Liste des abréviations
AJCC – American Joint Committee on Cancer
Choi – Critères d'évaluation de la réponse des tumeurs solides au traitement
ECOG – Eastern Cooperative Oncology Group
IMRT – Radiothérapie avec modulation d'intensité
IORT – Radiothérapie peropératoire
RECIST – Response Evaluation Criteria in Solid Tumors
ASMT – sarcome alvéolaire des tissus mous
v/v – intraveineux
VMFO – tumeur myofibroblastique inflammatoire
OMS – Organisation mondiale de la santé
TDM – tomographie computérisée
LFK – kinésithérapie / éducation physique médicale
CIM-10 – Classification internationale des maladies, 10e réédition
IRM – imagerie par résonance magnétique
PEComa – tumeur à cellules épithélioïdes perivasculaires
TEP/TDM – Tomographie par émission de positons couplée à la tomographie par ordinateur avec radiopharmaceutiques tumotropes
SMT – sarcome des tissus mous
SSM – sarcome à cellules claires
TFS – tumeur fibreuse solitaire
Échographie – examen ultrasonore
VAC – Vincristine**+Doxorubicine**+Cyclophosphamide**
IE – Ifosfamide**+Étoposide**
GemTax – #Gemcitabine**+#Docétaxel**
** – médicaments vitaux et essentiels
# – médicament utilisé hors indication, non conforme aux instructions d'utilisation, aux contre-indications, aux modes d'administration et aux doses figurant dans la notice du médicament (off-label)
Termes et définitions
Sarcome des tissus mous localement avancé : sarcome des tissus mous de n'importe quel stade (jusqu'au stade IV) qui occupe > 1 espace fascial (zone anatomique) et/ou envahit des structures vitales.
L'évaluation de la résécabilité peut être influencée par des facteurs tels que le rapport avec les gros vaisseaux, les structures osseuses, les plexus nerveux, les organes du petit bassin, de la cavité abdominale, du médiastin et des poumons. L'évaluation de la résécabilité d'un processus est très subjective et peut varier d'un établissement à l'autre et d'un chirurgien à l'autre.
Biopsie ouverte : biopsie excisionnelle
Sarcome des tissus mous d'emblée inopérable : sarcome des tissus mous de stade I-III qui ne peut pas faire l'objet d'une exérèse chirurgicale radicale R0.
Sarcome des tissus mous d'emblée opérable : sarcome des tissus mous de stade I-III, avec atteinte d'un ou de > 1 compartiment fascial ou d'une ou de > 1 zone anatomique, qui peut faire l'objet d'une exérèse chirurgicale radicale R0.
Évaluation radiologique de la réponse au traitement : évaluation de la réponse au traitement utilisant les résultats d'examens radiologiques (tomodensitométrie, imagerie par résonance magnétique, tomographie par émission de positons, radiographie, etc.) par rapport aux résultats d'examens radiologiques antérieurs, conformément à un ou plusieurs systèmes d'évaluation de la réponse (tels que RECIST, l'OMS ou Choi).
Trépans-biopsie : biopsie à l'aiguille core (biopsie microbiopsie)
Compartiment fascial : terme issu de l'anatomie topographique. Zone anatomique de localisation des muscles, délimitée par rapport aux structures adjacentes ou autres par un fascia distinct.
1. Informations succinctes sur la maladie ou l'affection
1.1 Définition de la maladie ou de l'affection
Les sarcomes des tissus mous (STM) sont des tumeurs du tissu conjonctif — tumeurs des ligaments, des tendons, des muscles et du tissu adipeux, dérivées du mésoderme primitif. Ce groupe comprend également les tumeurs issues des cellules de l'ectoderme primitif (schwannome) et des cellules endothéliales revêtant les vaisseaux. Ce groupe hétérogène de tumeurs est regroupé en raison de la similitude de leur aspect morphologique et de leurs manifestations cliniques. Les sarcomes des organes viscéraux sont rares et se retrouvent dans les reins, la prostate, les poumons et le cœur. Les sarcomes du sein et de l'utérus sont considérés séparément. Dans le diagnostic, la classification et le choix de la stratégie thérapeutique, l'aspect microscopique, le grade de malignité et, dans certains cas, l'organe d'origine jouent un rôle déterminant. Il convient toutefois de noter que s'il s'agit d'un léiomyosarcome, la tumeur provient très probablement des muscles lisses, tandis qu'un sarcome synovial ne prend généralement pas naissance dans la capsule synoviale des articulations.
1.2 Étiologie et pathogénie de la maladie ou de l'affection (groupes de maladies ou d'affections)
Il n'existe pas de facteur étiologique unique pour le développement des sarcomes des tissus mous. La prédisposition génétique joue un rôle dans certains cas.
Une malignisation fréquente des nodules est observée dans la neurofibromatose (maladie de von Recklinghausen). Il s'agit d'une affection autosomique dominante caractérisée par la présence de neurofibromes multiples, de nævus géants et de névromes. Dans le contexte d'une neurofibromatose, on observe fréquemment une tumeur des gaines des nerfs périphériques — le neurofibrosarcome (10-15%), et le schwannome malin (5%) [20].
Le lymphœdème augmente le risque de développer certaines formes de sarcomes des tissus mous. En particulier, le syndrome de Stewart-Treves (angiosarcome sur fond de lymphœdème post-mastectomie du membre supérieur) a été décrit chez des femmes après un traitement pour un cancer du sein [21,22].
L'exposition à des agents cancérogènes connus dans le développement des sarcomes des tissus mous a été insuffisamment étudiée. Il convient de noter la possibilité de survenue de sarcomes des tissus mous après une radiothérapie. Les sarcomes radio-induits surviennent 6 à 30 ans ou plus après l'irradiation (médiane de 10 ans). La dose totale d'irradiation, le mode de fractionnement et le type de rayonnement influencent l'incidence. Les agents alkylants (cyclophosphamide**, etc.) associés à la radiothérapie augmentent également le risque de survenue de secondes néoplasies malignes [23,24].
Le sarcome de Kaposi survenant dans le cadre d'une infection par le virus de l'herpes humain de type 8 chez des patients séropositifs pour le VIH présente une évolution agressive tant dans sa forme classique que dans sa variante africaine [25,26].
1.3 Épidémiologie de la maladie ou de l'affection
En 2023, 3 214 personnes au total ont développé un sarcome des tissus mous en Fédération de Russie [27]. En 2023, le taux d'incidence brut (tous sexes confondus) était de 2,52 pour 100 000 habitants (variation sur 10 ans de « -9,75% »), et le taux standardisé était de 1,47 pour 100 000 habitants (variation sur 10 ans de « -14,32% »). Le risque cumulé de développer un sarcome des tissus mous était de 0,15% [27].
En 2018, 1 477 hommes et 1 479 femmes sont décédés de sarcomes des tissus mous en Russie. Le taux de mortalité brut (tous sexes confondus) était de 2,02 pour 100 000 habitants, et le taux standardisé était de 1,42 pour 100 000 habitants (1,40 chez les femmes et 1,48 chez les hommes) [27].
En 2023, la répartition des cas selon le stade était la suivante : stade I-II — 55,5%, stade III — 24,3%, stade IV — 16,2%. Parmi les nouveaux cas, le diagnostic a été posé de manière active chez 12,3%. La létalité à 1 an était de 18,4% [28]. À la fin de l'année 2023, 31 429 patients étaient sous surveillance (21,4 pour 100 000 habitants), parmi lesquels 21 486 patients étaient suivis depuis 5 ans ou plus. L'indice d'accumulation des effectifs était de 11,2, et la létalité était de 4,0% [28].
1.4 Particularités du codage de la maladie ou de l'affection
Selon la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (ci-après dénommée CIM-10), ces tumeurs sont classées en fonction de l'organe d'origine primaire ; par exemple, un sarcome rétro-péritonéal portera le code C48, et un sarcome du sein portera le code C50 [29].
C49 Tumeur maligne d'autres types de tissus conjonctifs et tissus mous
C49.0 Tissu conjonctif et tissus mous de la tête, de la face et du cou
C49.1 Tissu conjonctif et tissus mous du membre supérieur, y compris la région de l'épaule
C49.2 Tissu conjonctif et tissus mous du membre inférieur, y compris la région de la hanche
C49.3 Tissu conjonctif et tissus mous du thorax
C49.4 Tissu conjonctif et tissus mous de l'abdomen
C49.5 Tissu conjonctif et tissus mous du bassin
C49.6 Tissu conjonctif et tissus mous du tronc, sans précision de localisation
C49.8 Lésion bucco-dentaire, du tissu conjonctif et des tissus mous, se superposant (atteignant plus d'une des localisations susmentionnées)
C49.9 Tissu conjonctif et tissus mous, sans précision de localisation
Toutes les néoplasies de nature incertaine ou non spécifiée (code D48 selon la CIM-10) sont considérées comme potentiellement malignes. Ces patients doivent être adressés à des oncologues dans des centres spécialisés (y compris fédéraux). L'examen et la prise en charge dans un établissement spécialisé réduisent au minimum la probabilité d'erreurs diagnostiques et permettent d'initier le traitement approprié en temps opportun.
Par conséquent, les patients présentant le code D48 sont orientés vers des centres oncologiques fédéraux afin de garantir le diagnostic le plus précis et une prise en charge adéquate, compte tenu du risque potentiel de développement ou de mise en évidence de caractères malins de la tumeur.
D48 Tumeur à évolution imprévisible ou inconnue d'autres sites et de sites non spécifiés
D48.1 Tissu conjonctif et autres tissus mous
Exclu :
tissu conjonctif du sein (D48.6)
cartilages :
- du larynx (D38.0)
- du nez (D38.5)
- des articulations (D48.0)
D48.2 Nerfs périphériques et système nerveux autonome
1.5 Classification de la maladie ou de l'affection
1.5.1 Classification histologique internationale
Classification histologique internationale des sarcomes des tissus mous (classification de l'Organisation mondiale de la santé [OMS], 5e édition, 2020) [233] :
Tumeurs adipocytaires : | |
|---|---|
Intermédiaires (localement agressives) | |
8850/1 | Tumeur lipomateuse atypique |
Tumeurs adipocytaires malignes | |
8851/3 | Liposarcome bien différencié, SAI Liposarcome lipome-like Liposarcome inflammatoire Liposarcome sclérosant |
8852/3 | Liposarcome myxoïde |
8858/3 | Liposarcome dédifférencié |
8854/3 | Liposarcome pléomorphe Liposarcome épithélioïde |
8855/3 | Liposarcome mixte |
8859/3 | Liposarcome myxoïde pléomorphe |
Tumeurs fibroblastiques/myofibroblastiques : | |
Intermédiaires (localement agressives) | |
8815/0 | Tumeur fibreuse solitaire, bénigne |
8813/1 | Fibromatose de type palmaire et plantaire |
8821/1 | Fibromatose de type desmoïde Desmoïde extra-abdominal |
8822/1 | Fibromatose abdominale |
8851/1 | Lipofibromatose |
8834/1 | Fibroblastome à cellules géantes |
Intermédiaires (rarement métastasantes) | |
8832/1 | Dermatofibrosarcome protubérant, SAI 8833/1 Dermatofibrosarcome protubérant pigmenté 8832/3 Dermatofibrosarcome protubérant, fibrosarcomateux Dermatofibrosarcome protubérant myxoïde Dermatofibrosarcome protubérant à différenciation myoïde Dermatofibrosarcome protubérant en plaques |
8815/1 | Tumeur fibreuse solitaire, SAI Tumeur fibreuse solitaire adipogène (lipomateuse) Tumeur fibreuse solitaire à cellules géantes |
8825/1 | Tumeur myofibroblastique inflammatoire Sarcome myofibroblastique inflammatoire épithéloïde |
8825/3 | Sarcome myofibroblastique |
8810/1 | Tumeur fibroblastique superficielle CD34-positive |
8811/1 | Sarcome fibroblastique myxo-inflammatoire |
8814/3 | Fibrosarcome infantile |
Malignes | |
8815/3 | Tumeur fibreuse solitaire, maligne |
8810/3 | Fibrosarcome SAI |
8811/3 | Myxofibrosarcome Myxofibrosarcome épithéloïde |
8840/3 | Fibromyxosarcome peu différencié |
8840/3 | Fibrosarcome épithéloïde sclérosant |
Tumeurs fibrohistiocytaires : | |
Bénignes | |
9252/0 | Tumeur à cellules géantes des gaines tendineuses, SAI 9252/1 Tumeur à cellules géantes des gaines tendineuses, diffuse |
Intermédiaires (rarement métastasantes) | |
8835/1 | Tumeur fibrohistiocytaire plexiforme |
9251/1 | Tumeur à cellules géantes des tissus mous |
Malignes | |
9252/3 | Tumeur à cellules géantes des gaines tendineuses maligne |
Tumeurs vasculaires | |
Intermédiaires (localement agressives) | |
9130/1 | Hémangioendothéliome kaposiforme |
Intermédiaires (rarement métastasantes) | |
9136/1 | Hémangioendothéliome rétiforme |
9135/1 | Angioendothéliome intralymphatique papillaire |
9136/1 | Hémangioendothéliome composite Hémangioendothéliome composite neuroendocrinien |
9140/3 | Sarcome de Kaposi Sarcome de Kaposi indolent classique Sarcome de Kaposi endémique africain Sarcome de Kaposi associé au SIDA Sarcome de Kaposi iatrogène |
9138/1 | Hémangioendothéliome pseudomyogénique (ressemblant à un sarcome épithéloïde) |
Malignes | |
9133/3 | Hémangioendothéliome épithéloïde, SAI Hémangioendothéliome épithéloïde avec fusion WWTR1-CAMTA1, Hémangioendothéliome épithéloïde avec fusion YAP1-TFE3 |
9120/3 | Angiosarcome |
Tumeurs péricytiques (périsovasculaires) | |
Malignes | |
8711/3 | Tumeur glomique, maligne |
Tumeurs du tissu musculaire lisse | |
Bénignes et intermédiaires | |
8890/0 | Léïomyome SAI |
8897/1 | Tumeur musculaire lisse à potentiel de malignité incertain |
Malignes | |
8890/3 | Léïomyosarcome, NSA |
Tumeurs des tissus musculaires squelettiques | |
Malignes | |
8910/3 | Rhabdomyosarcome embryonnaire, NSA Rhabdomyosarcome embryonnaire, pléomorphe |
8920/3 | Rhabdomyosarcome alvéolaire |
8901/3 | Rhabdomyosarcome pléomorphe, NSA |
8912/3 | Rhabdomyosarcome fusocellulaire Rhabdomyosarcome fusocellulaire congénital avec réarrangements VGLL2/NCOA2/CITED2 Rhabdomyosarcome fusocellulaire/sclérosant avec mutation de MYOD1 Rhabdomyosarcome fusocellulaire intra-osseux (avec réarrangements TFCP2/NCOA2) |
8921/3 | Ectomésenchymome |
Tumeurs des tissus cartilagineux et osseux | |
Malignes | |
9180/3 | Ostéosarcome extrasquelettique |
Tumeurs des gaines des nerfs périphériques | |
Malignes | |
9540/3 | Tumeur maligne des gaines des nerfs périphériques, NSA 9542/3 Tumeur maligne des gaines des nerfs périphériques, épithélioïde |
9540/3 | Tumeur mélanocytaire maligne des gaines nerveuses |
9580/3 | Tumeur à cellules granuleuses maligne |
9571/3 | Périneuriome malin |
Tumeurs à différenciation indéterminée | |
Intermédiaires (localement agressives) | |
8811/1 | Tumeur fibrolipomateuse hémosidérotique |
8860/1 | Angiomyolipome épithélioïde |
Intermédiaires (rarement métastasantes) | |
8830/1 | Fibroxanthome atypique |
8836/1 | Histiocytome fibreux angiomatoïde |
8842/0 | Tumeur fibromyxoïde ossifiante, NSA |
8940/0 | Tumeur mixte, NSA |
8940/3 | Tumeur mixte maligne, NSA |
8982/0 | Myoépithéliome, NSA |
Malignes | |
8990/3 | Tumeur mésenchymateuse phosphaturique maligne Tumeur fusocellulaire avec réarrangement de NTRK (survenant) |
9040/3 | Sarcome synovial, NOS 9041/3 Sarcome synovial fusocellulaire 9043/3 Sarcome synovial biphasique Sarcome synovial peu différencié |
8804/3 | Sarcome épithélioïde Sarcome épithélioïde proximal ou à grandes cellules Sarcome épithélioïde classique |
9581/3 | Sarcome alvéolaire des parties molles |
9044/3 | Sarcome à cellules claires, NOS |
9231/3 | Chondrosarcome myxoïde extrasquelettique |
8806/3 | Tumeur desmoïde à petites cellules rondes |
8963/3 | Tumeur rhabdoïde, NOS |
8714/3 | Tumeur épithélioïde périvasculaire maligne |
9137/3 | Sarcome intimal |
8842/3 | Tumeur fibromyxoïde ossifiante maligne |
8982/3 | Carcinome myoépithélial |
8805/3 | Sarcome indifférencié |
8801/3 | Sarcome fusocellulaire indifférencié |
8802/3 | Sarcome pléomorphe indifférencié |
8803/3 | Sarcome à cellules rondes indifférencié |
Sarcomes indifférenciés à petites cellules rondes des os et des parties molles | |
9364/3 | Sarcome d'Ewing |
9366/3 | Sarcome à cellules rondes avec fusions EWSR1-non-ETS |
9367/3 | Sarcome avec réarrangement de CIC |
9368/3 | Sarcome avec anomalies génétiques de BCOR |
1.5.2 Stadification
La classification TNM de travail approuvée en 2010 (AJCC, 7th ed 2010) est basée sur la taille et la profondeur de la tumeur par rapport au fascia superficiel pour les sarcomes des membres (a : tumeur superficielle ; b : envahissant le fascia, ainsi que toutes les tumeurs de la cavité abdominale, du pelvis, du thorax et du rétropéritoine) :
T – Tumeur primitive :
T1 – Tumeur de moins de 5 cm de diamètre
T1a – Tumeur superficielle
T1b – Tumeur profonde
T2 – Tumeur de plus de 5 cm de diamètre
T2a – Tumeur superficielle
T2b – Tumeur profonde
N – Atteinte des gangliens lymphatiques régionaux :
N0 – Aucun ganglien lymphatique atteint vérifié histologiquement
N1 – Métastases dans les gangliens lymphatiques régionaux
M – Métastases à distance :
M0 – Pas de métastases à distance
M1 – Présence de métastases à distance
Classification par stades
Stade I
T1a, b N0 M0, G1-2 (G1 selon le système à 3 grades)
T2a, b N0 M0, G1-2 (G1 selon le système à 3 grades)
Stade II
T1a, 1b N0 M0, G3-4 (G2 selon le système à 3 grades)
T2a N0 M0, G3-4 (G2 selon le système à 3 grades)
Stade III
T2b N0 M0, G3-4 (G3 selon le système à 3 grades)
Tout T N1 M0 (Tout G)
Stade IV
Tout T Tout N M1, Tout G
La 8e édition de la classification est actuellement disponible. Les modifications concernent la taille de la tumeur primitive en fonction de la localisation.
