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EDN · France

QCM EDN de néphrologie

48 questions originales dans le style des EDN en néphrologie. Pour chacune : la bonne réponse, l'explication, pourquoi les autres propositions sont fausses et le point clé. Faites le quiz ou lisez-les ci-dessous, classées par chapitre.

Questions48 corrigées
Chapitres9
Propositions par question5
Durée≈ 72 min
EDN · Néphrologie : entraînementChoisissez une réponse pour voir aussitôt la bonne proposition et l'explication. Votre meilleur score est enregistré dans ce navigateur.

Insuffisance rénale aiguë

8 questions
1

Une patiente de 75 ans est hospitalisée pour une gastro-entérite aiguë avec vomissements depuis 3 jours. La pression artérielle est à 95/55 mmHg, la fréquence cardiaque à 110/min. La créatininémie est à 180 µmol/L (base inconnue, estimée normale). Le ionogramme urinaire montre : sodium urinaire 12 mmol/L, urée urinaire/urée plasmatique = 15, osmolarité urinaire 650 mOsm/kg. Quel mécanisme est le plus probable ?

  1. AObstruction des voies urinaires
  2. BNécrose tubulaire aiguë
  3. CGlomérulonéphrite rapidement progressive
  4. DNéphrite interstitielle aiguë
  5. EInsuffisance rénale aiguë fonctionnelle
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Réponse: E. Insuffisance rénale aiguë fonctionnelle

Un sodium urinaire bas (< 20 mmol/L), un rapport urée urinaire/urée plasmatique élevé (> 10) et une osmolarité urinaire élevée (> 500 mOsm/kg) témoignent d'une bonne capacité de concentration et de réabsorption tubulaire du sodium, caractéristique d'une IRA fonctionnelle (pré-rénale) liée à l'hypovolémie des vomissements. Dans la nécrose tubulaire aiguë, l'atteinte tubulaire empêche cette réabsorption, avec un sodium urinaire élevé (> 40 mmol/L) et une osmolarité urinaire basse proche de celle du plasma. Le contexte clinique (vomissements, tachycardie, hypotension) renforce l'hypothèse d'une hypoperfusion rénale fonctionnelle et réversible après correction volémique.

  • A. Aucun élément clinique n'oriente vers un obstacle des voies urinaires.
  • B. La nécrose tubulaire aiguë s'accompagne d'un sodium urinaire élevé et d'une osmolarité urinaire basse, à l'inverse du profil observé.
  • C. Il n'y a aucun argument pour une atteinte glomérulaire (pas d'hématurie ni de protéinurie mentionnées).
  • D. La néphrite interstitielle aiguë ne se définit pas par ce profil d'indices urinaires et s'associe souvent à une prise médicamenteuse.
Point clé: Un sodium urinaire bas avec une osmolarité urinaire élevée oriente vers une IRA fonctionnelle liée à une hypoperfusion rénale réversible.
2

Un homme de 58 ans est pris en charge pour un choc hémorragique sur rupture de varices œsophagiennes, avec une pression artérielle systolique restée inférieure à 70 mmHg pendant 45 minutes avant remplissage efficace. Trois jours plus tard, la créatininémie passe de 80 à 250 µmol/L et la diurèse est conservée. Quel mécanisme physiopathologique explique le mieux cette évolution ?

  1. AObstruction tubulaire par précipitation de cristaux d'oxalate
  2. BVasospasme des artères rénales par toxicité directe d'un produit de contraste
  3. CInfiltration interstitielle par des polynucléaires éosinophiles
  4. DNécrose et desquamation des cellules épithéliales tubulaires par hypoperfusion prolongée
  5. EDépôts de complexes immuns dans le mésangium glomérulaire
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Réponse: D. Nécrose et desquamation des cellules épithéliales tubulaires par hypoperfusion prolongée

Une hypoperfusion rénale prolongée et sévère, comme lors d'un choc hémorragique, dépasse les capacités d'autorégulation rénale et entraîne une ischémie des cellules tubulaires, particulièrement vulnérables au niveau du segment S3 du tube proximal et de la branche large ascendante de Henlé. Il en résulte une nécrose et une desquamation des cellules épithéliales tubulaires, qui obstruent la lumière tubulaire sous forme de cylindres, réduisant la filtration glomérulaire. Cette nécrose tubulaire aiguë ischémique est la cause la plus fréquente d'IRA organique en réanimation, faisant suite classiquement à un épisode d'hypotension prolongée ou de choc.

  • A. Rien dans l'énoncé n'évoque une intoxication ou une cause métabolique favorisant une cristallurie.
  • B. Aucune injection de produit de contraste n'est mentionnée dans ce contexte de choc hémorragique.
  • C. Ce mécanisme est caractéristique de la néphrite interstitielle aiguë immuno-allergique, non du contexte de choc hémorragique.
  • E. Ce mécanisme correspond aux glomérulonéphrites, non à une atteinte tubulaire ischémique.
Point clé: Une hypoperfusion rénale sévère et prolongée est la principale cause de nécrose tubulaire aiguë ischémique, par nécrose des cellules épithéliales tubulaires proximales.
3

Une femme de 72 ans, diabétique de type 2, insuffisante rénale chronique avec un débit de filtration glomérulaire estimé à 38 mL/min/1,73 m², doit bénéficier d'un angioscanner thoracique injecté en programmé pour suspicion d'embolie pulmonaire. Quelle mesure est recommandée en priorité pour prévenir une néphropathie aux produits de contraste iodés ?

  1. AAdministration prophylactique de furosémide avant l'injection
  2. BPerfusion de sérum salé isotonique avant et après l'injection du produit de contraste
  3. CRéalisation d'une séance d'hémodialyse prophylactique juste après l'injection
  4. DArrêt temporaire des inhibiteurs de l'enzyme de conversion 48 heures avant l'examen uniquement
  5. EAdministration d'acétylcystéine par voie orale la veille et le jour de l'examen
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Réponse: B. Perfusion de sérum salé isotonique avant et après l'injection du produit de contraste

La mesure préventive la plus efficace et la mieux validée est l'hydratation par sérum salé isotonique (NaCl 0,9 %) avant et après l'administration du produit de contraste iodé, chez les patients à risque comme cette patiente diabétique avec insuffisance rénale chronique. Cette expansion volémique améliore la perfusion rénale et diminue la concentration intratubulaire du produit de contraste. L'acétylcystéine n'a pas montré de bénéfice constant dans les études et n'est plus recommandée en première intention. Le furosémide et les diurétiques sont à éviter car ils favorisent la déplétion volémique, aggravant le risque.

  • A. Les diurétiques comme le furosémide sont contre-indiqués car ils favorisent la déplétion volémique et aggravent le risque.
  • C. Une dialyse prophylactique systématique n'est pas recommandée en l'absence d'indication par ailleurs.
  • D. L'arrêt des IEC n'est pas la mesure de prévention principale et ne remplace pas l'hydratation.
  • E. L'acétylcystéine n'a pas démontré d'efficacité constante et n'est plus recommandée en prévention de première intention.
Point clé: L'hydratation par sérum salé isotonique avant et après l'injection est la mesure de référence pour prévenir la néphropathie aux produits de contraste iodés chez les patients à risque.
4

Un homme de 80 ans aux antécédents d'adénome prostatique consulte aux urgences pour des douleurs lombaires bilatérales et une anurie depuis 24 heures. La créatininémie est à 420 µmol/L. L'examen trouve un globe vésical. Quel est l'examen complémentaire à réaliser en première intention ?

  1. AUrographie intraveineuse
  2. BUro-scanner sans injection de produit de contraste
  3. CCystoscopie avec biopsie vésicale
  4. DÉchographie des voies urinaires
  5. EImagerie par résonance magnétique rénale
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Réponse: D. Échographie des voies urinaires

Devant une suspicion d'insuffisance rénale aiguë obstructive, l'échographie des voies urinaires est l'examen de première intention, car elle est rapide, non invasive, disponible au lit du patient et ne nécessite pas d'injection de produit de contraste, contre-indiquée en cas d'insuffisance rénale sévère. Elle permet de rechercher une dilatation des cavités pyélocalicielles, signe indirect d'obstruction, ainsi qu'un globe vésical ou un résidu post-mictionnel. L'uro-scanner, bien que plus précis pour localiser l'obstacle, n'est envisagé qu'en seconde intention après l'échographie ou avec des précautions si la fonction rénale le permet.

  • A. L'urographie intraveineuse nécessite une injection de produit de contraste, contre-indiquée en cas d'insuffisance rénale sévère.
  • B. L'uro-scanner n'est pas l'examen de première intention devant une insuffisance rénale aiguë sévère, même sans injection.
  • C. La cystoscopie est un examen invasif qui n'a pas sa place en première intention dans ce contexte d'urgence.
  • E. L'IRM n'est pas l'examen de première intention en urgence pour rechercher une dilatation des voies urinaires.
Point clé: L'échographie des voies urinaires est l'examen de première intention devant une suspicion d'insuffisance rénale aiguë obstructive.
5

Un patient de 64 ans est hospitalisé pour une insuffisance rénale aiguë organique. Le bilan biologique montre : kaliémie 7,2 mmol/L avec des signes électriques à l'ECG (ondes T amples et QRS élargis) malgré un traitement médical bien conduit depuis 2 heures, urée 35 mmol/L, bicarbonates 12 mmol/L, pH artériel 7,15. La diurèse est conservée à 800 mL/24h. Quelle est l'indication la plus formelle d'épuration extra-rénale en urgence dans ce tableau ?

  1. AL'élévation de l'urée plasmatique à 35 mmol/L
  2. BL'âge du patient supérieur à 60 ans
  3. CLe caractère organique de l'insuffisance rénale aiguë
  4. DLa diurèse conservée à 800 mL/24h
  5. EL'hyperkaliémie menaçante résistante au traitement médical
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Réponse: E. L'hyperkaliémie menaçante résistante au traitement médical

L'hyperkaliémie menaçante avec signes électrocardiographiques (ondes T amples, élargissement du QRS), persistant malgré un traitement médical bien conduit, constitue une indication formelle et urgente d'épuration extra-rénale, car elle expose à un risque vital de trouble du rythme ou d'arrêt cardiocirculatoire. Les autres indications classiques d'EER en urgence sont l'acidose métabolique sévère réfractaire (pH < 7,15), l'œdème aigu du poumon résistant aux diurétiques, et l'urémie compliquée de péricardite ou d'encéphalopathie. Une urée élevée isolée ou le caractère organique de l'IRA ne sont pas en eux-mêmes des critères suffisants de dialyse en urgence.

  • A. Une élévation isolée de l'urée n'est pas en elle-même un critère formel d'épuration extra-rénale en urgence.
  • B. L'âge n'est pas un critère d'indication à l'épuration extra-rénale en urgence.
  • C. Le caractère organique de l'IRA oriente le pronostic mais ne constitue pas à lui seul une indication de dialyse en urgence.
  • D. La conservation de la diurèse n'est pas un critère d'indication à l'épuration extra-rénale.
Point clé: Une hyperkaliémie menaçante avec signes électriques, résistante au traitement médical, est une indication formelle d'épuration extra-rénale en urgence.
6

Un patient de 70 ans aux urgences présente une insuffisance rénale aiguë avec une kaliémie à 7,5 mmol/L. L'ECG montre des QRS élargis et une disparition des ondes P. La pression artérielle est à 130/80 mmHg. Quelle est la mesure thérapeutique à administrer en priorité ?

  1. AGluconate de calcium par voie intraveineuse
  2. BInsuline avec perfusion de glucosé par voie intraveineuse
  3. CSalbutamol en nébulisation
  4. DBicarbonate de sodium par voie intraveineuse
  5. ERésine échangeuse d'ions (kayexalate) par voie orale
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Réponse: A. Gluconate de calcium par voie intraveineuse

Devant une hyperkaliémie menaçante avec des signes électriques graves (élargissement des QRS, disparition des ondes P), le traitement à administrer en priorité et en urgence absolue est le gluconate de calcium par voie intraveineuse, qui stabilise la membrane cellulaire myocardique en quelques minutes et réduit le risque de trouble du rythme ventriculaire grave ou d'asystolie. Il n'abaisse pas la kaliémie mais protège le cœur pendant la mise en œuvre des traitements qui font entrer le potassium dans les cellules, comme l'insuline-glucosé ou les bêta-2-mimétiques, administrés dans un second temps. Les résines échangeuses d'ions et le traitement de l'hyperkaliémie par élimination digestive ou rénale agissent trop lentement pour une urgence vitale immédiate.

  • B. L'insuline-glucosé fait baisser la kaliémie mais n'agit pas assez vite pour protéger immédiatement le myocarde.
  • C. Le salbutamol fait baisser la kaliémie par transfert intracellulaire mais n'a pas d'effet stabilisateur de membrane immédiat.
  • D. Le bicarbonate de sodium n'est utile qu'en cas d'acidose associée et n'est pas le traitement de première intention des signes électriques graves.
  • E. Les résines échangeuses d'ions agissent lentement et ne constituent pas le traitement de l'urgence vitale immédiate.
Point clé: Devant une hyperkaliémie avec signes électriques graves, le gluconate de calcium intraveineux est le traitement à administrer en priorité pour stabiliser la membrane myocardique.
7

Un homme de 58 ans est hospitalisé pour un lymphome de Burkitt volumineux. Trois jours après le début de la première cure de chimiothérapie, il devient oligurique. Le bilan biologique montre : créatininémie 185 µmol/L (valeur initiale 70 µmol/L), kaliémie 6,8 mmol/L, phosphatémie 2,9 mmol/L, calcémie corrigée 1,65 mmol/L, uricémie 720 µmol/L. Quelle association d'anomalies biologiques est la plus caractéristique du syndrome attendu dans ce contexte ?

