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EDN · France

QCM EDN de neurologie

50 questions originales dans le style des EDN en neurologie. Pour chacune : la bonne réponse, l'explication, pourquoi les autres propositions sont fausses et le point clé. Faites le quiz ou lisez-les ci-dessous, classées par chapitre.

Questions50 corrigées
Chapitres10
Propositions par question5
Durée≈ 75 min
EDN · Neurologie : entraînementChoisissez une réponse pour voir aussitôt la bonne proposition et l'explication. Votre meilleur score est enregistré dans ce navigateur.

AVC et pathologie vasculaire cérébrale

11 questions
1

Une patiente de 68 ans consulte car elle a présenté, deux heures auparavant, une faiblesse brutale de la main droite associée à une difficulté à trouver ses mots, le tout ayant totalement régressé en 20 minutes. L'examen neurologique actuel est strictement normal. L'IRM cérébrale réalisée en urgence ne montre aucune anomalie de diffusion. Quel est le diagnostic le plus probable ?

  1. AAccident vasculaire cérébral hémorragique
  2. BAccident vasculaire cérébral ischémique constitué
  3. CCrise d'épilepsie partielle
  4. DAccident ischémique transitoire
  5. EMigraine avec aura
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Réponse: D. Accident ischémique transitoire

La définition actuelle de l'AIT est tissulaire et non plus seulement temporelle : il s'agit d'un déficit neurologique focal d'installation brutale, d'origine ischémique, régressant complètement, sans lésion ischémique constituée visible en imagerie de diffusion. Ici, la régression complète des symptômes et l'absence d'anomalie en séquence de diffusion confirment l'absence d'infarctus cérébral constitué. L'AVC constitué se caractérise par la persistance du déficit et/ou la présence d'une lésion ischémique à l'IRM. Cette distinction est essentielle car elle ne change pas l'urgence de la prise en charge, l'AIT étant un signal d'alarme majeur de récidive.

  • A. Un AVC hémorragique ne régresse pas en quelques minutes et nécessiterait une lésion visible au scanner ou à l'IRM.
  • B. Ce diagnostic suppose un déficit persistant et/ou une lésion ischémique visible à l'IRM, absents ici.
  • C. Une crise épileptique partielle donnerait plutôt des phénomènes positifs (clonies, paresthésies) et non un déficit pur régressif.
  • E. L'aura migraineuse évolue typiquement en plusieurs minutes avec marche migraineuse et n'explique pas ce tableau déficitaire brutal isolé.
Point clé: L'AIT se définit par un déficit neurologique focal transitoire d'origine ischémique sans lésion constituée à l'imagerie de diffusion, à distinguer de l'AVC constitué où le déficit et/ou la lésion persistent.
2

Un homme de 72 ans, hypertendu, se présente aux urgences pour un épisode de trouble du langage et de faiblesse du membre supérieur droit ayant duré 45 minutes et complètement résolu. La pression artérielle est à 158/92 mmHg, la glycémie capillaire à 7,2 mmol/L. L'examen neurologique est normal. Quelle est la conduite à tenir la plus adaptée ?

  1. ASurveillance aux urgences pendant 4 heures puis retour à domicile si absence de récidive
  2. BRetour à domicile avec consultation neurologique programmée à un mois
  3. CHospitalisation en urgence pour bilan étiologique et surveillance
  4. DHospitalisation uniquement si un nouvel épisode déficitaire survient
  5. ERetour à domicile avec introduction d'un antiagrégant plaquettaire et consultation à une semaine
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Réponse: C. Hospitalisation en urgence pour bilan étiologique et surveillance

Ce patient présente un score ABCD2 élevé (âge supérieur à 60 ans, pression artérielle élevée, trouble du langage, durée supérieure à 10 minutes), ce qui le classe en risque élevé de récidive d'AVC dans les jours suivants, notamment à 48 heures. Les recommandations HAS préconisent une hospitalisation en urgence, idéalement dans une unité neurovasculaire, pour réaliser un bilan étiologique complet (imagerie cérébrale et vasculaire, échographie cardiaque, ECG) et débuter rapidement un traitement adapté. Le risque de récidive précoce après un AIT justifie cette prise en charge rapide et structurée, qui a démontré une réduction significative du risque d'AVC constitué. Un retour à domicile, même avec traitement, expose à une perte de chance en cas de cause emboligène non diagnostiée.

  • A. Une surveillance courte aux urgences ne permet pas de réaliser le bilan étiologique complet nécessaire.
  • B. Un délai d'un mois est totalement inadapté au risque de récidive précoce, maximal dans les 48 premières heures.
  • D. Attendre une récidive expose le patient à un AVC constitué potentiellement invalidant, ce qui est inacceptable.
  • E. Même avec un traitement antiagrégant, le bilan étiologique urgent et la surveillance hospitalière restent indispensables.
Point clé: Tout AIT impose une hospitalisation en urgence pour bilan étiologique et prévention secondaire immédiate, le risque de récidive sous forme d'AVC constitué étant maximal dans les premières 48 heures.
3

Une femme de 58 ans est amenée aux urgences pour un déficit moteur brutal de l'hémicorps gauche débuté 2 heures et 30 minutes avant son arrivée. Le scanner cérébral sans injection ne montre pas d'hémorragie ni de signe précoce étendu d'ischémie. La pression artérielle est à 150/85 mmHg, la glycémie à 6,1 mmol/L. Quel traitement doit être proposé en priorité ?

  1. AMannitol par voie intraveineuse
  2. BClopidogrel par voie orale
  3. CHéparine non fractionnée en bolus intraveineux
  4. DAltéplase par voie intraveineuse
  5. EAspirine par voie intraveineuse
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Réponse: D. Altéplase par voie intraveineuse

L'altéplase (rt-PA) administrée par voie intraveineuse est indiquée dans l'AVC ischémique si elle peut être débutée dans les 4h30 suivant le début des symptômes, en l'absence de contre-indication, après avoir éliminé une hémorragie par imagerie cérébrale. Cette patiente est dans la fenêtre thérapeutique avec un scanner ne montrant pas de contre-indication. La thrombolyse agit en activant le plasminogène pour lyser le thrombus fibrino-plaquettaire occlusif et restaurer la perfusion cérébrale, réduisant ainsi la taille de l'infarctus et améliorant le pronostic fonctionnel. Les antiagrégants et anticoagulants ne sont pas indiqués en phase hyperaiguë à la place de la thrombolyse.

  • A. Le mannitol est réservé au traitement de l'hypertension intracrânienne, non indiqué ici en l'absence d'œdème cérébral menaçant.
  • B. Le clopidogrel est un traitement de prévention secondaire, non adapté à la phase aiguë dans ce délai.
  • C. L'héparine n'a pas démontré de bénéfice en phase aiguë de l'AVC ischémique et majore le risque hémorragique.
  • E. L'aspirine est utilisée en prévention secondaire après la phase aiguë, pas en urgence à la place de la thrombolyse, et jamais par voie intraveineuse en bolus dans cette indication.
Point clé: La thrombolyse intraveineuse par altéplase doit être proposée dans l'AVC ischémique dans un délai de 4h30 après le début des symptômes, en l'absence de contre-indication, après avoir éliminé une hémorragie à l'imagerie.
4

Un homme de 61 ans se présente 2 heures après le début d'un déficit moteur brachio-facial droit. Ses antécédents comportent une intervention chirurgicale abdominale il y a 3 semaines et un traitement par warfarine pour une fibrillation atriale, avec un INR mesuré à 2,4. Le scanner cérébral élimine une hémorragie. Quel élément constitue une contre-indication formelle à la thrombolyse intraveineuse chez ce patient ?

  1. AL'INR supra-thérapeutique sous anticoagulant oral
  2. BL'âge du patient supérieur à 60 ans
  3. CLe délai de prise en charge de 2 heures
  4. DLa présence d'une fibrillation atriale sous-jacente
  5. ELa localisation brachio-faciale du déficit
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Réponse: A. L'INR supra-thérapeutique sous anticoagulant oral

Un traitement anticoagulant oral avec un INR supérieur à 1,7 constitue une contre-indication formelle à la thrombolyse intraveineuse en raison du risque majeur de transformation hémorragique. Chez ce patient sous warfarine avec un INR à 2,4, le risque hémorragique cérébral est inacceptable et la thrombolyse ne doit pas être réalisée ; une thrombectomie mécanique doit alors être discutée si l'occlusion le permet. L'âge, le délai dans la fenêtre thérapeutique, la topographie du déficit et la fibrillation atriale elle-même ne sont pas des contre-indications à la thrombolyse. La chirurgie récente de plus de 14 jours n'est en général plus considérée comme une contre-indication absolue selon les recommandations actuelles.

  • B. L'âge avancé n'est pas une contre-indication à la thrombolyse, celle-ci reste indiquée chez les patients âgés dans la fenêtre thérapeutique.
  • C. Ce délai est au contraire favorable car il se situe bien dans la fenêtre des 4h30.
  • D. La fibrillation atriale est une cause fréquente d'AVC ischémique mais ne contre-indique pas la thrombolyse en elle-même.
  • E. La topographie brachio-faciale du déficit n'influence pas l'indication de la thrombolyse.
Point clé: Un INR supérieur à 1,7 sous anticoagulant oral est une contre-indication formelle à la thrombolyse intraveineuse en raison du risque hémorragique majeur.
5

Une femme de 70 ans est amenée aux urgences par le SAMU pour un déficit moteur brutal de l'hémicorps gauche apparu 40 minutes auparavant. Elle est stable hémodynamiquement. Quel examen d'imagerie doit être réalisé en première intention ?

  1. AScanner cérébral sans injection
  2. BAngiographie cérébrale conventionnelle
  3. CIRM cérébrale avec séquences de diffusion
  4. DÉchographie-doppler des troncs supra-aortiques
  5. EScintigraphie cérébrale de perfusion
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Réponse: A. Scanner cérébral sans injection

Le scanner cérébral sans injection est l'examen de première intention devant un déficit neurologique brutal car il est rapide, largement disponible 24h/24 et permet avant tout d'éliminer une hémorragie cérébrale, contre-indication formelle à la thrombolyse. Lorsque l'IRM est rapidement accessible dans la même fenêtre de temps, elle peut être préférée car plus sensible pour détecter précocement l'ischémie en diffusion, mais le scanner reste l'examen de référence en pratique courante en France pour ne pas retarder la décision thérapeutique. L'objectif premier en urgence est d'éliminer l'hémorragie et d'apprécier l'étendue des signes précoces d'ischémie avant toute décision de reperfusion.

  • B. L'angiographie cérébrale conventionnelle est invasive et réservée à des indications thérapeutiques spécifiques, non à l'imagerie initiale.
  • C. L'IRM, bien que plus sensible, n'est pas toujours immédiatement disponible et ne doit pas retarder la prise de décision thérapeutique en urgence.
  • D. L'échographie-doppler des troncs supra-aortiques est un examen de bilan étiologique secondaire, non un examen diagnostique de première intention.
  • E. La scintigraphie de perfusion n'a pas de place dans la prise en charge diagnostique en urgence de l'AVC.
Point clé: Devant tout déficit neurologique brutal, le scanner cérébral sans injection est l'examen de première intention pour éliminer une hémorragie avant toute décision de reperfusion.
6

Un homme droitier de 74 ans présente brutalement une hémiparésie à prédominance brachio-faciale droite, une hypoesthésie du même territoire, ainsi qu'un trouble du langage marqué par un manque du mot et une dysarthrie, sans trouble de la compréhension. Quelle structure vasculaire est le plus probablement concernée ?

  1. ATerritoire vertébro-basilaire
  2. BTerritoire de l'artère cérébrale antérieure gauche
  3. CTerritoire profond de l'artère cérébrale moyenne gauche
  4. DTerritoire de l'artère cérébrale postérieure gauche
  5. ETerritoire superficiel de l'artère cérébrale moyenne gauche
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Réponse: E. Territoire superficiel de l'artère cérébrale moyenne gauche

L'atteinte du territoire superficiel de l'artère cérébrale moyenne gauche chez un patient droitier (hémisphère dominant) associe classiquement une hémiparésie à prédominance brachio-faciale (atteinte de la convexité corticale, où le territoire jambier est moins touché) à une aphasie, ici de type plutôt motrice avec manque du mot et dysarthrie sans trouble majeur de la compréhension, évoquant une atteinte frontale postéro-inférieure (aire de Broca). L'atteinte sensitive associée confirme l'origine corticale superficielle. Le territoire profond donnerait plutôt un déficit proportionnel sans trouble sensitif ni aphasie marquée, car il s'agit de la capsule interne et des noyaux gris.

  • A. Le territoire vertébro-basilaire donne des signes du tronc cérébral et du cervelet, non ce tableau hémisphérique cortical.
  • B. L'artère cérébrale antérieure donne une hémiparésie à prédominance crurale, à l'inverse du tableau brachio-facial décrit ici.
  • C. L'atteinte profonde (lenticulo-striée) donne un déficit moteur pur proportionnel sans trouble sensitif cortical ni aphasie de ce type.
  • D. L'artère cérébrale postérieure donne plutôt une hémianopsie latérale homonyme et des troubles visuels, pas ce tableau moteur et aphasique.
Point clé: L'infarctus sylvien superficiel gauche associe chez le sujet droitier une hémiparésie à prédominance brachio-faciale, des troubles sensitifs corticaux et une aphasie, par atteinte de la convexité de l'hémisphère dominant.
7

Un homme de 68 ans est admis aux urgences 2 heures après le début d'un déficit moteur brachio-facial droit avec aphasie. L'IRM cérébrale confirme un infarctus sylvien gauche sans transformation hémorragique. Une thrombolyse intraveineuse est envisagée. La pression artérielle mesurée est de 195/105 mmHg. Quelle est la conduite à tenir concernant la pression artérielle avant la thrombolyse ?