Vous trouverez ci-dessous la 8e version de 2017 (AJCC, 8th ed 2017) de la classification des sarcomes des tissus mous (à l'exception des GIST) [182] :
Sarcomes des tissus mous du tronc et des membres
T – Tumeur primitive
Tx – La taille de la tumeur primitive ne peut être évaluée
T0 – Tumeur primitive non retrouvée
T1 – < 5 cm dans sa plus grande dimension
T2 – > 5 cm à 10 cm dans sa plus grande dimension
T3 – Tumeur de plus de 10 cm mais inférieure à 15 cm dans sa plus grande dimension
T4 – Tumeur de plus de 15 cm dans sa plus grande dimension
N – Atteinte des gangliens lymphatiques régionaux :
N0 – Aucun ganglien lymphatique atteint vérifié histologiquement
N1 – Métastases dans les gangliens lymphatiques régionaux
M – Métastases à distance :
M0 – Pas de métastases à distance
M1 – Présence de métastases à distance
Classification par stades
Stade I
T1 N0 M0 G1, Gx
Stade IB
T2 N0 M0 G1, Gx
T3 N0 M0, G1, Gx
T4 N0 M0 G1, Gx
Stade II
T1 N0 M0, G2, G3
Stade IIIA
T2 N0 M0 G2, G3
Stade IIIB
T3 N0 M0 G2, G3
T4 N0 M0 G2, G3
Stade IV
Tout T N1 M0 Tout G
Tout T Tout N M1 Tout G
Sarcomes des tissus mous de la cavité abdominale, de la cavité thoracique et des organes viscéraux
T – Tumeur primitive
Tx – La taille de la tumeur primitive ne peut être évaluée
T1 – Limité à l'organe
T2 – La tumeur dépasse les limites de l'organe
T2a – Envahit la séreuse ou le péritoine viscéral
T2b – S'étend au-delà de la séreuse
T3 – S'étend à un organe voisin
T4 – Croissance multifocale
T4a – 2 zones atteintes
T4b – 3 à 5 zones atteintes
T4c – Plus de 5 zones atteintes
N – Atteinte des gangliens lymphatiques régionaux :
N0 – Aucun ganglien lymphatique atteint vérifié histologiquement
N1 – Métastases dans les gangliens lymphatiques régionaux
M – Métastases à distance :
M0 – Pas de métastases à distance
M1 – Présence de métastases à distance
Stade
Il n'existe actuellement aucune recommandation concernant la stadification
Sarcomes des tissus mous de la tête et du cou
T – Tumeur primitive
Tx – La taille de la tumeur primitive ne peut être évaluée
T1 – < 2 cm dans sa plus grande dimension
T2 – > 2 cm à 4 cm dans sa plus grande dimension
T3 – Tumeur de plus de 4 cm
T4 – Tumeur avec extension aux organes ou structures adjacents
T4a – Extension à l'orbite, à la base du crâne / à la dure-mère, au squelette facial, etc.
T4b – Extension au cerveau, à l'artère carotide, aux muscles prévertébraux ou envahissement périneurique du système nerveux central
N – Atteinte des gangliens lymphatiques régionaux :
N0 – Aucun ganglien lymphatique atteint vérifié histologiquement
N1 – Métastases dans les gangliens lymphatiques régionaux
M – Métastases à distance :
M0 – Pas de métastases à distance
M1 – Présence de métastases à distance
Classification par stades
Il s'agit d'une nouvelle classification ; des données supplémentaires sont nécessaires pour une stadification correcte.
Commentaires : la 8e classification TNM doit être considérée comme la seule classification opérationnelle après l'approbation de sa version en langue russe par les sociétés professionnelles et les autorités réglementaires.
1.5.2.1 Détermination du grade de malignité.
Ce paramètre caractérise le plus précisément un sous-type de sarcome des tissus mous donné. Il joue un rôle déterminant dans le pronostic de la maladie. Naturellement, ce facteur joue un rôle primordial dans la définition de l'étendue de la prise en charge thérapeutique.
Le grade de malignité est également l'un des 3 facteurs déterminant le stade de la maladie. La classification de l'AJCC est la plus largement utilisée, intégrant la gradation histopathologique de la tumeur (G) dans le système de stadification traditionnel « TNM » (tumor-node-metastases). Les degrés d'extension de la tumeur primitive T1 (< 5 cm) et T2 (≥ 5 cm) sont subdivisés en « a » et « b » selon la localisation de la néoformation par rapport au fascia musculaire (« a » : tumeur située en superficie, au-dessus du fascia ; « b » : tumeur située en profondeur sous le fascia ou l'envahissant). L'état des ganglions lymphatiques régionaux est pris en compte (N0 : ganglions intacts, N1 : métastases dans les ganglions lymphatiques régionaux). On distingue 4 grades de différenciation tumorale : G1 – sarcomes bien différenciés, G2 – sarcomes moyennement différenciés, G3 et G4 – sarcomes peu différenciés ou indifférenciés. Cependant, dans plusieurs études scientifiques, les auteurs envisagent trois grades histopathologiques – G1, G2, G3 (G3+G4) et, souvent, deux grades G HI (G3+G4) et G low (G1+G2), les désignant comme des tumeurs de bas grade et de haut grade de malignité.
Il n'existe actuellement aucun critère morphologique unifié pour évaluer le grade de malignité des sarcomes des tissus mous. Les deux systèmes de gradation histopathologique des tumeurs les plus répandus sont :
1) NCI (National Cancer Institute des États-Unis) ;
2) FNCLCC (Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer Sarcoma Group) ou, comme on l'appelle également dans la littérature anglophone, FFCC (French Federation of Cancer Centers) [30].
Le premier prend en compte le type histologique de la tumeur, sa localisation et la quantité de nécrose ; dans certaines situations, la cellularité tumorale, le pléomorphisme nucléaire et l'index mitotique sont pris en considération. Le second, quant à lui, repose sur le calcul de trois paramètres principaux des sarcomes : la différenciation tumorale, l'activité mitotique et l'étendue de la nécrose. Une comparaison rétrospective de ces deux systèmes a montré que le système de la FNCLCC permet de prédire plus précisément la survenue de métastases à distance et le décès des patients des suites de la maladie. Le grade de malignité des sarcomes des tissus mous selon cette méthode est déterminé par la somme des trois scores suivants :
1) différenciation tumorale :
1 point – sarcomes dont la structure est proche d'un tissu normal, par exemple un liposarcome bien différencié ;
2 points – sarcomes dont le type histologique peut être déterminé, par exemple un sarcome synovial biphasique ;
3 points – sarcomes embryonnaires, sarcomes indifférenciés et sarcomes de type indéterminé ;
2) nombre de mitoses :
1 point – 0 à 9 dans 10 champs (champ de 0,1734 mm2) ;
2 points – 10 à 19 dans 10 champs ;
3 points – plus de 20 dans 10 champs ;
3) quantité de cellules tumorales nécrotiques :
0 point – pas de nécrose ;
2 points – nécrose intéressant moins de 50 % des cellules tumorales ;
3 points – nécrose intéressant plus de 50 % des cellules tumorales.
La somme totale de ces trois scores, représentant 2 à 3 points, correspond à G1 ; de 4 à 5 points, à G2 ; de 6 à 8 points, à G3.
La fréquence des mitoses, les caractéristiques morphologiques du noyau cellulaire, la cellularité, l'anaplasie ou le polymorphisme cellulaire ainsi que la présence de nécrose sont les facteurs les plus importants pour l'attribution du grade de malignité. L'établissement du grade de malignité étant une procédure subjective, certains anatomopathologistes préfèrent classer les sarcomes en 2 types : de haut grade (high-grade) ou de bas grade (low-grade). La méthode immunohistochimique joue un rôle extrêmement important dans le diagnostic différentiel des sarcomes des tissus mous et doit être réalisée dans tous les cas où une tumeur mésenchymateuse est suspectée.
1.6 Tableau clinique de la maladie ou de l'état
La plupart des patients consultent pour une masse tumorale asymptomatique. La symptomatologie apparaît en raison d'un processus évolué, conséquence de l'atteinte de structures vitales. Les troubles fonctionnels d'un membre, les douleurs par compression des structures nerveuses, les œdèmes résultant de la compression de gros vaisseaux veineux, les œdèmes lymphatiques, l'inflammation, la dégradation tissulaire, etc., ne constituent pas des symptômes permettant de poser le diagnostic, mais sont simplement la conséquence d'un problème ancien.
2. Diagnostic, indications médicales et contre-indications à l'utilisation des méthodes de diagnostic
Une imagerie tumorale moderne et adaptée, associée à l'examen histologique, constitue un facteur déterminant pour la stadification ainsi que pour le choix de la stratégie et de l'étendue du traitement des sarcomes des tissus mous primitifs, récidivants et métastatiques. L'imagerie englobe un ensemble de paramètres : la détermination de la taille, de la topographie, des rapports avec les structures environnantes et les vaisseaux, du degré de vascularisation, de la présence de zones de nécrose, ainsi que l'évaluation de la réponse thérapeutique et de la mise en évidence d'une nécrose d'origine thérapeutique. Pour obtenir des réponses à toutes ces questions, il convient de mobiliser l'ensemble de l'arsenal diagnostique moderne en oncologie.
Critères d'établissement du diagnostic / de l'état pathologique :
données de l'anamnèse
données de l'examen physique
données de l'examen anatomopathologique du matériel biopsique (ou chirurgical).
En cas de suspicion de sarcome des tissus mous, il est fortement recommandé d'orienter le patient vers un établissement de soins oncologiques spécialisé dans le diagnostic et le traitement de cette affection [173].
NPU CNiveau de preuve des recommandations – C (niveau de certitude des preuves – 5).
2.1 Anamnèse et plaintes
Il est recommandé de recueillir les plaintes et l'anamnèse du patient afin d'identifier les facteurs de risque et les éléments susceptibles d'influencer le choix de la stratégie thérapeutique, des méthodes diagnostiques et de la prévention secondaire [172].
NPU CNCP 5Niveau de preuve des recommandations – C (niveau de certitude des preuves – 5).
Commentaires : le patient consulte le plus souvent pour l'apparition d'une « tuméfaction », d'une douleur, d'un œdème dans diverses zones anatomiques, d'une déformation des tissus mous ou d'une limitation de l'amplitude des mouvements de l'articulation adjacente. Lors de la recueil de l'anamnèse, les informations fournies par l'entourage proche (famille, proches) sont importantes, ces derniers pouvant détecter la croissance tumorale dans des zones anatomiques inaccessibles au contrôle visuel du patient. Il convient de préciser la date de début de l'évolution de la maladie, l'existence d'un syndrome douloureux, les altérations fonctionnelles et d'évaluer l'impact des manifestations cliniques sur la qualité de vie du patient. La présence d'une immunosuppression, d'une infection virale ou d'une radiothérapie antérieure doit être consignée, de même que d'éventuels symptômes évocateurs d'une pathologie d'origine génétique dans la famille.
2.2 Examen physique
Il est recommandé, lors de l'examen physique d'un patient suspect de sarcome des tissus mous, d'évaluer l'état de la région atteinte, de tester la fonction articulaire, d'exclure le risque de fracture pathologique et d'examiner les ganglions lymphatiques périphériques [172, 173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaire : il existe une variabilité et une incertitude considérables quant à la précision diagnostique de l'examen physique ; le taux d'erreur lors de cet examen est relativement élevé, ce qui rend indispensable le recours à d'autres méthodes diagnostiques pour garantir un diagnostic précis des tumeurs malignes.
Il est recommandé d'inclure la palpation des ganglions lymphatiques régionaux dans l'examen des patients suspectés d'une tumeur maligne des tissus mous afin d'exclure une atteinte métastatique ganglionnaire régionale [172, 173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaires : il convient de souligner que la palpation des ganglions lymphatiques chez ces patients ne dispense pas de la réalisation d'une échographie ganglionnaire chez les patients ayant un diagnostic confirmé, l'examen physique des ganglions lymphatiques ne possédant pas une précision suffisante.
Il est recommandé, sur la base de l'analyse des plaintes, de l'anamnèse et des données de l'examen physique lors de la consultation, de statuter sur l'opportunité d'une démarche diagnostique invasive (biopsie) de la néoformation afin de procéder à la vérification morphologique du diagnostic et d'établir le plan ultérieur d'investigation et de traitement [172, 173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
2.3 Examens de laboratoire
Il n'est pas recommandé de réaliser des examens de diagnostic de laboratoire avant la confirmation morphologique du diagnostic. Si une pathologie intercurrente ou l'état général du patient nécessite des examens de laboratoire pour la sécurité de la réalisation de la biopsie, les examens nécessaires sont effectués [172,173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Chez les patients présentant un diagnostic confirmé de sarcome des tissus mous et se préparant à l'étape thérapeutique suivante, il est recommandé de pratiquer une numération formule sanguine, un bilan biochimique général ainsi qu'une étude de l'hémostase (coagulogramme) afin d'évaluer le pronostic de la maladie et de planifier l'algorithme thérapeutique [174, 175, 176, 177, 178, 180].
NPU CNVE 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de validité des preuves : 4).
Commentaires : dans le cadre de la définition de l'algorithme thérapeutique optimal pour un patient dont le diagnostic est posé, une exploration biologique est également nécessaire dans une mesure permettant d'identifier d'éventuelles contre-indications aux différentes modalités thérapeutiques.
2.4 Examens instrumentaux
Une masse tumorale découverte lors de la palpation nécessite une investigation diagnostique complémentaire, c'est-à-dire la précision de sa localisation anatomique au moyen de l'échographie, du scanner (TDM) et de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), cette dernière modalité étant la plus informative. Chacune de ces techniques présente ses avantages et ses inconvénients, et leur association permet d'obtenir un bilan d'imagerie complet.
Lors de l'IRM, l'envahissement vasculaire et nerveux par la tumeur est visualisé dans 80 % des cas, contre seulement 60 % en cas d'utilisation de la TDM. Les capacités diagnostiques de l'IRM sont supérieures à celles de la TDM, à l'exception des atteintes des structures osseuses et du tissu pulmonaire. Les informations obtenues par IRM concernant l'état des gros vaisseaux sont suffisamment complètes pour éviter la réalisation d'une angiographie. Outre les données sur la tumeur primitive, l'IRM permet d'évaluer correctement l'état des ganglions lymphatiques régionaux et de se prononcer avec un degré élevé de certitude sur leur éventuelle atteinte métastatique.
Il est recommandé lors de la première consultation d'un patient présentant des plaintes concernant la présence d'une formation dans les tissus mous ou en cas de suspicion de STS de réaliser une échographie des tissus mous de la zone atteinte, et en présence de signes de néoplasie, de pratiquer une ponction-biopsie [172,173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Il est recommandé à tous les patients, après vérification histologique, de réaliser des examens diagnostiques instrumentaux (y compris l'imagerie médicale) dans leur intégralité, quel que soit le stade de la maladie, notamment une tomographie par ordinateur (tomodensitométrie) pour les tumeurs de la cavité abdominale et de l'espace rétropéritonéal, et une imagerie par résonance magnétique pour les tumeurs des membres, du tronc, de la région de la tête et du cou [39-44,98,172,173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaires : tous les examens énumérés ci-dessous peuvent être utilisés dans le cadre du diagnostic et du traitement des STS :
— Tomodensitométrie (des organes de la cavité abdominale et de l'espace rétropéritonéal, des organes thoraciques, des organes pelviens chez l'homme ou des organes du petit bassin chez la femme) ; l'injection de produit de contraste est possible si nécessaire.
— Imagerie par résonance magnétique (des organes thoraciques, des tissus mous, des organes du petit bassin, des organes de la cavité abdominale, du membre supérieur, du membre inférieur, du cou ou des tissus mous de la tête) ; l'injection de produit de contraste est possible si nécessaire.
— IRM dynamique, IRM de diffusion, spectroscopie RMN – selon les indications, conformément à la décision de la réunion pluridisciplinaire (RCP).
— Échographie des tissus mous de la zone atteinte (+ doppler couleur).
— Angiographie, selon les indications, conformément à la décision de la réunion pluridisciplinaire (artères du membre supérieur, artère fémorale, artère carotide interne, aorte thoracique, artère pulmonaire, artère carotide externe, artère carotide commune, artère vertébrale ou artère carotide), ou angio-TDM (d'une région anatomique, des vaisseaux des membres supérieurs, des vaisseaux des membres inférieurs, des vaisseaux du bassin ou d'une seule zone).
— Scintigraphie osseuse pour les liposarcomes myxoïdes (ce sont les sarcomes qui métastasent le plus fréquemment dans les os). Scintigraphie au chlorure de 201Tl, au citrate de 67Ga et au 99mTc-sestamibi.
— IRM cérébrale (en cas d'impossibilité de réaliser une TDM) pour le sarcome alvéolaire des tissus mous et l'hémangiopéricytome (les métastases cérébrales étant le plus souvent mises en évidence).
— Tomographie par émission de positons couplée à la tomodensitométrie avec des radiopharmaceutiques tumorotropes (TEP et TEP/TDM) – selon les indications [39,40,41,42,43,44].
Il est recommandé, afin d'évaluer l'extension du processus tumoral chez les patients présentant un stade clinique III-IV après l'établissement du diagnostic, de réaliser une TDM thoracique, abdominale et pelvienne pour évaluer l'état des organes thoraciques, de la cavité abdominale et du petit bassin. L'injection intraveineuse de produit de contraste doit être réalisée dans tous les cas, sauf en cas de contre-indications aux produits de contraste iodés ; dans ce cas, la TDM avec injection IV peut être remplacée par une IRM avec injection IV. Une alternative peut être la tomographie par émission de positons couplée à la tomodensitométrie avec des radiopharmaceutiques tumorotropes (ci-après – TEP/TDM) en mode « corps entier » [39-43,172,173].
NPU CNVE 5Niveau de certitude des recommandations – C (niveau de validité des preuves – 5).
Il est recommandé, afin d'exclure une atteinte métastatique cérébrale chez les patients atteints d'un sarcome alvéolaire des tissus mous, d'un hémangiopéricytome ou d'une tumeur fibreuse solitaire, de réaliser une IRM cérébrale avec injection IV, sauf dans les cas où l'IRM est contre-indiquée — dans de tels cas, l'examen peut être remplacé par une TDM cérébrale avec injection IV [44,173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaire : en cas d'impossibilité de réaliser une IRM cérébrale avec injection IV, il est permis de pratiquer une TDM cérébrale avec injection IV [45].
Il est recommandé à tous les patients atteints de STS en cas de suspicion d'atteinte métastatique osseuse, quel que soit le stade clinique, de réaliser une scintigraphie osseuse corps entier (ostéoscintigraphie) ou une TEP-TDM après l'établissement du diagnostic [179].
NRP BNVE 2Niveau de recommandation – B (niveau de preuve – 2).
Il est recommandé, après l'établissement du diagnostic, de réaliser une biopsie des foyers métastatiques sous contrôle écho- ou tomodensitométrique en cas de suspicion de métastases à la TDM ou à l'IRM, lorsque leur confirmation modifie fondamentalement la stratégie thérapeutique [172,173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Il est recommandé, dans tous les cas suspects de STS, de réaliser une biopsie des tumeurs ou des formations pseudo-tumorales des tissus mous afin de vérifier le diagnostic ; la stratégie thérapeutique ultérieure est déterminée sur la base du compte rendu anatomo-pathologique [46,172,173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaires : la biopsie doit être réalisée sous le contrôle d'un médecin oncologue qualifié, d'un chirurgien orthopédiste ou d'un chirurgien. La méthode privilégiée pour l'obtention de tissu tumoral destiné à l'examen pathologique est la microbiopsie (core needle biopsy). Une biopsie chirurgicale (incisionnelle) ouverte est réalisée dans les cas où la microbiopsie est impossible. Il est possible d'utiliser des techniques endoscopiques lorsque la lésion est localisée dans la cavité pelvienne, le thorax ou la cavité abdominale.
2.5 Autres examens
Vérification histologique / diagnostic histologique
Il est recommandé de réaliser, avant l'instauration du traitement, un examen anatomo-pathologique du matériel biopsique afin de vérifier le diagnostic dans tous les cas de suspicion de STS, en consignant les données suivantes dans le compte rendu :
le sous-type histologique (avec indication de la panel d'anticorps immunohistochimiques) ;
la détermination de l'index de prolifération cellulaire par l'expression de Ki-67 en immunohistochimie ;
la détermination du grade de malignité (avec indication du système de gradation G utilisé) [45,46].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaires : l'examen cytologique n'est pas utilisé en routine pour déterminer le sous-type histologique des STS [31]. L'examen anatomo-pathologique doit être réalisé par un médecin anatomo-pathologiste ayant de l'expérience au sein d'une équipe pluridisciplinaire spécialisée dans la prise en charge des sarcomes. En l'absence d'expérience, de stage ou de formation de l'anatomopathologiste dans un laboratoire de référence de grande envergure, il est nécessaire d'organiser un « deuxième avis ».