  1. AHyponatrémie, hyperphosphatémie, hypercalcémie et hyperuricémie
  2. BHyperkaliémie, hyperphosphatémie, hypocalcémie et hyperuricémie
  3. CHypokaliémie, hypophosphatémie, hypercalcémie et hyperuricémie
  4. DHyperkaliémie, hyperphosphatémie, hypercalcémie et hypouricémie
  5. EHyperkaliémie, hypophosphatémie, hypercalcémie et hypouricémie
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Réponse: B. Hyperkaliémie, hyperphosphatémie, hypocalcémie et hyperuricémie

Le syndrome de lyse tumorale résulte de la destruction massive et rapide de cellules tumorales, libérant dans la circulation le contenu intracellulaire : potassium, phosphate et acide urique (issu du catabolisme des acides nucléiques). L'hyperphosphatémie entraîne une précipitation de phosphate de calcium dans les tissus, notamment le rein, responsable d'une hypocalcémie secondaire. L'hyperuricémie favorise la précipitation intratubulaire d'urate et contribue à l'insuffisance rénale aiguë. Cette association hyperkaliémie-hyperphosphatémie-hypocalcémie-hyperuricémie est définie par les critères de Cairo-Bishop.

  • A. La natrémie n'est pas l'anomalie caractéristique du syndrome ; c'est la kaliémie qui est perturbée (hyperkaliémie).
  • C. C'est l'inverse : le syndrome de lyse tumorale entraîne une hyperkaliémie, une hyperphosphatémie et une hypocalcémie, pas leurs contraires.
  • D. La calcémie est abaissée et non élevée dans ce syndrome, du fait de la précipitation du phosphate de calcium.
  • E. La calcémie est basse (et non élevée) du fait de la précipitation phosphocalcique, et l'uricémie est élevée.
Point clé: Le syndrome de lyse tumorale associe hyperkaliémie, hyperphosphatémie, hypocalcémie et hyperuricémie, pouvant entraîner une insuffisance rénale aiguë par précipitation intratubulaire.
8

Une femme de 74 ans est hospitalisée pour une pyélonéphrite obstructive. Elle présente une insuffisance rénale aiguë avec une créatininémie à 265 µmol/L (clairance estimée à 18 mL/min). Un traitement par gentamicine doit être instauré en association avec une bêta-lactamine après dérivation des urines. Concernant l'adaptation de la gentamicine à cette insuffisance rénale aiguë, quelle est la conduite appropriée ?

  1. AConserver la dose unitaire habituelle et espacer les administrations en fonction de la fonction rénale
  2. BDoubler la dose unitaire initiale pour compenser l'augmentation du volume de distribution
  3. CAdministrer la gentamicine en perfusion continue à dose standard sans surveillance des concentrations
  4. DDiminuer la dose unitaire à chaque injection sans modifier l'intervalle entre les doses
  5. ERemplacer la gentamicine par une dose fixe indépendante de la fonction rénale, sans dosage plasmatique
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Réponse: A. Conserver la dose unitaire habituelle et espacer les administrations en fonction de la fonction rénale

Les aminoglycosides sont éliminés par filtration glomérulaire ; en cas d'insuffisance rénale, leur demi-vie s'allonge, ce qui expose à une accumulation et à une toxicité (néphrotoxicité, ototoxicité) si l'intervalle entre les doses n'est pas adapté. La stratégie recommandée pour les médicaments à élimination rénale et à index thérapeutique étroit est de maintenir la dose de charge habituelle (pour obtenir le pic d'efficacité) mais d'espacer les administrations suivantes selon la clairance, avec surveillance des concentrations résiduelles. Cela permet de conserver l'efficacité bactéricide tout en limitant le risque d'accumulation toxique.

  • B. Augmenter la dose unitaire aggraverait le risque de toxicité rénale et cochléo-vestibulaire sans bénéfice démontré.
  • C. La perfusion continue sans surveillance des concentrations n'est pas la modalité d'administration recommandée pour les aminoglycosides, et la dose doit être adaptée à la fonction rénale.
  • D. Diminuer la dose sans espacer les prises expose à une concentration résiduelle trop élevée et à une accumulation toxique.
  • E. L'adaptation posologique doit tenir compte de la fonction rénale et être guidée par le dosage plasmatique, non appliquée de façon fixe.
Point clé: En cas d'insuffisance rénale, les médicaments à élimination rénale et à marge thérapeutique étroite nécessitent un espacement des intervalles d'administration, guidé par le dosage des concentrations plasmatiques, plutôt qu'une simple réduction de dose.

Maladie rénale chronique

9 questions
9

Un homme de 61 ans, diabétique de type 2 depuis 12 ans, a un débit de filtration glomérulaire estimé à 42 mL/min/1,73 m² et un rapport albuminurie/créatininurie à 350 mg/g, confirmés sur deux dosages à trois mois d'intervalle. Selon la classification KDIGO, quel est le stade de maladie rénale chronique de ce patient ?

  1. AG3b A3
  2. BG3b A1
  3. CG3a A2
  4. DG4 A2
  5. EG2 A3
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Réponse: A. G3b A3

La classification KDIGO définit la maladie rénale chronique par des catégories de DFG (G1 à G5) et d'albuminurie (A1 à A3), toutes deux nécessaires au stadage. Un DFG entre 30 et 44 mL/min/1,73 m² correspond au stade G3b. Un rapport albuminurie/créatininurie supérieur à 300 mg/g correspond à la catégorie A3 (albuminurie sévère, anciennement « macroalbuminurie »). Ce double stadage pronostique (DFG et albuminurie) permet d'évaluer le risque de progression vers l'insuffisance rénale terminale et le risque cardiovasculaire.

  • B. L'albuminurie à 350 mg/g correspond à la catégorie A3 (supérieure à 300 mg/g) et non A1.
  • C. Le DFG à 42 mL/min correspond au stade G3b (30-44) et non G3a (45-59), et l'albuminurie à 350 mg/g correspond à A3 et non A2.
  • D. Le DFG à 42 mL/min correspond au stade G3b (30-44) et non G4 (15-29), et l'albuminurie est en catégorie A3.
  • E. Le DFG à 42 mL/min correspond au stade G3b et non G2 (DFG 60-89).
Point clé: La classification KDIGO de la maladie rénale chronique repose sur l'association d'une catégorie de DFG (G1 à G5) et d'une catégorie d'albuminurie (A1 à A3), déterminantes pour le pronostic rénal et cardiovasculaire.
10

Une femme de 45 ans, sans antécédent connu, bénéficie d'un bilan systématique montrant une créatininémie à 68 µmol/L. Le médecin calcule le débit de filtration glomérulaire estimé à l'aide de la formule CKD-EPI. Dans quelle situation clinique l'estimation du DFG par cette formule est-elle la moins fiable ?

  1. APatiente adulte de poids et de morphologie normaux
  2. BVariation rapide de la fonction rénale, comme au cours d'une insuffisance rénale aiguë
  3. CAbsence de régime alimentaire extrême (végétarien strict ou hyperprotéiné)
  4. DAbsence de pathologie musculaire ou de variation importante de la masse musculaire
  5. EFonction rénale stable depuis plusieurs mois
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Réponse: B. Variation rapide de la fonction rénale, comme au cours d'une insuffisance rénale aiguë

La formule CKD-EPI, comme les autres formules basées sur la créatininémie, repose sur l'hypothèse d'un état stationnaire de la créatinine plasmatique, c'est-à-dire une fonction rénale stable. En cas de variation rapide du DFG, comme lors d'une insuffisance rénale aiguë, la créatininémie n'a pas eu le temps de s'équilibrer avec le nouveau niveau de filtration glomérulaire, ce qui rend l'estimation du DFG par cette formule non fiable. Dans ce contexte, il faut se fier à la cinétique de la créatininémie plutôt qu'à une estimation ponctuelle du DFG. Les formules sont en revanche fiables chez l'adulte en état stable, sans anomalie majeure de la masse musculaire ni régime alimentaire extrême.

  • A. C'est au contraire dans cette situation (morphologie normale, population où la formule a été validée) que l'estimation est la plus fiable.
  • C. L'absence de régime alimentaire extrême est une condition favorable à la fiabilité de l'estimation, pas une situation limitant son usage.
  • D. L'absence d'anomalie de la masse musculaire est une condition favorable à la fiabilité de la formule, pas une limite.
  • E. Une fonction rénale stable est la condition de validité de la formule, pas une limite à son utilisation.
Point clé: L'estimation du DFG par la formule CKD-EPI n'est fiable qu'à l'état stable de la fonction rénale ; elle est inadaptée en cas de variation rapide de la créatininémie, comme au cours d'une insuffisance rénale aiguë.
11

D'après les données épidémiologiques françaises sur la maladie rénale chronique, quelle est la cause la plus fréquente de maladie rénale chronique terminale traitée par dialyse ou transplantation ?

  1. ALa néphropathie diabétique
  2. BLes glomérulonéphrites chroniques primitives autres que l'IgA
  3. CLa néphropathie à IgA
  4. DLa polykystose rénale autosomique dominante
  5. ELes néphropathies vasculaires liées à l'hypertension artérielle
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Réponse: A. La néphropathie diabétique

En France, comme dans la majorité des pays à haut revenu, le diabète (principalement de type 2) est devenu la première cause de maladie rénale chronique terminale, représentant environ un quart à un tiers des nouveaux patients pris en charge en dialyse selon le registre REIN. La néphropathie diabétique se développe par une glomérulosclérose liée à l'hyperglycémie chronique et à l'hyperfiltration glomérulaire. Les néphropathies vasculaires liées à l'hypertension artérielle constituent la deuxième cause la plus fréquente. Cette prédominance reflète la prévalence croissante du diabète de type 2 et du syndrome métabolique dans la population générale.

  • B. Les glomérulonéphrites chroniques primitives représentent une part notable mais minoritaire des causes de maladie rénale chronique terminale par rapport au diabète.
  • C. La néphropathie à IgA est la glomérulonéphrite primitive la plus fréquente mais reste loin derrière le diabète en nombre absolu de cas d'insuffisance rénale terminale.
  • D. La polykystose rénale autosomique dominante est la néphropathie héréditaire la plus fréquente mais représente une minorité des cas de maladie rénale chronique terminale.
  • E. Les néphropathies vasculaires sont la deuxième cause la plus fréquente en France, derrière la néphropathie diabétique.
Point clé: Le diabète est actuellement la première cause de maladie rénale chronique terminale en France, devant les néphropathies vasculaires hypertensives.
12

Un patient suivi pour une maladie rénale chronique au stade 4 présente une élévation progressive de la parathormone (PTH) sérique. Quel est le mécanisme principal expliquant le développement de cette hyperparathyroïdie secondaire au cours de la maladie rénale chronique ?

  1. AHypersécrétion de calcitonine par la thyroïde freinant la résorption osseuse et stimulant la PTH par rétrocontrôle
  2. BDiminution de la synthèse rénale de calcitriol et rétention de phosphate stimulant la sécrétion de PTH
  3. CHypersécrétion autonome de PTH par un adénome parathyroïdien développé indépendamment de la fonction rénale
  4. DExcès d'apport calcique alimentaire entraînant une hypercalcémie chronique stimulant les parathyroïdes
  5. ERésistance périphérique isolée aux effets de la PTH sans anomalie de sa sécrétion
Voir la réponse
Réponse: B. Diminution de la synthèse rénale de calcitriol et rétention de phosphate stimulant la sécrétion de PTH

Au cours de la maladie rénale chronique, la diminution de la masse néphronique réduit l'activité de la 1-alpha-hydroxylase rénale, diminuant la synthèse de calcitriol (vitamine D active). Cette carence en calcitriol réduit l'absorption intestinale de calcium et lève le frein normal qu'exerce la vitamine D active sur la sécrétion de PTH. Parallèlement, la baisse du débit de filtration glomérulaire entraîne une rétention de phosphate, qui stimule directement la sécrétion de PTH par les cellules parathyroïdiennes et favorise l'hypocalcémie en précipitant avec le calcium. L'ensemble aboutit à une hyperplasie et une hyperactivité des glandes parathyroïdes, appelée hyperparathyroïdie secondaire.

  • A. La calcitonine n'est pas impliquée dans ce mécanisme ; c'est le déficit en calcitriol et l'hyperphosphatémie qui stimulent la PTH.
  • C. Il s'agit d'une hyperplasie réactionnelle des quatre glandes parathyroïdes secondaire aux anomalies métaboliques de la MRC, pas d'un adénome autonome.
  • D. C'est l'hypocalcémie, et non l'hypercalcémie, qui stimule la sécrétion de PTH dans ce contexte ; un excès calcique freinerait la PTH.
  • E. Il existe bien une résistance osseuse à la PTH dans la MRC, mais le mécanisme principal de l'hyperparathyroïdie secondaire est l'hypersécrétion de PTH liée au déficit en calcitriol et à la rétention de phosphate.
Point clé: L'hyperparathyroïdie secondaire de la maladie rénale chronique résulte de la carence en calcitriol et de la rétention de phosphate, qui stimulent conjointement la sécrétion de parathormone.
13

Un patient suivi pour une maladie rénale chronique au stade 5 non dialysé présente une hémoglobine à 92 g/L, un bilan martial avec une ferritinémie à 180 µg/L et une saturation de la transferrine à 25 %. Les autres causes d'anémie ont été écartées. Quel traitement est indiqué en première intention pour corriger cette anémie liée à la maladie rénale chronique ?

