- CInstaller le patient en position latérale de sécurité en attendant l'arrivée des secours
- DRéaliser deux insufflations de bouche-à-bouche avant de débuter les compressions thoraciques
- ERechercher le pouls carotidien pendant 30 secondes avant toute autre manœuvre
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Devant un arrêt cardiorespiratoire supposé (inconscience et absence de respiration normale), la réanimation cardiopulmonaire de base doit débuter sans délai par des compressions thoraciques, à une fréquence de 100 à 120 par minute et une profondeur de 5 à 6 cm, sur un plan dur. La recherche du pouls n'est plus recommandée en premier lieu pour le grand public et les professionnels non médicaux car elle retarde la prise en charge et manque de fiabilité. Les compressions thoraciques priment sur les insufflations initiales, l'objectif étant de minimiser le délai avant le massage cardiaque externe. L'adrénaline relève de la réanimation spécialisée et non des gestes de base.
- A. L'adrénaline est un geste de réanimation spécialisée réalisé par les équipes médicales, non un geste de réanimation de base.
- C. La position latérale de sécurité est réservée aux patients inconscients qui respirent normalement, ce qui n'est pas le cas ici.
- D. Les compressions thoraciques doivent précéder les insufflations dans la séquence de réanimation de base actuelle.
- E. La recherche prolongée du pouls retarde inutilement le début des compressions et n'est plus recommandée en pratique courante.
Une femme de 68 ans, insuffisante rénale chronique terminale dialysée, est retrouvée en arrêt cardiorespiratoire par son entourage. Elle avait manqué sa dernière séance de dialyse prévue trois jours auparavant. La réanimation cardiopulmonaire est débutue et un relevé du rythme cardiaque montre une tachycardie ventriculaire sans pouls. Parmi les causes réversibles d'arrêt cardiaque à rechercher systématiquement, laquelle est la plus probable à l'origine de ce tableau dans ce contexte ?
- AL'hypothermie
- BLa tamponnade péricardique
- CL'hyperkaliémie
- DL'hypovolémie
- ELe pneumothorax compressif
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Les causes réversibles d'arrêt cardiaque à rechercher systématiquement sont résumées par le moyen mnémotechnique des 4H (hypoxie, hypovolémie, hypo/hyperkaliémie et autres troubles métaboliques, hypothermie) et des 4T (pneumothorax compressif ou tension pneumothorax, tamponnade, toxiques, thrombose coronaire ou pulmonaire). Chez un patient dialysé ayant manqué une séance, l'hyperkaliémie est une cause fréquente et classique d'arrêt cardiaque, pouvant se manifester par une tachycardie ou une fibrillation ventriculaire réfractaire. Sa correction rapide par gluconate de calcium, insuline-glucose et éventuellement dialyse en urgence est indispensable à la réanimation. Les autres causes réversibles doivent être systématiquement écartées mais sont moins probables dans ce contexte clinique précis.
- A. Aucun élément du contexte (exposition au froid, température centrale basse) n'oriente vers une hypothermie.
- B. Aucun élément clinique ne suggère un épanchement péricardique compressif chez cette patiente.
- D. Il n'y a pas d'argument pour une perte volumique importante (hémorragie, déshydratation sévère) dans ce contexte.
- E. Rien dans l'histoire clinique n'évoque un traumatisme thoracique ou un geste invasif pouvant causer un pneumothorax.
Une femme de 52 ans débute une chimiothérapie par doxorubicine pour un cancer du sein localement avancé. Elle n'a pas d'antécédent cardiovasculaire et son échocardiographie avant traitement montre une fraction d'éjection du ventricule gauche à 62%. Quelle mesure permet le mieux de prévenir et de dépister précocement une cardiotoxicité liée à ce traitement ?
- ALe dosage répété de la troponine seule, sans surveillance échocardiographique associée
- BLa prescription systématique d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion dès le début de la chimiothérapie chez tous les patients
- CUne surveillance échocardiographique régulière avec mesure de la fraction d'éjection du ventricule gauche avant, pendant et après la chimiothérapie
- DL'arrêt préventif de la chimiothérapie après la deuxième cure quel que soit l'état cardiaque
- ELa réalisation d'une coronarographie systématique avant chaque cure de chimiothérapie
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La cardiotoxicité des anthracyclines est dose-dépendante et peut se manifester par une dysfonction ventriculaire gauche précoce ou tardive, parfois irréversible. La prévention repose sur l'évaluation de la fonction cardiaque avant traitement, puis une surveillance échocardiographique régulière pendant et après la chimiothérapie afin de détecter précocement une baisse de la fraction d'éjection du ventricule gauche, ce qui permet d'adapter la dose cumulée ou d'introduire un traitement cardioprotecteur. Le respect des doses cumulées maximales recommandées et l'identification des patients à risque (antécédents cardiovasculaires, irradiation thoracique associée) font partie intégrante de cette stratégie préventive.
- A. La troponine seule, sans évaluation échocardiographique, est insuffisante pour surveiller la fonction ventriculaire gauche.
- B. Un traitement cardioprotecteur systématique n'est pas recommandé chez tous les patients en l'absence de facteur de risque ou de dysfonction ventriculaire avérée.
- D. L'arrêt systématique après la deuxième cure n'est pas justifié en l'absence de signe de cardiotoxicité et priverait la patiente d'un traitement efficace.
- E. La coronarographie explore les artères coronaires et n'est pas indiquée pour dépister une toxicité myocardique directe des anthracyclines.
Questions fréquentes
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Comment utiliser ces questions de cardiologie ?
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Oui. Toutes les questions, réponses et explications de cette page sont gratuites, sans inscription.
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