Il est recommandé de réaliser un examen anatomo-pathologique du matériel biopsique ou opératoire (la pièce chirurgicale réséquée) en mentionnant dans le compte rendu les caractéristiques nécessaires pour déterminer le stade de la maladie et le pronostic :
Organe, localisation
Dimensions de la pièce macroscopique
État des structures environnantes, leurs rapports avec la tumeur
Sous-type histologique (avec indication du panel d'anticorps immunohistochimiques) ;
la détermination de l'index de prolifération cellulaire par l'expression de Ki-67 en immunohistochimie ;
Détermination du grade de malignité (avec indication du système de gradation G utilisé) ;
Mention de l'activité mitotique et de l'étendue des zones de nécrose.
État des marges de résection, avec indication de toutes les zones. Distance de la tumeur par rapport à la marge chirurgicale
Type de technique : Microscopie optique, microscopie électronique, étude immunohistochimique, marqueurs, statut, étude génétique moléculaire [45,46].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Rôle des analyses génétiques moléculaires dans le diagnostic différentiel des sarcomes des tissus mous
L'examen immunohistochimique est obligatoire pour la première étape de l'établissement du diagnostic ou du diagnostic différentiel de certains sous-types de sarcomes des tissus mous.
La nécessité de réaliser des analyses génétiques moléculaires dans le diagnostic différentiel des sarcomes des tissus mous est déterminée par l'anatomopathologiste.
Il est recommandé de réaliser une analyse génétique moléculaire de la translocation t(X;18) sur le matériel biopsique ou opératoire pour le diagnostic différentiel : du sarcome synovial, des tumeurs de la famille d'Ewing [32,33,34,35,36,37,38].
URC BNVE 3Niveau de certitude des recommandations : B (niveau de validité des preuves : 3).
Commentaires: pour le diagnostic différentiel de certains sous-types de sarcomes des tissus mous, tels que les sarcomes de la famille d'Ewing/PNET, le sarcome synovial, le liposarcome myxoïde, le sarcome alvéolaire et le sarcome à cellules claires, il est nécessaire d'utiliser (la nécessité étant déterminée par le pathomorphologiste après examen IHC) une analyse cytogénétique pour étudier les translocations/transcriptions spécifiques. La nécessité d'étudier le profil moléculaire et génétique pour le diagnostic différentiel des sous-types susmentionnés s'explique par les approches thérapeutiques fondamentalement différentes de ces formes de sarcomes des tissus mous. La détection de transcrits chimériques SSX1/SSX2 lors de la translocation spécifique du chromosome 18 t(X;18)(p11;q11) est observée dans le sarcome synovial. EWSR1 – dans les tumeurs de la famille d'Ewing/PNET, le sarcome desmoplastique à petites cellules rondes [32,33,34,35,36,37,38]. La détermination des translocations/transcriptions spécifiques est également importante pour le traitement médicamenteux. L'analyse cytogénétique permettra dans un avenir proche d'élargir les possibilités de thérapie ciblée individualisée dans le traitement des différents sous-types de sarcomes des tissus mous [222].
Il est recommandé de réaliser une analyse génétique et moléculaire de la translocation t(12;16) sur le matériel biopsique (chirurgical) pour le diagnostic différentiel du liposarcome myxoïde à cellules rondes [32,33,34,35,36,37,38,188].
NPU CNVE 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de validité des preuves : 4).
Remarques : le réarrangement du gène FUS-CHOP constitue un régulateur transcriptionnel aberrant qui influence la différenciation adipocytaire, stimule leur prolifération et leur transformation tumorale – fusion des gènes CHOP et TLS avec synthèse de la protéine FUS-CHOP [32,33,34,35,36,37,38,188,222].
Il est recommandé de réaliser une analyse génétique et moléculaire afin d’étudier le facteur de transcription ASPL-TFE3 (translocation du chromosome 17 t(X;17)(p11;q25)) pour le diagnostic différentiel du sarcome alvéolaire [32,33,34,35,36,37,38,222].
NPU BNDP 3Niveau de persuasion des recommandations – B (niveau de certitude des preuves – 3).
Il est recommandé de réaliser une analyse génétique et moléculaire de la translocation t(12;22) sur le matériel biopsique (chirurgical) pour le diagnostic différentiel du sarcome à cellules claires [32,33,34,35,36,37,38,222].
URC BNVE 3Niveau de certitude des recommandations : B (niveau de validité des preuves : 3).
Il est recommandé de réaliser une analyse génétique et moléculaire afin de déterminer PAX3/FOXO1 ou PAX7::FOXO1 (translocation t(2;13)(q35;q14) ou t(1;13)(p36;q14)) pour le diagnostic différentiel du rhabdomyosarcome alvéolaire [233].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Il est recommandé de réaliser une analyse génétique et moléculaire afin de déterminer WWTR1/CAMTA1 et/ou YAP1/TFE3 (translocation t(1;3)(p36;q25) et/ou t(X;11)(p11.23;q22.1)) pour le diagnostic différentiel de l’hémangioendothéliome épithélioïde [233].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Il est recommandé de réaliser une analyse génétique et moléculaire afin de déterminer NTRK 1, 2 ou 3 pour le diagnostic différentiel du sarcome à cellules fusiformes associé à NTRK [233].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
3. Traitement, y compris les thérapies médicamenteuses et non médicamenteuses, la diétothérapie, la prise en charge de la douleur
Il est recommandé de définir la stratégie thérapeutique en fonction de l’âge du patient, du stade de la maladie, de la taille et de la localisation de la tumeur, de sa morphologie ainsi que de son grade de différenciation, et de confier la suite de la prise en charge des patients atteints de sarcomes des tissus mous à une équipe pluridisciplinaire associant différents spécialistes : anatomopathologiste, radiologue, chirurgien, radiothérapeute, oncologue médical et, si nécessaire, oncologue pédiatrique, au sein de grandes structures de soins spécialisées dans cette pathologie, afin de garantir une approche globale, y compris par le recours aux technologies de télémédecine [5,172,173].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
3.1 Traitement chirurgical
Il est recommandé de pratiquer une intervention chirurgicale pour les sarcomes des tissus mous locaux avancés de bas grade de malignité et les tumeurs G2-3 de taille < 5 cm. De même, l’intervention chirurgicale constitue une étape obligatoire de la thérapie multimodale des sarcomes avancés de haut grade de malignité [5,43,95,99,105,225].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Remarques : une exérèse tumorale large dans les tissus sains, en respectant les principes de compartimentation et de zonalité, constitue le standard de l’intervention chirurgicale. Une marge de sécurité d’un centimètre par rapport à la lésion est considérée comme minimale, l’ablation de la tumeur dans le fascia musculaire ou dans une enveloppe musculaire impliquant une marge > 1 à 5 cm. La marge peut être minimale en présence d’une barrière anatomique résistante, telle qu’un fascia musculaire, le périoste ou l’insertion tendineuse d’un muscle. Une exérèse marginale ne peut être envisagée que dans des cas exceptionnels. Les limites de résection constituent la principale méthode d’évaluation de la qualité du geste chirurgical, déterminée conjointement par le chirurgien et l’histologiste. La zone et le trajet de biopsie doivent impérativement être inclus dans la pièce opératoire définitive [95].
Il est recommandé de procéder systématiquement à l’examen de la tranche de section microscopique conformément au marquage peropératoire des berges de la pièce [3,43,95,99,225].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Remarques : la présence d’une berge microscopiquement positive constitue une indication à une reprise chirurgicale (ré-exérèse) et/ou à une radiothérapie postopératoire. Le repérage du lit tumoral par le chirurgien doit être réalisé afin de délimiter les champs d’irradiation ultérieurs. Des interventions conservatrices larges associées à une radiothérapie pré- et/ou postopératoire permettent d’obtenir de bons résultats dans le cas des sarcomes bien différenciés des membres.
Il est recommandé de discuter de l’opportunité d’une radiothérapie interstitielle ou peropératoire dans des cas cliniques particuliers [4,21,190]. Ce traitement peut être réalisé dans des centres d’onco-orthopédie spécialisés.
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Il est recommandé de pratiquer des interventions mutilantes (amputations, désarticulations, etc.) uniquement dans les cas où l’obtention d’une radicalité R0 (R1) s’avère techniquement impossible [43,95].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Il est recommandé à tous les patients de procéder à une planification préopératoire du volume de l’intervention chirurgicale envisagée, et en particulier des limites des tissus à réséquer, des niveaux de résection musculaire, osseuse, vasculaire et nerveuse. Cela permet d’accroître le taux d’interventions radicales et de planifier l’étendue de la phase de reconstruction plastique des tissus de soutien et de revêtement [1,43,95].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Remarques : la réalisation d’une chirurgie radicale dans le traitement des sarcomes primitifs des tissus mous permet de réduire le taux de récidives locales à 15 %. Les exigences de la chirurgie radicale impliquent la réalisation de gestes d’amplitudes variées, tels que l’ablation d’un ou deux compartiments musculo-fasciaux, la résection d’un axe vasculaire principal, la résection de structures osseuses, des résections étendues de la paroi thoracique ou abdominale, des résections rachidiennes ou des os du bassin, etc. Chaque intervention doit être planifiée à l’avance avec la participation d’un onco-orthopédiste, d’un neurochirurgien, d’un chirurgien plasticien, d’un microchirurgien, de chirurgiens viscéraux et thoraciques, d’un radiothérapeute et d’un oncologue médical. L’ensemble de la prise en charge onco-orthopédique et chirurgicale ne peut être assuré que dans de grands centres spécialisés dans la prise en charge des sarcomes.
Il est recommandé d’appliquer une antibioprophylaxie prolongée (céphalosporines de 1re et 2e génération) contre les complications infectieuses postopératoires (pendant 5 à 7 jours) après des interventions chirurgicales associées à un risque élevé de complications infectieuses [185,186,187].
URC BNVE 3Niveau de certitude des recommandations : B (niveau de validité des preuves : 3).
Remarques : l’ablation d’un volume tissulaire important nécessitant une phase de reconstruction plastique, une perte sanguine supérieure à 1 000 ml, un drainage prolongé de la plaie, ainsi que des cures antérieures de chimiothérapie ou de radiothérapie constituent des facteurs de risque de survenue de complications infectieuses > 12-15 %. De l’avis de divers auteurs, l’administration systématique d’antibiotiques pendant 5 à 7 jours après l’intervention chirurgicale peut réduire le risque de complications [186,187]. Les patients porteurs d’implants métalliques ou de matériaux synthétiques (pontages vasculaires, prothèses par grille ou plaques) constituent un groupe particulier. En cas de risque élevé de complications infectieuses chez les patients ayant bénéficié d’interventions avec pose d’implants, il est recommandé de mener une antibioprophylaxie adaptée à haut risque [185]. Les facteurs de risque sont les tumeurs de haut grade de malignité, la localisation profonde de la tumeur, l’immunosuppression induite par la chimiothérapie néoadjuvante, une radiothérapie antérieure, une antibioprophylaxie inadéquate, la prise de corticoïdes, une surface cruentée étendue, une durée opératoire prolongée (supérieure à 3 heures), une perte sanguine massive supérieure à 0,5 fois la volémie, la cicatrisation de seconde intention, des nécroses cutanées, des gestes chirurgicaux additionnels et des tares comorbides (anémie, diabète sucré, etc.).
3.2 Radiothérapie
3.2.1 Différentes options de radiothérapie
3.2.1.1 Radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (IMRT)
Il est recommandé d’utiliser la radiothérapie externe conformationnelle, y compris l’IMRT, l’IGRT, la VMAT, et la radiothérapie stéréotaxique, comme méthode de premier choix dans tous les cas où une radiothérapie est envisagée comme étape du traitement postopératoire ou combiné des patients atteints de sarcomes des tissus mous [48].
NPU ANDP 2Niveau de persuasion des recommandations : A (niveau de certitude des preuves : 2).
Remarques : lors de la comparaison des résultats de la curiethérapie et de l’IMRT (radiothérapie avec modulation d’intensité) sur la base d’une étude randomisée, il a été mis en évidence une diminution du taux de récidives locales avec l’IMRT (8 % contre 17 %) pour des résultats de contrôle à distance par ailleurs comparables.
3.2.1.2 Curiethérapie.
Il est recommandé d'utiliser la brachythérapie dans les cas où l'obtention d'une radicalité de niveau R0 est incertaine ou en présence d'une marge positive à l'examen microscopique extemporané R1 [47].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Commentaires : cette méthode est réalisable en présence des moyens techniques nécessaires ; son utilisation est recommandée dans les établissements de santé spécialisés dans la prise en charge des patients atteints de tumeurs malignes du système ostéo-musculaire, disposant de l'équipement requis et d'un personnel formé (chirurgien, radiothérapeute, physicien médical).
3.2.1.3 Radiothérapie peropératoire
Il est recommandé en cas de localisation tumorale dans des zones anatomiques complexes (articulations, plexus nerveux) et en cas de nécessité d'une radiothérapie ciblée de certaines zones dans la plaie d'utiliser la radiothérapie préopératoire [207, 223, 224, 225].
NPU ANDP 2Niveau de persuasion des recommandations : A (niveau de certitude des preuves : 2).
Commentaires : l'utilisation de la radiothérapie interstitielle peropératoire est possible dans les cliniques dotées de l'équipement nécessaire et disposant d'un personnel spécialement formé. Les indications pour ce type de thérapie doivent être validées dans des services spécialisés d'onco-orthopédie, lors d'une réunion pluridisciplinaire (RCP) associant un onco-orthopiste, un radiothérapeute et un chimiothérapeute. En l'absence de possibilité d'utiliser l'association IMRT + IORT préopératoire, une radiothérapie externe préopératoire avec fractionnement conventionnel est recommandée chez les patients présentant des sarcomes de haut grade afin de réduire le volume chirurgical (chirurgie conservatrice) avec poursuite ultérieure par un traitement postopératoire [48, 207].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Il est recommandé chez les patients atteints de sarcomes des tissus mous (STM) localement avancés d'associer la radiothérapie aux périodes pré- et postopératoires afin d'accroître l'efficacité du traitement [4, 18, 47, 48, 49, 172].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Commentaire : l'opportunité d'utiliser la radiothérapie préopératoire doit être déterminée dans des services spécialisés d'onco-orthopédie, lors d'une RCP associant un onco-orthopiste, un radiothérapeute et un chimiothérapeute. Les cycles de chimiothérapie d'induction doivent être initiés avant la radiothérapie. Le schéma de radiothérapie préopératoire (fractions, intervalles, délais, etc.) doit être défini au sein des structures onco-orthopédiques.
Utilisation de la radiothérapie externe postopératoire (technologies 3D et radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité [IMRT]). Irradiation du lit de la tumeur réséquée (STM de bas grade) selon le marquage peropératoire – marge de 2 à 3 cm par rapport aux bords, dose par fraction (DPF) = 1,8-2 Gy, dose totale (DT) = 50 Gy. En cas de marge positive de la tumeur réséquée, la DT = 65-70 Gy.
Irradiation du lit de la tumeur réséquée selon le marquage peropératoire (STM de haut grade) – marge de 5 cm par rapport aux bords tumoraux, DPF = 1,8-2 Gy, DT = 50 Gy. Ensuite, application locale (boost) sur le lit tumoral jusqu'à 10-26 Gy selon le statut de la marge de résection (négative – 10-16 Gy, 16-18 Gy – résidu tumoral minimal, 20-26 Gy – positive) [172].
Il est recommandé pour les sarcomes de haut grade, localement avancés et/ou métastatiques, d'utiliser la protonthérapie afin d'accroître l'efficacité du traitement grâce à l'administration de doses d'irradiation plus élevées à la tumeur tout en réduisant la toxicité et le risque de développement de tumeurs radio-induites secondaires [181].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Commentaires : les données publiées concernant l'efficacité de la protonthérapie dans le traitement des sarcomes des tissus mous reposent sur de faibles effectifs (séries de 8 patients). Le traitement peut être recommandé sur décision d'une RCP, en présence des capacités techniques nécessaires à sa réalisation.
3.3 Chimiothérapie
Le traitement systémique des sarcomes des tissus mous disséminés peut inclure la chimiothérapie cytotoxique, la thérapie ciblée et/ou l'immunothérapie. Dans la prise en charge des STM disséminés, il est possible d'utiliser aussi bien la monochimiothérapie que la polychimiothérapie. Le choix du schéma de chimiothérapie optimal pour initier (ou poursuivre) le traitement dépend largement du profil d'activité des agents chimiothérapeutiques vis-à-vis du sous-type histologique de STM. Au cours de leur parcours de soins, les patients parviennent généralement à recevoir l'ensemble des médicaments disponibles, bien que des réponses complètes soient rares. Le choix du traitement doit reposer sur les objectifs finaux décrits ci-dessous, en accordant une attention particulière au sous-type histologique et à l'état général du patient.
3.3.1 Chimiothérapie néoadjuvante
Il est recommandé de administrer une chimiothérapie néoadjuvante aux patients atteints de sarcomes des tissus mous localement avancés G3, stades II-III, lorsqu'un traitement chirurgical conservateur est programmé [2, 6, 10, 97].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaires : la phase préopératoire du traitement permet d'évaluer la réponse tumorale au traitement reçu et, si nécessaire, de modifier le protocole thérapeutique. Les patients présentant une réponse minime à la chimiothérapie préopératoire ont un pronostic moins favorable en termes d'efficacité à long terme et d'amélioration de la survie. Il est par conséquent nécessaire de pratiquer l'intervention chirurgicale à un stade plus précoce du traitement ou d'envisager des schémas thérapeutiques systémiques alternatifs fondés sur les données cliniques [85]. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) et la TEP/TDM permettent désormais une évaluation précoce de la réponse à la chimiothérapie néoadjuvante.
Il est recommandé d'utiliser pour le protocole néoadjuvant l'association doxorubicine** + ifosfamide** selon différents intervalles posologiques, la doxorubicine** en monothérapie, l'association VAC (vincristine** + doxorubicine** + cyclophosphamide**) ou VAC/IE (ifosfamide** + étoposide**), l'association gemcitabine** + docétaxel** (#GemTax), ou le paclitaxel** (en monothérapie, 80 mg/m² aux J1, J8, J15 toutes les 4 semaines) pour les patients à haut risque présentant des sous-types de haut grade chimiosensibles – (voir les schémas d'association ci-dessous) [2, 5, 6, 10, 193].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
3.3.2 Chimiothérapie adjuvante
Il est recommandé de administrer une chimiothérapie adjuvante (préventive) des sarcomes des tissus mous de haut grade (G3) à l'issue de la phase chirurgicale (à l'exception des sous-types de STM chimiorésistants) [54, 84, 85, 191, 192].
NPU ANDP 2Niveau de grade des recommandations : A (niveau de preuve scientifique : 2).
3.3.3 Perfusion isolée / hyperthermie régionale avec chimiothérapie
Il est recommandé en présence de tumeurs inopérablent d'appliquer une perfusion hypothermique isolée (ou hyperthermique isolée) de melphalan** ou une hyperthermie régionale associée à la chimiothérapie, si la lésion demeure circonscrite à un membre [97, 183, 184].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Commentaires : les indications sont déterminées en réunion pluridisciplinaire (RCP). Le traitement doit être dispensé dans des structures spécialisées d'onco-orthopédie.