  1. ANe traiter que si la pression artérielle dépasse 220/120 mmHg
  2. BContre-indiquer la thrombolyse du fait du niveau tensionnel
  3. CLaisser la pression artérielle évoluer librement sans aucun traitement
  4. DAbaisser la pression artérielle en dessous de 140/90 mmHg avant de thrombolyser
  5. EAbaisser la pression artérielle en dessous de 185/110 mmHg avant de thrombolyser
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Réponse: E. Abaisser la pression artérielle en dessous de 185/110 mmHg avant de thrombolyser

Avant une thrombolyse intraveineuse, la pression artérielle doit être contrôlée et maintenue inférieure à 185/110 mmHg afin de réduire le risque de transformation hémorragique. Au-delà de ce seuil, un traitement antihypertenseur intraveineux (labétalol ou nicardipine) est administré avant et pendant les 24 premières heures suivant le traitement. En dehors de la thrombolyse, l'attitude à la phase aiguë de l'AVC ischémique est plus permissive, avec un seuil de traitement fixé à 220/120 mmHg. Un abaissement trop agressif expose à une aggravation de l'ischémie par baisse de la perfusion de pénombre.

  • A. Ce seuil de 220/120 mmHg s'applique en l'absence de thrombolyse, pas avant un traitement thrombolytique.
  • B. Une pression artérielle élevée non contrôlée n'est pas une contre-indication définitive mais impose son abaissement préalable.
  • C. L'absence de contrôle tensionnel expose à un surrisque hémorragique majeur en cas de thrombolyse.
  • D. Un objectif aussi bas expose à une hypoperfusion cérébrale et une extension de l'ischémie.
Point clé: Avant toute thrombolyse intraveineuse d'un AVC ischémique, la pression artérielle doit être abaissée et maintenue sous 185/110 mmHg.
8

Une femme de 74 ans, hypertendue mal équilibrée, présente l'installation brutale d'une hémiplégie gauche avec troubles de la vigilance. À l'admission : pression artérielle 210/115 mmHg, glycémie capillaire 6,2 mmol/L, score de Glasgow à 12. Le scanner cérébral sans injection montre une hyperdensité spontanée de 35 mL au niveau des noyaux gris centraux droits avec un discret effet de masse, sans inondation ventriculaire. Quelle est la mesure thérapeutique à instaurer en priorité ?

  1. AMettre en place une hypothermie thérapeutique contrôlée
  2. BAbaisser progressivement la pression artérielle systolique vers 140 mmHg
  3. CRéaliser une évacuation chirurgicale de l'hématome en urgence
  4. DDébuter une anticoagulation préventive par héparine de bas poids moléculaire à dose curative
  5. EAdministrer de l'acide tranexamique en bolus intraveineux systématique
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Réponse: B. Abaisser progressivement la pression artérielle systolique vers 140 mmHg

Devant une hémorragie intracérébrale aiguë avec pression artérielle systolique élevée, il est recommandé d'abaisser progressivement la PAS vers une cible d'environ 140 mmHg, ce qui limite l'expansion de l'hématome sans compromettre la perfusion cérébrale. Cette prise en charge tensionnelle est une mesure de premier ordre, à instaurer dès l'admission, parallèlement à la surveillance neurologique rapprochée. La chirurgie n'est indiquée que pour certains hématomes volumineux, superficiels ou avec engagement menaçant, ce qui n'est pas le cas ici. L'anticoagulation curative est contre-indiquée en phase aiguë d'hémorragie cérébrale.

  • A. L'hypothermie thérapeutique n'est pas une mesure validée dans la prise en charge de l'hémorragie cérébrale spontanée.
  • C. L'hématome décrit est profond, de volume modéré et sans signe d'engagement justifiant une évacuation chirurgicale en urgence.
  • D. Une anticoagulation curative est formellement contre-indiquée à la phase aiguë d'une hémorragie cérébrale.
  • E. L'acide tranexamique n'a pas démontré de bénéfice clinique net et n'est pas une mesure systématique recommandée en routine.
Point clé: À la phase aiguë d'une hémorragie intracérébrale, la pression artérielle systolique doit être abaissée progressivement vers 140 mmHg pour limiter l'expansion de l'hématome.
9

Un homme de 70 ans a présenté un infarctus cérébral sylvien superficiel gauche. Le bilan étiologique retrouve une fibrillation atriale non valvulaire permanente, sans autre cause identifiée. Le scanner cérébral de contrôle à J7 ne montre pas de transformation hémorragique et l'infarctus est de taille modérée. Quel traitement de prévention secondaire au long cours est le mieux adapté ?

  1. AAnticoagulant oral direct
  2. BAntivitamine K associé à l'aspirine
  3. CAspirine à dose antiagrégante
  4. DAssociation aspirine-clopidogrel au long cours
  5. EClopidogrel en monothérapie
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Réponse: A. Anticoagulant oral direct

En cas d'infarctus cérébral cardio-embolique lié à une fibrillation atriale non valvulaire, la prévention secondaire repose sur une anticoagulation orale au long cours, les anticoagulants oraux directs étant préférés aux antivitamines K en première intention en l'absence de contre-indication. L'introduction se fait après un délai adapté à la taille de l'infarctus et à l'absence de transformation hémorragique significative, généralement entre J3 et J14. Les antiagrégants plaquettaires sont réservés aux étiologies non cardio-emboliques, notamment athéromateuses. L'association d'un anticoagulant et d'un antiagrégant n'apporte pas de bénéfice supplémentaire et majore le risque hémorragique.

  • B. L'association d'un anticoagulant et d'un antiagrégant majore le risque hémorragique sans bénéfice démontré dans ce contexte.
  • C. L'aspirine seule est insuffisante pour prévenir la récidive embolique liée à la fibrillation atriale.
  • D. La double antiagrégation plaquettaire est indiquée dans certaines situations athéromateuses à court terme, pas en cas de cardiopathie emboligène.
  • E. Le clopidogrel est un antiagrégant plaquettaire, non adapté à une étiologie cardio-embolique.
Point clé: La prévention secondaire de l'AVC ischémique cardio-embolique lié à une fibrillation atriale repose sur une anticoagulation orale au long cours, préférentiellement par anticoagulant oral direct.
10

Une femme de 45 ans sans antécédent consulte aux urgences pour une céphalée d'apparition brutale, décrite comme la plus intense de sa vie, survenue il y a 3 heures lors d'un effort. L'examen neurologique est normal, sans syndrome méningé net, la température est à 37,1°C. Quel est l'examen à réaliser en première intention pour confirmer le diagnostic suspecté ?

  1. APonction lombaire avec recherche de pigments biliaires
  2. BIRM cérébrale avec séquences de diffusion
  3. CAngiographie cérébrale conventionnelle
  4. DScanner cérébral sans injection
  5. EÉlectroencéphalogramme
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Réponse: D. Scanner cérébral sans injection

Devant une céphalée brutale en coup de tonnerre, le scanner cérébral sans injection réalisé en urgence est l'examen de première intention car il permet de visualiser l'hyperdensité spontanée du sang dans les espaces sous-arachnoïdiens avec une sensibilité élevée dans les six premières heures. Si le scanner est normal mais la suspicion clinique forte, une ponction lombaire est réalisée secondairement, à la recherche d'une xanthochromie ou de pigments biliaires, de préférence au-delà de la douzième heure. L'angiographie cérébrale n'intervient qu'après confirmation diagnostique, pour rechercher l'anévrysme responsable. L'IRM n'est pas l'examen de première intention en urgence dans ce contexte.

  • A. La ponction lombaire est un examen de seconde intention, réalisé lorsque le scanner est normal ou non contributif.
  • B. L'IRM n'est pas l'examen de première intention en urgence devant une suspicion d'hémorragie méningée.
  • C. L'angiographie cérébrale est réalisée après confirmation du diagnostic pour rechercher la cause anévrysmale, pas en premier examen.
  • E. L'électroencéphalogramme n'a aucune valeur diagnostique dans l'hémorragie méningée.
Point clé: Devant une céphalée brutale évocatrice d'hémorragie méningée, le scanner cérébral sans injection est l'examen de première intention.
11

Un patient de 52 ans est hospitalisé en réanimation pour une hémorragie méningée confirmée par anévrysme de l'artère communicante antérieure, traité par embolisation à J1. Au huitième jour d'évolution, il présente une désorientation progressive avec apparition d'un déficit moteur hémicorporel droit, sans fièvre ni syndrome méningé franc nouveau. Quelle complication doit être évoquée en priorité ?

  1. AThrombose veineuse cérébrale secondaire
  2. BVasospasme cérébral
  3. CHydrocéphalie aiguë par blocage du quatrième ventricule
  4. DRécidive hémorragique par resaignement anévrysmal
  5. EMéningite bactérienne nosocomiale
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Réponse: B. Vasospasme cérébral

Le vasospasme cérébral est la complication ischémique retardée la plus fréquente de l'hémorragie méningée anévrysmale, survenant classiquement entre J4 et J14, avec un pic vers J7-J10. Il se manifeste par l'apparition progressive d'un déficit neurologique focal ou d'une altération de la conscience, en lien avec une ischémie cérébrale secondaire à la vasoconstriction artérielle induite par le sang sous-arachnoïdien. Sa prévention repose sur la nimodipine et sa surveillance sur le doppler transcrânien répété. Le resaignement survient plus précocement, surtout avant la sécurisation de l'anévrysme, et l'hydrocéphalie aiguë se manifeste typiquement par des troubles de la vigilance sans déficit focal net.

  • A. La thrombose veineuse cérébrale n'est pas la complication classiquement associée à l'évolution retardée de l'hémorragie méningée anévrysmale.
  • C. L'hydrocéphalie se traduit surtout par des troubles de la vigilance et non par un déficit moteur focal isolé à ce délai.
  • D. Le resaignement anévrysmal survient surtout avant la sécurisation de l'anévrysme, qui a déjà été traitée ici par embolisation.
  • E. Aucun élément infectieux (fièvre, syndrome méningé franc) n'oriente vers une méningite nosocomiale.
Point clé: Le vasospasme cérébral est la complication ischémique retardée la plus redoutée de l'hémorragie méningée anévrysmale, survenant entre J4 et J14.

Épilepsie

4 questions
12

Un homme de 45 ans présente des mouvements tonico-cloniques généralisés depuis 8 minutes malgré l'absence d'antécédent connu. La fréquence cardiaque est à 110/min, la pression artérielle à 140/85 mmHg, la SpO2 à 94 % sous oxygène au masque, la glycémie capillaire à 5,2 mmol/L. Une voie veineuse périphérique est posée. Quel traitement médicamenteux faut-il administrer en première intention ?

  1. AClonazépam intraveineux
  2. BDiazépam intrarectal
  3. CLévétiracétam intraveineux
  4. DPhénobarbital intraveineux
  5. EPhénytoïne intraveineuse
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Réponse: A. Clonazépam intraveineux

L'état de mal épileptique se définit par une crise durant plus de 5 minutes ou des crises répétées sans récupération complète de la conscience entre elles. Le traitement de première ligne repose sur une benzodiazépine injectable, le clonazépam intraveineux (1 mg en 2-3 minutes, renouvelable une fois) étant la molécule de référence en France dès qu'une voie veineuse est disponible. Si la crise persiste au-delà de 5 minutes après la benzodiazépine, un traitement de deuxième ligne (fosphénytoïne, phénytoïne, lévétiracétam ou valproate IV) est introduit.

  • B. La voie intrarectale est réservée à l'absence de voie veineuse, notamment en pédiatrie ou en préhospitalier.
  • C. Le lévétiracétam intraveineux est un traitement de deuxième ligne, non de première intention.
  • D. Le phénobarbital est réservé aux états de mal réfractaires après échec des deux premières lignes.
  • E. La phénytoïne est un traitement de deuxième ligne, utilisé si la benzodiazépine échoue.
Point clé: Devant un état de mal épileptique avec voie veineuse disponible, le clonazépam intraveineux est le traitement de première ligne.
13

Un homme de 32 ans présente des crises caractérisées par des secousses cloniques du membre supérieur droit avec conscience préservée, puis parfois une généralisation secondaire. L'IRM cérébrale montre une lésion séquellaire frontale gauche. Le diagnostic retenu est une épilepsie focale symptomatique. Quel antiépileptique est le plus adapté en monothérapie de première intention ?

  1. ACarbamazépine
  2. BLamotrigine
  3. CAcide valproïque
  4. DÉthosuximide
  5. EClobazam
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Réponse: A. Carbamazépine

Dans les épilepsies focales, la carbamazépine est l'un des antiépileptiques de première intention recommandés, avec une efficacité bien établie sur les crises focales et une bonne tolérance en monothérapie. L'acide valproïque est préféré dans les épilepsies généralisées idiopathiques mais n'est pas le premier choix dans les formes focales, d'autant qu'il doit être évité chez les femmes en âge de procréer. L'éthosuximide est spécifique des absences typiques, et le clobazam est un traitement d'appoint plutôt qu'une monothérapie de fond.