  1. AUne transfusion de concentrés érythrocytaires itérative à visée symptomatique
  2. BUne corticothérapie à visée immunomodulatrice pour stimuler l'érythropoïèse
  3. CUne supplémentation en vitamine B12 et en acide folique en première intention
  4. DUn traitement par fer intraveineux seul, sans agent stimulant l'érythropoïèse
  5. EUn agent stimulant l'érythropoïèse après correction préalable du statut martial
Voir la réponse
Réponse: E. Un agent stimulant l'érythropoïèse après correction préalable du statut martial

L'anémie de la maladie rénale chronique résulte principalement d'un déficit relatif de synthèse d'érythropoïétine par les cellules péritubulaires rénales, dont la masse fonctionnelle diminue avec la progression de la néphropathie. Avant d'introduire un agent stimulant l'érythropoïèse (ASE), il faut systématiquement vérifier et corriger le statut martial (ferritinémie et coefficient de saturation de la transferrine), car une carence en fer compromet l'efficacité du traitement et expose à une résistance aux ASE. Une fois le statut martial optimisé, l'ASE est introduit avec une cible d'hémoglobine entre 100 et 115 g/L, en évitant la normalisation complète qui majore le risque cardiovasculaire et thrombotique.

  • A. La transfusion itérative n'est pas le traitement de première intention de l'anémie chronique de la MRC, en raison du risque d'allo-immunisation compromettant une future transplantation.
  • B. La corticothérapie n'a pas d'indication dans l'anémie de la maladie rénale chronique, dont le mécanisme n'est pas immunologique.
  • C. Il n'y a pas d'argument biologique en faveur d'une carence en B12 ou en folates dans cette observation ; le mécanisme principal est le déficit en érythropoïétine.
  • D. Le fer seul peut être insuffisant si le déficit principal est le déficit en érythropoïétine ; le traitement de référence associe correction martiale puis ASE si besoin.
Point clé: L'anémie de la maladie rénale chronique est traitée par agent stimulant l'érythropoïèse après correction préalable du statut martial, avec une cible d'hémoglobine entre 100 et 115 g/L.
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Un homme de 55 ans, diabétique de type 2, présente une maladie rénale chronique avec un débit de filtration glomérulaire estimé à 55 mL/min/1,73 m² et un rapport albuminurie/créatininurie à 420 mg/g. Sa pression artérielle mesurée au cabinet est à 148/88 mmHg. Quelle stratégie thérapeutique antihypertensive est recommandée en première intention chez ce patient pour ralentir la progression de la néphropathie ?

  1. AUn diurétique thiazidique en première intention, les bloqueurs du système rénine-angiotensine étant réservés aux échecs thérapeutiques
  2. BUn bêtabloquant cardiosélectif en première intention, avec une cible tensionnelle inférieure à 140/90 mmHg
  3. CUne association d'emblée d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et d'un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II pour un blocage maximal du système rénine-angiotensine
  4. DUn inhibiteur calcique dihydropyridinique en première intention, les bloqueurs du système rénine-angiotensine étant contre-indiqués dans l'albuminurie
  5. EUn inhibiteur de l'enzyme de conversion ou un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II, avec une cible de pression artérielle inférieure à 130/80 mmHg
Voir la réponse
Réponse: E. Un inhibiteur de l'enzyme de conversion ou un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II, avec une cible de pression artérielle inférieure à 130/80 mmHg

Chez le patient atteint de maladie rénale chronique avec albuminurie significative, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion ou les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II sont le traitement antihypertenseur de première intention, car ils réduisent la pression intraglomérulaire et l'albuminurie par un effet néphroprotecteur spécifique, indépendant de la seule baisse tensionnelle. La cible tensionnelle recommandée chez ces patients albuminuriques est inférieure à 130/80 mmHg, plus stricte que chez le patient sans néphropathie, afin de ralentir la progression vers l'insuffisance rénale terminale. La surveillance de la kaliémie et de la créatininémie est indispensable après introduction ou majoration de dose.

  • A. Les diurétiques thiazidiques ne sont pas le traitement de première intention pour la néphroprotection chez le patient albuminurique ; les bloqueurs du système rénine-angiotensine doivent être utilisés d'emblée.
  • B. Les bêtabloquants ne sont pas le traitement de première intention pour la néphroprotection, et la cible tensionnelle chez ce patient albuminurique doit être plus stricte (inférieure à 130/80 mmHg).
  • C. L'association systématique d'un IEC et d'un ARA2 est contre-indiquée en pratique car elle majore le risque d'hyperkaliémie et d'insuffisance rénale aiguë sans bénéfice néphroprotecteur supplémentaire démontré.
  • D. Les bloqueurs du système rénine-angiotensine ne sont pas contre-indiqués dans l'albuminurie ; ils en sont au contraire le traitement de référence par leur effet néphroprotecteur.
Point clé: Chez le patient atteint de maladie rénale chronique albuminurique, les IEC ou les ARA2 sont le traitement antihypertenseur de première intention, avec une cible tensionnelle inférieure à 130/80 mmHg pour la néphroprotection.
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Un homme de 58 ans suivi pour une maladie rénale chronique d'origine non diabétique présente un débit de filtration glomérulaire estimé à 35 mL/min/1,73 m² et un rapport albuminurie/créatininurie à 450 mg/g. Il est déjà traité par ramipril à dose maximale tolérée, avec une pression artérielle à 128/78 mmHg. Quel bénéfice justifie l'ajout d'un inhibiteur du SGLT2 dans cette situation ?

  1. ARéduction de la progression vers l'insuffisance rénale terminale indépendante du statut diabétique
  2. BNormalisation de la kaliémie en cas d'hyperkaliémie associée
  3. CCorrection rapide de l'anémie liée à la maladie rénale chronique
  4. DSuppression du besoin de surveillance néphrologique régulière
  5. EEffet antiprotéinurique supérieur à celui des bloqueurs du système rénine-angiotensine
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Réponse: A. Réduction de la progression vers l'insuffisance rénale terminale indépendante du statut diabétique

Les inhibiteurs du SGLT2 (dapagliflozine, empagliflozine) ont démontré, chez les patients avec MRC et albuminurie significative, un ralentissement de la progression de la maladie rénale et une réduction du risque cardiovasculaire, indépendamment de la présence d'un diabète. Ce bénéfice repose sur une diminution de l'hyperfiltration glomérulaire par rétrocontrôle tubulo-glomérulaire au niveau de la macula densa. Ils sont désormais recommandés en association aux IEC/ARA2 chez les patients avec DFG ≥ 20 mL/min/1,73 m² et albuminurie significative. Ils ne remplacent pas le bloqueur du SRAA mais s'y ajoutent.

  • B. Les iSGLT2 peuvent au contraire favoriser une légère hyperkaliémie ou sont neutres, ils ne sont pas utilisés pour corriger une hyperkaliémie.
  • C. Les iSGLT2 n'ont pas d'effet érythropoïétique direct significatif à visée de correction rapide de l'anémie.
  • D. La surveillance néphrologique reste indispensable sous iSGLT2, notamment pour la fonction rénale et la volémie.
  • E. Leur effet antiprotéinurique est additif à celui des bloqueurs du SRAA mais ne leur est pas supérieur en monothérapie.
Point clé: Les inhibiteurs du SGLT2 ralentissent la progression de la MRC avec albuminurie significative, qu'elle soit diabétique ou non.
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Une patiente de 64 ans présente une maladie rénale chronique de stade 4 (DFG estimé à 22 mL/min/1,73 m²), sans diabète, avec une kaliémie à 4,2 mmol/L et une pression artérielle à 148/90 mmHg. Quelle mesure diététique est recommandée à ce stade ?

  1. AAugmenter les apports en potassium pour prévenir une hypokaliémie
  2. BLimiter les apports protidiques à environ 0,8 g/kg/jour tout en assurant un apport calorique suffisant
  3. CAugmenter les apports protidiques à plus de 1,5 g/kg/jour pour compenser la fuite urinaire
  4. DRestreindre systématiquement les apports hydriques en dessous de 1 litre par jour
  5. ESupprimer totalement les apports sodés quelle que soit la pression artérielle
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Réponse: B. Limiter les apports protidiques à environ 0,8 g/kg/jour tout en assurant un apport calorique suffisant

Chez les patients atteints de MRC avancée (stade 3b à 5 non dialysés), il est recommandé de limiter les apports protidiques autour de 0,8 g/kg/jour afin de réduire la production de déchets azotés et de ralentir la progression de la maladie rénale, sous réserve de maintenir un apport calorique suffisant pour éviter la dénutrition. Un suivi diététique spécialisé est nécessaire pour éviter une restriction protéique excessive délétère sur l'état nutritionnel. La restriction sodée est modérée (environ 6 g/jour de sel) et adaptée à la pression artérielle et à la volémie, non une suppression totale. La restriction hydrique n'est indiquée qu'en cas de rétention hydrosodée ou d'hyponatrémie, pas de façon systématique à ce stade.

  • A. Il n'y a pas d'indication à augmenter le potassium ; au contraire, une surveillance de l'hyperkaliémie est de règle en MRC avancée.
  • C. Un apport protidique élevé accélère l'hyperfiltration glomérulaire et aggrave la progression de la MRC.
  • D. La restriction hydrique stricte n'est pas systématique à ce stade en l'absence de rétention hydrosodée ou d'hyponatrémie.
  • E. Une suppression totale du sel n'est pas recommandée et expose à une hyponatrémie ou une hypovolémie sans bénéfice démontré.
Point clé: En MRC avancée, l'apport protidique doit être limité à environ 0,8 g/kg/jour avec un suivi nutritionnel pour éviter la dénutrition.
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Un patient de 61 ans suivi pour une maladie rénale chronique a un débit de filtration glomérulaire estimé à 18 mL/min/1,73 m² avec une décroissance régulière de 3 mL/min/1,73 m² par an. Une épuration extra-rénale par hémodialyse est envisagée à moyen terme. Quand faut-il envisager la création d'une fistule artério-veineuse ?

  1. ASeulement après la pose d'un cathéter veineux central temporaire ayant échoué
  2. BLe jour même de la première séance de dialyse pour limiter les complications infectieuses
  3. CDès l'annonce du diagnostic de maladie rénale chronique, quel que soit le stade
  4. DPlusieurs mois avant la date prévisible de début de la dialyse, idéalement lorsque le DFG est inférieur à 20 mL/min/1,73 m²
  5. EUniquement au moment où le patient devient symptomatique d'une urémie aiguë
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Réponse: D. Plusieurs mois avant la date prévisible de début de la dialyse, idéalement lorsque le DFG est inférieur à 20 mL/min/1,73 m²

La création d'une fistule artério-veineuse doit être anticipée plusieurs mois avant le début prévisible de la dialyse, afin de permettre sa maturation (plusieurs semaines à quelques mois) et d'éviter le recours à un cathéter veineux central, source de complications infectieuses et thrombotiques. Elle est généralement envisagée lorsque le DFG estimé descend autour de 15 à 20 mL/min/1,73 m² chez un patient dont la trajectoire laisse prévoir une suppléance proche. Le choix du site (préférentiellement au membre supérieur non dominant, en débutant par le poignet) doit préserver le capital vasculaire. Une évaluation vasculaire préalable (échodoppler) est recommandée avant la création.

  • A. La fistule doit être anticipée avant tout échec de cathéter, non après, pour éviter les complications évitables.
  • B. La fistule nécessite plusieurs semaines à mois de maturation avant utilisation ; elle ne peut être fonctionnelle le jour même de sa création.
  • C. Une création trop précoce, dès le diagnostic de MRC quel que soit le stade, n'est pas justifiée et expose à un risque inutile de complications vasculaires.
  • E. Attendre une urémie symptomatique expose à un recours en urgence au cathéter, avec davantage de morbidité.
Point clé: La fistule artério-veineuse doit être créée plusieurs mois avant le début prévisible de l'hémodialyse pour permettre sa maturation.
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Glomérulopathies

10 questions
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Un garçon de 4 ans est amené en consultation pour un œdème des paupières apparu en deux jours, puis extension à un œdème des membres inférieurs prenant le godet. La pression artérielle est à 95/60 mmHg. La bandelette urinaire révèle une protéinurie à 3 croix sans hématurie. Il n'y a pas d'antécédent familial ni d'extra-rénal associé. Quelle est l'hypothèse diagnostique à évoquer en priorité ?

  1. AHyalinose segmentaire et focale primitive
  2. BGlomérulonéphrite aiguë post-infectieuse
  3. CGlomérulonéphrite extra-membraneuse
  4. DNéphropathie à dépôts mésangiaux d'IgA
  5. ENéphropathie à lésions glomérulaires minimes
Voir la réponse
Réponse: E. Néphropathie à lésions glomérulaires minimes

Chez l'enfant de 1 à 10 ans présentant un syndrome néphrotique pur (sans hématurie, sans hypertension artérielle significative, sans insuffisance rénale), la néphropathie à lésions glomérulaires minimes est la cause la plus fréquente et doit être évoquée en première intention. Cette présentation typique permet souvent de débuter une corticothérapie d'épreuve sans biopsie rénale préalable chez le jeune enfant, le diagnostic étant confirmé par la réponse thérapeutique (corticosensibilité). Une biopsie rénale n'est indiquée qu'en cas d'atypie (âge < 1 an ou > 10 ans, hématurie, hypertension, insuffisance rénale, corticorésistance). La microscopie optique est normale, seule la microscopie électronique objective une fusion des pieds des podocytes.