Il est recommandé de appliquer, en cas de récidives locales, des approches similaires à celles mises en œuvre pour une maladie localement avancée, en recourant à la chimiothérapie et à la radiothérapie pré- et postopératoires [16].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
3.3.4 Chimiothérapie pour processus tumoral disséminé
Il est recommandé de recourir à la chimiothérapie en tant que modalité thérapeutique principale pour le traitement des sarcomes des tissus mous au stade disséminé [24, 51, 52, 53, 54, 55, 57, 58, 71, 74, 78, 79].
NPU ANDP 1Niveau de persuasion des recommandations : A (niveau de certitude des preuves : 1).
Commentaires : les agents les plus fréquemment employés sont la doxorubicine**, l'ifosfamide** et la dacarbazine**. Le traitement de référence (standard) de première ligne pour les sarcomes des tissus mous disséminés repose sur l'association doxorubicine** + ifosfamide**. Chez les patients âgés de plus de 65 ans, la monothérapie par anthracyclines constitue l'option de choix. En l'absence de comorbidités majeures et pour un bon état général, la polychimiothérapie est privilégiée lorsqu'un effet tumoral marqué est attendu (sarcomes hautement chimiosensibles). Le choix de la thérapeutique doit reposer sur divers facteurs, en premier lieu desquels figure l'architecture morphologique de la tumeur. Il convient également de tenir compte de la localisation du processus tumoral, de l'âge du patient, ainsi que des délais et des volumes des traitements antérieurs [6]. Le sarcome synovial et le liposarcome myxoïde se révèlent être les plus chimiosensibles : le liposarcome myxoïde à la doxorubicine**, et le sarcome synovial aux agents alkylants tels que l'ifosfamide**.
Les léiomyosarcomes utérins, les sarcomes stromaux endométriaux, les myxofibrosarcomes, les liposarcomes dédifférenciés et les tumeurs malignes des gaines des nerfs périphériques présentent une variabilité individuelle de sensibilité à la chimiothérapie. Des taux de réponse objective pour ces tumeurs sont également observés lors de l'utilisation de schémas thérapeutiques biphasiques ou bi-agents associant anthracycline/trabectédine, anthracycline/ifosfamide** ou gemcitabine**/docétaxel** [142].
Il est recommandé de recourir à un geste chirurgical pour des lésions pulmonaires uniques ou solitaires après une chimiothérapie efficace. Cette approche améliore la survie globale des patients. Une intervention chirurgicale est également pratiquée en présence de métastases multiples après l'obtention d'un effet positif prolongé de la chimiothérapie, afin de permettre le diagnostic différentiel entre une tumeur résiduelle et une fibrose post-thérapeutique [198, 199].
NPU CNDP 4Niveau de grade des recommandations : C (niveau de preuve scientifique : 4)
Commentaires : il n'existe pas de données documentées quant à l'impact de la chirurgie des métastases extrapulmonaires sur les résultats à long terme. L'opportunité d'une intervention chirurgicale face à des métastases extrapulmonaires requiert impérativement une discussion collégiale en RCP.
3.3.5 Médicaments et protocoles
Il est recommandé d'utiliser l'association doxorubicine** + ifosfamide** (AI) selon différents schémas d'intervalles dosimétrique comme traitement de première ligne pour les sarcomes primaires, récurrents et métastatiques [70-72,139,140,141,194,195,196,217].
NPU BNDP 2Niveau de persuasion des recommandations : B (niveau de certitude des preuves : 2).
Commentaires : schémas AI
- HD AI:
Doxorubicine** 25 mg/m2 les jours 1 à 3 en perfusion IV continue de 72 heures ; (en cas d'indication, une réduction de la dose de doxorubicine** à 60 mg/m2 le jour 1 en IV est possible)
Ifosfamide** 2500 mg/m2 les jours 1 à 4 en IV avec de the mesna** 1000 mg/m2 3 fois par jour les jours 1 à 4 selon le protocole ;
Empegfilgrastim**/pégfilgrastim selon les instructions le jour 5, ou filgrastim 5 µg/kg/j par voie sous-cutanée selon les instructions les jours 5 à 14 ;
Durée du cycle : 3 semaines [194]
- AI:
Doxorubicine** 60 mg/m2 le jour 1 en IV
Ifosfamide** dose totale 7500 mg/m2, dose unitaire 2500 mg/m2 les jours 1 à 3 en IV avec de la mesna** 1000 mg/m2 3 fois par jour les jours 1 à 3 selon le protocole ;
Durée du cycle : 3 semaines [70,214,215]
La supériorité de l'association doxorubicine** + ifosfamide** par rapport à la monothérapie par doxorubicine** a été démontrée dans des études randomisées [70]. L'augmentation des doses des médicaments : doxorubicine** 75-90 mg/m2 et ifosfamide** 10 g/m2 avec un soutien par FSC entraîne des taux plus élevés de rémissions complètes (9 %) et de réponses globales (64 %) [71]. Une étude randomisée de phase 3 comparant l'efficacité de la doxorubicine** à 75 mg/m2 à l'association doxorubicine** à 75 mg/m2 et d'ifosfamide** à 10 g/m2 a mis en évidence une augmentation statistiquement significative de la survie sans progression (4,6 et 7,4 mois respectivement) [72]. Sur la base de ces données, les patients atteints de sarcomes des tissus mous âgés de moins de 65 ans et ayant un score ECOG de 0 à 2 reçoivent un traitement par l'association HD AI, suivi d'une intervention chirurgicale si possible [194].
Il est recommandé d'utiliser des schémas d'association incluant la doxorubicine** en cas de contre-indications à l'utilisation de l'ifosfamide** ou en cas de progression après l'utilisation de schémas ne contenant pas de doxorubicine** [7,9,139,140,197,209].
NPU CNVE 5Niveau de persuasion des recommandations : C (niveau de validité des preuves : 5).
Commentaires : schémas d'association recommandés :
- Le schéma ADIC est le plus souvent utilisé pour les léïomyosarcomes :
Doxorubicine** 90 mg/m2 en perfusion IV de 96 heures
Dacarbazine** 900 mg/m2 en perfusion de 96 heures, dissoute avec la doxorubicine**
Filgrastim** 5 µg/kg/j par voie sous-cutanée les jours 5 à 14 ou Empegfilgrastim**/Pégfilgrastim selon les instructions le jour 5
Durée du cycle : 4 semaines [209]
- Doxorubicine + trabectédine pour les léïomyosarcomes :
Doxorubicine** 60-75 mg/m2 le jour 1 en IV
#Trabectédine** 1,1 mg/m2 en perfusion de 24 heures
Empegfilgrastim**/pégfilgrastim selon les instructions le jour 3
Durée du cycle : 3 semaines [234]
Il est recommandé d'utiliser l'association #gemcitabine** + #docétaxel** (GemTax) selon différents schémas d'intervalles dosimétriques comme traitement de deuxième ligne pour les sarcomes primaires, récurrents et métastatiques. Le schéma d'intervalle dosimétrique suivant constitue le standard GemTax : #gemcitabine** 900 mg/m2 les jours 1 et 8 + #docétaxel** 100 mg/m2 le jour 8 + filgrastim** 5 µg/kg/j par voie sous-cutanée les jours 9 à 18 (ou empegfilgrastim**/pégfilgrastim le jour 9) ; cycle de 21 jours, ce qui a démontré son efficacité dans les sarcomes des tissus mous selon des études randomisées [6,54,56,57,75,76,195,196].
NPU BNDP 2Niveau de persuasion des recommandations : B (niveau de certitude des preuves : 2).
Commentaires : pour les patients ayant déjà reçu une chimiothérapie compliquée d'épisodes de toxicité hématologique de grades 3 à 4, ou après une radiothérapie pelvienne, une réduction des doses de #gemcitabine** à 675 mg/m2 les jours 1 et 8 et de #docétaxel** à 75 mg/m2 est possible, également sous couvert de facteurs de croissance leucocytaires (FSC) [231].
Il est recommandé d'utiliser une monochimiothérapie en présence de contre-indications à l'utilisation d'un schéma d'association [7,9,209].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaires : protocoles de monochimiothérapie recommandés :
- Doxorubicine** 60-75 mg/m2 le jour 1 ; cycle de 21 jours [6,7,50,210,214,215,218,219]. Il existe une corrélation entre la dose de doxorubicine** et l'effet thérapeutique : la doxorubicine** à des doses de 25 mg/m2 permet d'obtenir 12 % de réponses, tandis qu'à des doses de 60-75 mg/m2 elle présente un taux de réponse de 25-27 % [50].
- Ifosfamide** 1,6 g/m2/j ou 2 g/m2/j – 2,5 g/m2/j pendant 5 jours avec de la mesna** à hauteur de 120 % de la dose d'ifosfamide** administrée simultanément. Il existe une corrélation entre la dose et l'effet thérapeutique (de 6 g/m2 à 8 g/m2 et 10 g/m2) [51]. Les données concernant l'efficacité de l'ifosfamide à haute dose** ont été obtenues dans deux études prospectives consécutives : 19 % à 45 % de réponses selon la dose et la vitesse de perfusion [6,52,204]. La monothérapie par l'ifosfamide** permet d'obtenir les mêmes résultats dans le traitement des STMs que la monothérapie par la doxorubicine**, sans différences statistiquement significatives en termes de survie sans progression (SSP), de survie globale (SG) et de taux de réponse. Le protocole à haute dose permet de surmonter la résistance et de réutiliser l'ifosfamide** après des doses standard [6,53,55,204].
Il est recommandé d'utiliser la forme pégylée de la doxorubicine** (principe actif : chlorhydrate de doxorubicine pégylé liposomal) à raison de 20 mg/m2 une fois toutes les 3 semaines dans les formes disséminées de sarcome de Kaposi [205,206,218,220].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Commentaires : compte tenu de la nature inflammatoire de la maladie, de son étiologie virale et de sa prévalence accrue chez les sujets immunodéprimés, une haute efficacité des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires a été supposée dans le traitement du sarcome de Kaposi. Dans une étude de phase II à bras unique portant sur 17 patients atteints de sarcome de Kaposi traités par #pembrolizumab** 200 mg en IV toutes les 3 semaines (21 jours), le taux de réponse objective a atteint 71 %, incluant une réponse complète chez deux patients (12 %) [235]. Compte tenu de ces données, en deuxième ligne et aux lignes ultérieures pour les formes disséminées de sarcome de Kaposi, ou en cas de contre-indications à l'utilisation de la forme pégylée de la doxorubicine**, l'utilisation du #pembrolizumab** est recommandée.
Il est recommandé d'utiliser le #paclitaxel** à la dose de 80 mg/m2 les jours 1, 8 et 15 toutes les 4 semaines pour le traitement des angiosarcomes localement avancés, en particulier ceux associés au syndrome de Stewart-Treves, pour lesquels une haute efficacité a été démontrée [6,54,61,62,63]. Un traitement par le paclitaxel** est également envisageable en deuxième ligne et aux lignes ultérieures dans les formes disséminées de sarcome de Kaposi, ou en cas de contre-indications à l'utilisation de la forme pégylée de la doxorubicine** [236,237].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Commentaires : le #paclitaxel** est actif contre les angiosarcomes du cuir chevelu et de la face ; une revue rétrospective de 117 patients atteints d'angiosarcome métastatique a démontré une efficacité globale de 53 % (stabilisation chez 29,5 % d'entre eux) [63].
Il est recommandé d'utiliser la trabectédine à la dose de 1,5 mg/m2 en perfusion de 24 heures toutes les 3 semaines en deuxième ligne de traitement et au-delà pour les liposarcomes, les léïomyosarcomes, les sarcomes synoviaux, les sarcomes pleiomorphes indifférenciés et les formes extra-osseuses de sarcome d'Ewing [64,65]. Le pazopanib** peut également être utilisé en deuxième ligne et au-delà pour la plupart des sous-types histologiques, à l'exception des liposarcomes et des GIST [83].
NPU ANDP 2Niveau de persuasion des recommandations : A (niveau de certitude des preuves : 2).
Commentaires : la trabectédine est active contre les liposarcomes myoïdes et les léïomyosarcomes en deuxième ligne et aux lignes ultérieures. Des données attestent de l'efficacité du médicament dans le sarcome synovial / la famille des tumeurs d'Ewing / PNET / le sarcome pleiomorphe indifférencié. Le contrôle de la croissance tumorale est de 62 % et la survie à deux ans de 32 % [64,65,66].
Il est recommandé d'utiliser l'érubuline** selon le schéma 1,4 mg/m2 en IV les jours 1 et 8 (intervalle de 21 jours) en deuxième ligne de traitement et au-delà pour les liposarcomes [6,67,68,69].
NPU ANDP 2Niveau de persuasion des recommandations : A (niveau de certitude des preuves : 2).
Commentaires : l'efficacité de l'érubuline** dans les STMs a été confirmée par deux études de phase II et une étude randomisée de phase III chez des patients atteints de STMs inopérables et/ou métastatiques [67,68,69]. Une augmentation de la survie globale jusqu'à 13,5 mois (contre 9,6 mois pour le groupe de contrôle) a été démontrée dans le liposarcome. Le médicament est recommandé en deuxième ligne de traitement et aux lignes ultérieures pour les liposarcomes.
Il est recommandé d'utiliser les protocoles de chimiothérapie suivants pour le traitement des patients atteints de sarcome d'Ewing extra-osseux / PNET ou de rhabdomyosarcome – HD VAI, VAC/IE, #témozolomide** + #irinotécan** [192,193,211,221,226].
Commentaires : protocoles recommandés :
- HD VAI:
Vincristine 2 mg en IV le jour 1
Doxorubicine** – 25 mg/m2 les jours 1 à 3 en perfusion IV continue de 72 heures (en cas d'indication, une réduction de la dose de doxorubicine** à 60 mg/m2 le jour 1 en IV est possible) ;
Ifosfamide** 2,500 mg/m2 IV on days 1–4, with mesna** 1,000 mg/m2 3 times daily on days 1–4 per protocol;
Filgrastim** 5 mcg/kg/day SC on days 5–14 or empegfilgrastim**/pegfilgrastim per instructions on day 5;
Cycle duration: 21 days [211]
- alternating VAC-IE regimen:
VAC:
Vincristine** 2 mg IV on day 1;
Doxorubicin** 75 mg/m2 IV on day 1
Cyclophosphamide** 1,200 mg/m2 IV on day 1;
Filgrastim** 5 mcg/kg/day SC on days 2–11 or until neutrophil recovery (or empegfilgrastim**/pegfilgrastim per instructions on day 2).
Cycle duration: 14–21 days.
IE:
Ifosfamide** 1,800 mg/m2 IV on days 1–5 with mesna** 720 mg/m2 IV 3 times daily on days 1–5 per protocol;
Etoposide** 100 mg/m2 on days 1–5 (total dose 500 mg/m2)
Cycle duration: 14–21 days [193,211,221,226,232,77,78].
- #temozolomide** 100 mg/m2 on days 1–5 + #irinotecan** 40 mg/m2 (total dose 200 mg/m2) on days 1–5 at 40 mg/m2 (for Ewing's sarcoma). Cycle duration: 28 days [200].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Comments: as a first-line therapy regimen for extraosseous Ewing's sarcoma/PNET, it is advisable to use the VAC/IE regimen – alternating courses of combinations of cyclophosphamide*, doxorubicin**, vincristine**, and ifosfamide**, etoposide**.
Ifosfamide** and etoposide**. The combination of ifosfamide** and etoposide** achieves a 40% response rate and a median progression-free survival of 8 months [77]. This combination demonstrates high activity in the treatment of small cell sarcomas. The combination of ifosfamide** with etoposide** is used in the treatment of Ewing's sarcomas both as an independent regimen and in an alternating regimen with vincristine**, doxorubicin**, and cyclophosphamide** [78].
3.3.6 Thérapies ciblées
It is recommended to use pazopanib** as a second-line and later treatment for most histological subtypes (except liposarcomas and GIST); however, for chemoresistant histotypes (alveolar soft part sarcoma, clear cell sarcoma of soft tissue, solitary fibrous tumor/hemangiopericytoma), it should be used in the first-line setting. Treat until disease progression or unmanageable toxicity [6,83,96].
NPU ANDP 2Niveau de persuasion des recommandations : A (niveau de certitude des preuves : 2).
Comments: pazopanib** is a multityrosine kinase inhibitor of VEGFR-1, -2, and -3, PDGFR-a and -b, and c-Kit receptors. The randomized, multicenter, double-blind phase III PALETTE trial proved the efficacy of pazopanib** compared to placebo in patients with advanced soft tissue sarcoma (excluding GIST and liposarcomas) who had previously received chemotherapy. In the pazopanib** group compared to placebo, a threefold increase in progression-free survival was observed (median PFS 20 weeks vs 7 weeks; p < 0.0001), with a 65% reduction in the risk of progression. The efficacy of pazopanib** was more than twice as high as in the placebo group, at 73% (6% partial response plus 67% stabilization) vs 38% (0% objective response plus 38% stabilization), respectively. The phase III study proved that pazopanib** is an effective drug for the treatment of soft tissue sarcomas (excluding liposarcomas and GIST) as a 2nd- and later-line therapy.
It is recommended to use #imatinib** at 400 mg daily orally on a continuous basis for the treatment of dermatofibrosarcoma protuberans and aggressive fibromatosis in cases that are unresectable or have a metastatic form of the disease [201]. Treatment until disease progression or unmanageable toxicity.
URC BNVE 3Niveau de certitude des recommandations : B (niveau de validité des preuves : 3).
It is recommended to use #sunitinib** 37.5 mg daily orally as a > 3rd-line therapy in the treatment of soft tissue sarcoma, with treatment continuing until progression or unmanageable toxicity [146,212,213].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
It is recommended to use #sorafenib** 400 mg twice daily orally as a > 3rd-line therapy in the treatment of soft tissue sarcoma, with treatment continuing until progression or unmanageable toxicity [80,167,168,169,170].
GCR BNVE 3Grade de recommandation : B (niveau de preuve : 3).
Comments: Data on the activity of #sorafenib**, a multi-targeted tyrosine kinase inhibitor that inhibits RAF kinase and blocks the intracellular portion of VEGF receptors, support recommending the drug as a 4th–5th line of therapy (for less-sensitive subtypes, 2nd–3rd line) in sarcomas
It is recommended to use #regorafenib** at 160 mg once daily orally on days 1–21, followed by a 1-week break (or 80 mg daily orally for week 1, 120 mg daily orally for week 2, 160 mg daily orally for week 3, followed by a 1-week break), in a 28-day cycle, as a > 3rd-line therapy in the treatment of soft tissue sarcoma, particularly angiosarcoma and leiomyosarcoma, with treatment until progression or unmanageable toxicity. Dose escalation only with satisfactory tolerability [238].
NPU BNDP 2Niveau de persuasion des recommandations : B (niveau de certitude des preuves : 2).
It is recommended to use #palbociclib** at 200 mg once daily orally, in a 21-day cycle, as a > 3rd-line therapy in the treatment of CDK4-amplified, well-differentiated, or dedifferentiated liposarcoma [239]. Treatment until progression or unmanageable toxicity.
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
3.3.7 Particularités du traitement des sous-types histologiques rares de sarcomes des tissus mous
This group of tumors includes: inflammatory myofibroblastic tumor (IMT), alveolar soft part sarcoma (ASPS), solitary fibrous tumor (SFT), perivascular epithelioid cell tumor (PEComa), and clear cell sarcoma of soft tissue (CCSST). These tumors are the rarest of all sarcomas, with an incidence not exceeding 1 case per 1,000,000 population per year [41,147], and all exhibit characteristic genetic translocations. These rare histological subtypes are characterized by low sensitivity to standard cytotoxic chemotherapy; however, a relatively well-understood oncogenic mechanism opens up new prospects for targeted therapy.
It is recommended to use #crizotinib** (250 mg twice daily orally) in first-line therapy for the treatment of inflammatory myofibroblastic tumor [149,150]. Treatment until progression or unmanageable toxicity.