  • B. La lamotrigine est une alternative possible mais la carbamazépine reste la référence historique en première intention dans les crises focales.
  • C. L'acide valproïque est privilégié dans les épilepsies généralisées idiopathiques, pas en première intention dans les crises focales.
  • D. L'éthosuximide est indiqué spécifiquement dans les absences typiques de l'épilepsie-absence, pas dans les crises focales.
  • E. Le clobazam est utilisé en traitement adjuvant ou de courte durée, pas en monothérapie de fond d'une épilepsie focale.
Point clé: La carbamazépine est l'antiépileptique de première intention dans les épilepsies focales.
14

Une femme de 24 ans, suivie pour une épilepsie généralisée idiopathique bien contrôlée sous un antiépileptique, souhaite un avis avant d'envisager une grossesse. Elle est actuellement traitée par un médicament associé à un risque élevé de malformations congénitales (anomalies du tube neural) et de troubles du développement neuropsychologique chez l'enfant exposé in utero. Quel antiépileptique est concerné par cette contre-indication chez la femme en âge de procréer ?

  1. ALévétiracétam
  2. BLamotrigine
  3. CAcide valproïque
  4. DOxcarbazépine
  5. ECarbamazépine
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Réponse: C. Acide valproïque

L'acide valproïque est un tératogène majeur, associé à un risque élevé de malformations congénitales, en particulier d'anomalies de fermeture du tube neural, et à un risque accru de troubles du spectre autistique et de retard de développement chez l'enfant exposé en période prénatale. En France, son utilisation chez la femme en âge de procréer est désormais fortement restreinte et nécessite une contraception efficace, une information documentée et un accord de soins signé, conformément aux recommandations de l'ANSM. Le lévétiracétam et la lamotrigine sont considérés comme plus sûrs pendant la grossesse et sont privilégiés chez la femme en âge de procréer.

  • A. Le lévétiracétam présente un profil de sécurité favorable pendant la grossesse et n'est pas associé à ce risque tératogène majeur.
  • B. La lamotrigine est au contraire l'un des antiépileptiques les mieux tolérés pendant la grossesse.
  • D. L'oxcarbazépine n'est pas associée à un risque tératogène de cette ampleur.
  • E. La carbamazépine expose à un risque malformatif moindre que l'acide valproïque et n'est pas soumise à une contre-indication aussi stricte.
Point clé: L'acide valproïque est contre-indiqué en première intention chez la femme en âge de procréer en raison d'un risque tératogène et neurodéveloppemental majeur.
15

Une femme de 19 ans, sans antécédent, présente un épisode de chute avec mouvements désordonnés asynchrones des quatre membres durant 5 minutes, les yeux fermés activement, sans morsure de langue ni perte d'urines, survenu lors d'une dispute familiale. La reprise de conscience est immédiate, sans confusion post-critique ni amnésie de l'épisode. L'examen neurologique est normal. Quel diagnostic est le plus probable ?

  1. ACrise épileptique tonico-clonique généralisée
  2. BSyncope convulsivante
  3. CCrise non épileptique psychogène
  4. DCrise d'épilepsie focale avec généralisation secondaire
  5. ESyncope vasovagale typique
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Réponse: C. Crise non épileptique psychogène

La crise non épileptique psychogène se caractérise classiquement par des mouvements asynchrones et désordonnés des membres, une fermeture active et résistante des yeux, une durée souvent prolongée (plusieurs minutes), l'absence de morsure latérale de langue et de perte d'urines, ainsi qu'une récupération immédiate sans confusion post-critique, souvent dans un contexte émotionnel déclenchant. La crise tonico-clonique généralisée s'accompagne typiquement d'une phase tonique puis clonique synchrone, d'une morsure latérale de langue, de pertes d'urines possibles et d'une confusion post-critique prolongée. La syncope se distingue par une perte de connaissance brève précédée de prodromes et une récupération rapide sans mouvements prolongés.

  • A. La crise tonico-clonique généralisée présente des mouvements synchrones, une morsure de langue possible et une confusion post-critique, absents ici.
  • B. La syncope convulsivante dure quelques secondes et s'accompagne de myoclonies brèves, pas de mouvements désordonnés de 5 minutes.
  • D. Une crise focale avec généralisation secondaire présenterait une phase tonico-clonique typique et une confusion post-critique.
  • E. La syncope vasovagale typique est précédée de prodromes (sueurs, pâleur) et la perte de connaissance est brève, sans mouvement prolongé.
Point clé: L'absence de confusion post-critique, les mouvements asynchrones et la fermeture active des yeux orientent vers une crise non épileptique psychogène.
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Céphalées et algies de la face

8 questions
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Une femme de 26 ans décrit depuis 2 ans des épisodes de céphalée pulsatile unilatérale, d'intensité modérée à sévère, durant entre 6 et 24 heures, aggravée par l'activité physique, accompagnée de nausées et de photophobie, l'obligeant à s'isoler dans une pièce sombre. L'examen neurologique intercritique est normal. Elle a présenté au moins 6 épisodes similaires. Selon les critères de l'ICHD, quel diagnostic est le plus probable ?

  1. AAlgie vasculaire de la face
  2. BCéphalée par abus médicamenteux
  3. CMigraine avec aura
  4. DMigraine sans aura
  5. ECéphalée de tension épisodique
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Réponse: D. Migraine sans aura

Le diagnostic de migraine sans aura selon l'ICHD-3 repose sur au moins 5 crises répondant aux critères suivants : durée de 4 à 72 heures sans traitement, céphalée présentant au moins deux des caractéristiques (unilatéralité, caractère pulsatile, intensité modérée à sévère, aggravation par l'activité physique de routine), et association à au moins un symptôme parmi nausées/vomissements ou photophobie/phonophobie. Cette patiente remplit tous ces critères, sans mention de symptômes neurologiques transitoires précédant la céphalée, ce qui exclut la migraine avec aura. La céphalée de tension se distingue par une douleur bilatérale, non pulsatile, d'intensité légère à modérée, sans aggravation à l'effort.

  • A. L'algie vasculaire de la face se caractérise par des crises strictement unilatérales péri-orbitaires très brèves (15-180 min) avec signes dysautonomiques homolatéraux.
  • B. Il n'est pas mentionné de prise d'antalgiques répétée ni de chronicisation évoquant un abus médicamenteux.
  • C. Aucun symptôme neurologique transitoire précédant la céphalée n'est décrit, ce qui exclut une aura.
  • E. La céphalée de tension est typiquement bilatérale, à type de pression, sans nausées marquées ni aggravation par l'effort.
Point clé: Le diagnostic de migraine sans aura repose sur au moins 5 crises de 4 à 72 heures associant deux caractéristiques typiques de la douleur et un symptôme associé (nausées ou photophobie/phonophobie).
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Une femme de 34 ans, migraineuse connue, présente une crise de céphalée pulsatile hémicrânienne évaluée à 8/10 sur une échelle numérique, avec nausées, résistante habituellement aux anti-inflammatoires non stéroïdiens pris seuls. Elle ne présente pas de contre-indication cardiovasculaire. Quel traitement est le plus adapté pour cette crise migraineuse sévère ?

  1. AParacétamol
  2. BIbuprofène
  3. CAmitriptyline
  4. DCodéine
  5. ETriptan par voie orale
Voir la réponse
Réponse: E. Triptan par voie orale

Pour une crise migraineuse sévère ou résistante aux antalgiques non spécifiques, les triptans constituent le traitement de référence, agissant comme agonistes des récepteurs sérotoninergiques 5-HT1B/1D pour induire une vasoconstriction crânienne et inhiber la libération de neuropeptides pro-inflammatoires. Le paracétamol et les AINS seuls sont réservés aux crises légères à modérées et sont ici insuffisants au vu de l'intensité et de la résistance rapportée. La codéine est à éviter en raison du risque de céphalée par abus médicamenteux et d'absence de spécificité antimigraineuse, et l'amitriptyline est un traitement de fond, non un traitement de crise.

  • A. Le paracétamol est indiqué pour les crises légères à modérées, insuffisant pour une crise sévère résistante.
  • B. L'ibuprofène, AINS de référence des crises légères à modérées, a déjà échoué chez cette patiente.
  • C. L'amitriptyline est utilisée en traitement de fond préventif, pas en traitement de la crise aiguë.
  • D. La codéine expose à un risque de céphalée par abus médicamenteux et n'a pas d'action spécifique sur la physiopathologie migraineuse.
Point clé: Les triptans sont le traitement de choix des crises migraineuses sévères ou résistantes aux antalgiques simples, en l'absence de contre-indication cardiovasculaire.
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Une femme de 29 ans consulte pour des céphalées récurrentes répondant aux critères de migraine sans aura. Elle rapporte 5 crises par mois, chacune invalidante malgré la prise d'ibuprofène 400 mg qui soulage partiellement. Elle ne prend aucun autre traitement et n'a pas d'antécédent notable. Quelle est la conduite à tenir la plus appropriée ?

  1. ARemplacer l'ibuprofène par un triptan en traitement de crise exclusif
  2. BAugmenter la posologie de l'ibuprofène à 800 mg par crise
  3. CPrescrire une IRM cérébrale avant toute décision thérapeutique
  4. DProposer une corticothérapie courte en cure de fond
  5. EIntroduire un traitement de fond par propranolol
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Réponse: E. Introduire un traitement de fond par propranolol

Le traitement de fond de la migraine est indiqué dès que la fréquence des crises est égale ou supérieure à 2 par mois avec retentissement sur la qualité de vie, ou en cas de consommation excessive d'antalgiques de crise. Ici, la patiente présente 5 crises invalidantes par mois, ce qui répond au critère de fréquence et de sévérité justifiant un traitement prophylactique. Le propranolol est un bêta-bloquant de première intention recommandé par la HAS dans cette indication, avec un bon niveau de preuve. L'objectif est de réduire la fréquence des crises d'au moins 50 % et de limiter le risque de céphalée par abus médicamenteux.

  • A. Le traitement de crise seul est insuffisant face à une fréquence de crises justifiant un traitement de fond.
  • B. Augmenter la dose d'AINS par crise ne traite pas la fréquence des crises et expose à un surdosage.
  • C. L'imagerie n'est pas indiquée devant une migraine typique sans signe d'alarme.
  • D. La corticothérapie n'a pas de place dans le traitement de fond de la migraine.
Point clé: Le traitement de fond de la migraine est indiqué à partir de 2 crises invalidantes par mois ou en cas de retentissement majeur sur la qualité de vie.
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Un homme de 52 ans se présente aux urgences pour une céphalée apparue brutalement il y a deux heures, décrite comme la plus intense de sa vie, atteignant son maximum d'intensité en moins d'une minute. Il est par ailleurs apyrétique, la pression artérielle est à 145/88 mmHg et l'examen neurologique est strictement normal. Quelle est l'étape suivante la plus appropriée ?

  1. AIRM cérébrale programmée en ambulatoire dans la semaine
  2. BPonction lombaire d'emblée sans imagerie préalable
  3. CPrescription d'un triptan et réévaluation à 24 heures
  4. DTraitement antalgique simple et retour à domicile avec consigne de reconsulter
  5. EScanner cérébral sans injection en urgence
Voir la réponse
Réponse: E. Scanner cérébral sans injection en urgence

Une céphalée d'installation brutale atteignant son intensité maximale en moins d'une minute (céphalée « en coup de tonnerre ») est un signe d'alarme majeur imposant une imagerie cérébrale en urgence pour éliminer une hémorragie sous-arachnoïdienne. Le scanner cérébral sans injection est l'examen de première intention, à réaliser le plus tôt possible après le début des symptômes car sa sensibilité diminue avec le temps. Si le scanner est normal mais la suspicion clinique persiste, une ponction lombaire est réalisée secondairement à la recherche de pigments sanguins (xanthochromie). L'examen neurologique normal ne permet pas d'exclure une hémorragie méningée.

  • A. Le caractère brutal et intense de la céphalée impose une prise en charge immédiate, pas une imagerie différée.
  • B. La ponction lombaire doit être précédée d'une imagerie cérébrale pour éliminer une contre-indication et objectiver un saignement.
  • C. Un traitement symptomatique sans imagerie expose à méconnaître une urgence vitale comme une hémorragie méningée.
  • D. Un retour à domicile est dangereux devant une céphalée en coup de tonnerre, qui est une urgence diagnostique.
Point clé: Toute céphalée brutale maximale en moins d'une minute doit faire évoquer une hémorragie sous-arachnoïdienne et impose un scanner cérébral sans injection en urgence.
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Un homme de 34 ans, fumeur, consulte pour des épisodes douloureux répétés depuis trois semaines. Il décrit une douleur unilatérale péri-orbitaire droite, extrêmement intense, durant 45 minutes, survenant une à deux fois par jour, souvent la nuit, accompagnée d'un larmoiement et d'une rhinorrhée du même côté, avec une agitation motrice pendant la crise. L'examen entre les crises est normal. Quel traitement est le plus adapté pour soulager une crise ?

  1. AParacétamol 1 g par voie orale
  2. BOxygénothérapie à haut débit au masque
  3. CAmitriptyline par voie orale
  4. DPropranolol par voie orale
  5. EIbuprofène 400 mg par voie orale
Voir la réponse
Réponse: B. Oxygénothérapie à haut débit au masque

Le tableau décrit est typique de l'algie vasculaire de la face : douleur unilatérale péri-orbitaire très intense, de courte durée, répétitive, avec signes dysautonomiques homolatéraux (larmoiement, rhinorrhée) et agitation pendant la crise, contrastant avec un examen normal entre les crises. Le traitement de la crise repose sur l'oxygénothérapie à haut débit (7 à 15 L/min au masque pendant 15 à 20 minutes) ou le triptan injectable sous-cutané, en raison de la rapidité d'action nécessaire face à des crises brèves et intenses. Les antalgiques oraux usuels sont inefficaces car leur délai d'action est trop long par rapport à la durée de la crise.