  • A. La hyalinose segmentaire et focale donne volontiers un syndrome néphrotique impur avec hématurie, hypertension ou insuffisance rénale et une corticorésistance plus fréquente.
  • B. La glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse se présente avec un syndrome néphritique (hématurie, hypertension, œdèmes) et non un syndrome néphrotique pur.
  • C. La glomérulonéphrite extra-membraneuse est rare chez l'enfant jeune et touche plus volontiers l'adulte ou l'enfant plus âgé.
  • D. La néphropathie à IgA se manifeste typiquement par une hématurie macroscopique récidivante, non par un syndrome néphrotique pur isolé.
Point clé: Chez l'enfant de 1 à 10 ans, un syndrome néphrotique pur fait évoquer en priorité une néphropathie à lésions glomérulaires minimes.
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Un homme de 45 ans présente des œdèmes des membres inférieurs bilatéraux depuis trois semaines. Le bilan biologique montre une protéinurie des 24 heures à 4,2 g, une albuminémie à 22 g/L et une protidémie totale à 48 g/L. Quelle association biologique définit le syndrome néphrotique chez cet adulte ?

  1. AAlbuminémie inférieure à 30 g/L isolée, sans seuil de protéinurie requis
  2. BProtéinurie supérieure à 3 g/24h associée à une albuminémie inférieure à 30 g/L
  3. CProtidémie totale inférieure à 60 g/L associée à une insuffisance rénale aiguë
  4. DProtéinurie supérieure à 1 g/24h associée à une hématurie microscopique
  5. EProtéinurie supérieure à 3 g/24h associée à une hypertension artérielle sévère
Voir la réponse
Réponse: B. Protéinurie supérieure à 3 g/24h associée à une albuminémie inférieure à 30 g/L

Le syndrome néphrotique de l'adulte est défini biologiquement par l'association d'une protéinurie supérieure à 3 g/24h (ou supérieure à 3 g/g de créatininurie) et d'une hypoalbuminémie inférieure à 30 g/L. Ce syndrome est dit pur en l'absence d'hématurie, d'hypertension artérielle et d'insuffisance rénale, et impur lorsque l'un de ces éléments est présent. Chez ce patient, les deux critères biologiques sont réunis, ce qui permet d'affirmer le diagnostic indépendamment de la présence ou non d'œdèmes, qui sont une conséquence clinique et non un critère de définition. La protidémie totale basse est une conséquence de l'hypoalbuminémie mais n'entre pas dans la définition stricte.

  • A. L'albuminémie basse seule, sans seuil de protéinurie associé, ne suffit pas à définir un syndrome néphrotique.
  • C. La protidémie totale et l'insuffisance rénale ne font pas partie des critères diagnostiques définissant le syndrome néphrotique.
  • D. L'hématurie n'entre pas dans la définition du syndrome néphrotique ; sa présence caractérise un syndrome néphrotique impur.
  • E. L'hypertension artérielle n'est pas un critère de définition mais un élément de classification en syndrome néphrotique impur si présente.
Point clé: Le syndrome néphrotique se définit par une protéinurie supérieure à 3 g/24h associée à une albuminémie inférieure à 30 g/L.
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Un homme de 38 ans d'origine afro-caribéenne présente un syndrome néphrotique impur avec une hématurie microscopique, une pression artérielle à 156/94 mmHg et une créatininémie à 145 µmol/L. La biopsie rénale révèle une sclérose touchant certains segments de certains glomérules en microscopie optique, avec les autres glomérules normaux. Quel élément oriente le pronostic de cette affection ?

  1. AUne guérison spontanée dans la majorité des cas sans traitement
  2. BUn risque élevé de corticorésistance et de progression vers l'insuffisance rénale terminale
  3. CUne évolution quasi systématiquement favorable sous régime hyposodé seul
  4. DUne réponse constante à un traitement antibiotique prolongé
  5. EUne absence de risque de récidive après transplantation rénale
Voir la réponse
Réponse: B. Un risque élevé de corticorésistance et de progression vers l'insuffisance rénale terminale

La hyalinose segmentaire et focale (HSF) est une glomérulopathie souvent associée à un syndrome néphrotique impur, plus fréquente et volontiers plus sévère chez les patients d'origine africaine ou afro-caribéenne, notamment en lien avec des variants génétiques comme APOL1. Elle présente un risque significatif de corticorésistance et constitue, avec la néphropathie à IgA, une des principales causes glomérulaires de progression vers l'insuffisance rénale terminale chez l'adulte. Les formes primitives peuvent récidiver sur le greffon après transplantation rénale, parfois précocement, ce qui impose une surveillance rapprochée post-transplantation. Il n'existe pas de guérison spontanée habituelle ni de traitement antibiotique spécifique de cette maladie.

  • A. La HSF primitive évolue rarement vers une guérison spontanée sans traitement immunosuppresseur.
  • C. Le régime hyposodé seul ne modifie pas l'évolution histologique ni le pronostic rénal de la HSF.
  • D. Il n'existe pas de traitement antibiotique spécifique à visée curative de la HSF, qui n'est pas une maladie infectieuse.
  • E. La HSF primitive peut récidiver sur le greffon rénal, parfois rapidement après la transplantation.
Point clé: La hyalinose segmentaire et focale expose à un risque de corticorésistance et de progression vers l'insuffisance rénale terminale, avec possibilité de récidive post-transplantation.
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Un homme de 24 ans consulte pour des urines rouge-brun apparues 24 heures après le début d'une angine fébrile. Il rapporte deux épisodes similaires au cours des deux dernières années, toujours concomitants d'infections respiratoires hautes. Entre les épisodes, l'examen clinique est normal et il ne présente pas d'œdème. Quelle est la présentation clinique la plus caractéristique de cette affection ?

  1. ASyndrome néphrotique pur sans hématurie entre les poussées infectieuses
  2. BÉpisodes récidivants d'hématurie macroscopique synchrones d'infections des voies aériennes supérieures
  3. CHypertension artérielle maligne isolée sans anomalie urinaire associée
  4. DInsuffisance rénale aiguë oligo-anurique systématique dès le premier épisode
  5. EHématurie macroscopique isolée apparaissant trois à six semaines après l'infection
Voir la réponse
Réponse: B. Épisodes récidivants d'hématurie macroscopique synchrones d'infections des voies aériennes supérieures

La néphropathie à IgA, glomérulopathie primitive la plus fréquente dans le monde, se caractérise classiquement par des épisodes récidivants d'hématurie macroscopique survenant de façon synchrone (dans les 24 à 48 heures) avec un épisode infectieux des voies aériennes supérieures ou digestif, par opposition au délai de plusieurs semaines observé dans la glomérulonéphrite post-streptococcique. Entre les poussées, l'examen peut être normal ou révéler une hématurie microscopique persistante avec protéinurie variable. Le diagnostic de certitude repose sur la biopsie rénale montrant des dépôts mésangiaux d'IgA en immunofluorescence. L'évolution est variable, certains patients évoluant vers l'insuffisance rénale chronique, ce qui justifie un suivi néphrologique prolongé.

  • A. La néphropathie à IgA se manifeste typiquement par une hématurie, et non par un syndrome néphrotique pur sans hématurie.
  • C. La néphropathie à IgA s'accompagne presque toujours d'anomalies urinaires (hématurie, protéinurie), non d'une hypertension artérielle isolée sans anomalie urinaire.
  • D. Une insuffisance rénale aiguë oligo-anurique systématique dès le premier épisode n'est pas la présentation habituelle de la néphropathie à IgA.
  • E. Un délai de trois à six semaines entre l'infection et l'hématurie macroscopique est plutôt caractéristique de la glomérulonéphrite aiguë post-streptococcique.
Point clé: La néphropathie à IgA se manifeste typiquement par des poussées d'hématurie macroscopique survenant de façon synchrone à une infection ORL ou digestive.
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Un garçon de 7 ans consulte pour des urines foncées évoluant depuis 2 jours. Il a présenté une pharyngite fébrile il y a 12 jours, non traitée. L'examen retrouve une pression artérielle à 138/88 mmHg et des œdèmes palpébraux discrets. La bandelette urinaire montre une hématurie et une protéinurie à 1,5 g/j. Le complément C3 est abaissé, le C4 est normal. Quel examen complémentaire est le plus pertinent pour confirmer l'étiologie suspectée ?

  1. ADosage des anticorps anti-membrane basale glomérulaire
  2. BDosage du titre des anticorps antistreptolysine O (ASLO) et antistreptodornase B
  3. CDosage des anticorps antinucléaires et anti-ADN natif
  4. DÉlectrophorèse des protides sériques
  5. EDosage des anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles
Voir la réponse
Réponse: B. Dosage du titre des anticorps antistreptolysine O (ASLO) et antistreptodornase B

Le tableau associant un intervalle libre de 10 à 15 jours après une infection ORL ou cutanée, une hématurie, une protéinurie modérée, une HTA et une hypocomplémentémie (C3 bas, C4 normal) est typique d'une glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse, le plus souvent post-streptococcique. Le diagnostic est conforté par l'élévation des anticorps antistreptococciques (ASLO, antistreptodornase B) témoignant d'une infection streptococcique récente. Le C3 se normalise habituellement en 6 à 8 semaines, ce qui permet de suivre l'évolution. La biopsie rénale n'est pas systématique si le tableau est typique et évolue favorablement.

  • A. Les anticorps anti-MBG orientent vers un syndrome de Goodpasture, sans lien avec un épisode infectieux ORL récent.
  • C. Les anticorps antinucléaires et anti-ADN natif orientent vers une néphropathie lupique, non évoquée ici.
  • D. L'électrophorèse des protides n'apporte pas d'élément diagnostique spécifique dans ce contexte.
  • E. Les ANCA sont recherchés devant une vasculite, non devant ce tableau post-infectieux typique avec hypocomplémentémie.
Point clé: Devant une hématurie avec HTA et hypocomplémentémie (C3 bas, C4 normal) survenant 10 à 15 jours après une infection ORL, rechercher une élévation des anticorps antistreptococciques pour confirmer une glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse.
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Un homme de 45 ans, fumeur, est hospitalisé pour une hémoptysie associée à une insuffisance rénale aiguë avec une créatininémie à 420 µmol/L et une hématurie microscopique. La radiographie thoracique montre des infiltrats alvéolaires bilatéraux. Quel mécanisme physiopathologique explique le mieux l'association de ces deux atteintes ?

  1. ADépôts mésangiaux d'immunoglobuline A activant la voie des lectines
  2. BDépôts de complexes immuns circulants dans les capillaires glomérulaires et alvéolaires
  3. CAnticorps dirigés contre la chaîne alpha-3 du collagène de type IV commune aux membranes basales glomérulaire et alvéolaire
  4. DActivation du complément par la voie alterne au niveau des membranes basales
  5. EVasculite nécrosante des artérioles de petit calibre associée à des anticorps anti-protéinase 3
Voir la réponse
Réponse: C. Anticorps dirigés contre la chaîne alpha-3 du collagène de type IV commune aux membranes basales glomérulaire et alvéolaire

Le syndrome de Goodpasture est une maladie auto-immune par anticorps anti-membrane basale glomérulaire (anti-MBG), dirigés contre un épitope de la chaîne alpha-3 du collagène de type IV. Cette chaîne est exprimée à la fois dans la membrane basale glomérulaire et dans la membrane basale alvéolaire, ce qui explique l'association caractéristique d'une glomérulonéphrite rapidement progressive et d'une hémorragie intra-alvéolaire. Le tabagisme favorise l'exposition de cet antigène au niveau pulmonaire. L'immunofluorescence rénale montre des dépôts linéaires continus d'IgG le long de la membrane basale glomérulaire.

  • A. Les dépôts mésangiaux d'IgA caractérisent la maladie de Berger, sans atteinte pulmonaire associée.
  • B. Les complexes immuns circulants caractérisent des glomérulonéphrites comme la post-infectieuse ou le lupus, non le mécanisme spécifique du Goodpasture.
  • D. L'activation du complément n'est pas le mécanisme principal expliquant la double atteinte pulmonaire et rénale ici.
  • E. Ce mécanisme correspond aux vasculites à ANCA, entité différente bien que pouvant aussi causer un syndrome pneumo-rénal.
Point clé: Le syndrome de Goodpasture résulte d'anticorps anti-MBG ciblant la chaîne alpha-3 du collagène IV, antigène partagé par les membranes basales glomérulaire et alvéolaire, expliquant le syndrome pneumo-rénal.
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Une femme de 58 ans présente depuis 3 semaines une asthénie, une sinusite chronique résistante aux traitements et une toux avec hémoptysies minimes. Le bilan révèle une créatininémie à 210 µmol/L, une protéinurie à 1 g/j et une hématurie microscopique. Le scanner thoracique montre des nodules excavés. Quel type d'anticorps est le plus probablement en cause ?

  1. AAnticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles de spécificité anti-protéinase 3
  2. BAnticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles de spécificité anti-myéloperoxydase
  3. CAnticorps anti-phospholipides
  4. DAnticorps anti-membrane basale glomérulaire
  5. EAnticorps anti-ADN natif
Voir la réponse
Réponse: A. Anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles de spécificité anti-protéinase 3

L'association d'une atteinte ORL destructrice (sinusite chronique, croûtes nasales), d'une atteinte pulmonaire avec nodules excavés et d'une glomérulonéphrite est caractéristique de la granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener), associée dans la majorité des cas à des ANCA de spécificité anti-protéinase 3 (c-ANCA en immunofluorescence). Les ANCA anti-myéloperoxydase (p-ANCA) sont davantage associés à la polyangéite microscopique, qui ne comporte typiquement pas de granulomes ni de nodules excavés. Le diagnostic doit être confirmé par biopsie rénale montrant une glomérulonéphrite nécrosante pauci-immune avec croissants.