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Comments: most IMTs reveal a recurrent clonal aberration involving the ALK locus on chromosome 2p23 [148]. It is classified as a low-grade sarcoma, typically localized in the lung, mesentery, retroperitoneum, or pelvis in children and adolescents. Among targeted therapies, the ALK/MET inhibitor #crizotinib** is the only effective therapeutic option for IMT.
It is recommended to use pazopanib** 800 mg once daily in the treatment of metastatic alveolar soft part sarcoma [203]. Treatment until progression or unmanageable toxicity.
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Comments: alveolar soft part sarcoma predominantly affects young patients and is characterized by a typical morphological picture and the presence of the t(X;17)(p11;q25) translocation [46]. It is distinguished by complete resistance to standard cytotoxic therapy. Cases of efficacy for antiangiogenic drugs such as #interferon-alpha**, #sunitinib**, and pazopanib** have been described.
The administration of interferons, sunitinib**, and standard cytotoxic therapy requires a personalized decision due to the extremely rare occurrence of this subtype.
It is recommended to use #pembrolizumab** 200 mg IV once every 21 days in the treatment of metastatic alveolar soft part sarcoma as a second- or subsequent-line monotherapy [239] or in combination with #axitinib** at 5 mg orally twice daily [240,241]. Treatment until progression or unmanageable toxicity.
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Comments: several studies have described pronounced responses of ASPS to immunotherapy. Even in a small cohort of four patients, half achieved a partial response bordering on a complete response. In the other two cases—disease stabilization [241]. The efficacy of the combination of #pembrolizumab** with #axitinib** (a tyrosine kinase inhibitor, 5 mg orally twice daily) has been described, with a 3-month progression-free survival (PFS) rate of 72.7%. PD-L1 expression was detected in all cases; however, it did not correlate with a PFS of more than 6 months or the achievement of a partial response [242].
It is recommended to use pazopanib** or a combination of #temozolomide** 150 mg/m2 on days 1–7 and 15–21 with #bevacizumab** 5 mg/kg IV on days 8 and 22, with a course duration of 28 days, in the treatment of metastatic or unresectable SFT [157–162].
NPU CNVE 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de validité des preuves : 4).
Commentaires : le traitement standard de l'angiosarcome épithéloïde est l'intervention chirurgicale radicale. L'utilisation de schémas de chimiothérapie standard pour les formes disséminées n'est pas justifiée. L'utilisation de schémas contenant des anthracyclines présente une faible efficacité [156]. Actuellement, des cas d'efficacité de l'association du #témozolomide** et du #bévacizumab**, du #sorafénib**, du #sunitinib** et du pazopanib** ont été décrits [157-162]. La prescription du #bévacizumab**, du #sorafénib**, du #sunitinib** et d'un traitement cytostatique standard nécessite une décision personnalisée en raison de la rareté extrême de ce sous-type.
Il est recommandé d'utiliser l'#évérolimus** à la dose de 10 mg dans le traitement des formes inopérables de tumeurs malignes perivascular epithelioid cell tumor (PEComa) [189].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Commentaires : les PEComas malignes peuvent se localiser dans n'importe quelle zone anatomique. Le traitement standard des processus localisés est l'exérèse large, mais les tumeurs peuvent récidiver localement et métastaser. L'utilisation d'une thérapie standard n'est pas pertinente en raison de l'absence d'efficacité [163].
Il est recommandé d'utiliser le #sirolimus selon un schéma de 2 à 3 mg par jour, en une seule prise quotidienne per os en cas de progression d'un PEComa disséminé après un traitement par #évérolimus**. En cas de tolérance satisfaisante, augmentation de la dose de #sirolimus jusqu'à 5 mg par jour. Le traitement est poursuivi jusqu'à la progression ou l'apparition d'une toxicité inacceptable [243].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaires : selon une revue de la littérature, le #sirolimus présente une meilleure efficacité (ORR 41 %, mPFS 9 mois) par rapport à la #gemcitabine** (ORR 20 %, mPFS 3,4 mois), aux anthracyclines (ORR 13 %, mPFS 3,2 mois) ou aux agents anti-angiogéniques (ORR 8,3 %, mPFS 5,4 mois) chez les patients atteints de PEComa disséminé [243].
Il est recommandé d'utiliser le pazopanib** ou le #sirolimus selon un schéma de 2 à 3 mg par jour, en une seule prise quotidienne per os en tant que première ligne de traitement de l'hémangioendothéliome épithéloïde. En cas de tolérance satisfaisante, augmentation de la dose de #sirolimus jusqu'à 5 mg par jour. Le traitement est poursuivi jusqu'à la progression ou l'apparition d'une toxicité inacceptable [244].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5).
Commentaires : chez les patients atteints d'hémangioendothéliome épithéloïde, lors de la plus grande étude rétrospective incluant 38 patients, les meilleures réponses selon RECIST étaient une réponse partielle chez 4 patients (10,8 %) et une stabilisation de la maladie chez 28 patients (75,7 %). Avec une médiane de suivi de 41,5 mois, la mPFS était de 13 mois et la médiane de SG était de 18,8 mois. Sur la base des résultats obtenus, le traitement par #sirolimus est recommandé en cas d'hémangioendothéliome épithéloïde [244].
Il est recommandé d'utiliser le #sunitinib** à raison de 37,5 mg par jour ou le #sorafénib** à raison de 400 mg 2 fois par jour ou le pazopanib** à raison de 800 mg par jour dans le traitement d'un processus disséminé ou inopérable en cas de sarcome à cellules claires des tissus mous (SCCTM) [164,165,166].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Commentaires : les SCCTM appartiennent aux sarcomes rares des tissus mous et peuvent toucher n'importe quelle zone anatomique [46]. Le traitement standard est l'exérèse large de la tumeur ; les SCCTM sont résistantes aux doses standard de radiothérapie.
3.3.8. Particularités du traitement de la fibromatose agressive.
La fibromatose agressive appartient aux formes rares d'atteinte des tissus mous. La tactique thérapeutique nécessite toujours une discussion en réunion pluridisciplinaire. Il est nécessaire de réaliser un bilan final et de choisir le traitement dans des services d'onco-orthopédie spécialisés d'établissements oncologiques de niveau fédéral ou dans des centres médicaux nationaux.
Commentaires : en cas de localisation de la tumeur dans les tissus mous de la paroi abdominale antérieure (desmoïde abdominal), un traitement chirurgical est recommandé. Pour les localisations dans des zones anatomiques où la croissance tumorale ne peut pas entraîner l'apparition rapide de complications menaçantes (douleur, trouble fonctionnel, lyse, symptomatologie neurologique prononcée), il est recommandé de commencer le traitement par une période de surveillance active avec contrôle par IRM/TDM. En cas de croissance tumorale lente, il est recommandé d'utiliser des anti-inflammatoires non stéroïdiens (dérivés de l'acide indol-acétique, dérivés de l'acide phénylacétique, oxicams, dérivés de l'acide propionique, inhibiteurs de la COX-2). L'utilisation de méthodes locales de traitement (intervention chirurgicale, ablation, radiothérapie avec hyperthermie locale) est recommandée en cas de localisation dans une zone anatomique défavorable ainsi qu'en cas de croissance tumorale. L'intervention chirurgicale doit être réalisée selon les principes admis en onco-orthopédie. L'utilisation d'un traitement médicamenteux systémique est recommandée en cas de processus tumoral inrésécable, de volume chirurgical présumé mutilant ou de radiothérapie antérieure.
Il est recommandé d'utiliser l'#imatinib** à la dose de 400 mg 1 fois par jour dans le traitement de la forme multicentrique de fibromatose agressive [208].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Il est recommandé d'utiliser le #pazopanib** à la dose de 800 mg 1 fois par jour dans le traitement de la forme inopérable de fibromatose agressive [245-247].
GCR BNVE 3Grade de recommandation : B (niveau de preuve : 3).
Il est recommandé d'utiliser le #sorafénib** à la dose de 400 mg 1 fois par jour dans le traitement de la forme inopérable de fibromatose agressive [248,249].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Il est recommandé d'utiliser le #tamoxifène** à la dose de 20 à 40 mg 1 fois par jour dans le traitement de la forme inopérable de fibromatose agressive [250,251].
NPU CNDD 4Niveau de certitude des recommandations : C (niveau de donées probantes : 4).
Il est recommandé d'utiliser la #vinorelbine** à la dose de 60 mg/m2 en gélule chaque semaine (augmentation de la dose jusqu'à 80 mg/m2 si les analyses de biologie clinique sont satisfaisantes) + le #méthotrexate** à la dose de 30 mg par voie intraveineuse 1 fois tous les 7 jours [252,253].
GCR CNVE 3Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 3).
Il est recommandé d'utiliser la #vinblastine** à la dose de 10 mg/m2 par voie IV + le #méthotrexate** à la dose de 30 mg/m2 par voie IV 1 fois tous les 7 jours [254,255].
GCR CNVE 3Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 3).
Il est recommandé d'utiliser la #doxorubicine** à la dose de 30 mg/m2/jour les 1er et 2e jours par voie IV + la #dakarbazine** à la dose de 250 mg/m2/jour par voie IV les 1er, 2e, 3e et 4e jours, avec un intervalle de 21 jours. Filgrastim** 5 µg/kg/jour par voie sous-cutanée du 5e au 12e jour ou jusqu'à la récupération du taux de neutrophiles (ou émpegfilgrastim**/pegfilgrastim conformément aux instructions le 5e jour) [256].
GCR CNVE 3Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 3).
3.4 Gestion de la douleur
Les principes d'analgésie et le choix optimal du traitement de la douleur chez les patients souffrant de syndrome douloureux chronique correspondent aux principes d'analgésie énoncés dans les recommandations cliniques « Syndrome douloureux chronique chez les patients adultes nécessitant des soins palliatifs ».
3.5 Thérapie de soutien
Les principes de traitement et de prévention des nausées et des vomissements chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Prévention et traitement des nausées et des vomissements » [86].
Les principes de traitement et de prévention des complications osseuses chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Utilisation d'agents ostéodulateurs pour la prévention et le traitement de la pathologie osseuse dans les néoplasmes malignes » [87].
Les principes de prévention et de traitement des complications infectieuses et de la neutropénie fébrile chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Traitement des complications infectieuses de la neutropénie fébrile et prescription de facteurs de croissance granulocytaires (FSC) » [88], ainsi qu'aux recommandations cliniques du Ministère russe de la santé « Neutropénies acquises ».
Les principes de prévention et de traitement de l'hépatotoxicité chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Correction de l'hépatotoxicité » [89].
Les principes de prévention et de traitement des complications cardiovasculaires chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Recommandations pratiques pour la correction de la toxicité cardiovasculaire du traitement médicamenteux antitumorale » [90].
Les principes de prévention et de traitement des complications cutanées chez les patients correspondent aux recommandations méthodologiques « Recommandations pratiques pour le traitement médicamenteux des réactions dermatologiques chez les patients recevant un traitement médicamenteux antitumorale » [92].
Les principes du soutien nutritionnel chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Recommandations pratiques pour le soutien nutritionnel des patients atteints de cancer » [93].
Les principes de prévention et de traitement de la néphrotoxicité chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Recommandations pratiques pour la correction de la néphrotoxicité des anticancéreux » [93].
Les principes de prévention et de traitement des complications thromboemboliques chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Recommandations pratiques pour la prévention des complications thromboemboliques chez les patients atteints de cancer » [94].
Les principes de prévention et de traitement des conséquences de l'extravasation de médicaments chez les patients correspondent aux principes énoncés dans les recommandations méthodologiques « Recommandations pour le traitement des conséquences de l'extravasation de médicaments anticancéreux » [99].
3.6 Diétothérapie
Aucune information disponible
Commentaires : à ce jour, il n'existe pas de données véritablement fiables concernant l'influence du comportement alimentaire sur le risque de développer un sarcome des tissus mous ou sur le risque de récidive ou de progression de cette maladie chez les personnes chez qui le diagnostic a déjà été posé.
4. Rééducation médicale et cure thermale
Actuellement, il n'existe pas d'essais cliniques concernant la plupart des types de réadaptation médicale chez les patients atteints de sarcomes des tissus mous. Les principes généraux de la réadaptation en orthopédie et traumatologie s'appliquent à ce groupe de patients. Il est également recommandé d'utiliser les principes de réadaptation énoncés dans les recommandations cliniques de l'Association russe des oncologues (AOR) relatives à la réadaptation.
5. Prophylaxie et suivi dispensaire
5.1 Calendrier des examens pour les patients atteints de SMT
Il est recommandé d'assurer un suivi dynamique comprenant des examens cliniques et paracliniques tous les 3 mois. Le bilan (échographie de la zone opérée, de l'abdomen, de l'espace rétropéritonéal et des ganglions lymphatiques périphériques ; IRM de la zone opérée, TDM thoracique) est déterminé après l'examen par un oncologue ou un onco-orthopédiste. L'intervalle entre les examens de contrôle doit être augmenté après 3 ans de surveillance sans récidive. Les patients font l'objet d'un suivi prolongé de 5 à 10 ans [257].
GCR CNVE 5Grade de recommandation : C (niveau de certitude des preuves : 5)
6. Organisation de la prise en charge médicale
L'assistance médicale, à l'exception des soins prodigués dans le cadre d'une évaluation clinique, est organisée et fournie conformément à la loi fédérale n° 323-FZ du 21 novembre 2011 (dans sa version modifiée du 25 mai 2019) « sur les principes de la protection de la santé des citoyens dans la Fédération de Russie » :
1) conformément au règlement sur l'organisation de l'offre de soins médicaux par type de soins, approuvé par l'autorité fédérale exécutive habilitée ;
2) conformément à la procédure d'organisation des soins en oncologie, obligatoire sur tout le territoire de la Fédération de Russie pour l'ensemble des organisations médicales ;
3) sur la base des présentes recommandations cliniques ;
4) en tenant compte des normes de soins médicaux approuvées par l'autorité fédérale exécutive habilitée.
Les soins de santé primaires spécialisés sont dispensés par un oncologue et d'autres médecins spécialistes dans un centre de soins oncologiques ambulatoires, un cabinet d'oncologie de soins primaires, un service d'oncologie de soins primaires ou dans le service de consultations externes d'un dispensaire oncologique.
En cas de suspicion ou de découverte d'un sarcome des tissus mous chez un patient, les omnipraticiens, les médecins généralistes, les médecins de famille, les médecins spécialistes et le personnel paramédical orientent le patient, selon la procédure établie, vers un centre de soins oncologiques ambulatoires, un cabinet d'oncologie de soins primaires ou un service d'oncologie de soins primaires d'une organisation médicale afin de lui dispenser des soins de santé primaires spécialisés.
La consultation dans un centre de soins oncologiques ambulatoires, un cabinet d'oncologie de soins primaires ou un service d'oncologie de soins primaires d'une organisation médicale doit avoir lieu au plus tard 5 jours ouvrables après la date de délivrance de l'orientation. L'oncologue du centre de soins oncologiques ambulatoires (ou, en son absence, l'oncologue du cabinet ou du service d'oncologie de soins primaires) organise le prélèvement du matériel biopsique (ou opératoire), ainsi que la réalisation des autres examens diagnostiques nécessaires pour poser le diagnostic, y compris l'évaluation de l'extension tumorale et du stade de la maladie.
S'il est impossible de prélever le matériel biopsique (ou opératoire) ou de réaliser d'autres examens diagnostiques au sein de l'organisation médicale dotée d'un centre de soins oncologiques ambulatoires (cabinet ou service d'oncologie de soins primaires), le médecin traitant adresse le patient à un dispensaire oncologique ou à une organisation médicale prodiguant des soins aux patients atteints de pathologies oncologiques.
Le délai de réalisation des examens anatomopathologiques nécessaires à la confirmation histologique d'une affection maligne ne doit pas dépasser 15 jours ouvrables à compter de la date de réception du matériel biopsique (ou opératoire) par le bureau (ou service) d'anatomie pathologique.
En cas de suspicion ou de découverte d'un sarcome des tissus mous lors de la fourniture de soins médicaux d'urgence, les patients sont transférés ou orientés vers des organisations médicales spécialisées dans la prise en charge des patients atteints de pathologies oncologiques afin de déterminer la stratégie de prise en charge et d'évaluer la nécessité de recourir à d'autres méthodes de traitement antinéoplasique spécialisé.
L'oncologue du centre de soins oncologiques ambulatoires (cabinet ou service d'oncologie de soins primaires) adresse le patient à un dispensaire oncologique ou à une organisation médicale prenant en charge les patients atteints de pathologies oncologiques afin de préciser le diagnostic (si l'oncologue du centre ambulatoire, du cabinet ou du service de soins primaires n'a pas pu établir le diagnostic, y compris l'extension tumorale et le stade de la maladie) et de recevoir des soins spécialisés, y compris de haute technologie.
Le délai de mise en route des soins spécialisés, hors haute technologie, pour les patients atteints d'affections oncologiques dans une structure médicale dédiée ne doit pas excéder 14 jours calendaires à compter de la date de la confirmation histologique de la tumeur maligne, ou 14 jours calendaires à compter de la date du diagnostic présumé de tumeur maligne (en l'absence d'indications médicales pour la réalisation d'examens anatomopathologiques en ambulatoire).
Les soins spécialisés, y compris de haute technologie, sont dispensés par des oncologues et des radiothérapeutes dans un dispensaire oncologique ou dans des organisations médicales prenant en charge les patients atteints de pathologies oncologiques, disposant d'une licence, de la base matérielle et technique requise, et de spécialistes certifiés, en hospitalisation complète ou de jour. Ils comprennent la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies oncologiques nécessitant des méthodes spéciales et des technologies médicales complexes et uniques, ainsi que la réadaptation médicale.
Dans l'organisation médicale prenant en charge les patients atteints de pathologies oncologiques, la stratégie d'examen et de traitement est décidée par un concilium d'oncologues et de radiothérapeutes, avec la participation d'autres spécialistes si nécessaire. La décision du concilium est formalisée dans un procès-verbal, signée par ses membres et versée au dossier médical du patient. Conformément aux procédures de prise en charge de la population adulte atteinte de pathologies oncologiques relevant des rubriques C40-C41 et C45-C49 de la CIM-10, il est recommandé à l'oncologue d'un dispensaire oncologique (ou d'un hôpital oncologique) ou d'une autre structure médicale spécialisée d'organiser une consultation ou un concilium médical, y compris par télémédecine, auprès d'organisations médicales fédérales (centres de recherche médicale nationaux), afin de définir la stratégie thérapeutique.
Les indications d'hospitalisation en service de soins continus ou de jour d'une organisation médicale dispensant des soins spécialisés, y compris de haute technologie, en oncologie sont déterminées par un concilium d'oncologues et de radiothérapeutes, avec la participation d'autres spécialistes si nécessaire.
6.1 Indications d'hospitalisation
Les indications d'une hospitalisation en urgence ou en soins non programmés dans une structure médicale sont les suivantes :
1) la présence de complications nécessitant des soins spécialisés en urgence ou en soins non programmés ;
2) la présence de complications liées au traitement (intervention chirurgicale, radiothérapie, pharmacothérapie, etc.).
Les indications d'une hospitalisation programmée dans une structure médicale sont les suivantes :
1) la nécessité de réaliser des actes diagnostiques interventionnels complexes nécessitant une surveillance post-procédure en hospitalisation complète ou de jour ;
2) la présence d'indications pour un traitement antinéoplasique spécialisé (chirurgie, radiothérapie — contact, externe ou autres types —, pharmacothérapie, etc.) nécessitant une surveillance en hospitalisation complète ou de jour.