  • A. Le paracétamol oral a un délai d'action trop lent pour une crise durant moins d'une heure.
  • C. L'amitriptyline n'a pas d'indication dans le traitement de crise de l'algie vasculaire de la face.
  • D. Le propranolol est un traitement de fond de la migraine, pas un traitement de crise de l'AVF.
  • E. Les AINS oraux sont inefficaces dans l'algie vasculaire de la face en raison de leur délai d'action.
Point clé: Le traitement de crise de l'algie vasculaire de la face repose sur l'oxygénothérapie à haut débit ou le triptan injectable, en raison de la brièveté des crises.
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Une femme de 45 ans décrit des céphalées évoluant depuis trois semaines, diffuses, majorées en fin de nuit et au réveil, s'atténuant partiellement après le lever. Elle signale des vomissements matinaux sans nausée préalable et une sensation d'éclaircissement visuel transitoire lors des changements de position. Quelle caractéristique sémiologique est la plus évocatrice d'une hypertension intracrânienne dans ce tableau ?

  1. ASoulagement de la céphalée par l'effort physique
  2. BCaractère pulsatile unilatéral de la céphalée
  3. CMajoration de la céphalée en décubitus avec recrudescence matinale
  4. DPhotophobie et phonophobie associées
  5. EDouleur déclenchée par la palpation du trajet du nerf grand occipital
Voir la réponse
Réponse: C. Majoration de la céphalée en décubitus avec recrudescence matinale

La céphalée d'hypertension intracrânienne est classiquement diffuse, à prédominance matinale car elle est majorée par la position de décubitus prolongé pendant le sommeil, et s'atténue en partie après le lever grâce au drainage veineux postural. Elle s'accompagne volontiers de vomissements faciles, en jet, sans effort nauséeux préalable, ainsi que d'éclipses visuelles traduisant un œdème papillaire. Ce tableau impose une imagerie cérébrale en urgence pour rechercher une cause (processus expansif, thrombose veineuse cérébrale, hypertension intracrânienne idiopathique).

  • A. La céphalée d'HTIC est au contraire aggravée, non soulagée, par les efforts et les manœuvres de Valsalva.
  • B. Le caractère pulsatile unilatéral oriente plutôt vers une céphalée migraineuse.
  • D. La photophobie et la phonophobie sont des critères diagnostiques de la migraine, pas spécifiques de l'HTIC.
  • E. Une douleur à la palpation occipitale oriente vers une névralgie d'Arnold, non vers une HTIC.
Point clé: La céphalée d'hypertension intracrânienne est à recrudescence matinale, majorée par le décubitus et les efforts, et s'associe à des vomissements faciles et des éclipses visuelles.
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Une femme de 68 ans consulte pour des douleurs faciales paroxystiques survenant depuis deux mois, limitées à la joue et la lèvre supérieure droites, décrites comme des décharges électriques fulgurantes durant quelques secondes, déclenchées par le brossage des dents et la mastication. En dehors des crises, l'examen neurologique de la face est normal, sans trouble sensitif. Quel traitement médicamenteux est recommandé en première intention ?

  1. ACarbamazépine par voie orale
  2. BAmitriptyline par voie orale
  3. CParacétamol par voie orale
  4. DCorticothérapie orale à forte dose
  5. EPrégabaline en première intention systématique
Voir la réponse
Réponse: A. Carbamazépine par voie orale

Le tableau clinique est typique d'une névralgie du trijumeau essentielle : douleur unilatérale, territoriale (ici V2), paroxystique, en décharges électriques brèves, déclenchée par des zones gâchettes (stimulation tactile comme le brossage des dents), avec un examen neurologique intercritique strictement normal. La carbamazépine est le traitement médicamenteux de première intention recommandé, avec une efficacité démontrée sur la fréquence et l'intensité des accès douloureux. Une surveillance de la numération formule sanguine et du bilan hépatique est nécessaire en raison du risque d'effets indésirables hématologiques et cutanés.

  • B. L'amitriptyline n'est pas le traitement de première intention de la névralgie du trijumeau essentielle.
  • C. Le paracétamol est inefficace sur les décharges neuropathiques paroxystiques de la névralgie du trijumeau.
  • D. La corticothérapie n'a pas d'indication dans le traitement de fond de la névralgie du trijumeau essentielle.
  • E. La prégabaline est utilisée en alternative ou en seconde intention, pas en première intention systématique.
Point clé: La névralgie du trijumeau essentielle associe douleur paroxystique unilatérale en décharges, zone gâchette et examen neurologique normal ; son traitement de première intention est la carbamazépine.
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Une femme de 38 ans suivie pour une migraine ancienne rapporte une aggravation progressive de ses céphalées depuis six mois, devenues quasi quotidiennes, de fond diffus permanent sur lequel se greffent des crises migraineuses. Elle prend du paracétamol associé à la codéine presque tous les jours depuis plusieurs mois pour soulager ces douleurs. Quel est le mécanisme principal expliquant cette évolution ?

  1. AProgression naturelle de la migraine vers une forme chronique indépendante du traitement
  2. BSensibilisation du système trigémino-vasculaire par la prise trop fréquente d'antalgiques de crise
  3. CSurvenue d'une céphalée de tension surajoutée à la migraine préexistante
  4. DDéveloppement d'une tolérance centrale aux opioïdes imposant une rotation d'antalgique
  5. EApparition d'une accoutumance pharmacocinétique nécessitant une augmentation des doses
Voir la réponse
Réponse: B. Sensibilisation du système trigémino-vasculaire par la prise trop fréquente d'antalgiques de crise

La céphalée par abus médicamenteux résulte d'une prise trop fréquente et prolongée d'antalgiques de crise (plus de 10 à 15 jours par mois selon la classe) chez un patient migraineux, entraînant une sensibilisation du système trigémino-vasculaire et une modification des mécanismes de contrôle central de la douleur. Cela transforme une migraine épisodique en céphalée chronique quasi quotidienne, avec un fond douloureux permanent sur lequel persistent des crises migraineuses. La prise en charge repose sur le sevrage de l'antalgique responsable, associé à l'instauration ou l'optimisation d'un traitement de fond de la migraine.

  • A. L'évolution vers la chronicité est ici directement liée à la surconsommation d'antalgiques, pas à une progression spontanée.
  • C. Le tableau décrit une céphalée chronique quotidienne par abus médicamenteux, pas une céphalée de tension distincte.
  • D. Le mécanisme n'est pas une tolérance pharmacologique classique mais une sensibilisation du système trigémino-vasculaire.
  • E. Il ne s'agit pas d'un mécanisme pharmacocinétique de tolérance mais d'une sensibilisation centrale du système nociceptif.
Point clé: La céphalée par abus médicamenteux résulte d'une sensibilisation du système trigémino-vasculaire liée à la prise trop fréquente d'antalgiques de crise, imposant leur sevrage.

Troubles cognitifs et démences

3 questions
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Un homme de 74 ans est amené par sa fille pour des troubles de la mémoire évoluant depuis dix-huit mois, avec oubli des rendez-vous, répétition des mêmes questions et désorientation récente dans un quartier qu'il connaît bien. L'examen neurologique est normal hormis les troubles cognitifs. Le MMSE est à 21/30. Quel est l'examen complémentaire à réaliser en première intention devant ce tableau ?

  1. ATomographie par émission de positons au FDG cérébrale
  2. BScanner cérébral sans injection
  3. CPonction lombaire avec dosage des biomarqueurs du liquide cérébrospinal
  4. DÉlectroencéphalogramme standard
  5. EIRM cérébrale avec séquences incluant coupes centrées sur l'hippocampe
Voir la réponse
Réponse: E. IRM cérébrale avec séquences incluant coupes centrées sur l'hippocampe

Devant un syndrome démentiel évocateur de maladie d'Alzheimer (troubles mnésiques hippocampiques progressifs, désorientation spatiale, examen neurologique sans signe focal), l'imagerie de référence recommandée en première intention est l'IRM cérébrale, avec des coupes centrées sur l'hippocampe pour rechercher une atrophie hippocampique et éliminer les diagnostics différentiels (tumeur, hydrocéphalie, lésions vasculaires). Elle permet également d'apprécier la charge vasculaire associée. Les biomarqueurs du LCS et la TEP-FDG sont réservés à des situations particulières (doute diagnostique, sujet jeune, présentation atypique), non à la première intention.

  • A. La TEP-FDG est un examen de seconde intention en cas de doute diagnostique persistant après l'IRM.
  • B. Le scanner cérébral est moins sensible que l'IRM pour l'évaluation de l'atrophie hippocampique et des diagnostics différentiels.
  • C. La ponction lombaire avec biomarqueurs n'est pas un examen de première intention systématique mais réservée aux présentations atypiques ou douteuses.
  • D. L'EEG n'a pas de place dans le bilan diagnostique de première intention d'une démence de type Alzheimer.
Point clé: L'IRM cérébrale avec coupes centrées sur l'hippocampe est l'examen d'imagerie de première intention devant un syndrome démentiel évocateur de maladie d'Alzheimer.
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Une femme de 78 ans consulte pour des troubles de la marche évoluant depuis 6 mois, décrits comme une difficulté à initier le pas avec une marche à petits pas et élargissement du polygone de sustentation. Son fils rapporte également un déclin cognitif modéré portant surtout sur l'attention et les fonctions exécutives, ainsi qu'une incontinence urinaire d'apparition récente. L'IRM cérébrale montre une dilatation ventriculaire importante sans atrophie corticale associée. Quelle est la prise en charge la plus adaptée ?

  1. ATraitement par acétazolamide au long cours
  2. BDérivation ventriculo-péritonéale après test d'évacuation du liquide cérébro-spinal
  3. CPonction lombaire soustractive répétée à visée uniquement diagnostique sans suite thérapeutique
  4. DTraitement par inhibiteur de l'acétylcholinestérase
  5. ESurveillance clinique et radiologique à 6 mois
Voir la réponse
Réponse: B. Dérivation ventriculo-péritonéale après test d'évacuation du liquide cérébro-spinal

La triade de Hakim associe troubles de la marche, troubles cognitifs et troubles sphinctériens, associée à une dilatation ventriculaire à l'imagerie sans atrophie corticale proportionnelle : il s'agit de l'hydrocéphalie chronique de l'adulte (hydrocéphalie à pression normale). Le diagnostic est confirmé par l'amélioration clinique transitoire après soustraction de 30 à 50 mL de liquide cérébro-spinal par ponction lombaire (test de Fisher ou test d'évacuation). En cas de réponse positive à ce test, le traitement curatif de référence est la dérivation ventriculo-péritonéale, qui permet une amélioration durable notamment de la marche.

  • A. L'acétazolamide n'est pas un traitement validé de l'hydrocéphalie chronique de l'adulte chez le sujet âgé.
  • C. La ponction lombaire soustractive a un intérêt diagnostique et prédictif de la réponse au traitement, mais ne constitue pas elle-même le traitement définitif.
  • D. Les anticholinestérasiques n'ont pas d'indication dans l'hydrocéphalie chronique de l'adulte, qui relève d'un traitement neurochirurgical.
  • E. La simple surveillance expose à une aggravation évitable alors qu'un traitement curatif efficace existe en cas de test d'évacuation positif.
Point clé: Devant la triade de Hakim avec dilatation ventriculaire sans atrophie corticale, un test d'évacuation du liquide cérébro-spinal positif oriente vers une dérivation ventriculo-péritonéale.
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Une femme de 62 ans est hospitalisée pour un trouble cognitif évoluant depuis 6 semaines, associant une désorientation temporo-spatiale, des myoclonies diffuses et une ataxie de la marche. L'évolution est rapidement défavorable malgré l'absence de fièvre et de syndrome inflammatoire biologique. Devant ce tableau de trouble cognitif rapidement progressif, quel examen complémentaire doit être réalisé en priorité pour orienter le diagnostic étiologique ?

  1. AIRM cérébrale avec séquences de diffusion
  2. BÉlectroencéphalogramme standard sans privation de sommeil
  3. CScintigraphie cérébrale de perfusion
  4. DTomographie par émission de positons au FDG
  5. EDosage sanguin de la protéine Tau
Voir la réponse
Réponse: A. IRM cérébrale avec séquences de diffusion

Devant un trouble cognitif rapidement progressif, l'IRM cérébrale avec séquences de diffusion est l'examen de première intention, car elle permet d'évoquer une maladie de Creutzfeldt-Jakob devant un hypersignal cortical en ruban et/ou des noyaux gris centraux, tout en recherchant d'autres causes (encéphalite limbique, lésions vasculaires, tumorales ou inflammatoires). Elle oriente ensuite la suite du bilan étiologique, qui comprend la ponction lombaire avec recherche de la protéine 14-3-3 et de la protéine Tau dans le liquide cérébro-spinal, le bilan auto-immun et un électroencéphalogramme à la recherche de complexes pseudo-périodiques. Le diagnostic étiologique rapide est essentiel compte tenu du caractère potentiellement traitable de certaines causes, notamment les encéphalites auto-immunes.