  • B. Les ANCA anti-MPO sont plus typiques de la polyangéite microscopique, sans granulomes ni nodules excavés pulmonaires.
  • C. Les anticorps anti-phospholipides sont associés au syndrome des antiphospholipides, non à ce tableau.
  • D. Les anticorps anti-MBG caractérisent le syndrome de Goodpasture, sans atteinte ORL destructrice.
  • E. Les anticorps anti-ADN natif sont spécifiques du lupus érythémateux systémique.
Point clé: L'association d'atteinte ORL destructrice, de nodules pulmonaires excavés et de glomérulonéphrite oriente vers une granulomatose avec polyangéite, le plus souvent associée aux ANCA anti-protéinase 3.
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Une femme de 28 ans suivie pour un lupus érythémateux systémique présente une protéinurie des 24 heures à 1,8 g, une hématurie microscopique et une créatininémie à 95 µmol/L. Le complément C3 est abaissé et les anticorps anti-ADN natif sont fortement positifs. Quelle est la conduite à tenir la plus appropriée ?

  1. AIntroduction d'emblée d'un traitement par bolus de cyclophosphamide sans biopsie
  2. BSurveillance de la protéinurie à 3 mois avant toute décision thérapeutique
  3. CRéalisation d'une échographie rénale avec Doppler des artères rénales
  4. DMajoration de l'hydroxychloroquine seule en attendant l'évolution
  5. ERéalisation d'une ponction-biopsie rénale pour classer histologiquement l'atteinte
Voir la réponse
Réponse: E. Réalisation d'une ponction-biopsie rénale pour classer histologiquement l'atteinte

Chez un patient lupique, l'apparition d'une protéinurie significative (supérieure à 0,5 g/j), a fortiori associée à une hématurie et des anomalies immunologiques (hypocomplémentémie, anti-ADN natif positifs), impose la réalisation d'une biopsie rénale. Celle-ci permet de classer la néphropathie lupique selon la classification ISN/RPS, ce qui conditionne directement le choix du traitement immunosuppresseur (classe III, IV ou V notamment). Un traitement immunosuppresseur lourd ne doit pas être débuté sans preuve histologique guidant sa nature et son intensité.

  • A. Un traitement immunosuppresseur majeur ne doit pas être débuté sans confirmation histologique du type de néphropathie lupique.
  • B. Attendre 3 mois sans diagnostic histologique retarderait une prise en charge pouvant être urgente en cas de classe proliférative sévère.
  • C. L'échographie Doppler n'apporte pas d'information sur le type histologique de la néphropathie lupique.
  • D. L'hydroxychloroquine seule est insuffisante devant une atteinte rénale active prouvée biologiquement.
Point clé: Toute protéinurie significative associée à des signes d'activité lupique impose une biopsie rénale pour classer la néphropathie lupique et guider le traitement immunosuppresseur.
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Un homme de 52 ans présente un syndrome néphrotique avec une albuminémie à 18 g/L et une protéinurie à 7 g/j dans le cadre d'une glomérulonéphrite extramembraneuse. Il développe une douleur du mollet gauche avec un signe de Homans positif. Quel mécanisme explique principalement le risque accru d'accident thromboembolique dans ce contexte ?

  1. AThrombopénie périphérique liée à la fuite protéique glomérulaire
  2. BHyperviscosité sanguine liée à une polyglobulie secondaire
  3. CFuite urinaire de facteurs anticoagulants naturels comme l'antithrombine et augmentation de synthèse hépatique des facteurs procoagulants
  4. DDéficit en vitamine K par malabsorption digestive associée
  5. EVascularite associée entraînant une thrombose in situ des veines profondes
Voir la réponse
Réponse: C. Fuite urinaire de facteurs anticoagulants naturels comme l'antithrombine et augmentation de synthèse hépatique des facteurs procoagulants

Le syndrome néphrotique s'accompagne d'un état d'hypercoagulabilité multifactoriel : la fuite urinaire de protéines de faible poids moléculaire comme l'antithrombine diminue le pouvoir anticoagulant naturel, tandis que l'hypoalbuminémie stimule une synthèse hépatique compensatrice touchant aussi les facteurs procoagulants (fibrinogène, facteur VIII). L'hémoconcentration et l'hyperagrégabilité plaquettaire contribuent également à ce risque, qui est maximal dans la glomérulonéphrite extramembraneuse. C'est pourquoi une thrombose veineuse profonde, notamment des veines rénales, doit être systématiquement recherchée devant une albuminémie très basse.

  • A. Le syndrome néphrotique s'accompagne habituellement d'une hyperagrégabilité plaquettaire, non d'une thrombopénie.
  • B. Il n'existe pas de polyglobulie associée classiquement au syndrome néphrotique.
  • D. Un déficit en vitamine K favoriserait un saignement et non une thrombose.
  • E. Aucune vascularite n'est associée à la glomérulonéphrite extramembraneuse dans ce contexte.
Point clé: L'hypercoagulabilité du syndrome néphrotique résulte de la fuite urinaire d'antithrombine et de l'hyperproduction hépatique de facteurs procoagulants, exposant à un risque élevé de thrombose, notamment lors d'une hypoalbuminémie sévère.
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Un homme de 34 ans, sans antécédent, est découvert porteur d'une protéinurie isolée à 0,4 g/j lors d'un bilan systématique, sans hématurie, sans HTA (pression artérielle à 122/76 mmHg) et avec une créatininémie normale à 75 µmol/L. Quelle est l'attitude la plus adaptée concernant la réalisation d'une biopsie rénale ?

  1. ABiopsie rénale non indiquée, une simple surveillance de la protéinurie est suffisante
  2. BBiopsie rénale indiquée après dosage systématique des anticorps antinucléaires, quel que soit le résultat
  3. CBiopsie rénale indiquée uniquement après échographie rénale montrant des reins de taille asymétrique
  4. DBiopsie rénale indiquée d'emblée en raison de l'âge du patient inférieur à 40 ans
  5. EBiopsie rénale indiquée en urgence devant toute protéinurie découverte fortuitement
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Réponse: A. Biopsie rénale non indiquée, une simple surveillance de la protéinurie est suffisante

La biopsie rénale est indiquée devant une protéinurie significative, généralement supérieure à 0,5 à 1 g/j, surtout si elle s'associe à une hématurie, une HTA, une altération de la fonction rénale ou des signes extra-rénaux. Ici, la protéinurie est minime (0,4 g/j), isolée, sans hématurie, sans HTA et avec une fonction rénale normale, ce qui ne justifie pas un geste invasif. Une surveillance clinique et biologique régulière (protéinurie, créatininémie, pression artérielle) est l'attitude recommandée dans cette situation à faible risque évolutif.

  • B. Le dosage des anticorps antinucléaires est orienté par le contexte clinique et ne justifie pas systématiquement une biopsie quel que soit son résultat.
  • C. L'asymétrie rénale à l'échographie n'est pas le critère déterminant l'indication de biopsie devant une protéinurie isolée minime.
  • D. L'âge seul n'est pas un critère d'indication de la biopsie rénale en l'absence d'autres anomalies significatives.
  • E. Une protéinurie minime isolée sans autre anomalie ne justifie pas un geste biopsique en urgence.
Point clé: Une protéinurie isolée minime, sans hématurie, HTA ni insuffisance rénale, ne justifie pas de biopsie rénale et relève d'une simple surveillance néphrologique.

Néphropathies vasculaires et HTA

4 questions
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Un homme de 68 ans, hypertendu depuis 20 ans, traité de façon irrégulière, est suivi en médecine générale. Le bilan annuel montre une créatininémie à 130 µmol/L (stable depuis 3 ans), une protéinurie à 0,3 g/j et une bandelette urinaire sans hématurie. L'échographie rénale montre des reins de taille symétrique légèrement diminuée, de contours réguliers. Quelle est la présentation la plus caractéristique de cette néphropathie ?

  1. ASyndrome néphrotique franc avec œdèmes généralisés d'apparition brutale
  2. BAsymétrie de taille rénale importante avec sténose artérielle rénale unilatérale
  3. CHématurie macroscopique récidivante déclenchée par les épisodes infectieux ORL
  4. DInsuffisance rénale aiguë rapidement progressive avec hématurie macroscopique
  5. EInsuffisance rénale chronique lentement progressive avec protéinurie faible et reins de taille symétrique
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Réponse: E. Insuffisance rénale chronique lentement progressive avec protéinurie faible et reins de taille symétrique

La néphroangiosclérose, conséquence d'une hypertension artérielle ancienne mal contrôlée, se caractérise par une insuffisance rénale chronique d'évolution lente et progressive, associée à une protéinurie faible (habituellement inférieure à 1 g/j), sans hématurie significative. L'échographie montre typiquement des reins de taille symétrique, modérément diminués, avec des contours réguliers, contrairement aux lésions d'origine vasculaire athéromateuse focale. Ce tableau contraste avec les glomérulopathies qui s'accompagnent volontiers d'une protéinurie plus abondante et d'une hématurie.

  • A. Le syndrome néphrotique franc n'est pas la présentation de la néphroangiosclérose, qui donne une protéinurie faible.
  • B. L'asymétrie rénale avec sténose artérielle évoque une néphropathie ischémique par sténose de l'artère rénale, entité différente.
  • C. L'hématurie macroscopique récidivante post-infectieuse oriente vers une néphropathie à IgA, non vers la néphroangiosclérose.
  • D. Ce tableau évoque une glomérulonéphrite rapidement progressive, non la néphroangiosclérose qui évolue de façon lente et chronique.
Point clé: La néphroangiosclérose se traduit par une insuffisance rénale chronique d'évolution lente, avec protéinurie faible et reins symétriques de taille modérément diminuée, conséquence d'une HTA ancienne mal contrôlée.
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Un homme de 58 ans, fumeur, suivi pour artériopathie des membres inférieurs, présente une hypertension artérielle résistante à une trithérapie bien conduite. La créatininémie s'élève de 20 % après introduction d'un IEC. L'auscultation abdominale révèle un souffle para-ombilical latéralisé à droite. Quel examen de première intention proposez-vous pour explorer les artères rénales ?

  1. AÉchographie-Doppler des artères rénales
  2. BDosage de la rénine veineuse rénale sélective
  3. CArtériographie rénale conventionnelle
  4. DUrographie intraveineuse
  5. EScintigraphie rénale au DMSA
Voir la réponse
Réponse: A. Échographie-Doppler des artères rénales

L'échographie-Doppler des artères rénales est l'examen de première intention devant une suspicion de sténose de l'artère rénale : non invasive, peu coûteuse et disponible, elle évalue les vitesses circulatoires, l'index de résistance et la morphologie rénale. Elle oriente vers une confirmation par angio-IRM ou angio-TDM si besoin avant un éventuel geste de revascularisation. L'artériographie reste réservée au bilan préthérapeutique ou au geste endovasculaire lui-même, car invasive. Le contexte (athérome diffus, HTA résistante, dégradation de la fonction rénale sous IEC) est typique de la sténose athéromateuse de l'artère rénale.

  • B. Examen invasif et complexe, réservé à des situations particulières (HTA rénovasculaire avec sténose unilatérale avant chirurgie), non de première intention.
  • C. Examen invasif, réservé au bilan préthérapeutique précis ou au geste de revascularisation, pas à la première intention.
  • D. Examen obsolète, non recommandé pour l'exploration vasculaire rénale et irradiant.
  • E. Explore la fonction tubulaire et non l'anatomie vasculaire rénale.
Point clé: Devant une suspicion de sténose de l'artère rénale, l'échographie-Doppler des artères rénales est l'examen de première intention.
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Une femme de 34 ans est hospitalisée pour asthénie intense et purpura pétéchial des membres inférieurs. Le bilan biologique montre : hémoglobine 7,8 g/dL, plaquettes 42 G/L, LDH 1450 UI/L (N < 250), haptoglobine indosable, bilirubine libre augmentée, test de Coombs direct négatif. Le frottis sanguin révèle de nombreux schizocytes. Quelle association biologique définit le mieux ce tableau ?

  1. AAnémie par carence martiale, thrombopénie périphérique, acanthocytose
  2. BAnémie inflammatoire, thrombocytose réactionnelle, dacryocytose
  3. CAnémie hémolytique auto-immune, thrombopénie centrale, sphérocytose
  4. DAnémie hémolytique mécanique, thrombopénie périphérique, schizocytose
  5. EAnémie hémolytique mécanique, thrombopénie centrale, elliptocytose
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Réponse: D. Anémie hémolytique mécanique, thrombopénie périphérique, schizocytose

La microangiopathie thrombotique (MAT) se définit biologiquement par la triade : anémie hémolytique mécanique (LDH élevées, haptoglobine basse, bilirubine libre augmentée, Coombs négatif), thrombopénie périphérique de consommation, et présence de schizocytes sur le frottis sanguin témoignant de la fragmentation mécanique des globules rouges au contact des microthrombi endothéliaux. Le Coombs négatif élimine une hémolyse auto-immune. Cette triade impose la recherche étiologique en urgence (SHU, PTT, HTA maligne, toxicité médicamenteuse).