6.2 Indications de sortie
Les indications de sortie d'hospitalisation du patient sont les suivantes :
1) l'achèvement de la cure thérapeutique ou de l'une des étapes des soins spécialisés, y compris de haute technologie, en hospitalisation complète ou de jour, en l'absence de complications du traitement nécessitant un ajustement médicamenteux et/ou des actes médicaux en milieu hospitalier ;
2) le refus du patient ou de son représentant légal de bénéficier de soins spécialisés, y compris de haute technologie, en hospitalisation complète ou de jour, prescrits par le concilium de l'établissement oncologique, sous réserve de l'absence de complications de la pathologie sous-jacente et/ou du traitement nécessitant un ajustement médicamenteux et/ou des actes médicaux en milieu hospitalier.
3) nécessité de transférer le patient vers un autre établissement de santé disposant de la spécialité médicale appropriée. L'avis sur l'opportunité de transférer le patient vers un établissement spécialisé est émis après une consultation préalable fondée sur les dossiers médicaux fournis et/ou les données d'un examen préliminaire du patient réalisé par les médecins spécialistes de l'établissement vers lequel le transfert est envisagé.
6.3 Actes ambulatoires
Actes médicaux pouvant être réalisés dans le cadre de soins spécialisés de premiers recours (c.-à-d. en ambulatoire) sous la supervision d'un oncologue :
1) biopsie au trépan (grosse aiguille)
2) prélèvement de frottis-empreintes de la tumeur
3) biopsie par aspiration à l'aiguille fine des organes superficiels (ganglions lymphatiques, néoformations des tissus mous)
4) core-biopsie des organes superficiels (ganglions lymphatiques, néoformations des tissus mous)
5) cures de chimiothérapie ne nécessitant pas de perfusions prolongées et/ou l'administration de médicaments adjuvants 1 à 4 à 6 heures après la perfusion
6.4 Indications de transfert vers un autre établissement de santé
Indications pour l'orientation d'un patient vers un autre établissement de santé :
- la mise en œuvre des recommandations cliniques vise à optimiser la qualité des soins prodigués aux patients dans diverses situations cliniques. Si l'établissement de santé n'est pas en mesure de dispenser le volume de soins recommandé (par exemple, impossibilité de réaliser une biopsie avec une analyse pathomorphologique de qualité), il est recommandé de recourir au système d'orientation vers d'autres établissements de santé, y compris en dehors du sujet de la fédération de Russie, notamment vers des centres fédéraux dotés des équipements et du personnel adéquats ;
les recommandations cliniques ne sauraient décrire toute la diversité de la pratique clinique réelle et ne couvrent que les situations cliniques les plus fréquentes et types. Si le praticien ou l'établissement de santé est confronté à une situation clinique non abordée dans les présentes recommandations cliniques (évolution atypique de la maladie, nécessité d'initier un traitement antitumoral malgré la présence de contre-indications, progression sous l'effet des traitements recommandés, etc.), il est recommandé de recourir au système de consultations de télémédecine ou d'orientation vers les centres nationaux de recherche médicale afin de préciser la stratégie thérapeutique ;
la mise en évidence ou l'exacerbation d'une pathologie concomitante étrangère à la spécialité de l'établissement oncologique et constituant une contre-indication à l'étape actuelle du traitement (par exemple, infarctus du myocarde aigu, accident vasculaire cérébral aigu, etc.) nécessite une orientation vers des structures de santé spécialisées.
Critères d'évaluation de la qualité des soins médicaux
N° d'ordre | Critères de qualité | Évaluation de la réalisation |
|---|---|---|
1. | Réalisation d'un examen par un oncologue comprenant le recueil des plaintes et l'exposé de l'évolution de la maladie principale | Oui/Non |
2. | Réalisation d'une échographie de la zone lésée et des ganglions lymphatiques régionaux | Oui/Non |
3. | Réalisation d'une TDM thoracique | Oui/Non |
4. | Obtention d'un examen histologique complet avant l'instauration du traitement spécifique | Oui/Non |
5. | Réalisation d'un traitement préopératoire (chimiothérapie, radiothérapie) conformément aux recommandations | Oui/Non |
6. | Réalisation d'un geste chirurgical conforme aux recommandations cliniques, avec mention obligatoire du volume des tissus réséqués, du marquage des marges, des limites de résection, des structures vitales réséquées et de la méthode de fermeture de la plaie. | Oui/Non |
7. | Délivrance de recommandations concernant la mise en place d'un traitement adjuvant ultérieur chez les patients présentant des indications. | Oui/Non |
8. | Réalisation d'un examen anatomo-pathologique du matériel biopsique (chirurgical) avec indication de tous les paramètres conformément aux recommandations cliniques | Oui/Non |
Références bibliographiques
Afficher la liste des références
Aliev M.D., Sushentsov E.A. Sovremennaya onkoortopediya. Sarkomy kostei, myagkikh tkanei i opukholi kozhi. 2012 - №4. – str. 3-10.
Gorbunova V.A., Fedenko A.A., Istomin I.A., Bokhyan B.Yu., Gubina G.I. Vysoko-doznyy ifosfamid v kombinatsii s doksorubitsinom v lechenii sarkom myagkikh tkanei. Sarkomy kostei, myagkikh tkanei i opukholi kozhi. 2010 - №1. – str. 26-31
Teplyakov V.V., Karpenko V.Yu., Frank G.A., Bulanova A.A., Bondarev A.V., Drosheva I.V., Derzhavin V.A., Bukharov A.V., Epifanova S.V. Vliyanie shiriny kraya rezektsii na chastotu lokalnykh retsidivov pri kombinirovannom i kompleksnom lechenii patsientov sarkomami myagkikh tkanei. Sarkomy kostei, myagkikh tkanei i opukholi kozhi. 2009 - №1. – str. 28-33
Zubarev A.L., Kudryavtseva G.T., Kurilchik A.A., Kurpeshev O.K., Starodubtsev A.L. Kombinirovannoe lechenie rasprostranennykh sarkom myagkikh tkanei. Sarkomy kostei, myagkikh tkanei i opukholi kozhi. 2010 - №2. – str. 35-38
Pervaiz N., Colterjohn N., Farrokhyar F. et al. A systematic meta-analysis of randomized controlled trials of adjuvant chemotherapy for localized resectable soft-tissue sarcoma. Cancer. 2008; 113: 573-581.
Ravi V., Patel S., Benjamin R.S. Chemotherapy for Soft-Tissue Sarcomas. Oncology (Williston Park). 2015 Jan 15; 29 (1)..
Nielsen O.S., Dombernowsky P., Mouridsen H. et al. High-dose epirubicin is not an alternative to standard-dose doxorubicin in the treatment of advanced soft tissue sarcomas. A study of the EORTC Soft Tissue and Bone Sarcoma Group. Br. J. Cancer. 1999; 78: 1634–1639.
Mouridsen H.T., Bastholt L., Somers R. et al. Adriamycin versus epirubicin in advanced soft tissue sarcomas. A randomized phase II/phase III study of the EORTC Soft Tissue and Bone Sarcoma Group. Eur. J. Cancer Clin. Oncol. 1987; 23: 1477–1483.
Lorigan P., Verweij J., Papai Z. et al. Phase III trial of two investigational schedules of ifosfamide compared with standard-dose doxorubicin in advanced or metastatic soft tissue sarcoma: a European Organization for Research and Treatment of Cancer Soft Tissue and Bone Sarcoma Group Study. J. Clin. Oncol. 2007; 25: 3144–3150.
Edmonson J.H., Ryan L.M., Blum R.H. et al. Randomized comparison of doxorubicin alone versus ifosfamide plus doxorubicin or mitomycin, doxorubicin, and cisplatin against advanced soft tissue sarcomas. J. Clin. Oncol. 1993; 11: 1269–75.
Antman K., Crowley J., Balcerzak S.P. et al. An intergroup phase III randomized study of doxorubicin and dacarbazine with or without ifosfamide and mesna in advanced soft tissue and bone sarcomas. J. Clin. Oncol. 1993; 11: 1276–85.
Alamanda VK, Crosby SN, Archer KR, et al. Predictors and clinical significance of local recurrence in extremity soft tissue sarcoma. Acta Oncol 2013;52:793-802.
Alamanda VK, Crosby SN, Archer KR, et al. Amputation for extremity soft tissue sarcoma does not increase overall survival: a retrospective cohort study. Eur J Surg Oncol 2012;38:1178-1183
O"Donnell PW, Griffin AM, Eward WC, et al. The effect of the setting of a positive surgical margin in soft tissue sarcoma. Cancer 2014;120:2866-2875.
Brady MS1, Gaynor JJ, Brennan MF. Radiation-associated sarcoma of bone and soft tissue. ArchSurg. 1992 Dec; 127(12):1379-85.
Peng PD, Hyder O, Mavros MN. et al. Management and recurrence patterns of desmoids tumors: a multi-institutional analysis of 211 patients. AnnSurgOncol. 2012 Dec;19(13):4036-42
Edmonson JH, Petersen IA, Shives TC. et al. Chemotherapy, irradiation, and surgery for function-preserving therapy of primary extremity soft tissue sarcomas: initial treatment with ifosfamide, mitomycin, doxorubicin, and cisplatin plus granulocyte macrophage-colony-stimulating factor. Cancer. 2002 Feb 1; 94 (3):786-92.
Al-Refaie WB1, Andtbacka RH, Ensor J. et al. Lymphadenectomy for isolated lymph node metastasis from extremity soft-tissue sarcomas. Cancer. 2008 Apr 15; 112 (8):1821-6.
Calvo FA1, Sole CV, Polo A. et al. Limb-sparing management with surgical resection, external-beam and intraoperative electron-beam radiation therapy boost for patients with primary soft tissue sarcoma of the extremity: a multicentric pooled analysis of long-term outcomes. StrahlentherOnkol. 2014 Oct; 190 (10):891-8.
Coffin C.M.1, Davis J.L., Borinstein S.C. Syndromeassociated soft tissue tumors. Histopathology. 2014 Jan; 64 (1): 68–87.
Enzinger F.M., Weiss S.W. Soft Tissue Tumors. 5. St. Louis: Mosby. Angiosarcoma. 2008, p. 703–720.
Stewart F.W., Treves N. Lymphangiosarcoma in postmastectomy lymphedema; a report of six cases in elephantiasis chirurgica. Cancer. 1948; 1: 64–81.
Inoue Y.Z., Frassica F.J., Sim F.H., Unni K.K., Petersen I.A., McLeod R.A. Clinicopathologic features and treatment of postirradiation sarcoma of bone and soft tissue. J. Surg. Oncol. 2000; 75: 42–50.
Rubino C., Shamsaldin A., Lê M.G., Labbé M., Guinebretière J.M., Chavaudra J., de Vathaire F. Radiation dose and risk of soft tissue and bone sarcoma after breast cancer treatment. Breast Cancer Res. Treat. 2005; 89: 277–288.
Blauvelt A., Sei S., Cook P.M., Schulz T.F., Jeang K.T. Human herpesvirus 8 infection occurs following adolescence in the United States. J. Infect. Dis. 1997; 176: 771–774.
Martro E., Bulterys M., Stewart J.A., Spira T.J., Cannon M.J., Thacher T.D., Bruns R., Pellett P.E., Dollard S.C. Comparison of human herpesvirus 8 and epstein-barr virus seropositivity among children in areas endemic and non-endemic for kaposi’s sarcoma. J. Med. Virol. 2004; 72: 126–131.
Kaprin A.D., Starinsky V.V., Petrova G.V. (eds.): Zlokachestvennye novoobrazovaniya v Rossii v 2023 godu (zabolevaemost i smertnost). M.: MNIOI im. P.A. Gertsena − filial FGBU «NMITS radiologii» Minzdrava Rossii; 2023.
Kaprin A.D., Starinsky V.V., Petrova G.V. (eds.): Sostoyanie onkologicheskoi pomoshchi naseleniyu Rossii v 2023 godu. M.: MNIOI im. P.A. Gertsena − filial FGBU «NMITS radiologii» Minzdrava Rossii; 2023.
International Statistical Classification of Diseases and Related Health Problems 10th Revision [http://apps.who.int/classifications/icd10/browse/2016/en
Amin MB, Edge SB, Greene FL, et al. AJCC Cancer Staging Manual, 8th edition. New York: Springer; 2017
Fanburg-Smith J.C., Dal Cin P. Angiomatoid fibrous histiocytoma. In: C.D.M. Fletcher, Unni K.K., Mertens F., editors. World Health Organization Classification of Tumors: Pathology and Genetics of Tumors of Soft Tissue and Bone. Lyon, France: IARC Press. 2002. p. 194–195. In. Eds
Perelmuter V.M., Vasiliev N.V., Tashireva L.A., Savenkova O.V., Kaygorodova E.V., Zhamgaryan G.S. Ekspressionny profil i molekulyarno-geneticheskiy analiz sinovialnoy sarkomy i sarkomy Yuinga/PNET. Sibirskiy onkologicheskiy zhurnal. 2014;(2):19-23
Pérez-Mancera PA, Sánchez-García IUnderstanding mesenchymal cancer: the liposarcoma-associated FUS-DDIT3 fusion gene as a model.Semin Cancer Biol. 2005 Jun;15(3):206-14
Pérez-Losada J, Sánchez-Martín M, Rodríguez-García MA, Pérez-Mancera PA, Pintado B, Flores T, Battaner E, Sánchez-Garćia I Liposarcoma initiated by FUS/TLS-CHOP: the FUS/TLS domain plays a critical role in the pathogenesis of liposarcoma. Oncogene. 2000 Dec 7; 19(52):6015-22.
Todorov SS, Kit OI Current idea of the morphogenetic features of liposarcomas]. ArkhPatol. 2012 Nov-Dec; 74(6):61-3
Italiano A, Di Mauro I, Rapp J, Pierron G, Auger N, Alberti L, Chibon F, Escande F, Voegeli AC, Ghnassia JP, Keslair F, Laé M, Ranchère-Vince D, Terrier P, Baffert S, Coindre JM, Pedeutour FClinical effect of molecular methods in sarcoma diagnosis (GENSARC): a prospective, multicentre, observational study.Lancet Oncol. 2016 Apr;17(4):532-538.
Merkelbach-Bruse S, Wardelmann E, Künstlinger H, Büttner R, Schildhaus HU [Molecular methods in the diagnosis of sarcoma]. . Pathologe. 2011 Feb; 32(1):24-31
Asif A, Mushtaq S, Hassan U, Akhtar N, Hussain M, Azam M, Qazi R. Fluorescence in Situ Hybridization (FISH) for Differential Diagnosis of Soft Tissue Sarcomas Asian Pac J Cancer Prev. 2018 Mar 27; 19(3):655-660. Epub 2018 Mar 27
Asif A, Mushtaq S, Hassan U, Akhtar N, Hussain M, Azam M, Qazi R. Fluorescence in Situ Hybridization (FISH) for Differential Diagnosis of Soft Tissue Sarcomas Asian Pac J Cancer Prev. 2018 Mar 27; 19(3):655-660.
Pritchard DJ, Nascimento AG, Petersen IA. Local control of extra- abdominal desmoid tumors. J Bone Joint Surg Am 1996;78:848-854.
Tateishi U, Hosono A, Makimoto A, et al. Comparative study of FDG PET/CT and conventional imaging in the staging of rhabdomyosarcoma. Ann Nucl Med 2009;23:155-161.
Tateishi U, Hasegawa T, Beppu Y, et al. Prognostic significance of MRI findings in patients with myxoid-round cell liposarcoma. AJR Am J Roentgenol 2004;182:725-731.
Karakousis CP, Emrich LJ, Rao U, Khalil M. Limb salvage in soft tissue sarcomas with selective combination of modalities. Eur J Surg Oncol 1991;17:71-80.
Zamogilnaya Yanna Aleksandrovna. Sovremennye metody luchevoy diagnostiki v otsenke effekta preoperatsionnoy khimioterapii u bolnykh s sarkomami myagkikh tkanei konechnostey. Dissertatsiya na soisanie uchenoy stepeni kandidata meditsinskikh nauk, Moskva 2014g.
Suh CH, Jung SC, Kim KW, Pyo J: The detectability of brain metastases using contrast-enhanced spin-echo or gradient-echo images: a systematic review and meta-analysis. Journal ofneuro-oncology 2016, 129(2):363-371
Fletcher CDM, Bridge JA, Hogendoorn P, Mertens F. World Health Organization Classification of Tumours. Pathology and Genetics of Tumours of Soft Tissue and Bone, Fourth Edition. IARC, Lyon, 2013.
Alektiar KM, Leung D, Zelefsky MJ, et al. Adjuvant brachytherapy for primary high-grade soft tissue sarcoma of the extremity. Ann Surg Oncol 2002;9:48-56.
Alektiar KM, Brennan MF, Singer S. Local control comparison of adjuvant brachytherapy to intensity-modulated radiotherapy in primary high-grade sarcoma of the extremity. Cancer 2011;117:3229-3234
Wang D, Zhang Q, Eisenberg BL, et al. Significant reduction of late toxicities in patients with extremity sarcoma treated with image-guided radiation therapy to a reduced target volume: Results of Radiation Therapy Oncology Group RTOG-0630 Trial. J Clin Oncol 2015;33:2231- 2238.
O’Bryan R.M., Baker L.H., Gottlieb J.E. et al. Dose response evaluation of Adriamycin in human neoplasia. Cancer. 1977; 39: 1940–8
Benjamin R.S., Legha S.S., Patel S.R., Nicaise C. Single-agent ifosfamide studies in sarcomas of soft tissue and bone: the M.D. Anderson experience. CancerChemother. Pharmacol. 1993; 31 (Suppl 2): S174–9.
Patel S.R., Vadhan-Raj S., Papadopolous N. et al. High-dose ifosfamide in bone and soft tissue sarcomas: results of phase II and pilot studies--dose-response and schedule dependence. J. Clin. Oncol. 1997; 15: 2378–84
Lorigan P., Verweij J., Papai Z. et al. Phase III trial of two investigational schedules of ifosfamide compared with standard-dose doxorubicin in advanced or metastatic soft tissue sarcoma: a European Organisation for Research and Treatment of Cancer Soft Tissue and Bone Sarcoma Group Study. J. Clin. Oncol. 2007; 25: 3144–50
Fedenko, Aleksandr Aleksandrovich. Strategiya lekarstvennogo lecheniya sarkom myagkikh tkanei: avtoreferat dis. ... doktora meditsinskikh nauk: 14.01.12 / Fedenko Aleksandr Aleksandrovich; [Mesto zashchity: Ros. onkol. nauch. tsentr im. N.N. Blokhina RAMN]. - Moskva, 2016. - 41 s.
Le Cesne A., Antoine E., Spielmann M. et al. High-dose ifosfamide: circumvention of resistance to standard-dose ifosfamide in advanced soft tissue sarcomas. J. Clin. Oncol. 1995; 13: 1600–8
Patel S.R., Gandhi V., Jenkins J. et al. Phase II clinical investigation of gemcitabine in advanced soft tissue sarcomas and window evaluation of dose rate on gemcitabine triphosphate accumulation. J. Clin. Oncol. 2001; 19: 3483–9.
Stacchiotti S., Palassini E., Sanfilippo R. et al. Gemcitabine in advanced angiosarcoma: a retrospective case series analysis from the Italian Rare Cancer Network. Ann. Oncol. 2012; 23: 501–8
Gottlieb J.A., Benjamin R.S., Baker L.H. et al. Role of DTIC (NSC-45388) in the chemotherapy of sarcomas. Cancer Treat. Rep. 1976; 60: 199–203
Buesa J.M., Mouridsen H.T., van Oosterom A.T. et al. High-dose DTIC in advanced soft-tissue sarcomas in the adult. A phase II study of the E.O.R.T.C. Soft Tissue and Bone Sarcoma Group. Ann. Oncol. 1991; 2: 307–9
Garcia del Muro X., Lopez-Pousa A., Martin J. et al. A phase II trial of temozolomide as a 6-week, continuous, oral schedule in patients with advanced soft tissue sarcoma: a study by the Spanish Group for Research on Sarcomas. Cancer. 2005; 104: 1706–12.