  • B. L'EEG standard sans privation de sommeil a une sensibilité insuffisante pour orienter en urgence le diagnostic et n'est pas l'examen de première intention.
  • C. La scintigraphie de perfusion cérébrale n'a pas de place en première intention dans le bilan étiologique d'un trouble cognitif rapidement progressif.
  • D. La TEP-FDG est utile dans le bilan des démences lentement progressives mais n'est pas l'examen de première intention devant un tableau rapidement évolutif nécessitant une imagerie urgente.
  • E. Le dosage sanguin de la protéine Tau n'est pas pertinent ; c'est le dosage dans le liquide cérébro-spinal, après ponction lombaire, qui est utilisé dans ce contexte.
Point clé: Devant un trouble cognitif rapidement progressif, l'IRM cérébrale avec séquences de diffusion est l'examen de première intention pour orienter le diagnostic étiologique, notamment vers une maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Syndrome parkinsonien et mouvements anormaux

5 questions
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Un homme de 68 ans consulte pour une gêne progressive du membre supérieur droit depuis 8 mois, remarquée initialement par son épouse qui trouvait qu'il ne balançait plus le bras droit en marchant. L'examen retrouve un tremblement de repos à 4-5 Hz prédominant à la main droite, disparaissant lors du mouvement volontaire, une rigidité en roue dentée du poignet droit et une akinésie avec réduction de l'amplitude des mouvements alternés rapides de la main droite. Le membre supérieur gauche est peu atteint. Quel est le diagnostic le plus probable ?

  1. ATremblement essentiel
  2. BAtrophie multisystématisée
  3. CMaladie de Parkinson idiopathique
  4. DTremblement psychogène
  5. EParalysie supranucléaire progressive
Voir la réponse
Réponse: C. Maladie de Parkinson idiopathique

La triade associant tremblement de repos à basse fréquence, rigidité et akinésie, avec une nette asymétrie prédominant d'un côté du corps, est caractéristique de la maladie de Parkinson idiopathique. L'asymétrie des signes est un argument clinique fort en faveur de ce diagnostic, contrairement aux syndromes parkinsoniens atypiques qui sont volontiers plus symétriques d'emblée. Le tremblement de repos disparaissant à l'action et la réduction de l'amplitude des mouvements alternés rapides (bradykinésie) confirment le syndrome parkinsonien. Le diagnostic reste clinique, confirmé a posteriori par la sensibilité au traitement dopaminergique.

  • A. Le tremblement essentiel est un tremblement d'action bilatéral et symétrique, absent au repos, ce qui ne correspond pas au tableau décrit.
  • B. L'atrophie multisystématisée associe un syndrome parkinsonien symétrique à une dysautonomie et/ou un syndrome cérébelleux, non présents dans ce tableau.
  • D. Un tremblement psychogène a un début brutal, une distractibilité à l'attention et ne s'associe pas à une rigidité ni une akinésie organisées en syndrome parkinsonien.
  • E. La paralysie supranucléaire progressive se présente par un syndrome parkinsonien symétrique avec chutes précoces et paralysie de la verticalité du regard, non décrites ici.
Point clé: L'asymétrie de la triade tremblement de repos-rigidité-akinésie est un argument clinique majeur en faveur de la maladie de Parkinson idiopathique.
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Une femme de 70 ans présente un syndrome parkinsonien évoluant depuis 18 mois, d'emblée bilatéral et symétrique. L'examen retrouve une instabilité posturale sévère avec chutes répétées survenues dès la première année d'évolution, ainsi qu'une limitation de la verticalité du regard vers le bas. Il n'y a pas de réponse significative à un traitement par lévodopa à dose optimisée. Quel diagnostic doit être évoqué en priorité ?

  1. AAtrophie multisystématisée
  2. BParalysie supranucléaire progressive
  3. CSyndrome parkinsonien iatrogène
  4. DMaladie de Parkinson idiopathique
  5. EDégénérescence cortico-basale
Voir la réponse
Réponse: B. Paralysie supranucléaire progressive

L'association d'un syndrome parkinsonien symétrique d'évolution rapide, de chutes précoces (dans l'année suivant le début des symptômes) et d'une paralysie de la verticalité du regard vers le bas est caractéristique de la paralysie supranucléaire progressive (syndrome de Steele-Richardson-Olszewski). L'absence de réponse significative à la lévodopa est un argument supplémentaire en faveur d'un syndrome parkinsonien atypique plutôt que d'une maladie de Parkinson idiopathique. Ces signes dits d'alarme (symétrie précoce, chutes précoces, mauvaise réponse dopaminergique, troubles oculomoteurs) doivent systématiquement faire rechercher un syndrome parkinsonien atypique.

  • A. L'atrophie multisystématisée associe un syndrome parkinsonien symétrique à une dysautonomie sévère et/ou un syndrome cérébelleux, mais pas typiquement à une paralysie de la verticalité du regard.
  • C. Un syndrome parkinsonien iatrogène est évoqué devant la prise de neuroleptiques ou d'autres médicaments antidopaminergiques, non mentionnée dans cette observation.
  • D. La maladie de Parkinson idiopathique se caractérise par une atteinte initialement asymétrique et une bonne réponse à la lévodopa, non retrouvées ici.
  • E. La dégénérescence cortico-basale se présente typiquement par un syndrome akinéto-rigide très asymétrique associé à des signes corticaux comme une apraxie ou un membre fantôme.
Point clé: Des chutes précoces associées à une paralysie de la verticalité du regard et une mauvaise réponse à la lévodopa orientent vers une paralysie supranucléaire progressive.
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Un homme de 74 ans suivi depuis 9 ans pour une maladie de Parkinson idiopathique, traité par lévodopa à doses progressivement croissantes, rapporte depuis quelques mois une réapparition de ses symptômes parkinsoniens environ 3 heures après chaque prise médicamenteuse, avec amélioration nette après la prise suivante. Il décrit également des mouvements involontaires choréiques du visage et des membres survenant au moment où l'effet du traitement est maximal. Quel terme désigne l'ensemble de ce tableau clinique ?

  1. ADystonie douloureuse du petit matin
  2. BFreezing de la marche
  3. CPhénomène on-off imprévisible
  4. DAkinésie de réveil matinal isolée
  5. EFluctuations motrices de fin de dose et dyskinésies de milieu de dose
Voir la réponse
Réponse: E. Fluctuations motrices de fin de dose et dyskinésies de milieu de dose

Après plusieurs années d'évolution sous traitement dopaminergique, la réduction progressive de la durée d'efficacité de chaque prise de lévodopa se traduit par une réapparition prévisible des symptômes parkinsoniens avant la prise suivante : il s'agit des fluctuations motrices de fin de dose, ou phénomène de « wearing-off ». Parallèlement, au moment du pic plasmatique de lévodopa, peuvent apparaître des mouvements involontaires choréiques ou choréo-athétosiques appelés dyskinésies de milieu de dose (dyskinésies de pic de dose). Ces complications motrices résultent d'une stimulation dopaminergique non physiologique, pulsatile, et de la perte progressive de la capacité de stockage dopaminergique striatale liée à la dégénérescence neuronale.

  • A. La dystonie douloureuse du petit matin est une complication distincte, touchant typiquement les pieds au réveil, non décrite dans cette observation.
  • B. Le freezing de la marche correspond à un blocage soudain de la marche, non mentionné dans cette observation centrée sur les fluctuations d'efficacité et les dyskinésies.
  • C. Le phénomène on-off désigne des variations imprévisibles et brutales de l'état moteur sans lien temporel constant avec la prise médicamenteuse, contrairement au caractère ici prévisible et rythmé par les prises.
  • D. L'akinésie de réveil matinal correspond à une akinésie survenant au réveil avant la première prise, ce qui ne décrit pas l'ensemble du tableau rapporté ici.
Point clé: Après plusieurs années de traitement dopaminergique, les fluctuations motrices de fin de dose et les dyskinésies de milieu de dose traduisent une stimulation dopaminergique non physiologique et la perte de capacité de stockage striatal.
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Une femme de 68 ans est traitée depuis 3 semaines par halopéridol pour un état confusionnel. Elle présente désormais une akinésie, une rigidité plastique bilatérale et symétrique avec phénomène de la roue dentée, sans tremblement de repos franc. Il n'y a pas d'asymétrie des signes. Quel est le mécanisme le plus probable à l'origine de ce tableau ?

  1. ADégénérescence des neurones dopaminergiques de la substance noire
  2. BAccumulation d'alpha-synucléine dans les corps de Lewy
  3. CBlocage des récepteurs dopaminergiques D2 au niveau du striatum
  4. DVascularite cérébrale touchant les noyaux gris centraux
  5. EToxicité directe sur les neurones cholinergiques du striatum
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Réponse: C. Blocage des récepteurs dopaminergiques D2 au niveau du striatum

Les neuroleptiques, en particulier les antipsychotiques de première génération comme l'halopéridol, bloquent les récepteurs dopaminergiques D2 post-synaptiques du striatum, mimant une carence fonctionnelle en dopamine. Ce blocage entraîne un syndrome parkinsonien pharmacologique, typiquement bilatéral, symétrique, d'apparition rapide après l'introduction ou l'augmentation de dose du médicament. Le caractère symétrique et le contexte d'imputabilité médicamenteuse distinguent ce tableau de la maladie de Parkinson idiopathique, qui est asymétrique et évolue sur plusieurs mois à années. L'arrêt ou la diminution du neuroleptique entraîne classiquement une régression progressive des symptômes en quelques semaines.

  • A. Ce mécanisme caractérise la maladie de Parkinson idiopathique, non le syndrome parkinsonien iatrogène d'apparition symétrique et rapide.
  • B. Les corps de Lewy sont impliqués dans la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy, pas dans l'effet pharmacologique aigu des neuroleptiques.
  • D. Il n'existe aucun argument clinique ni mécanisme pharmacologique pour une vascularite dans ce contexte iatrogène typique.
  • E. Les neuroleptiques n'ont pas de toxicité cholinergique directe ; leur effet passe par le blocage dopaminergique D2.
Point clé: Le syndrome parkinsonien iatrogène aux neuroleptiques résulte du blocage des récepteurs dopaminergiques D2 striataux, se manifeste de façon bilatérale et symétrique, et régresse à l'arrêt du traitement.
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Un homme de 55 ans consulte pour un tremblement des deux mains évoluant depuis 5 ans, gênant pour écrire et porter une tasse à café. L'examen retrouve un tremblement bilatéral des mains apparaissant lors du maintien d'une posture et s'aggravant lors des mouvements volontaires, disparaissant au repos. Il n'y a ni rigidité, ni akinésie, ni trouble de la marche. Le tremblement diminue après la prise d'un verre de vin. Quel diagnostic est le plus probable ?

  1. AMaladie de Parkinson idiopathique
  2. BSyndrome parkinsonien iatrogène
  3. CTremblement physiologique exagéré
  4. DDégénérescence corticobasale
  5. ETremblement essentiel
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Réponse: E. Tremblement essentiel

Le tremblement essentiel est un tremblement d'action, présent lors du maintien postural et majoré lors des mouvements volontaires (contrairement au tremblement de repos parkinsonien), touchant typiquement les deux mains de façon bilatérale et symétrique, parfois la voix ou la tête. Il s'atténue classiquement après ingestion d'alcool, signe évocateur retrouvé à l'anamnèse. L'absence de syndrome akinéto-rigide et de trouble de la marche élimine un syndrome parkinsonien. Le traitement de première intention repose sur le propranolol ou la primidone en cas de gêne fonctionnelle.

  • A. Le tremblement parkinsonien est un tremblement de repos, asymétrique, associé à une rigidité et une akinésie, absents ici.
  • B. Rien n'indique une prise de neuroleptique ou d'un autre médicament inducteur dans cette observation.
  • C. Le tremblement physiologique est de faible amplitude, souvent lié au stress ou à la caféine, et ne justifie pas une consultation ni une sensibilité à l'alcool aussi nette.
  • D. La dégénérescence corticobasale associe un syndrome parkinsonien asymétrique à des signes corticaux (apraxie, myoclonies), non présents ici.
Point clé: Le tremblement essentiel est un tremblement d'action bilatéral et symétrique, amélioré par l'alcool, à distinguer du tremblement de repos asymétrique de la maladie de Parkinson.

Sclérose en plaques et affections démyélinisantes

5 questions
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Une femme de 29 ans présente un épisode de diplopie ayant régressé spontanément en 10 jours il y a 8 mois, non exploré à l'époque. Elle consulte aujourd'hui pour des paresthésies du membre inférieur gauche évoluant depuis 2 semaines. L'IRM cérébrale et médullaire objective plusieurs hypersignaux de la substance blanche périventriculaire, juxtacorticaux et médullaires, dont certains se rehaussent après injection de gadolinium et d'autres non. Quel élément permet d'affirmer la dissémination temporelle selon les critères de McDonald ?

  1. APrésence d'une bande oligoclonale isolée dans le liquide cérébro-spinal
  2. BCoexistence sur l'IRM de lésions rehaussées et non rehaussées par le gadolinium
  3. CNombre total de lésions supérieur à neuf sur l'IRM cérébrale
  4. DAtteinte simultanée de la substance blanche périventriculaire et juxtacorticale
  5. EPrésence de lésions dans au moins deux territoires anatomiques différents
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Réponse: B. Coexistence sur l'IRM de lésions rehaussées et non rehaussées par le gadolinium

Selon les critères de McDonald révisés (2017), la dissémination temporelle peut être démontrée par la coexistence sur une même IRM de lésions rehaussées et non rehaussées par le gadolinium, témoignant de lésions d'âges différents, ou par l'apparition d'une nouvelle lésion en T2 sur une IRM de suivi. La dissémination spatiale, elle, repose sur l'atteinte d'au moins deux des quatre territoires typiques de la SEP (périventriculaire, juxtacortical, sous-tentoriel, médullaire). La présence de bandes oligoclonales peut se substituer à la dissémination temporelle mais ne la démontre pas par elle-même selon cette logique. Ici, la coexistence de lésions actives et inactives permet d'affirmer la dissémination temporelle sans attendre une nouvelle poussée.