  • A. Le tableau est hémolytique et non carentiel, avec thrombopénie périphérique mais schizocytes et non acanthocytes.
  • B. Ce profil ne correspond pas à une hémolyse ni à une thrombopénie de consommation observées ici.
  • C. Le Coombs est négatif ici, excluant le mécanisme auto-immun, et la sphérocytose n'est pas le marqueur de la MAT.
  • E. La thrombopénie de la MAT est périphérique par consommation et non centrale, et l'elliptocytose n'est pas spécifique.
Point clé: La microangiopathie thrombotique associe anémie hémolytique mécanique, thrombopénie périphérique et schizocytes au frottis sanguin.
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Un garçon de 3 ans présente une diarrhée glairo-sanglante fébrile depuis 4 jours après avoir consommé une viande hachée insuffisamment cuite. Cinq jours plus tard apparaissent une pâleur cutanéo-muqueuse, un purpura pétéchial et une oligurie. La créatininémie est à 180 µmol/L, les plaquettes à 38 G/L, et le frottis montre des schizocytes. Quel est le mécanisme physiopathologique le plus probable à l'origine de ce tableau ?

  1. AToxine botulique altérant la perméabilité capillaire glomérulaire
  2. BDérégulation congénitale de la voie alterne du complément
  3. CDéficit constitutionnel en ADAMTS13
  4. DToxine Shiga-like produite par Escherichia coli entérohémorragique, lésant l'endothélium glomérulaire
  5. EProduction d'auto-anticorps anti-facteur H du complément
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Réponse: D. Toxine Shiga-like produite par Escherichia coli entérohémorragique, lésant l'endothélium glomérulaire

Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) typique de l'enfant est secondaire à une infection digestive à Escherichia coli entérohémorragique (sérotype O157:H7 le plus souvent), producteur de vérotoxine (toxine Shiga-like). Cette toxine, absorbée au niveau intestinal, diffuse par voie sanguine et se fixe sur les récepteurs Gb3 des cellules endothéliales glomérulaires, provoquant une lésion endothéliale responsable de microthrombi et de la triade MAT. Le contexte évocateur est une diarrhée glairo-sanglante après ingestion d'aliments à risque (viande hachée peu cuite, lait non pasteurisé), suivie d'un intervalle libre avant l'apparition du SHU. Les formes atypiques, elles, relèvent d'anomalies de la régulation du complément.

  • A. Ne correspond à aucun mécanisme reconnu du SHU, la toxine botulique n'étant pas néphrotoxique.
  • B. Mécanisme du SHU atypique, sans diarrhée prodromique typique, et de présentation souvent plus précoce ou récidivante.
  • C. Mécanisme du purpura thrombotique thrombocytopénique, rare chez l'enfant et sans prodrome digestif typique.
  • E. Mécanisme rare de SHU atypique, non lié à un épisode infectieux digestif entérohémorragique.
Point clé: Le SHU typique de l'enfant est causé par la toxine Shiga-like d'Escherichia coli entérohémorragique, responsable d'une lésion endothéliale glomérulaire.

Infections urinaires et néphropathies interstitielles

3 questions
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Une femme de 68 ans, autonome, sans antécédent notable, bénéficie d'un bilan systématique avant une consultation de gériatrie. L'examen clinique est normal, elle est apyrétique et ne rapporte aucun symptôme urinaire. L'examen cytobactériologique des urines révèle une leucocyturie à 15/mm³ et une bactériurie à Escherichia coli à 10^6 UFC/mL. Quelle est la conduite à tenir concernant cette bactériurie ?

  1. ATraiter par nitrofurantoïne pendant 5 jours
  2. BRéaliser une antibioprophylaxie au long cours
  3. CNe pas traiter, aucun antibiotique n'est indiqué
  4. DTraiter par fosfomycine-trométamol en dose unique
  5. ETraiter par amoxicilline pendant 7 jours après antibiogramme
Voir la réponse
Réponse: C. Ne pas traiter, aucun antibiotique n'est indiqué

La bactériurie asymptomatique se définit par la présence d'un micro-organisme dans les urines sans symptôme clinique associé, et ne nécessite pas de traitement antibiotique en dehors de deux situations précises : la grossesse et avant un geste urologique invasif programmé. Chez cette patiente âgée asymptomatique, le traitement n'apporte aucun bénéfice et expose à un risque de sélection de résistances et d'effets indésirables inutiles. La bactériurie asymptomatique est très fréquente chez le sujet âgé, en particulier chez la femme, et ne doit pas être recherchée ni traitée de façon systématique. Seule la persistance ou l'apparition de symptômes justifierait une réévaluation.

  • A. La nitrofurantoïne n'est pas indiquée hors contexte symptomatique ou situation particulière (grossesse, geste urologique).
  • B. Il n'existe aucune indication à une antibioprophylaxie dans ce contexte.
  • D. La fosfomycine n'est indiquée qu'en cas d'infection urinaire symptomatique, absente ici.
  • E. Un traitement antibiotique n'est pas justifié en l'absence de symptôme, quel que soit l'antibiotique choisi.
Point clé: La bactériurie asymptomatique ne se traite que chez la femme enceinte ou avant un geste urologique invasif programmé, sauf dans ces cas elle ne doit ni être recherchée ni traitée.
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Une patiente de 29 ans, enceinte de 14 semaines d'aménorrhée, consulte pour des brûlures mictionnelles et une pollakiurie évoluant depuis 2 jours, sans fièvre ni douleur lombaire. La bandelette urinaire est positive aux leucocytes et aux nitrites. Le diagnostic de cystite aiguë gravidique est retenu, un ECBU est réalisé avant traitement probabiliste. Quel antibiotique est recommandé en première intention ?

  1. AFosfomycine-trométamol en dose unique
  2. BNitrofurantoïne pendant 5 jours
  3. CAmoxicilline-acide clavulanique pendant 7 jours
  4. DTriméthoprime-sulfaméthoxazole pendant 5 jours
  5. ECiprofloxacine en dose unique
Voir la réponse
Réponse: A. Fosfomycine-trométamol en dose unique

La fosfomycine-trométamol en prise unique est l'antibiotique de première intention pour la cystite aiguë gravidique, en traitement probabiliste avant même le résultat de l'ECBU, en raison de son excellent profil de tolérance et de son absence de toxicité fœtale connue. Le triméthoprime est contre-indiqué au premier trimestre (risque tératogène, antifolique) et les sulfamides sont déconseillés en fin de grossesse (risque d'ictère nucléaire). Les fluoroquinolones sont contre-indiquées pendant toute la grossesse en raison d'un risque d'arthropathie fœtale. La nitrofurantoïne est un traitement de deuxième intention en cas d'échec ou de contre-indication à la fosfomycine.

  • B. La nitrofurantoïne est un traitement de seconde intention, réservé en cas d'impossibilité d'utiliser la fosfomycine.
  • C. L'amoxicilline-acide clavulanique n'est pas l'antibiotique de première intention pour la cystite gravidique probabiliste.
  • D. Le triméthoprime est contre-indiqué au premier trimestre en raison de son effet antifolique tératogène.
  • E. Les fluoroquinolones sont contre-indiquées pendant toute la grossesse (risque d'arthropathie fœtale).
Point clé: La fosfomycine-trométamol en dose unique est l'antibiotique de première intention de la cystite aiguë gravidique, en traitement probabiliste.
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Une femme de 45 ans a suivi pendant plusieurs mois une cure d'amaigrissement associant restriction calorique et prise quotidienne de préparations à base de plantes chinoises non identifiées, achetées sur internet. Elle consulte un an plus tard pour une insuffisance rénale découverte fortuitement, avec une créatininémie à 220 µmol/L. La biopsie rénale montre une fibrose interstitielle extensive avec atrophie tubulaire, sans infiltrat inflammatoire notable, prédominant en zone corticale. Quel est le mécanisme physiopathologique de cette néphropathie ?

  1. ARéaction d'hypersensibilité retardée médiée par les lymphocytes T contre l'épithélium tubulaire
  2. BFormation d'adduits à l'ADN par les acides aristolochiques entraînant une toxicité tubulaire directe et un potentiel oncogène
  3. CPrécipitation intratubulaire de cristaux d'oxalate de calcium
  4. DMicroangiopathie thrombotique secondaire à une toxicité endothéliale directe
  5. EDépôts de chaînes légères d'immunoglobulines monoclonales dans les tubules
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Réponse: B. Formation d'adduits à l'ADN par les acides aristolochiques entraînant une toxicité tubulaire directe et un potentiel oncogène

La néphropathie aux acides aristolochiques, décrite initialement dans le cadre de cures d'amaigrissement à base de plantes chinoises (Aristolochia fangchi substituée à Stephania tetrandra), est due à la formation d'adduits à l'ADN par les métabolites des acides aristolochiques, responsables d'une toxicité tubulaire directe conduisant à une fibrose interstitielle extensive sans infiltrat inflammatoire marqué. Ces composés ont également un potentiel oncogène avéré, justifiant une surveillance carcinologique urothéliale prolongée (risque de carcinome urothélial des voies excrétrices). Ce mécanisme toxique direct diffère des néphrites interstitielles immuno-allergiques classiques, qui comportent typiquement un infiltrat inflammatoire riche en éosinophiles.

  • A. Ce mécanisme correspond aux néphrites interstitielles aiguës immuno-allergiques médicamenteuses classiques, avec infiltrat inflammatoire présent à la biopsie.
  • C. Ce mécanisme correspond à la lithiase oxalocalcique ou à la néphrocalcinose, non à une toxicité tubulo-interstitielle diffuse.
  • D. Ce mécanisme s'observe dans le syndrome hémolytique et urémique ou les microangiopathies thrombotiques médicamenteuses.
  • E. Ce mécanisme caractérise le myélome multiple et la tubulopathie myélomateuse, non la toxicité aristolochique.
Point clé: Les acides aristolochiques entraînent une toxicité tubulaire directe par formation d'adduits à l'ADN, responsable d'une fibrose interstitielle et d'un risque de carcinome urothélial.

Lithiase et uropathies

5 questions
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Un homme de 38 ans se présente aux urgences pour une douleur lombaire droite intense, brutale, irradiant vers les organes génitaux externes, apparue il y a une heure. Il est apyrétique, la pression artérielle est à 135/80 mmHg, la fréquence cardiaque à 95/min. L'examen abdominal est sans particularité, il n'y a pas de défense ni de contracture. La bandelette urinaire montre une hématurie microscopique sans leucocyturie ni nitrites. Quel traitement antalgique doit être administré en première intention ?

  1. AParacétamol par voie intraveineuse
  2. BKétoprofène par voie intraveineuse
  3. CMorphine par voie sous-cutanée
  4. DNéfopam par voie intraveineuse
  5. ETramadol par voie orale
Voir la réponse
Réponse: B. Kétoprofène par voie intraveineuse

Le traitement antalgique de première intention de la colique néphrétique simple repose sur un anti-inflammatoire non stéroïdien par voie intraveineuse, le kétoprofène étant la molécule de référence en France, en l'absence de contre-indication (insuffisance rénale, grossesse, allergie). Les AINS agissent en réduisant la production de prostaglandines, ce qui diminue la pression intra-pyélocalicielle en plus de leur effet antalgique propre, contrairement aux antalgiques opioïdes qui n'ont qu'un effet symptomatique. Le paracétamol peut être associé mais n'est pas suffisant en monothérapie pour une douleur de cette intensité. La morphine est réservée en cas de contre-indication aux AINS ou d'antalgie insuffisante.

  • A. Le paracétamol seul est insuffisant pour une douleur intense de colique néphrétique et n'a pas d'action sur la pression pyélocalicielle.
  • C. La morphine est un traitement de second recours, en cas de contre-indication ou d'inefficacité des AINS.
  • D. Le néfopam n'est pas un traitement de première intention recommandé dans la colique néphrétique.
  • E. Le tramadol oral n'est pas le traitement de référence en première intention devant une douleur aiguë intense.
Point clé: Le traitement antalgique de première intention de la colique néphrétique simple est un AINS par voie intraveineuse (kétoprofène), en l'absence de contre-indication.
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Une femme de 54 ans consulte aux urgences pour une douleur lombaire gauche intense évoluant depuis 12 heures. La température est à 39,2°C, la pression artérielle à 95/55 mmHg, la fréquence cardiaque à 118/min. Elle présente des frissons. L'uroscanner confirme un calcul urétéral gauche de 8 mm obstructif avec dilatation pyélocalicielle. Quelle est la conduite à tenir immédiate ?

  1. AAntibiothérapie probabiliste puis dérivation des urines en urgence par sonde urétérale ou néphrostomie percutanée
  2. BAntibiothérapie orale ambulatoire avec surveillance de la température à domicile
  3. CUrétéroscopie avec extraction du calcul sous anesthésie générale en urgence
  4. DLithotripsie extracorporelle en urgence après stabilisation hémodynamique
  5. EAntalgiques intraveineux et surveillance hospitalière sans dérivation, en attendant l'évolution spontanée
Voir la réponse
Réponse: A. Antibiothérapie probabiliste puis dérivation des urines en urgence par sonde urétérale ou néphrostomie percutanée

Cette patiente présente une colique néphrétique avec signes de gravité, associant fièvre supérieure à 38,5°C, signes de sepsis (hypotension, tachycardie) et obstacle urétéral confirmé à l'imagerie : il s'agit d'une pyélonéphrite obstructive, urgence urologique et infectieuse mettant en jeu le pronostic vital. La conduite à tenir associe une antibiothérapie probabiliste à large spectre débutée sans délai et une dérivation des urines en urgence, par sonde urétérale double J ou néphrostomie percutanée selon les possibilités techniques, afin de lever l'obstacle et de contrôler le sepsis. Le traitement du calcul lui-même (lithotripsie, urétéroscopie) est différé après résolution de l'épisode infectieux.