Casper E.S., Waltzman R.J., Schwartz G.K. et al. Phase II trial of paclitaxel in patients with soft-tissue sarcoma. Cancer Invest. 1998; 16: 442–6
Fata F., O’Reilly E., Ilson D. et al. Paclitaxel in the treatment of patients with angiosarcoma of the scalp or face. Cancer. 1999; 86: 2034–7.
Italiano A., Cioffi A., Penel N. et al. Comparison of doxorubicin and weekly paclitaxel efficacy in metastatic angiosarcomas. Cancer. 2012; 118: 3330–6.
Demetri GD, Chawla SP, von Mehren M, et al. Efficacy and safety of trabectedin in patients with advanced or metastatic liposarcoma or leiomyosarcoma after failure of prior anthracyclines and ifosfamide: results of a randomized phase II study of two different schedules. J Clin Oncol 2009;27:4188-4196
Martin-Broto J, Pousa AL, de Las Penas R, et al. Randomized Phase II Study of Trabectedin and Doxorubicin Compared With Doxorubicin Alone as First-Line Treatment in Patients With Advanced Soft Tissue Sarcomas: A Spanish Group for Research on Sarcoma Study. J Clin Oncol 2016;34:2294-2302.
Gronchi A., Bui B.N., Bonvalot S. et al. Phase II clinical trial of neoadjuvant trabectedin in patients with advanced localized myxoid liposarcoma. Ann. Oncol. 2012; 23: 771–6.
Schöffski P, Ray-Coquard IL, Cioffi A, et al. Activity of eribulin mesylate in patients with soft-tissue sarcoma: a phase 2 study in four independent histological subtypes. Lancet Oncology 2011;12(11):1045-1052
Schöffski P, et al. Eribulin versus dacarbazine in previously treated patients with advanced liposarcoma or leiomyosarcoma: a randomised, open-label, multicentre, phase 3 trial. The Lancet. 2016;
Chawla S, et al. Subtype specific activity in liposarcoma (LPS) patients (pts) from a phase 3, open label, randomised study of eribulin (ERI) versus dacarbazine (DTIC) in patients with advanced LPS and leiomyosarcoma (LMS). American Society for Clinical Oncology annual meeting 2016; Abstract # 11037
Edmonson J.H., Ryan L.M., Blum R.H. et al. Randomized comparison of doxorubicin alone versus ifosfamide plus doxorubicin or mitomycin, doxorubicin, and cisplatin against advanced soft tissue sarcomas. J. Clin. Oncol. 1993; 11: 1269–75
Patel S.R., Vadhan-Raj S., Burgess M.A. et al. Results of two consecutive trials of dose-intensive chemotherapy with doxorubicin and ifosfamide in patients with sarcomas. Am. J. Clin. Oncol. 1998; 21: 317–21
Judson I., Verweij J., Gelderblom H. et al. Doxorubicin alone versus intensified doxorubicin plus ifosfamide for first-line treatment of advanced or metastatic soft-tissue sarcoma: a randomised controlled phase 3 trial. Lancet Oncol. 2014; 15: 415–23
Borden E.C., Amato D.A., Rosenbaum C., Enterline H.T., Shiraki M.J., Creech R.H., Lerner H.J., Carbone P.P. Randomized comparison of three adriamycin regimens for metastaticsofttissuesarcomas.J. Clin. Oncol. 1987 Jun; 5 (6): 840–50
Antman K.H., Ryan L., Elias A. et al. Response to ifosfamide and mesna: 124 previously treated patients with metastatic or unresectable sarcoma. J. Clin. Oncol. 1989; 7: 126–31
Hensley M.L., Maki R., Venkatraman E. et al. Gemcitabine and docetaxel in patients with unresectable leiomyosarcoma: results of a phase II trial. J. Clin. Oncol. 2002; 20: 2824–31.
Bay J.O., Ray-Coquard I., Fayette J. et al. Docetaxel and gemcitabine combination in 133 advanced soft-tissue sarcomas: a retrospective analysis. Int. J. Cancer. 2006; 119: 706–11.
Saeter G., Talle K., Solheim O.P. Treatment of advanced, high-grade soft-tissue sarcoma with ifosfamide and continuous-infusion etoposide. CancerChemother. Pharmacol. 1995; 36: 172–5
Palumbo R., Palmeri S., Gatti C. et al. Combination chemotherapy using vincristine, Adriamycin, cyclophosphamide (VAC) alternating with ifosfamide and etoposide (IE) for advanced soft tissue sarcomas: a phase II study. Oncol. Rep. 1998; 5: 69–72
Blanchette P., Hogg D., Ferguson P. et al. Topotecan and cyclophosphamide in adults with relapsed sarcoma. Sarcoma. 2012; 2012:749067
Valentin T., Fournier C., Penel N., Bompas E., Chaigneau L., Isambert N., Chevreau C. Sorafenibin patients with progressive malignant solitary fibrous tumors: a subgroup analysis from aphaseII study of the FrenchSarcomaGroup (GSF/GETO).Invest. New Drugs. 2013 Dec; 31 (6): 1626–7.
D'Adamo D.R., Anderson S.E., Albritton K., Yamada J., Riedel E., Scheu K., Schwartz G.K., Chen H., Maki R.G. Phase II study of doxorubicin andbevacizumabfor patients with metastatic soft-tissue sarcomas.J. Clin. Oncol. 2005 Oct 1; 23 (28): 7135–42
Park M.S., Patel S.R., Ludwig J.A., Trent J.C., Conrad C.A., Lazar A.J., Wang W.L., Boonsirikamchai P., Choi H., Wang X., Benjamin R.S., Araujo D.M. Activity oftemozolomideandbevacizumabin the treatment of locally advanced, recurrent, and metastatic hemangiopericytoma and malignant solitary fibrous tumor.Cancer. 2011 Nov 1; 117 (21): 4939–47.
Van der Graaf W.T., Blay J.Y., Chawla S.P., Kim D.W. et al. Pazopanibfor metastatic soft-tissue sarcoma (PALETTE): a randomised, double-blind, placebo-controlled phase 3 trial.Lancet. 2012 May 19; 379 (9829): 1879–86.
Frustaci S., Gherlinzoni F., De Paoli A. et al. Adjuvant chemotherapy for adult soft tissue sarcomas of the extremities and girdles: results of the Italian randomized cooperative trial. J. Clin Oncol. 2001; 19: 1238–47
Look Hong N.J., Hornicek F.J., Harmon D.C. et al. Neoadjuvant chemoradiotherapy for patients with high-risk extremity and truncal sarcomas: a 10-year single institution retrospective study. Eur. J. Cancer. 2013; 49: 875–83
Vladimirova L.Yu., Gladkov O.A., Kogoniya L.M., Koroleva I.A., Semiglazova T.Yu. Profilaktika i lechenie toshnoty i rvoty. Prakticheskie rekomendatsii DOI: 10.18027/2224-5057-2019-9-3s2-37.
Manzyuk L.V., Bagrova S.G., Kopp M.V., Kutukova S.I., Semiglazova T.Yu. Ispolzovanie osteomodifitsiruyushchikh agentov dlya profilaktiki i lecheniya patologii kostnoy tkani pri zlokachestvennykh novoobrazovaniyakh. Prakticheskie metodicheskie rekomendatsii DOI: 10.18027/2224-5057-2020-10-3s2-38
Sakaeva D.D., Orlova R.V., Shabaeva M.M. Lechenie infektsionnykh oslozhneniy febrilnoy neyropenii i naznachenie KSF. Prakticheskie rekomendatsii DOI: 10.18027/2224-5057-2020-10-3s2-39
Tkachenko P.E., Ivashkin V.T., Maevskaya M.V. Klinicheskie rekomendatsii po korrektsii gepatotoksichnosti, indutsirovannoy protivoopukholevoy terapiey. DOI: 10.18027/2224-5057-2020-10-3s2-40
Vitsenya M.V., Ageev F.T., Gilyarov M.Yu., Ovchinnikov A.G., Orlova R.V., Poltavskaya M.G., Sycheva E.A. Prakticheskie rekomendatsii po korrektsii kardiovaskulyarnoy toksichnosti protivoopukholevoy lekarstvennoy terapii. DOI: 10.18027/2224-5057-2020-10-3s2-41
Koroleva I.A., Bolotina L.V., Gladkov O.A., Gorbunova V.A., Kruglova L.S., Manzyuk L.V., Orlova R.V. Prakticheskie rekomendatsii po lekarstvennomu lecheniyu dermatologicheskikh reaktsiy u patsientov, poluchayushchikh protivoopukholevuyu lekarstvennuyu terapiyu. DOI: 10.18027/2224-5057-2020-10-3s2-42
Sytov A.V., Leyderman I.N., Lomidze S.V., Nekhaev I.V., Khoteev A.Zh. Prakticheskie rekomendatsii po nutritivnoy podderzhke onkologicheskikh bolnykh. DOI: 10.18027/2224-5057-2020-10-3s2-43
Gromova E.G., Biryukova L.S., Dzhumabaeva B.T., Kurmukov I.A. Prakticheskie rekomendatsii po korrektsii nefrotoksichnosti protivoopukholevykh preparatov. DOI: 10.18027/2224-5057-2020-10-3s2-46
Somonova O.V., Antukh E.A., Elizarova A.L., Matveeva I.I., Selchuk V.Yu., Cherkasov V.A. Prakticheskie rekomendatsii po profilaktike tromboembolicheskikh oslozhneniy u onkologicheskikh bolnykh. DOI: 10.18027/2224-5057-2020-10-3s2-47
Aliev M.D., Bokhyan B.Yu., Burov D.A. Prognosticheskaya rol kraya rezektsii v khirurgii sarkom myagkikh tkanei. Sarkomy kostei, myagkikh tkanei i opukholi kozhi №1, 2013g., str. 60-66.
Fedenko A.A., Bokhyan B.Yu., Konev A.A., Gorbunova V.A. Pervyy Rossiyskiy opyt primeneniya pazopaniba v lechenii bolnykh sarkomami myagkikh tkanei. Sarkomy kostei, myagkikh tkanei i opukholi kozhi (№3-4, 2014g., str. 44-51)
Kharatishvili T.K., Petrochenko N.S., Bokhyan B.Yu. Sravnitelnoe izuchenie klinicheskoy effektivnosti i bezopasnosti metoda izolirovannoy perfuzii konechnostey s gipertermiey u bolnykh s sarkomami myagkikh tkanei. Sarkomy kostei, myagkikh tkanei i opukholi kozhi (№4, 2016g.)
Bokhyan B.Yu., Teplyakov V.V. Onkologiya. Natsionalnoe rukovodstvo. Glava 21. Opukholi oporno-dvigatelnogo apparata (edited by Chissov V.I., Davydov M.I.). Moskva: GEOTAR-Media, 2017. 624 str., str. 535-548
Buidenok Yu. V. «Recommendations for the treatment of extravasation complications from antineoplastic drugs»: DOI: 10.18027/2224–5057–2018–8–3s2–610–616, https://rosoncoweb.ru/standarts/RUSSCO/2018/2018-46.pdf)
Nicole L Stout,1 Catherine M Alfano,2 Christopher W Belter,3 Ralph Nitkin,4 Alison Cernich,4Karen Lohmann Siegel,5 and Leighton Chan1 A Bibliometric Analysis of the Landscape of Cancer Rehabilitation Research (1992–2016) J Natl Cancer Inst 2018 /08 110(8) 815-824
Segal R1, Zwaal C2, Green E3, Tomasone JR4, Loblaw A5, Petrella T6; Exercise for People with Cancer Guideline Development Group. Exercise for people with cancer: a clinical practice guideline. Curr Oncol. 2017 Feb;24(1):40-46. doi: 10.3747/co.24.3376.
Silver JK, Baima J: Cancer prehabilitation: an opportunity to decrease treatment-related morbidity, increase cancer treatment options, and improve physical and psychological health outcomes. Am J PhysMedRehabil 2013, 92(8):715-727.
Siegel GW, Biermann JS, Chugh R, Jacobson JA, Lucas D, Feng M, Chang AC, Smith SR, Wong SL, Hasen J: The multidisciplinary management of bone and soft tissue sarcoma: an essential organizational framework. J MultidiscipHealthc 2015, 8:109-115.
Shehadeh A, El Dahleh M, Salem A, Sarhan Y, Sultan I, Henshaw RM, Aboulafia AJ: Standardization of rehabilitation after limb salvage surgery for sarcomas improves patients' outcome. HematolOncolStem Cell Ther 2013, 6(3-4):105-111.
Marchese VG, Spearing E, Callaway L, Rai SN, Zhang L, Hinds PS, Carlson CA, Neel MD, Rao BN, Ginsberg J: Relationships among range of motion, functional mobility, and quality of life in children and adolescents after limb-sparing surgery for lower-extremity sarcoma. PediatrPhysTher 2006, 18(4):238-244.
Cox CL, Montgomery M, Oeffinger KC, Leisenring W, Zeltzer L, Whitton JA, Mertens AC, Hudson MM, Robison LL: Promoting physical activity in childhood cancer survivors: results from the Childhood Cancer Survivor Study. Cancer 2009, 115(3):642-654.
Field T: Massage therapy research review. ComplementTherClinPract 2016, 24:19-31.
Tantawy SA, Abdelbasset WK, Nambi G, Kamel DM: Comparative Study Between the Effects of Kinesio Taping and Pressure Garment on Secondary Upper Extremity Lymphedema and Quality of Life Following Mastectomy: A Randomized Controlled Trial. IntegrCancerTher 2019, 18:1534735419847276.
Fallon M, Giusti R, Aielli F, Hoskin P, Rolke R, Sharma M, Ripamonti CI, Committee EG: Management of cancer pain in adult patients: ESMO Clinical Practice Guidelines. AnnOncol 2018, 29(Suppl 4):iv166-iv191.
Oren R, Zagury Al, Katzir O, Kollender Y, Meller I: Musculoskeletal Cancer Surgery. In., edn. EditedbyMalawer. Dordrecht: Springer; 2013: 583-593.
Committee. NMA: Topic: The Diagnosis and Treatment of Lymphedema. PositionStatementofthe National Lymphedema Network. . In.; 2011: 1-19.
Baxter GD, Liu L, Petrich S, Gisselman AS, Chapple C, Anders JJ, Tumilty S: Low level laser therapy (Photobiomodulation therapy) for breast cancer-related lymphedema: a systematic review. BMC cancer 2017, 17(1):833.
Segal R, Zwaal C, Green E, Tomasone JR, Loblaw A, Petrella T, Exercise for People with Cancer Guideline Development G: Exercise for people with cancer: a systematic review. CurrOncol 2017, 24(4):e290-e315.
Nilsson H, Angeras U, Bock D, Borjesson M, Onerup A, Fagevik Olsen M, Gellerstedt M, Haglind E, Angenete E: Is preoperative physical activity related to post-surgery recovery? A cohort study of patients with breast cancer. BMJ Open 2016, 6(1):e007997
Stout NL, Baima J, Swisher AK, Winters-Stone KM, Welsh J: A Systematic Review of Exercise Systematic Reviews in the Cancer Literature (2005-2017). PM R 2017, 9(9S2):S347-S384.
Hu M, Lin W: Effects of exercise training on red blood cell production: implications for anemia. ActaHaematol 2012, 127(3):156-164.
Bland KA, Zadravec K, Landry T, Weller S, Meyers L, Campbell KL: Impact of exercise on chemotherapy completion rate: A systematic review of the evidence and recommendations for future exercise oncology research. CritRevOncolHematol 2019, 136:79-85.
Mustian KM, Alfano CM, Heckler C, Kleckner AS, Kleckner IR, Leach CR, Mohr D, Palesh OG, Peppone LJ, Piper BF et al: Comparison of Pharmaceutical, Psychological, and Exercise Treatments for Cancer-Related Fatigue: A Meta-analysis. JAMA Oncol 2017, 3(7):961-968.
Streckmann F, Zopf EM, Lehmann HC, May K, Rizza J, Zimmer P, Gollhofer A, Bloch W, Baumann FT: Exercise intervention studies in patients with peripheral neuropathy: a systematic review. Sports Med 2014, 44(9):1289-1304.
Kleckner IR, Kamen C, Gewandter JS, Mohile NA, Heckler CE, Culakova E, Fung C, Janelsins MC, Asare M, Lin PJ et al: Effects of exercise during chemotherapy on chemotherapy-induced peripheral neuropathy: a multicenter, randomized controlled trial. Support Care Cancer 2018, 26(4):1019-1028.
Lee JM, Look RM, Turner C, Gardiner SK, Wagie T, Douglas J, Sorenson L, Evans L, Kirchner S, Dashkoff C et al: Low-level laser therapy for chemotherapy-induced peripheral neuropathy. Journal ofClinicalOncology 2012, 30(15_suppl):9019-9019.
Rick O, von Hehn U, Mikus E, Dertinger H, Geiger G: Magnetic field therapy in patients with cytostatics-induced polyneuropathy: A prospective randomized placebo-controlled phase-III study. Bioelectromagnetics 2017, 38(2):85-94.
Kilinc M, Livanelioglu A, Yildirim SA, Tan E: Effects of transcutaneous electrical nerve stimulation in patients with peripheral and central neuropathic pain. J RehabilMed 2014, 46(5):454-460.
Oberoi S, Zamperlini-Netto G, Beyene J, Treister NS, Sung L: Effect of prophylactic low level laser therapy on oral mucositis: a systematic review and meta-analysis. PLoS One 2014, 9(9):e107418.
Westphal JG, Schulze PC: Exercise training in cancer related cardiomyopathy. J ThoracDis 2018, 10(Suppl 35):S4391-S4399.
Ross M, Fischer-Cartlidge E: Scalp Cooling: A Literature Review of Efficacy, Safety, and Tolerability for Chemotherapy-Induced Alopecia. Clin J OncolNurs 2017, 21(2):226-233.
Kessels E, Husson O, van der Feltz-Cornelis CM: The effect of exercise on cancer-related fatigue in cancer survivors: a systematic review and meta-analysis. NeuropsychiatrDisTreat 2018, 14:479-494.
Rief H, Omlor G, Akbar M, Welzel T, Bruckner T, Rieken S, Haefner MF, Schlampp I, Gioules A, Habermehl D et al: Feasibility of isometric spinal muscle training in patients with bone metastases under radiation therapy - first results of a randomized pilot trial. BMC cancer 2014, 14:67.
Bensadoun RJ, Nair RG: Low-Level Laser Therapy in the Management of Mucositis and Dermatitis Induced by Cancer Therapy. Photomed Laser Surg 2015, 33(10):487-491.
Folkman S, Lazarus RS, Gruen RJ, DeLongis A: Appraisal, coping, health status, and psychological symptoms. J PersSocPsychol 1986, 50(3):571-579.
Belyaev A. M., Chulkova V. A., Semiglazova T. Iu., Rogachev M. V. (eds.): Psycho-oncology for oncologists and medical psychologists: a guide [Onkopsikhologia dlia vrachei-onkologov i meditsinskikh psikhologov. Rukovodstvo]. Saint Petersburg: Liubavich; 2017.
Fawzy FI, Cousins N, Fawzy NW, Kemeny ME, Elashoff R, Morton D: A structured psychiatric intervention for cancer patients. I. Changes over time in methods of coping and affective disturbance. ArchGenPsychiatry 1990, 47(8):720-725.
Fawzy FI, Kemeny ME, Fawzy NW, Elashoff R, Morton D, Cousins N, Fahey JL: A structured psychiatric intervention for cancer patients. II. Changes over time in immunological measures. Arch Gen Psychiatry 1990, 47(8):729-735.
Karnofsky DA, Burchenal JH: The clinical evaluation of chemotherapeutic agents in cancer. In: Evaluation of chemotherapeutic agents. edn. Edited by MacLeod C. New York: Columbia University Press; 1949: 191-205
Oken MM, Creech RH, Tormey DC, Horton J, Davis TE, McFadden ET, Carbone PP: Toxicity and response criteria of the Eastern Cooperative Oncology Group. Am J Clin Oncol 1982, 5(6):649-655
Therasse P., Arbuck S.G., Eisenhauer E.A. et al. New guidelines to evaluate the response to treatment in solid tumors. J. Natl. Cancer. Inst. 2000; 92 (3): 205–216.