  • A. La présence de bandes oligoclonales est un critère pouvant remplacer la dissémination temporelle en cas de syndrome clinique isolé, mais ce n'est pas celui illustré ici et elle ne reflète pas directement l'âge des lésions.
  • C. Le nombre de lésions n'est pas un critère retenu dans la définition des critères de McDonald.
  • D. Cette atteinte de deux territoires différents relève de la dissémination spatiale.
  • E. Ce critère définit la dissémination spatiale, non temporelle.
Point clé: Dans les critères de McDonald 2017, la dissémination temporelle peut être démontrée par la coexistence de lésions rehaussées et non rehaussées par le gadolinium sur une même IRM.
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Une femme de 26 ans consulte pour une baisse d'acuité visuelle de l'œil droit évoluant depuis 3 jours, associée à une douleur périorbitaire augmentée par les mouvements oculaires. L'examen retrouve une acuité visuelle à 2/10 à droite, un déficit du champ visuel central, une dyschromatopsie rouge-vert et un déficit pupillaire afférent relatif droit. Le fond d'œil est normal. Quel diagnostic est le plus probable ?

  1. ANeuropathie optique toxique
  2. BPapillœdème bilatéral par hypertension intracrânienne
  3. CNévrite optique rétrobulbaire
  4. DNeuropathie optique ischémique antérieure aiguë
  5. EOcclusion de l'artère centrale de la rétine
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Réponse: C. Névrite optique rétrobulbaire

La névrite optique rétrobulbaire associe classiquement une baisse d'acuité visuelle unilatérale d'installation subaiguë, une douleur périorbitaire majorée par les mouvements oculaires, un scotome central, une dyschromatopsie et un déficit pupillaire afférent relatif, avec un fond d'œil normal car l'inflammation touche la portion rétrobulbaire du nerf optique. Elle constitue une présentation inaugurale fréquente de la sclérose en plaques chez l'adulte jeune, en particulier chez la femme. La douleur oculaire aux mouvements et l'âge du patient orientent fortement vers cette étiologie démyélinisante plutôt qu'ischémique ou vasculaire. Un bilan IRM cérébral et orbitaire est indiqué à la recherche d'autres lésions de démyélinisation.

  • A. Une neuropathie optique toxique est généralement bilatérale et progressive, sans douleur oculaire, et nécessite un contexte d'exposition toxique ou médicamenteuse.
  • B. Le papillœdème par hypertension intracrânienne est bilatéral, visible au fond d'œil, et ne s'accompagne pas de douleur aux mouvements oculaires ni de scotome central aussi marqué.
  • D. La neuropathie optique ischémique antérieure touche typiquement un sujet plus âgé avec facteurs de risque vasculaires et s'accompagne d'un œdème papillaire visible au fond d'œil.
  • E. L'occlusion de l'artère centrale de la rétine est indolore, brutale, et s'accompagne d'anomalies rétiniennes visibles au fond d'œil (rétine pâle, macula rouge cerise).
Point clé: La névrite optique rétrobulbaire associe baisse d'acuité visuelle unilatérale, douleur aux mouvements oculaires et fond d'œil normal, et doit faire évoquer une sclérose en plaques chez l'adulte jeune.
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Un homme de 32 ans, suivi pour une sclérose en plaques récurrente-rémittente, présente depuis 4 jours une faiblesse du membre inférieur gauche gênant la marche, sans fièvre ni infection associée. L'examen neurologique confirme un déficit moteur proportionnel à gauche cotable à 4/5. Quel traitement est recommandé en première intention pour cette poussée ?

  1. AÉchanges plasmatiques en première intention
  2. BInterféron bêta par voie sous-cutanée en injection unique
  3. CPrednisone orale à faible dose pendant 4 semaines avec décroissance progressive
  4. DNatalizumab par voie intraveineuse en perfusion unique
  5. EMéthylprednisolone par voie intraveineuse à forte dose pendant 3 à 5 jours
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Réponse: E. Méthylprednisolone par voie intraveineuse à forte dose pendant 3 à 5 jours

Le traitement de référence d'une poussée de sclérose en plaques invalidante repose sur une corticothérapie intraveineuse à forte dose, typiquement méthylprednisolone 1 g/jour pendant 3 à 5 jours, sans décroissance progressive nécessaire. Ce traitement accélère la récupération fonctionnelle en réduisant l'inflammation et l'œdème au niveau des lésions démyélinisantes actives, sans modifier le pronostic à long terme de la maladie. Il doit être précédé de l'élimination d'une cause infectieuse, notamment urinaire, pouvant mimer ou aggraver une poussée. Les échanges plasmatiques sont réservés aux poussées sévères ne répondant pas à la corticothérapie.

  • A. Les échanges plasmatiques sont réservés en deuxième intention, en cas d'échec ou de contre-indication à la corticothérapie intraveineuse.
  • B. L'interféron bêta est un traitement de fond visant à réduire la fréquence des poussées, non un traitement de la poussée aiguë.
  • C. La corticothérapie orale à faible dose avec décroissance prolongée n'est pas le schéma recommandé pour traiter une poussée aiguë de SEP.
  • D. Le natalizumab est un traitement de fond immunomodulateur, non indiqué dans la prise en charge aiguë d'une poussée.
Point clé: La poussée de sclérose en plaques invalidante se traite par corticothérapie intraveineuse à forte dose (méthylprednisolone), sans effet sur le pronostic à long terme de la maladie.
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Une femme de 34 ans présente un premier épisode neurologique évocateur de démyélinisation. L'IRM cérébrale et médullaire avec injection de gadolinium est réalisée mais ne montre qu'une seule lésion caractéristique, insuffisante pour affirmer une dissémination spatiale et temporelle. Quel examen complémentaire est le plus utile pour étayer le diagnostic de sclérose en plaques dans cette situation ?

  1. APotentiels évoqués visuels
  2. BAnalyse du liquide cérébro-spinal à la recherche de bandes oligoclonales
  3. CScanner cérébral sans injection
  4. DDosage sanguin des anticorps anti-aquaporine 4
  5. EÉlectromyogramme avec étude des vitesses de conduction nerveuse
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Réponse: B. Analyse du liquide cérébro-spinal à la recherche de bandes oligoclonales

Lorsque l'IRM ne permet pas d'affirmer la dissémination spatiale et temporelle, la recherche de bandes oligoclonales par électrophorèse du liquide cérébro-spinal couplée au sérum devient déterminante selon les critères de McDonald 2017. Leur présence spécifique au LCS (absentes du sérum) traduit une synthèse intrathécale d'immunoglobulines et peut se substituer au critère de dissémination temporelle, accélérant ainsi le diagnostic. La ponction lombaire reste donc un examen clé en complément de l'IRM, en particulier dans les présentations atypiques ou incomplètes. Le dosage des anticorps anti-aquaporine 4 est utile pour éliminer une neuromyélite optique, diagnostic différentiel, mais ne contribue pas au diagnostic positif de SEP.

  • A. Les potentiels évoqués visuels peuvent révéler une atteinte infraclinique des voies optiques mais ne remplacent pas la ponction lombaire pour établir la dissémination temporelle selon les critères diagnostiques actuels.
  • C. Le scanner cérébral n'a pas la sensibilité nécessaire pour détecter les lésions démyélinisantes et n'est pas recommandé dans cette indication.
  • D. Ce dosage recherche une neuromyélite optique, diagnostic différentiel de la SEP, et non un argument positif pour la SEP elle-même.
  • E. L'électromyogramme explore le système nerveux périphérique et n'apporte aucune information sur une atteinte démyélinisante centrale.
Point clé: La ponction lombaire avec recherche de bandes oligoclonales spécifiques au LCS permet d'étayer le diagnostic de sclérose en plaques lorsque l'IRM ne suffit pas à démontrer la dissémination temporelle.
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Une femme de 30 ans est mise sous natalizumab en perfusion mensuelle pour une sclérose en plaques récurrente-rémittente active malgré un traitement de première ligne. Avant l'instauration et au cours du suivi, quelle surveillance biologique spécifique est indispensable du fait du risque principal associé à ce traitement ?

  1. ABilan hépatique mensuel à la recherche d'une hépatotoxicité
  2. BDosage des hormones thyroïdiennes à la recherche d'une dysthyroïdie
  3. CSérologie du virus JC (John Cunningham) avec suivi régulier de l'index
  4. DDosage régulier de la créatininémie pour surveiller la fonction rénale
  5. ENumération formule sanguine mensuelle à la recherche d'une agranulocytose
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Réponse: C. Sérologie du virus JC (John Cunningham) avec suivi régulier de l'index

Le natalizumab, anticorps monoclonal anti-intégrine alpha-4, expose au risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), infection opportuniste gravissime liée à la réactivation du virus JC au niveau cérébral. La sérologie JC doit être réalisée avant l'instauration du traitement et répétée régulièrement au cours du suivi, car le risque de LEMP augmente avec la durée du traitement, la positivité et l'index sérologique élevé, ainsi qu'avec un antécédent d'immunosuppression. Cette surveillance conditionne la poursuite ou l'arrêt du traitement et la fréquence de l'IRM de surveillance. Les autres examens biologiques ne correspondent pas au risque spécifique de ce traitement.

  • A. L'hépatotoxicité n'est pas le risque dominant associé au natalizumab, contrairement à d'autres traitements de fond comme le tériflunomide.
  • B. La dysthyroïdie est un effet indésirable classique de l'alemtuzumab, non du natalizumab.
  • D. La fonction rénale n'est pas spécifiquement menacée par le natalizumab.
  • E. L'agranulocytose n'est pas le risque principal du natalizumab ; ce type de surveillance concerne davantage certains immunosuppresseurs comme le tériflunomide ou la clozapine en psychiatrie.
Point clé: Le natalizumab expose au risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive, justifiant une surveillance régulière de la sérologie du virus JC avant et pendant le traitement.

Pathologies infectieuses du système nerveux

4 questions
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Un homme de 24 ans est amené aux urgences pour une céphalée intense d'apparition brutale depuis 6 heures, associée à une fièvre à 39,5 °C, des vomissements et une photophobie. L'examen retrouve une raideur de nuque franche et un purpura pétéchial des membres inférieurs, sans signe de localisation neurologique ni trouble de conscience. Quelle est la conduite à tenir immédiate la plus appropriée ?

  1. ACorticothérapie intraveineuse immédiate avant l'antibiothérapie
  2. BPonction lombaire immédiate puis antibiothérapie dès réception des résultats
  3. CScanner cérébral en urgence avant toute antibiothérapie
  4. DAntibiothérapie probabiliste par ceftriaxone sans délai, avant tout autre examen
  5. EHémocultures seules puis surveillance en attendant les résultats
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Réponse: D. Antibiothérapie probabiliste par ceftriaxone sans délai, avant tout autre examen

La présence d'un purpura pétéchial extensif dans un contexte de syndrome méningé fébrile impose une antibiothérapie probabiliste en urgence absolue, par ceftriaxone intraveineuse ou intramusculaire, sans attendre la réalisation d'aucun examen complémentaire, car ce signe évoque un purpura fulminans à méningocoque menaçant la vie en quelques heures. Aucun délai ne doit retarder l'injection de l'antibiotique, pas même le temps d'un scanner cérébral ou d'une ponction lombaire. Les hémocultures peuvent être prélevées juste avant l'injection si cela ne retarde pas le geste, mais ne doivent jamais le conditionner. Cette urgence thérapeutique absolue illustre le caractère vital du pronostic en cas de purpura fulminans.

  • A. La corticothérapie n'est pas la priorité immédiate et ne doit en aucun cas précéder ou retarder l'antibiothérapie.
  • B. Attendre la ponction lombaire avant l'antibiothérapie ferait perdre un temps précieux et mettrait en jeu la vie du patient en présence d'un purpura fulminans.
  • C. Le scanner cérébral n'est indiqué qu'en cas de signe de localisation, de trouble de conscience sévère ou de crise convulsive, et ne doit jamais retarder l'antibiothérapie en urgence.
  • E. Se limiter aux hémocultures sans traiter immédiatement expose à un risque vital majeur en cas de purpura fulminans.
Point clé: Devant un syndrome méningé fébrile associé à un purpura pétéchial, l'antibiothérapie probabiliste par ceftriaxone doit être administrée en urgence absolue, sans attendre aucun examen complémentaire.
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Un homme de 58 ans est amené aux urgences pour céphalées fébriles depuis 24 heures. La température est à 38,9 °C, la pression artérielle à 128/76 mmHg. L'examen neurologique retrouve une hémiparésie droite et une aphasie récemment apparues. Il existe une raideur de nuque. Quelle est la prise en charge immédiate la plus appropriée avant d'envisager une ponction lombaire ?

  1. ARéaliser un électroencéphalogramme avant tout geste
  2. BRéaliser une imagerie cérébrale en urgence
  3. CRéaliser la ponction lombaire immédiatement sans délai
  4. DDébuter l'antibiothérapie et différer tout geste de plusieurs heures
  5. ERéaliser un fond d'œil seul pour rechercher un œdème papillaire
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Réponse: B. Réaliser une imagerie cérébrale en urgence

La présence d'un déficit neurologique focal (hémiparésie, aphasie) est une contre-indication à la réalisation immédiate de la ponction lombaire en raison du risque d'engagement cérébral en cas de processus expansif ou d'hypertension intracrânienne. Une imagerie cérébrale, idéalement un scanner, doit être réalisée en urgence avant le geste pour éliminer une contre-indication. L'antibiothérapie probabiliste doit néanmoins être débutée sans attendre les résultats de l'imagerie ni de la ponction lombaire dès que celle-ci est retardée. Les autres contre-indications classiques sont les troubles de la coagulation, l'instabilité hémodynamique majeure et l'infection cutanée au point de ponction.