  • B. La gravité du tableau (sepsis, obstacle) impose une hospitalisation et une dérivation urgente, non une prise en charge ambulatoire.
  • C. L'urétéroscopie en urgence sur un terrain septique n'est pas recommandée avant la dérivation et le contrôle de l'infection.
  • D. Le traitement du calcul est différé après contrôle du sepsis ; la lithotripsie n'est pas indiquée en urgence dans ce contexte infectieux.
  • E. L'absence de dérivation expose à une aggravation du sepsis et à un risque de destruction rénale ; elle est contre-indiquée ici.
Point clé: La colique néphrétique fébrile avec signes de sepsis sur obstacle est une urgence imposant antibiothérapie probabiliste et dérivation des urines en urgence.
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Un homme de 45 ans a expulsé spontanément un calcul urinaire analysé par spectrophotométrie infrarouge, révélant une composition à prédominance d'oxalate de calcium monohydraté. Il s'agit de son premier épisode lithiasique. Un bilan métabolique de première intention est prescrit. Parmi les éléments suivants, lequel doit systématiquement être recherché dans ce bilan ?

  1. AUne hyperoxalurie et une hypercalciurie sur les urines des 24 heures
  2. BUne hyperuricémie et un pH urinaire acide inférieur à 5,5
  3. CUn déficit en adénine phosphoribosyltransférase
  4. DUne infection urinaire à germes uréasiques type Proteus mirabilis
  5. EUne cystinurie quantitative sur les urines des 24 heures
Voir la réponse
Réponse: A. Une hyperoxalurie et une hypercalciurie sur les urines des 24 heures

L'oxalate de calcium est la nature la plus fréquente des calculs urinaires en France, représentant environ 70 à 80% des lithiases. Le bilan métabolique de première intention devant une première lithiase calcique comprend la recherche d'une hypercalciurie, d'une hyperoxalurie, d'une hypocitraturie et d'une hyperuricosurie sur un recueil des urines des 24 heures, associé à un bilan sanguin (calcémie, créatininémie). Ce bilan oriente la recherche étiologique (hyperparathyroïdie, hyperabsorption digestive de calcium, apports oxaliques excessifs) et guide les mesures de prévention diététique adaptées.

  • B. L'hyperuricémie et le pH acide orientent vers une lithiase urique, non calco-oxalique, qui a une composition radiologiquement et chimiquement différente.
  • C. Ce déficit enzymatique rare est responsable de calculs de 2,8-dihydroxyadénine, non de calculs oxalocalciques.
  • D. Les germes uréasiques sont responsables des calculs phospho-ammoniaco-magnésiens (struvite), non des calculs oxalocalciques.
  • E. La cystinurie est recherchée devant une lithiase cystinique, reconnaissable par des calculs radio-opaques typiques et un contexte héréditaire, non devant une lithiase oxalocalcique.
Point clé: L'oxalate de calcium est la nature la plus fréquente des calculs urinaires ; le bilan métabolique de première lithiase recherche hypercalciurie, hyperoxalurie, hypocitraturie et hyperuricosurie sur les urines des 24 heures.
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Une femme de 50 ans a présenté trois épisodes de colique néphrétique en deux ans, avec expulsion de calculs d'oxalate de calcium. Le bilan métabolique retrouve des apports hydriques insuffisants et des apports sodés élevés, sans anomalie endocrinienne. Quelle mesure diététique doit être recommandée en priorité pour prévenir la récidive ?

  1. AAugmenter les apports hydriques pour obtenir une diurèse supérieure à 2 litres par jour
  2. BRestreindre sévèrement les apports hydriques pour concentrer les urines
  3. CPrescrire une supplémentation systématique en vitamine D
  4. DSupprimer totalement les apports calciques alimentaires
  5. EInstaurer un régime strictement hyperprotéiné pour réduire l'oxalurie
Voir la réponse
Réponse: A. Augmenter les apports hydriques pour obtenir une diurèse supérieure à 2 litres par jour

La mesure préventive la plus efficace et la plus universelle dans la lithiase calcique récidivante est l'augmentation des apports hydriques, visant une diurèse supérieure à 2 litres par jour, afin de diluer les urines et de réduire la sursaturation en sels de calcium et d'oxalate. Elle doit être associée à une réduction des apports sodés (le sodium augmente la calciurie) et à des apports calciques alimentaires normaux, non restreints, car une restriction calcique favorise paradoxalement l'hyperoxalurie par augmentation de l'absorption digestive d'oxalate. Un apport protéique excessif est au contraire déconseillé car il augmente la calciurie, l'oxalurie et l'uricurie.

  • B. La restriction hydrique est strictement contre-indiquée car elle concentre les urines et favorise la cristallisation.
  • C. Une supplémentation systématique en vitamine D augmente le risque d'hypercalciurie et n'est pas indiquée en l'absence de carence prouvée.
  • D. La restriction calcique est délétère : elle augmente l'absorption digestive d'oxalate et favorise la récidive lithiasique.
  • E. Un régime hyperprotéiné augmente la calciurie et l'oxalurie, aggravant le risque de récidive.
Point clé: La prévention de la lithiase calcique récidivante repose en priorité sur une diurèse supérieure à 2 litres par jour et des apports calciques alimentaires normaux, non restreints.
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Un homme de 42 ans consulte aux urgences pour une douleur lombaire droite intense, brutale, irradiant vers les organes génitaux externes, apparue il y a deux heures. Il n'a pas de fièvre, la pression artérielle est à 135/80 mmHg, la fréquence cardiaque à 92/min. La bandelette urinaire retrouve une hématurie microscopique sans leucocyturie ni nitrites. Quel examen d'imagerie est recommandé en première intention ?

  1. AÉchographie rénale et des voies urinaires
  2. BTomodensitométrie abdomino-pelvienne avec injection de produit de contraste
  3. CTomodensitométrie abdomino-pelvienne sans injection de produit de contraste
  4. DAbdomen sans préparation
  5. EUrographie intraveineuse
Voir la réponse
Réponse: C. Tomodensitométrie abdomino-pelvienne sans injection de produit de contraste

La tomodensitométrie abdomino-pelvienne sans injection de produit de contraste est l'examen de référence devant une suspicion de colique néphrétique simple : elle a une sensibilité et une spécificité supérieures à 95 % pour détecter un calcul urinaire, préciser sa taille, sa localisation et son retentissement (dilatation pyélocalicielle). L'injection de produit de contraste n'apporte rien pour la détection du calcul et expose à un risque néphrotoxique inutile. Elle doit être réalisée rapidement, idéalement dans les 24 heures, surtout en cas de doute diagnostique, de fièvre ou de rein unique.

  • A. L'échographie est utile en première intention chez la femme enceinte ou l'enfant, mais elle est moins sensible que le scanner pour détecter les petits calculs urétéraux chez l'adulte.
  • B. L'injection de produit de contraste n'est pas nécessaire au diagnostic et expose à un risque néphrotoxique sans bénéfice supplémentaire.
  • D. L'abdomen sans préparation manque de sensibilité, notamment pour les calculs radiotransparents ou de petite taille.
  • E. L'urographie intraveineuse est obsolète en urgence, remplacée par le scanner, plus rapide et plus informatif.
Point clé: Devant une suspicion de colique néphrétique simple, la tomodensitométrie abdomino-pelvienne sans injection est l'examen d'imagerie de première intention.

Troubles hydroélectrolytiques et acido-basiques

5 questions
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Un homme de 60 ans, tabagique, est admis pour une hyponatrémie découverte à 118 mmol/L. L'osmolalité plasmatique est à 255 mOsm/kg, l'osmolalité urinaire à 420 mOsm/kg et la natriurèse à 60 mmol/L. Il n'y a pas d'œdèmes, pas de signe de déshydratation extracellulaire, la fonction thyroïdienne et le bilan surrénalien sont normaux, et il ne prend aucun traitement diurétique. Quel est le diagnostic le plus probable ?

  1. APotomanie
  2. BHyponatrémie de déplétion sodée
  3. CInsuffisance surrénalienne
  4. DHypothyroïdie profonde
  5. ESyndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
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Réponse: E. Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique

Le SIADH se définit par une hyponatrémie hypotonique avec une osmolalité urinaire inadaptée, supérieure à 100 mOsm/kg (ici 420 mOsm/kg) alors que l'osmolalité plasmatique est basse, une natriurèse supérieure à 30 mmol/L, une euvolémie clinique, et l'absence d'insuffisance surrénalienne, d'hypothyroïdie ou de prise de diurétiques. Chez ce patient tabagique, un carcinome bronchique à petites cellules doit être recherché comme cause paranéoplasique de SIADH. L'euvolémie clinique le distingue des hyponatrémies hypovolémiques et hypervolémiques.

  • A. La potomanie s'accompagne d'une osmolalité urinaire basse (diluée), ce qui n'est pas le cas ici.
  • B. La déplétion sodée s'accompagne de signes cliniques de déshydratation extracellulaire, absents ici.
  • C. L'insuffisance surrénalienne est écartée par un bilan surrénalien normal.
  • D. L'hypothyroïdie est écartée par une fonction thyroïdienne normale.
Point clé: Le SIADH associe une hyponatrémie hypotonique, une osmolalité urinaire inadaptée (>100 mOsm/kg), une natriurèse >30 mmol/L et une euvolémie clinique, après avoir éliminé les autres causes.
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Une femme de 75 ans est hospitalisée pour une hyponatrémie chronique à 108 mmol/L, découverte depuis plusieurs jours, sans signe de gravité neurologique. Une correction trop rapide de la natrémie expose principalement au risque de survenue de quelle complication ?

  1. AThrombose veineuse cérébrale
  2. BMyélinolyse centropontine
  3. CHémorragie cérébrale
  4. DŒdème cérébral
  5. EEncéphalopathie de Gayet-Wernicke
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Réponse: B. Myélinolyse centropontine

Une correction trop rapide d'une hyponatrémie chronique, en particulier au-delà de 8 à 10 mmol/L par 24 heures (certaines recommandations retiennent 6 à 8 mmol/L/24h chez les patients à risque), expose à une démyélinisation osmotique, dont la forme la plus caractéristique est la myélinolyse centropontine. Elle résulte d'une déshydratation rapide des cellules cérébrales qui s'étaient adaptées à l'hypoosmolalité chronique en perdant des osmolytes intracellulaires. Les facteurs de risque incluent l'alcoolisme, la dénutrition, l'hypokaliémie associée et l'hyponatrémie profonde et chronique. Cette complication justifie une surveillance rapprochée de la natrémie toutes les 4 à 6 heures lors de la correction.

  • A. La thrombose veineuse cérébrale n'est pas liée à la vitesse de correction de la natrémie.
  • C. L'hémorragie cérébrale n'est pas une complication classique de la correction de l'hyponatrémie.
  • D. L'œdème cérébral est au contraire le risque d'une hyponatrémie non corrigée ou s'aggravant rapidement, pas d'une correction trop rapide.
  • E. L'encéphalopathie de Gayet-Wernicke est liée à une carence en vitamine B1, non à la correction de l'hyponatrémie.
Point clé: La correction trop rapide d'une hyponatrémie chronique expose au risque de myélinolyse centropontine, imposant de limiter la vitesse de correction.
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Un homme de 70 ans, insuffisant rénal chronique, consulte pour asthénie. La kaliémie est à 7,2 mmol/L. L'électrocardiogramme montre des ondes T amples et pointues, un élargissement du QRS et une disparition de l'onde P. Quelle est la mesure thérapeutique à administrer en premier ?

  1. ABicarbonate de sodium par voie intraveineuse
  2. BGluconate de calcium par voie intraveineuse
  3. CFurosémide par voie intraveineuse
  4. DRésine échangeuse d'ions par voie orale
  5. EInsuline associée à du glucose par voie intraveineuse
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Réponse: B. Gluconate de calcium par voie intraveineuse

Devant une hyperkaliémie menaçante avec signes électrocardiographiques évoquant un risque de trouble du rythme ventriculaire ou d'asystolie (élargissement du QRS, disparition de l'onde P), le gluconate de calcium intraveineux doit être administré en premier pour stabiliser la membrane cardiaque. Son action est rapide, en quelques minutes, mais transitoire et ne fait pas baisser la kaliémie. Il doit être immédiatement suivi de mesures faisant entrer le potassium dans les cellules (insuline-glucose, bêta-2 mimétiques) puis de mesures d'élimination du potassium (résines, diurétiques, épuration extrarénale).

  • A. Le bicarbonate de sodium peut être utile en cas d'acidose associée mais n'a pas d'effet stabilisant membranaire rapide comparable au calcium.
  • C. Le furosémide augmente l'élimination urinaire du potassium mais agit trop lentement pour l'urgence cardiaque immédiate.
  • D. Les résines échangeuses d'ions agissent lentement et ne sont pas adaptées à l'urgence vitale immédiate.
  • E. L'insuline-glucose fait baisser la kaliémie mais n'a pas d'effet stabilisant membranaire immédiat sur le myocarde.
Point clé: Devant une hyperkaliémie avec signes ECG de gravité, le gluconate de calcium intraveineux est le traitement de première intention pour stabiliser la membrane myocardique.
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Un homme de 55 ans, diabétique de type 1, est amené aux urgences pour des douleurs abdominales et une polypnée. Le pH artériel est à 7,10, les bicarbonates à 8 mmol/L, la natrémie à 138 mmol/L, la chlorémie à 95 mmol/L, la glycémie à 28 mmol/L et la cétonémie capillaire est positive. Quel est le mécanisme principal expliquant cette acidose métabolique ?