  • A. L'électroencéphalogramme n'a pas d'indication en urgence dans ce contexte et ne remplace pas l'imagerie cérébrale avant la ponction lombaire.
  • C. La présence d'un déficit focal impose une imagerie cérébrale préalable pour éliminer un processus expansif avant toute ponction lombaire.
  • D. Il ne faut pas différer l'antibiothérapie, celle-ci doit être débutée en urgence même si la ponction lombaire est retardée pour imagerie.
  • E. Le fond d'œil seul est insuffisant et peu sensible pour éliminer une hypertension intracrânienne engageante, l'imagerie cérébrale est indispensable.
Point clé: Un déficit neurologique focal impose une imagerie cérébrale avant la ponction lombaire, sans retarder l'antibiothérapie probabiliste.
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Une femme de 36 ans est amenée aux urgences par son conjoint pour confusion et fièvre évoluant depuis 48 heures. La température est à 38,7 °C. L'examen retrouve une désorientation temporo-spatiale, des hallucinations et une crise convulsive partielle. L'IRM cérébrale montre un hypersignal en séquence FLAIR au niveau du lobe temporal gauche et de la région insulaire, sans prise de contraste. Quelle est la prise en charge thérapeutique immédiate la plus appropriée ?

  1. AAciclovir intraveineux débuté sans attendre les résultats de la ponction lombaire
  2. BAciclovir débuté uniquement après confirmation de la PCR herpès simplex dans le LCS
  3. CCorticothérapie intraveineuse à forte dose en première intention
  4. DValaciclovir par voie orale en ambulatoire
  5. ECéfotaxime intraveineux en attendant la confirmation virologique
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Réponse: A. Aciclovir intraveineux débuté sans attendre les résultats de la ponction lombaire

Devant un tableau évocateur d'encéphalite herpétique (fièvre, troubles de la conscience ou du comportement, crises comitiales, atteinte temporale à l'IRM), l'aciclovir intraveineux doit être débuté en urgence sans attendre la confirmation de la PCR herpès simplex dans le liquide céphalo-rachidien, car le pronostic dépend de la précocité du traitement. La ponction lombaire est réalisée pour confirmer le diagnostic par PCR, mais son résultat ne doit pas retarder l'instauration du traitement antiviral. L'atteinte temporale et insulaire uni ou bilatérale en FLAIR est l'aspect IRM le plus caractéristique de cette encéphalite.

  • B. Attendre la confirmation de la PCR avant de traiter expose à un retard thérapeutique délétère sur le pronostic neurologique.
  • C. La corticothérapie n'est pas le traitement de première intention de l'encéphalite herpétique, l'urgence est le traitement antiviral.
  • D. La voie orale ambulatoire est insuffisante et inadaptée à la gravité du tableau, qui impose une hospitalisation et un traitement intraveineux.
  • E. Le céfotaxime est une antibiothérapie dirigée contre les bactéries, sans action sur le virus herpès simplex responsable du tableau.
Point clé: Devant une suspicion d'encéphalite herpétique, l'aciclovir intraveineux doit être débuté en urgence sans attendre la confirmation virologique.
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Un adolescent de 15 ans est hospitalisé pour une méningite purpurique. La culture du liquide céphalo-rachidien confirme une infection à Neisseria meningitidis de sérogroupe B. Il vit avec ses parents et sa sœur de 10 ans, et partage sa chambre au lycée en internat avec trois camarades. Quelle est la conduite à tenir la plus appropriée concernant l'entourage proche ?

  1. AAntibioprophylaxie uniquement si les sujets contacts présentent de la fièvre
  2. BAntibioprophylaxie par rifampicine pour les sujets contacts proches
  3. CVaccination systématique de tous les élèves du lycée sans antibioprophylaxie
  4. DIsolement des sujets contacts pendant 14 jours sans traitement
  5. EAntibioprophylaxie par amoxicilline pour les sujets contacts proches
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Réponse: B. Antibioprophylaxie par rifampicine pour les sujets contacts proches

La prophylaxie des sujets contacts d'un cas de méningite à méningocoque repose sur une antibioprophylaxie par rifampicine pendant deux jours, à débuter le plus rapidement possible, idéalement dans les 24 à 48 heures suivant le diagnostic du cas index, chez les personnes ayant eu un contact proche et prolongé (famille, camarades de chambre). Cette antibioprophylaxie vise à éradiquer un portage pharyngé éventuel et à interrompre la transmission, indépendamment de la présence de symptômes chez les contacts. Une vaccination complémentaire est recommandée en cas de sérogroupe couvert par un vaccin disponible (ici le sérogroupe B), en complément de l'antibioprophylaxie et non en remplacement.

  • A. L'antibioprophylaxie doit être systématique pour tous les sujets contacts proches, indépendamment de la présence de fièvre.
  • C. La vaccination seule sans antibioprophylaxie est insuffisante, elle ne protège pas contre une transmission immédiate à partir d'un portage déjà acquis.
  • D. Un isolement sans traitement n'a pas d'efficacité démontrée et n'est pas la mesure recommandée dans ce contexte.
  • E. L'amoxicilline n'est pas l'antibiotique recommandé en prophylaxie des sujets contacts, c'est la rifampicine qui est utilisée.
Point clé: Les sujets contacts proches d'un cas de méningite à méningocoque doivent recevoir une antibioprophylaxie par rifampicine le plus rapidement possible.

Pathologies neuromusculaires et de la jonction

4 questions
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Une femme de 29 ans consulte pour une diplopie fluctuante apparue il y a trois semaines, nettement aggravée en fin de journée et après un effort prolongé de lecture, avec amélioration partielle après repos. L'examen retrouve un ptosis bilatéral asymétrique majoré par le maintien du regard vers le haut, sans trouble sensitif ni syndrome pyramidal. Les réflexes ostéotendineux sont présents et symétriques. Quel est l'examen le plus pertinent à réaliser en première intention pour confirmer le diagnostic suspecté ?

  1. APonction lombaire avec étude du liquide céphalo-rachidien
  2. BÉlectromyogramme avec étude de la conduction nerveuse sensitive
  3. CDosage des anticorps anti-aquaporine 4
  4. DIRM cérébrale avec injection de produit de contraste
  5. EDosage des anticorps anti-récepteurs de l'acétylcholine
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Réponse: E. Dosage des anticorps anti-récepteurs de l'acétylcholine

Le tableau clinique associant une fatigabilité musculaire fluctuante, un ptosis et une diplopie variable dans la journée est très évocateur d'une myasthénie auto-immune. Le dosage des anticorps anti-récepteurs de l'acétylcholine est l'examen de première intention, retrouvé positif dans environ 80 à 85 % des formes généralisées et permettant de confirmer le diagnostic sans geste invasif. En cas de négativité et de forte suspicion clinique, on recherche les anticorps anti-MuSK, puis on complète par un électromyogramme avec stimulation répétitive ou un test pharmacologique si besoin. L'IRM cérébrale et la ponction lombaire n'ont pas d'intérêt diagnostique direct dans ce tableau périphérique de la jonction neuromusculaire.

  • A. La ponction lombaire n'apporte pas d'élément diagnostique dans la myasthénie, qui n'est pas une pathologie du système nerveux central.
  • B. L'étude de la conduction sensitive n'est pas perturbée dans la myasthénie, qui est une atteinte de la jonction neuromusculaire sans atteinte sensitive.
  • C. Les anticorps anti-aquaporine 4 sont recherchés dans les pathologies du spectre de la neuromyélite optique, non dans la myasthénie.
  • D. L'IRM cérébrale n'explore pas la jonction neuromusculaire et n'est pas l'examen de première intention devant ce tableau.
Point clé: Devant une fatigabilité musculaire fluctuante avec ptosis et diplopie, le dosage des anticorps anti-récepteurs de l'acétylcholine confirme le diagnostic de myasthénie auto-immune.
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Une femme de 52 ans suivie pour une myasthénie auto-immune généralisée, sous pyridostigmine, est hospitalisée pour une pneumopathie communautaire. Le médecin de garde envisage de lui prescrire un antibiotique. Quelle classe médicamenteuse doit être évitée en raison du risque de décompensation myasthénique ?

  1. ALes aminosides
  2. BLes macrolides à spectre étroit
  3. CLes glycopeptides
  4. DLes pénicillines A
  5. ELes céphalosporines de 3e génération
Voir la réponse
Réponse: A. Les aminosides

Les aminosides (gentamicine, amikacine) bloquent la libération présynaptique d'acétylcholine et aggravent le bloc neuromusculaire déjà présent dans la myasthénie, pouvant précipiter une crise myasthénique avec détresse respiratoire. D'autres classes sont également à utiliser avec prudence ou à éviter chez le myasthénique, comme les fluoroquinolones, certains bêtabloquants, le magnésium intraveineux et les curares non dépolarisants. Les céphalosporines, les pénicillines et les glycopeptides n'ont pas d'effet notable sur la transmission neuromusculaire et peuvent être utilisés sans précaution particulière liée à la myasthénie.

  • B. Les macrolides à spectre étroit n'ont pas d'effet significatif démontré sur la transmission neuromusculaire comparable à celui des aminosides.
  • C. Les glycopeptides n'ont pas d'effet sur la jonction neuromusculaire et ne sont pas contre-indiqués chez le myasthénique.
  • D. Les pénicillines A n'ont pas d'effet sur la jonction neuromusculaire et peuvent être utilisées sans précaution particulière.
  • E. Les céphalosporines de 3e génération n'ont pas d'effet sur la transmission neuromusculaire et ne sont pas contre-indiquées dans la myasthénie.
Point clé: Les aminosides sont contre-indiqués chez le patient myasthénique car ils aggravent le bloc neuromusculaire et peuvent déclencher une crise myasthénique.
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Un homme de 34 ans consulte pour une faiblesse des membres inférieurs d'aggravation progressive depuis cinq jours, ayant débuté par des paresthésies distales des pieds puis s'étendant vers les membres supérieurs. Il rapporte un épisode de diarrhée fébrile trois semaines auparavant. L'examen retrouve un déficit moteur symétrique à prédominance distale, une abolition des réflexes ostéotendineux aux quatre membres, sans trouble sphinctérien. La fréquence respiratoire est à 16 cycles/min. Quel est le diagnostic le plus probable ?

  1. AMyasthénie auto-immune généralisée
  2. BBotulisme
  3. CMyélite transverse aiguë
  4. DSyndrome de Guillain-Barré
  5. EPolyradiculonévrite diabétique
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Réponse: D. Syndrome de Guillain-Barré

L'association d'un déficit moteur ascendant symétrique, d'une aréflexie ostéotendineuse diffuse et d'un contexte infectieux récent, en particulier digestif, est très évocatrice d'un syndrome de Guillain-Barré, polyradiculonévrite aiguë auto-immune souvent post-infectieuse, notamment après une infection à Campylobacter jejuni. L'évolution se fait classiquement en quelques jours à quelques semaines, avec un risque d'atteinte respiratoire nécessitant une surveillance rapprochée de la capacité vitale. La myélite transverse s'accompagne typiquement d'un niveau sensitif net et de troubles sphinctériens précoces, absents ici. La myasthénie ne donne pas d'aréflexie ni de paresthésies et évolue de façon fluctuante plutôt que progressive sur plusieurs jours.

  • A. La myasthénie ne s'accompagne pas d'aréflexie ni de paresthésies, et son évolution est fluctuante plutôt que progressive sur plusieurs jours.
  • B. Le botulisme donne un tableau descendant avec atteinte oculomotrice et pupillaire précoce, non une atteinte ascendante distale comme ici.
  • C. La myélite transverse s'accompagne typiquement d'un niveau sensitif net et de troubles sphinctériens précoces, non retrouvés ici.
  • E. Il n'y a pas de contexte de diabète ni d'atteinte habituellement asymétrique et chronique évocatrice d'une polyradiculonévrite diabétique.
Point clé: Un déficit moteur ascendant symétrique avec aréflexie diffuse après un épisode infectieux évoque un syndrome de Guillain-Barré.
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Un homme de 45 ans est hospitalisé pour un syndrome de Guillain-Barré confirmé, avec une tétraparésie ascendante évoluant depuis 4 jours. Il a reçu des immunoglobulines intraveineuses. À l'examen, la capacité vitale est mesurée à 18 mL/kg et il décrit une gêne à la toux. La fréquence respiratoire est à 22/min, la SpO2 à 96 % en air ambiant. Quelle est la conduite à tenir la plus adaptée ?

  1. ATransfert en réanimation pour surveillance et discussion d'une ventilation mécanique
  2. BOxygénothérapie nasale à faible débit et surveillance en service conventionnel
  3. CMise en place d'une ventilation non invasive au masque facial
  4. DRéalisation d'une nouvelle cure d'immunoglobulines intraveineuses
  5. EMajoration de la kinésithérapie respiratoire au lit du patient
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Réponse: A. Transfert en réanimation pour surveillance et discussion d'une ventilation mécanique

Une capacité vitale inférieure à 20 mL/kg, une diminution rapide de la capacité vitale, des troubles de la déglutition ou une atteinte bulbaire sont des critères d'alerte imposant un transfert en réanimation dans le syndrome de Guillain-Barré. La ventilation non invasive est contre-indiquée en raison du risque d'inhalation lié à l'atteinte bulbaire potentielle et de l'évolution imprévisible. La surveillance doit être rapprochée (capacité vitale, toux, déglutition, fréquence cardiaque) car l'aggravation peut être brutale. Une seconde cure d'immunoglobulines n'est pas recommandée en première intention devant une aggravation respiratoire.

  • B. Une simple oxygénothérapie ne corrige pas le risque d'épuisement des muscles respiratoires et retarde la prise en charge adaptée.
  • C. La ventilation non invasive est déconseillée dans le Guillain-Barré du fait du risque de troubles de déglutition et d'inhalation.
  • D. Une nouvelle cure d'immunoglobulines n'est pas la mesure urgente indiquée devant ce tableau de menace respiratoire aiguë.
  • E. La kinésithérapie seule est insuffisante devant ce seuil critique de capacité vitale annonçant un risque de détresse respiratoire.
Point clé: Une capacité vitale inférieure à 20 mL/kg dans le syndrome de Guillain-Barré impose un transfert en réanimation pour surveillance et éventuelle ventilation mécanique.

Compression médullaire et pathologie rachidienne

3 questions
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Un homme de 62 ans, suivi pour un adénocarcinome prostatique métastatique, consulte pour une difficulté à la marche évoluant depuis 5 jours, associée à des douleurs rachidiennes dorsales nocturnes. L'examen retrouve une faiblesse des deux membres inférieurs cotée à 3/5, une hyperréflexie rotulienne et achilléenne bilatérale avec signe de Babinski bilatéral, et un niveau sensitif thoracique. Quelle est la conduite à tenir immédiate la plus appropriée ?

  1. AIRM du rachis en urgence et corticothérapie à forte dose
  2. BÉlectromyogramme des membres inférieurs
  3. CScanner rachidien sans injection en urgence
  4. DPonction lombaire avec étude du liquide cérébrospinal
  5. ERadiographies standard du rachis dorsal face et profil
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Réponse: A. IRM du rachis en urgence et corticothérapie à forte dose

Devant un tableau de compression médullaire (syndrome lésionnel rachidien, syndrome sous-lésionnel pyramidal avec signe de Babinski, niveau sensitif) chez un patient ayant un cancer connu, l'IRM du rachis en urgence est l'examen de référence car elle visualise précisément la moelle, le canal rachidien et l'étendue de la compression. Une corticothérapie à forte dose doit être débutée sans délai en cas de forte suspicion de compression médullaire tumorale, avant même la confirmation radiologique, pour limiter l'œdème médullaire et préserver la fonction neurologique. Le pronostic fonctionnel dépend directement de la rapidité de la prise en charge.

  • B. L'électromyogramme explore l'atteinte périphérique et n'a pas d'intérêt dans l'urgence diagnostique d'une compression médullaire.
  • C. Le scanner est moins sensible que l'IRM pour l'analyse des structures médullaires et doit être réservé aux contre-indications à l'IRM.
  • D. La ponction lombaire est contre-indiquée en cas de suspicion de compression médullaire du fait du risque d'engagement.
  • E. Les radiographies standard ne permettent pas de visualiser la moelle épinière ni d'évaluer le degré de compression.
Point clé: Toute suspicion de compression médullaire impose une IRM rachidienne en urgence et, en contexte tumoral, une corticothérapie à forte dose sans délai.
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Un homme de 50 ans consulte aux urgences pour une lombosciatalgie bilatérale brutale apparue après un effort de soulèvement. Il rapporte depuis 6 heures une difficulté à uriner avec une sensation de vessie pleine, ainsi qu'une anesthésie en selle. L'examen retrouve une hypoesthésie périnéale, une abolition du réflexe anal et une parésie bilatérale des loges postérieures des jambes. Quelle est la prise en charge la plus urgente ?

  1. AMise en place d'un sondage urinaire et surveillance clinique à 48 heures
  2. BÉlectromyogramme des membres inférieurs pour localiser l'atteinte radiculaire
  3. CAntalgiques de palier III et repos strict au lit pendant 5 jours
  4. DIRM lombo-sacrée en urgence pour décompression chirurgicale sans délai
  5. EInfiltration épidurale de corticoïdes sous contrôle scanographique
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Réponse: D. IRM lombo-sacrée en urgence pour décompression chirurgicale sans délai

Le syndrome de la queue de cheval associant troubles sphinctériens, anesthésie en selle et déficit moteur bilatéral constitue une urgence neurochirurgicale absolue. L'IRM lombo-sacrée doit être réalisée sans délai pour identifier la cause (le plus souvent une hernie discale volumineuse) et permettre une décompression chirurgicale en urgence, idéalement dans les 24 à 48 heures, car le pronostic fonctionnel sphinctérien et moteur dépend directement de la précocité de la levée de compression. Tout retard expose à des séquelles définitives, notamment sphinctériennes.

  • A. Le sondage urinaire est un geste symptomatique mais ne traite pas la cause et une surveillance différée expose à des séquelles irréversibles.
  • B. L'électromyogramme n'a pas d'intérêt dans l'urgence et retarderait la prise en charge chirurgicale nécessaire.
  • C. Un traitement médical seul est inadapté devant un déficit moteur et sphinctérien évolutif qui impose une prise en charge chirurgicale urgente.
  • E. L'infiltration de corticoïdes n'a aucune place dans l'urgence d'un syndrome de la queue de cheval et retarderait la décompression.
Point clé: Le syndrome de la queue de cheval est une urgence neurochirurgicale justifiant une IRM immédiate et une décompression sans délai.
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Une patiente de 45 ans présente une douleur irradiant de la fesse vers la face postérieure de la cuisse, la face postérieure du mollet jusqu'au talon et au bord externe du pied. L'examen retrouve une diminution du réflexe achilléen et une discrète faiblesse à la flexion plantaire du pied. Quelle racine nerveuse est atteinte ?

  1. ALa racine L3
  2. BLa racine L2
  3. CLa racine L5
  4. DLa racine S1
  5. ELa racine L4
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Réponse: D. La racine S1

L'atteinte de la racine S1 se caractérise par une douleur de topographie postérieure, descendant par la fesse, la face postérieure de la cuisse et du mollet, jusqu'au talon et au bord externe du pied, associée à une diminution ou une abolition du réflexe achilléen et à une faiblesse de la flexion plantaire du pied (triceps sural). La racine L5 se distingue par une topographie plus externe atteignant le dos du pied et le gros orteil, avec un déficit du muscle extenseur de l'hallux, sans atteinte du réflexe achilléen.

  • A. La racine L3 donne une douleur crurale antérieure sans atteinte du réflexe achilléen.
  • B. La racine L2 est responsable d'une douleur de la face antérieure et interne de la cuisse, sans trajet postérieur vers le talon.
  • C. La racine L5 donne une douleur de trajet plus externe atteignant le dos du pied et un déficit de l'extension du gros orteil, sans abolition du réflexe achilléen.
  • E. La racine L4 se traduit par une douleur de la face antérieure de la cuisse et une diminution du réflexe rotulien, non du réflexe achilléen.
Point clé: La radiculalgie S1 associe un trajet postérieur jusqu'au talon, une abolition du réflexe achilléen et une faiblesse de la flexion plantaire.

Neuropathies périphériques et pathologie musculaire

3 questions
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Un homme de 58 ans, diabétique de type 2 depuis 15 ans mal équilibré, consulte pour des paresthésies à type de brûlures des pieds évoluant depuis plusieurs mois, remontant progressivement jusqu'aux chevilles, de manière symétrique. L'examen retrouve une hypoesthésie en chaussette, une abolition des réflexes achilléens et une discrète faiblesse des extenseurs des orteils. Quelle est l'étiologie la plus probable ?

  1. ANeuropathie vascularite nécrosante
  2. BAmylose héréditaire à transthyrétine
  3. CSyndrome de Guillain-Barré
  4. DPolyneuropathie diabétique
  5. EPolyneuropathie alcoolique
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Réponse: D. Polyneuropathie diabétique

La présentation clinique d'une polyneuropathie sensitivomotrice distale, symétrique, à prédominance sensitive, d'évolution chronique et progressive chez un patient diabétique mal équilibré depuis de nombreuses années est typique d'une polyneuropathie diabétique, complication microvasculaire fréquente du diabète. Le mécanisme associe une atteinte axonale liée à l'hyperglycémie chronique et à la souffrance microvasculaire des vasa nervorum. Le diagnostic repose avant tout sur le contexte clinique et l'élimination d'autres causes, l'électroneuromyogramme confirmant l'atteinte axonale sensitivomotrice à prédominance distale.

  • A. Une vascularite nécrosante donne typiquement une atteinte asymétrique à type de mononeuropathie multiple, non un tableau symétrique en chaussette.
  • B. L'amylose héréditaire est une cause rare, évoquée en l'absence d'autre étiologie identifiée, non en présence d'un diabète évolutif mal contrôlé.
  • C. Le syndrome de Guillain-Barré est une polyradiculonévrite aiguë d'évolution rapide, non une neuropathie chronique progressive sur plusieurs mois.
  • E. La polyneuropathie alcoolique est possible mais le contexte diabétique mal équilibré est ici l'élément étiologique le plus pertinent.
Point clé: Une polyneuropathie sensitivomotrice distale symétrique chronique chez un diabétique mal équilibré oriente en priorité vers une polyneuropathie diabétique.
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Une femme de 52 ans, travaillant sur chaîne de montage, se plaint de paresthésies nocturnes des trois premiers doigts de la main droite, soulagées en secouant la main. L'examen retrouve une hypoesthésie de la pulpe du pouce, de l'index et du majeur, et une reproduction des paresthésies lors de la percussion du poignet. Quel examen complémentaire permet de confirmer le diagnostic ?

  1. ADosage de la vitamine B12 sérique
  2. BÉchographie Doppler des artères du membre supérieur
  3. CRadiographie standard du poignet face et profil
  4. DÉlectroneuromyogramme du membre supérieur
  5. EIRM du rachis cervical
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Réponse: D. Électroneuromyogramme du membre supérieur

L'électroneuromyogramme est l'examen de référence pour confirmer le diagnostic de syndrome du canal carpien : il objective un allongement des latences distales motrices et sensitives du nerf médian au poignet, traduisant la souffrance du nerf comprimé sous le ligament annulaire antérieur du carpe. Il permet également d'évaluer la sévérité de l'atteinte et d'orienter la décision thérapeutique, notamment chirurgicale. Le diagnostic clinique est fortement suggéré par le signe de Tinel et le test de Phalen, mais l'électroneuromyogramme reste nécessaire pour confirmer et quantifier l'atteinte.

  • A. Le dosage de la vitamine B12 est utile dans le bilan étiologique d'une polyneuropathie diffuse, non dans le diagnostic d'une mononeuropathie focale du canal carpien.
  • B. L'échographie Doppler artérielle n'est pas indiquée, le tableau clinique n'étant pas d'origine vasculaire.
  • C. La radiographie du poignet n'explore pas la fonction nerveuse et n'a d'intérêt qu'en cas de suspicion de cause osseuse associée.
  • E. L'IRM du rachis cervical est utile en cas de suspicion de radiculopathie C6-C7, non devant ce tableau typique de canal carpien.
Point clé: L'électroneuromyogramme confirme le diagnostic de syndrome du canal carpien en objectivant l'allongement des latences du nerf médian au poignet.
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Un homme de 34 ans consulte pour des myalgies diffuses et une fatigabilité musculaire proximale évoluant depuis 3 mois. L'examen révèle un déficit moteur proximal des ceintines cotée à 4/5 symétrique, sans trouble sensitif, sans fasciculation, avec des réflexes ostéotendineux présents. Le bilan biologique montre : CPK à 2800 UI/L (N < 190), ASAT 95 UI/L, ALAT 40 UI/L, TSH normale, CRP 4 mg/L. Quelle est l'orientation diagnostique la plus probable ?

  1. AUne sclérose latérale amyotrophique
  2. BUne myopathie
  3. CUne polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique
  4. DUne neuropathie axonale sensitivomotrice
  5. EUne myasthénie auto-immune
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Réponse: B. Une myopathie

L'association d'un déficit moteur proximal symétrique, sans trouble sensitif, avec une élévation majeure des CPK (plus de 10 fois la normale) oriente vers une atteinte primitivement musculaire, c'est-à-dire une myopathie. L'élévation des CPK traduit une lyse des fibres musculaires et constitue le premier élément biologique d'orientation devant une faiblesse musculaire. L'atteinte proximale et symétrique, les réflexes ostéotendineux conservés et l'absence de trouble sensitif permettent d'exclure une atteinte neurogène périphérique. L'élévation associée des transaminases (ASAT, ALAT) sans cholestase renforce l'origine musculaire, ces enzymes étant également présentes dans le muscle strié.

  • A. La SLA associe un syndrome pyramidal, des fasciculations et ne s'accompagne pas d'une élévation aussi franche des CPK en général.
  • C. Une polyradiculonévrite s'accompagne typiquement de troubles sensitifs et d'une abolition des réflexes ostéotendineux, absents ici.
  • D. Une neuropathie axonale sensitivomotrice s'accompagne de troubles sensitifs et d'une abolition des réflexes, non retrouvés ici.
  • E. La myasthénie se caractérise par une fatigabilité fluctuante sans élévation des CPK, qui restent normales.
Point clé: Devant un déficit moteur proximal symétrique sans trouble sensitif, une élévation majeure des CPK oriente vers une origine musculaire (myopathie).

Questions fréquentes

S'agit-il de vraies questions des EDN ?

Non. Ce sont des questions originales rédigées dans le style des EDN, d'après le référentiel du 2e cycle. Un second modèle indépendant a résolu chaque question sans voir la correction ; les questions à la réponse discutable ont été retirées.

Comment utiliser ces questions de neurologie ?

Faites d'abord le quiz sans regarder les réponses, puis lisez l'explication de chaque question ratée ou devinée. Le point clé sous chaque réponse est ce qu'il faut retenir.

Les questions sont-elles gratuites ?

Oui. Toutes les questions, réponses et explications de cette page sont gratuites, sans inscription.

Autres spécialités (EDN)

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