  1. APerte digestive de bicarbonates
  2. BHyperchlorémie primitive
  3. CAccumulation de corps cétoniques
  4. DDilution par surcharge hydrique
  5. EPerte rénale de bicarbonates
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Réponse: C. Accumulation de corps cétoniques

Le trou anionique plasmatique, calculé par [Na+] - ([Cl-] + [HCO3-]), est ici à 35 mmol/L, nettement augmenté par rapport à la valeur normale de 12 à 16 mmol/L, ce qui oriente vers une acidose métabolique à trou anionique augmenté par accumulation d'un acide non chloré. Dans ce contexte de diabète et de cétonémie positive, le mécanisme est l'accumulation de corps cétoniques (acide bêta-hydroxybutyrique et acétoacétique) produits par la lipolyse secondaire à la carence en insuline. Les acidoses à trou anionique augmenté regroupent classiquement l'acidocétose, l'acidose lactique, l'insuffisance rénale sévère et certaines intoxications.

  • A. Les pertes digestives de bicarbonates provoquent une acidose à trou anionique normal (hyperchlorémique).
  • B. Une hyperchlorémie primitive donnerait une acidose à trou anionique normal, ce qui n'est pas le cas ici.
  • D. Une dilution par surcharge hydrique n'explique pas une acidose métabolique de cette intensité ni le trou anionique augmenté.
  • E. Les pertes rénales de bicarbonates provoquent également une acidose à trou anionique normal.
Point clé: Un trou anionique plasmatique augmenté au cours d'une acidose métabolique oriente vers l'accumulation d'un acide organique, comme les corps cétoniques dans l'acidocétose diabétique.
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Un homme de 74 ans est amené aux urgences par sa famille pour asthénie et confusion depuis 48 heures, dans un contexte de diarrhée aiguë profuse. La pression artérielle est à 92/58 mmHg, la fréquence cardiaque à 112/min. L'examen retrouve un pli cutané persistant à la face interne des cuisses, des muqueuses humides et une hypotonie des globes oculaires. Le poids corporel a chuté de 3 kg en 48 heures. Quel couple de signes est le plus caractéristique du trouble volémique présenté par ce patient ?

  1. AŒdèmes des membres inférieurs et prise de poids
  2. BPli cutané persistant et hypotonie des globes oculaires
  3. CPolyurie et natriurèse élevée
  4. DTurgescence jugulaire et crépitants pulmonaires bilatéraux
  5. ESécheresse des muqueuses et soif intense
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Réponse: B. Pli cutané persistant et hypotonie des globes oculaires

La déshydratation extracellulaire résulte d'une perte de sodium et d'eau en quantités isotoniques, sans modification de l'osmolarité plasmatique, donc sans stimulation de la soif ni sécheresse des muqueuses (signes du secteur intracellulaire). Les signes cliniques caractéristiques sont ceux de la déplétion du secteur extracellulaire : pli cutané persistant, hypotonie des globes oculaires, hypotension artérielle et tachycardie compensatrice, parfois un collapsus. La perte de poids rapide et le contexte de diarrhée orientent vers une perte digestive de sodium. Les œdèmes et la turgescence jugulaire évoquent au contraire une hyperhydratation extracellulaire.

  • A. Ces signes traduisent une hyperhydratation extracellulaire, situation opposée à celle décrite.
  • C. Ces éléments orienteraient vers une cause rénale de perte sodée, non vers le diagnostic clinique du trouble volémique lui-même.
  • D. Ces signes traduisent une surcharge volémique avec insuffisance cardiaque, non une déshydratation.
  • E. Ces signes traduisent une hyperosmolarité plasmatique et appartiennent à la déshydratation intracellulaire, non extracellulaire.
Point clé: Le diagnostic de déshydratation extracellulaire repose sur des signes cliniques spécifiques du secteur extracellulaire : pli cutané, hypotonie oculaire, hypotension et tachycardie, sans signe de déshydratation intracellulaire.

Transplantation et dialyse

3 questions
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Une femme de 68 ans, diabétique de type 2, est suivie en néphrologie pour une maladie rénale chronique au stade terminal avec un débit de filtration glomérulaire estimé à 9 mL/min/1,73 m². Elle vit seule en zone rurale, à 45 minutes du centre de dialyse le plus proche, et souhaite préserver son autonomie et limiter ses déplacements. Elle n'a pas d'antécédent de chirurgie abdominale ni de contre-indication pariétale. Quelle modalité d'épuration extrarénale est la plus adaptée à sa situation ?

  1. AHémodialyse quotidienne à domicile
  2. BHémofiltration veino-veineuse continue
  3. CHémodialyse conventionnelle en centre trois fois par semaine
  4. DHémodiafiltration en centre lourd
  5. EDialyse péritonéale continue ambulatoire
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Réponse: E. Dialyse péritonéale continue ambulatoire

La dialyse péritonéale est une technique d'épuration extrarénale réalisable à domicile, qui préserve l'autonomie du patient et limite les déplacements, particulièrement adaptée aux patients isolés géographiquement ou souhaitant une autonomie de traitement. L'absence de contre-indication pariétale ou abdominale majeure (chirurgie extensive, hernies non réparées, obésité majeure) permet sa réalisation. Chez le diabétique, elle reste une option de première intention au même titre que l'hémodialyse, le choix dépendant surtout du contexte social et des préférences du patient. L'hémodialyse en centre impose des déplacements répétés incompatibles avec l'éloignement géographique décrit.

  • A. Cette technique nécessite un abord vasculaire et une infrastructure technique lourde à domicile, moins adaptée en première intention qu'une dialyse péritonéale chez une patiente autonome sans antécédent chirurgical.
  • B. Cette technique continue est réservée aux patients instables en unité de soins intensifs, non à la prise en charge chronique ambulatoire.
  • C. Cette modalité impose des déplacements fréquents vers un centre, incompatible avec l'éloignement géographique et le souhait d'autonomie de la patiente.
  • D. Cette modalité se déroule en centre spécialisé et impose les mêmes contraintes de déplacement que l'hémodialyse conventionnelle.
Point clé: Le choix entre hémodialyse et dialyse péritonéale tient compte du contexte médical mais aussi des préférences et contraintes sociales du patient, la dialyse péritonéale à domicile étant privilégiée en l'absence de contre-indication chez un patient isolé ou souhaitant son autonomie.
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Un homme de 40 ans, transplanté rénal depuis 10 jours, présente une fièvre à 38,3°C, une douleur à la palpation du greffon et une oligurie. La créatininémie passe de 110 à 240 µmol/L en 48 heures. L'échographie Doppler du greffon ne montre pas de dilatation des cavités pyélocalicielles ni de collection périgreffon ; les index de résistance artériels sont augmentés. Quel mécanisme immunologique est le plus probablement en cause ?

  1. ARécidive de la néphropathie initiale sur le greffon
  2. BRejet aigu cellulaire à médiation lymphocytaire T
  3. CToxicité tubulaire directe par un inhibiteur de la calcineurine
  4. DObstruction urétérale par sténose de l'anastomose
  5. ENécrose tubulaire aiguë ischémique post-opératoire
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Réponse: B. Rejet aigu cellulaire à médiation lymphocytaire T

Le rejet aigu cellulaire, médié par les lymphocytes T dirigés contre les antigènes HLA du donneur, est la cause la plus fréquente de dysfonction aiguë du greffon dans les premières semaines post-transplantation, se manifestant par une dégradation rapide de la fonction rénale, une fièvre, une douleur du greffon et une augmentation des index de résistance vasculaire à l'échographie Doppler, en l'absence d'obstacle ou de collection. Le diagnostic de certitude repose sur la biopsie du greffon, qui montre un infiltrat lymphocytaire interstitiel avec tubulite selon la classification de Banff. Un traitement par bolus de corticoïdes est débuté en première intention devant une forte suspicion clinique, en attendant la confirmation histologique.

  • A. Une récidive de la néphropathie initiale est un mécanisme beaucoup plus tardif, ne se traduisant pas par une fièvre ni une douleur du greffon à dix jours de transplantation.
  • C. La toxicité des inhibiteurs de la calcineurine se manifeste typiquement sans fièvre ni douleur du greffon, par une élévation plus progressive de la créatininémie.
  • D. L'échographie exclut formellement une dilatation des cavités pyélocalicielles, rendant une obstruction de l'anastomose urétérale peu probable.
  • E. La nécrose tubulaire aiguë ischémique survient classiquement dans les premiers jours post-opératoires immédiats et n'explique pas une fièvre ni une dégradation secondaire après une fonction initialement correcte.
Point clé: Le rejet aigu cellulaire doit être évoqué devant une dégradation rapide de la fonction du greffon rénal associée à fièvre et douleur locale, et confirmé par biopsie du greffon.
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Une femme de 45 ans, transplantée rénale depuis 3 mois, est traitée par tacrolimus, mycophénolate mofétil et prednisone. Lors d'une consultation de suivi, elle rapporte des tremblements des mains et des céphalées. La pression artérielle est à 158/96 mmHg et la kaliémie à 5,6 mmol/L avec une fonction rénale stable. Quel médicament de son traitement immunosuppresseur explique le plus probablement ces effets indésirables ?

  1. ATacrolimus
  2. BPrednisone
  3. CAzathioprine
  4. DBélatacept
  5. EMycophénolate mofétil
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Réponse: A. Tacrolimus

Le tacrolimus, inhibiteur de la calcineurine, est responsable d'une toxicité caractéristique associant tremblements et céphalées d'origine neurologique, hypertension artérielle et hyperkaliémie par atteinte du tube distal diminuant la sécrétion de potassium. Cette toxicité est dose-dépendante et impose une surveillance régulière des concentrations résiduelles sanguines. Le mycophénolate mofétil est principalement responsable de toxicité digestive et hématologique (leucopénie), sans effet sur la pression artérielle ou la kaliémie. La prednisone peut provoquer une hypertension artérielle mais s'associe classiquement à une hypokaliémie, non une hyperkaliémie.

  • B. La prednisone s'associe à une hypokaliémie et non une hyperkaliémie, et ne provoque pas de tremblements typiques.
  • C. L'azathioprine n'est pas utilisée en association de première intention avec le tacrolimus dans ce protocole et son effet indésirable principal est hématologique, non ces symptômes.
  • D. Le bélatacept, immunosuppresseur non néphrotoxique administré par voie intraveineuse, n'est pas associé à ce profil de toxicité neurologique et métabolique.
  • E. Le mycophénolate mofétil provoque surtout des troubles digestifs et une leucopénie, non des tremblements, une hypertension ou une hyperkaliémie.
Point clé: Les inhibiteurs de la calcineurine comme le tacrolimus provoquent typiquement tremblements, céphalées, hypertension artérielle et hyperkaliémie, nécessitant une surveillance des taux résiduels.

Polykystose rénale et maladies héréditaires

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Une femme de 32 ans consulte car son père a été diagnostiqué porteur d'une polykystose rénale autosomique dominante. Elle est asymptomatique, sans antécédent personnel. Une échographie rénale est réalisée dans le cadre du dépistage familial. Selon les critères de Ravine, quel nombre minimal de kystes rénaux, uni- ou bilatéraux, permet de retenir le diagnostic de polykystose rénale autosomique dominante chez cette patiente âgée de 15 à 39 ans ?

  1. AAu moins 2 kystes dans chaque rein
  2. BAu moins 1 kyste unilatéral de plus de 10 mm
  3. CAu moins 10 kystes bilatéraux
  4. DAu moins 3 kystes rénaux au total, uni- ou bilatéraux
  5. EAu moins 5 kystes dans un seul rein
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Réponse: D. Au moins 3 kystes rénaux au total, uni- ou bilatéraux

Les critères échographiques de Ravine, utilisés pour le diagnostic de la polykystose rénale autosomique dominante chez les sujets à risque familial, retiennent pour la tranche d'âge 15-39 ans la présence d'au moins 3 kystes rénaux, uni- ou bilatéraux, suffisante pour poser le diagnostic. Les seuils augmentent avec l'âge (au moins 2 kystes par rein entre 40 et 59 ans, au moins 4 kystes par rein après 60 ans), car la prévalence des kystes rénaux simples augmente avec l'âge dans la population générale. Chez le sujet jeune à risque familial, un nombre plus faible de kystes est donc suffisant car leur présence est peu fréquente en l'absence de maladie génétique.

  • A. Ce critère correspond au seuil retenu pour la tranche d'âge de 40 à 59 ans, non pour une patiente de 32 ans.
  • B. La taille du kyste n'entre pas dans les critères diagnostiques de Ravine, qui reposent sur le nombre de kystes selon l'âge.
  • C. Ce seuil élevé ne correspond à aucune tranche d'âge des critères de Ravine et surestime largement le nombre nécessaire chez le sujet jeune.
  • E. Ce critère ne correspond à aucun seuil standard des critères de Ravine utilisés en pratique.
Point clé: Chez un sujet à risque familial de polykystose rénale autosomique dominante âgé de 15 à 39 ans, le diagnostic échographique repose sur la présence d'au moins 3 kystes rénaux uni- ou bilatéraux selon les critères de Ravine.

Questions fréquentes

S'agit-il de vraies questions des EDN ?

Non. Ce sont des questions originales rédigées dans le style des EDN, d'après le référentiel du 2e cycle. Un second modèle indépendant a résolu chaque question sans voir la correction ; les questions à la réponse discutable ont été retirées.

Comment utiliser ces questions de néphrologie ?

Faites d'abord le quiz sans regarder les réponses, puis lisez l'explication de chaque question ratée ou devinée. Le point clé sous chaque réponse est ce qu'il faut retenir.

Les questions sont-elles gratuites ?

Oui. Toutes les questions, réponses et explications de cette page sont gratuites, sans inscription.

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