Eisenhauer EA, Therasse P, Bogaerts J, Schwartz LH, Sargent D, Ford R, Dancey J, Arbuck S, Gwyther S, Mooney M et al: New response evaluation criteria in solid tumours: revised RECIST guideline (version 1.1). Eur J Cancer 2009, 45(2):228-247
Choi H., Charnsangavej C., Faria S.C. et al. Correlation of computed tomography and positron emission tomography in patients with metastatic gastrointestinal stromal tumor treated at a single institution with imatinib mesylate: proposal of new computed tomography response criteria. J. Clin. Oncol. 2007; 25 (13): 1753–1759
Thway K., Fisher C. Synovial sarcoma: defining features and diagnostic evolution. Ann. Diagn. Pathol. 2014 Dec; 18 (6): 369–80
Nielsen T.O., Poulin N.M., Ladanyi M. Synovial Sarcoma: Recent Discoveries as a Roadmap to New Avenues for Therapy. Cancer Discov. 2015 Feb; 5 (2): 124–134.
Saeter G., Talle K., Solheim O.P. Treatment of advanced, high-grade soft-tissue sarcoma with ifosfamide and continuous-infusion etoposide. Cancer Chemother. Pharmacol. 1995; 36: 172–5.
Blay J.Y., van Glabbeke M., Verweij J. et al. Advanced soft-tissue sarcoma: a disease that is potentially curable for a subset of patients treated with chemotherapy. Eur. J. Cancer. 2003; 39: 64–69.
Fayette J., Martin E., Piperno-Neumann S., Le Cesne A., Robert C., Bonvalot S. Angiosarcoma: a heterogeneous group of sarcomas with specific behavior depending on primary site: a retrospective study of 161 cases. Ann. Oncol. 2007; 18: 2030–2036.
Abrahamson T.G., Stone M.S., Piette W.W. Cutaneous angiosarcoma. Adv. Dermatol. 2001; 17: 279–299.
hePenel N., Bui B.N., Bay J.O. et al. Phase II trial of weekly paclitaxel for unresectable angiosarcoma: the ANGIOTAX Study. J. Clin. Oncol. 2008; 26: 5269–74.
Hensley M.L., Sill M.W., Scribner D.R. Jr. et al. Sunitinib malate in the treatment of recurrent or persistent uterine leiomyosarcoma: a Gynecologic Oncology Group phase II study. Gynecol. Oncol. 2009; 115: 460–465
Stiller C.A., Irama A., Serraino D. et al. Descriptive epidemiology of sarcoma Europe: report from the RARECARE project. Eur. J. Cancer. 2013; 49 (3): 68–1 9
Coffin C.M., Patel A., Perkins S. et al. ALK1 and p80 expression and chromosomal rearrangements involving 2p23 in inflammatory myofibroblastic tumor. Mod. Pathol. 2001; 14: 569–76
Rodig S.J., Shapiro G.l. Crizotinib, a small-molecule dual inhibitor of thec-Met and ALK receptor tyrosine kinases. Curr. Opin. Investig. Drugs. 2010; 11: 1477–90.
Butrynski J.E., D’Adamo D.R., Hornick J.L. et al. Crizotinib in ALK-rearranged inflammatory myofibroblastic tumor. N. Engl. J. Med. 2010; 363: 1727–33.
Bisogno G., Rosolen A., Carli M. Interferon alpha for alveolar soft part sarcoma. Pediatr. Blood Cancer. 2005; 44: 687–8.
Roozendaal K.J., de Valk B., ten Velden J.J. et al. Alveolar soft-part sarcoma responding to interferon alpha-2b. Br. J. Cancer. 2003; 89: 243–5.
Azizi A.A., Haberler C., Czech T. et al. Vascular-endothelial-growth-factor (VEGF) expression and possible response to angiogenesis inhibitor bevacizumab in metastatic alveolar soft part sarcoma. Lancet Oncol. 2006; 7: 521–3.
Stacchiotti S., Tamborini E., Marrari A. et al. Response to sunitinib malate in advanced alveolar soft part sarcoma. Clin. Cancer Res. 2009; 15: 1096–104.
Stacchiotti S., Negri T., Zaffaroni N. et al. Sunitinib in advanced alveolar soft part sarcoma: evidence of a direct antitumor effect. Ann. Oncol. 2011; 22: 1682–90.
Stacchiotti S., Libertini M., Negri T. et al. Response to chemotherapy of solitary fibrous tumor: a retrospective study. Eur. J. Cancer. 2013; 49 (10): 2376–83.
Park M.S., Patel S.R., Ludwig J.A. et al. Activity of temozolomide and bevacizumab in the treatment of locally advanced, recurrent, and metastatic hemangiopericy-toma and malignant solitary fibrous tumor. Cancer. 2011; 117: 4939–47.
Domont J., Massard C., Lassau N. et al. Hemangiopericytoma and antiangio-genic therapy: clinical benefit of antiangiogenic therapy (sorafenib and sunitinib) in relapsed malignant haemangioperyctoma/solitary fibrous tumour. Invesl New Drugs. 2010; 28: 199–202.
Mulamalla K., Truskinovsky A.M., Dudek A.Z. Rare case of hemangiopericytoma responds to sunitinib. Transl. Res. 2008; 151: 129–33.
Stacchiotti S., Negri T., Libertini M. et al. Sunitinib in solitary fibrous tumor. Ann. Oncol. 2012; 23: 3171–9.
Van der Graaf W.T., Blay J.Y., Chawla S.P. et al. Pazopanib for metastatic soft-tissue sarcoma (PALETTE): a randomized, double-blind, placebo-controlled phase trial. Lancet. 2012; 379: 1879–86.
Sleijfer S., Ray-Coquard I., Papai Z. et al. Pazopanib, a multikinase angiogenesis inhibitor, in patients with relapsed or refractory advanced soft tissue sarcoma 11 phase II study from the European Organization for Research and Treatment of Cancer-Soft Tissue and Bone Sarcoma Group (EORTC study 62043). J. Clin. Oncol. 2009; 27: 3126–32
Marrari A., Hornick J.L., Butrynski J.E. et al. Malignant perivascular epithelioid celltumors (PEComas): a retrospective analysis el 24 patients to define clinicalhistory and response to therapy [abstract 39396]. Presented ay the Connective Tissue Oncology Society (CTOS) 16th annual meeting, Chicago, November, 2011.]
Stacchiotti S., Grosso F., Negri T. et al. Tumor response to sunitinib malate observed in clear-cell sarcoma. Ann. Oncol. 2010; 21: 1130–1.
Stacchiotti S., Palassini E., Negri T. et al. Sunitinib malate in clear cell sarcoma [abstract 1496P]. Presented at ESMO annual meeting, Prague, September, 2012.
Mir O., Boudou-Rouquette P., Larousserie F. et al. Objective response to sorafenib in advanced clear-cell sarcoma. Ann. Oncol. 2012; 23: 807–9
Hasskarl J. Sorafenib: targeting multiple tyrosine kinases in cancer. Recent Results Cancer Res. 2014; 201: 145–164.
Von Mehren M., Rankin C., Goldblum J.R., Demetri G.D., Bramwell V., Ryan C.W., Borden E. Phase 2 Southwest Oncology Group-directed intergroup trial (S0505) of sorafenib in advanced soft tissue sarcomas. Cancer. 2012; 118 (3): 770–776.
MakiR.G., D’AdamoD.R., KeohanM.L., SaulleM., SchuetzeS.M., UndeviaS.D., LivingstonM.B., CooneyM.M., HensleyM.L., MitaM.M., TakimotoC.H., KraftA.S., EliasA.D., BrocksteinB., BlachèreN.E., EdgarM.A., SchwartzL.H., QinL.X., AntonescuC.R., SchwartzG.K. PhaseIIstudyofsorafenibinpatientswithmetastaticorrecurrentsarcomas. Clin. CancerRes. 2009; 27 (19): 3133–3140.
Valentin T., Fournier C., Penel N., Bompas E., Chaigneau L., Isambert N., Chevreau C. Sorafenibin patients with progressive malignant solitary fibrous tumors: a subgroup analysis from aphaseII study of the FrenchSarcomaGroup (GSF/GETO).Invest. New Drugs. 2013 Dec; 31 (6): 1626–7.
Oncology. National Guidelines. Concise edition / ed. by V. I. Chissov, M. I. Davydov. - Moscow: GEOTAR-Media, 2014. - 576 p. - ISBN 978-5-9704-3153-5.
Von Mehren M. et al. Soft tissue sarcoma, version 2.2018, NCCN clinical practice guidelines in oncology //Journal of the National Comprehensive Cancer Network. – 2018. – Vol. 16. – №. 5. – P. 536-563
Casali P. G. et al. Soft tissue and visceral sarcomas: ESMO–EURACAN Clinical Practice Guidelines for diagnosis, treatment and follow-up //Annals of Oncology. – 2018. – Vol. 29. – №. Supplement_4. – P. iv51-iv67
Chan J. Y. et al. Biological significance and prognostic relevance of peripheral blood neutrophil-to-lymphocyte ratio in soft tissue sarcoma //Scientific reports. – 2018. – Vol. 8. – №. 1. – P. 11959
Asanuma K. et al. Impact of plasma fibrinogen levels in benign and malignant soft tissue tumors //Cancer Biomarkers. – 2016. – Vol. 16. – №. 3. – P. 453-458
Szkandera J. et al. Uric acid levels in blood are associated with clinical outcome in soft-tissue sarcoma patients //Clinical Chemistry and Laboratory Medicine (CCLM). – 2015. – Vol. 53. – №. 3. – P. 493-497
Liang Y. et al. Prognostic value of the fibrinogen/albumin ratio (FAR) in patients with operable soft tissue sarcoma //BMC cancer. – 2018. – Vol. 18. – №. 1. – P. 942
Nakamura T. et al. Clinical significance of pretreatment serum C‐reactive protein level in soft tissue sarcoma //Cancer. – 2012. – Vol. 118. – №. 4. – P. 1055-1061
Tateishi U, Yamaguchi U, Maeda T, Seki K, Terauchi T, Kawai A, Arai Y, Moriyama N, Kakizoe T. Staging performance of carbon-11 choline positron emission tomography/computed tomography in patients with bone and soft tissue sarcoma: comparison with conventional imaging. Cancer Sci. 2006 Oct;97(10):1125-8. doi: 10.1111/j.1349-7006.2006.00288.x. PMID: 16925579.
Szkandera J. et al. The derived neutrophil/lymphocyte ratio predicts poor clinical outcome in soft tissue sarcoma patients //The American Journal of Surgery. – 2015. – Vol. 210. – №. 1. – P. 111-116
Swanson E L et al. Comparison of Three-Dimensional (3D) Conformal Proton Radiotherapy (RT), 3D Conformal Photon RT, and Intensity-Modulated RT for Retroperitoneal and Intra-Abdominal Sarcomas. International Journal of Radiation Oncology • Biology • Physics, Volume 83, Issue 5, 1549 - 1557.
Brierley J, Gospodarowicz MK, Wittekind Ch TNM classification of malignant tumours. 8th edition Chichester, West Sussex, UK; Hoboken, NJ: John Wiley & Sons, Inc., 2017; 253
Eggermont A.M., de Wilt JH, ten Hagen TL. Current uses of isolated limb perfusion in the clinic and model system for new strategies. Lancet Oncol 2003, 4, 429-437
Grunhagen DJ, de Wilt JH et al Ouctome and prognostic factor analysis of 217 consecutive isolated limb perfusions with tumor necrosis factor alpha and melphalan for limb-threating soft tissue sarcoma. Cancer 2006, 106, 1776-1784
Ji T., Guo W., Yang RL., Tang XD., Wang YF. Modular hemipelvic endoprosthesis reconstruction--experience in 100 patients with mid-term follow-up results. Eur J SurgOncol. 2013 Jan;39(1):53-60.
Daniel Müller, Dominik Kaiser, Kati Sairanen, Thorsten Studhalter, İlkerUçkayAntimicrobial Prophylaxis for the Prevention of Surgical Site Infections in Orthopaedic Oncology - A Narrative Review of Current Concepts J Bone Jt Infect 2019; 4(6):254-263.
T.Baad Hansen et al Is there consensus regarding surgical treatment of bone sarcomas September 2018 World Journal of Orthopaedics 9(9):173-179
Patil N, Ahmed Kabeer Rasheed S, Abba M, Hendrik Leupold J, Schwarzbach M, Allgayer H. A mechanistic study on the metastasis inducing function of FUS-CHOP fusion protein in liposarcoma. Int J Cancer. 2014 Jun 15;134(12):2808-19. doi: 10.1002/ijc.28638. Epub 2013 Dec 7
Constantine Gennatas, Vasiliki Michalaki, ParaskeviVasilatou Kairi, AgathiKondi-Paphiti, and DionysiosVoros Successful treatment with the mTOR inhibitor everolimus in a patient with Perivascular epithelioid cell tumor World J Surg Oncol. 2012; 10: 181.
Falk Roeder and Robert Krempien Intraoperative radiation therapy (IORT) in soft-tissue sarcoma. RadiatOncol. 2017; 12: 20
Casper ES, Gaynor JJ, Hajdu SI, Magill GB, Tan C, Friedrich C, Brennan MF A prospective randomized trial of adjuvant chemotherapy with bolus versus continuous infusion of doxorubicin in patients with high-grade extremity soft tissue sarcoma and an analysis of prognostic factors. Cancer. 1991 Sep 15;68(6):1221-9.
Woll PJ, Reichardt P, Le Cesne A, Bonvalot S, Azzarelli A, Hoekstra HJ, Leahy M, Van Coevorden F, Verweij J, Hogendoorn PC, Ouali M, Marreaud S, Bramwell VH, Hohenberger P; EORTC Soft Tissue and Bone Sarcoma Group and the NCIC Clinical Trials Group Sarcoma Disease Site Committee.Adjuvant chemotherapy with doxorubicin, ifosfamide, and lenograstim for resected soft-tissue sarcoma (EORTC 62931): a multicentrerandomised controlled trial. Lancet Oncol. 2012 Oct;13(10):1045-54. doi: 10.1016/S1470-2045(12)70346-7. Epub 2012 Sep 4.
Palumbo R, Palmeri S, Gatti C, Villani G, Cesca A, Toma S. Combination chemotherapy using vincristine, adriamycin, cyclophosphamide (VAC) alternating with ifosfamide and etoposide (IE) for advanced soft tissue sarcomas: a phase II study. OncolRep. 1998 Jan-Feb;5(1):69-72.
Judson I, Verweij J, Gelderblom H, Hartmann JT, Schöffski P, Blay JY, Kerst JM, Sufliarsky J, Whelan J, Hohenberger P, Krarup-Hansen A, Alcindor T, Marreaud S, Litière S, Hermans C, Fisher C Hogendoorn PC, deiTos AP, van der Graaf WT; European Organisation and Treatment of Cancer Soft Tissue and Bone Sarcoma Group Doxorubicin alone versus intensified doxorubicin plus ifosfamide for first-line treatment of advanced or metastatic soft-tissue sarcoma: a randomisedcontrolled phase 3 trial. LancetOncol. 2014 Apr;15(4):415-23. doi: 10.1016/S1470-2045(14)70063-4. Epub 2014 Mar 5.
Maki RG1, Wathen JK, Patel SR, Priebat DA, Okuno SH, Samuels B, Fanucchi M, Harmon DC, Schuetze SM, Reinke D, Thall PF, Benjamin RS, Baker LH, Hensley ML. Randomized phase II study of gemcitabine and docetaxel compared with gemcitabine alone in patients with metastatic soft tissue sarcomas: results of sarcoma alliance for research through collaboration study 002 [corrected]. J ClinOncol. 2007 Jul 1;25(19):2755-63.
Davis EJ, Chugh R, Zhao L, Lucas DR, Biermann JS, Zalupski MM, Feng M, Wong SL, Jacobson J, Zyczynski L, Reinke D, Metko G, Baker LH, Schuetze SMA randomised, open-label, phase II study of neo/adjuvant doxorubicin and ifosfamide versus gemcitabine and docetaxel in patients with localised, high-risk, soft tissue sarcoma. Eur J Cancer. 2015 Sep;51(13):1794-802. doi: 10.1016/j.ejca.2015.05.010. Epub 2015 Jun 9.
D'Ambrosio L, Touati N, Blay JY, Grignani G, Flippot R, Czarnecka AM, Piperno-Neumann S, Martin-Broto J, Sanfilippo R, Katz D, Duffaud F, Vincenzi B, Stark DP, Mazzeo F, Tuchscherer A, Chevreau C, Sherriff J, Estival A, Litière S, Sents W, Ray-Coquard I, Tolomeo F, Le Cesne A, Rutkowski P, Stacchiotti S, Kasper B, Gelderblom H, Gronchi A; European Organization for Research and Treatment of Cancer Soft Tissue and Bone Sarcoma Group Doxorubicin plus dacarbazine, doxorubicin plus ifosfamide, or doxorubicin alone as a first-line treatment for advanced leiomyosarcoma: A propensity score matching analysis from the European Organization for Research and Treatment of Cancer Soft Tissue and Bone Sarcoma Group. Cancer. 2020 Mar 4. doi: 10.1002/cncr.32795. [Epub ahead of print]
Alexander Rehders 1 , Stefan B Hosch, Peter Scheunemann, Nikolas H Stoecklein, Wolfram T Knoefel, Matthias PeiperBenefit of Surgical Treatment of Lung Metastasis in Soft Tissue Sarcoma Arch Surg 142 (1), 70-5; discission 76Jan 2007
Juneko E Grilley-Olson , Nicholas P Webber , David S Demos , Jared D Christensen David G Kirsch 1Multidisciplinary Management of Oligometastatic Soft Tissue Sarcoma Am Soc Clin Oncol Educ Book 38, 939-948 2018 May 23
E Palmerini , R L Jones , E Setola , P Picci , E Marchesi , R Luksch , G Grignani , M Cesari A Longhi , M E Abate A Paioli , Z Szucs , L D'ambrosio , K Scotlandi F Fagioli , S Asaftei , S FerrariIrinotecan and Temozolomide in Recurrent Ewing Sarcoma: An Analysis in 51 Adult and Pediatric Patients Acta Oncol, 57 (7), 958-964Jul 2018
Cristian Navarrete-Dechent 1 2, Shoko Mori 2, Christopher A Barker 3, Mark A Dickson 4, Kishwer S Nehal Imatinib Treatment for Locally Advanced or Metastatic Dermatofibrosarcoma Protuberans: A Systematic Review MA Dermatol, 155 (3), 361-3692019 Mar 1
Sibyl Anderson , Carol AghajanianTemozolomide in Uterine Leiomyosarcomas Gynecol Oncol, 98 (1), 99-103 Jul 2005
Miso Kim , Tae Min Kim , BhumsukKeam , Yu Jung Kim , JinChulPaeng, Kyung Chul Moon , Dong-Wan Kim, DaeSeogHeoA Phase II Trial of Pazopanib in Patients With Metastatic Alveolar Soft Part Sarcoma Oncologist, 24 (1), 20-e29Jan 2019
S R Patel , S Vadhan-Raj, M A Burgess, C Plager, N Papadopolous, J Jenkins, R S Benjamin Results of Two Consecutive Trials of Dose-Intensive Chemotherapy With Doxorubicin and Ifosfamide in Patients With Sarcomas Am J Clin Oncol, 21 (3), 317-21 Jun 1998
Alexander Kreuter , Heinrich Rasokat, Mariam Klouche, Stefan Esser, Armin Bader, ThiloGambichler, Peter Altmeyer, Norbert H BrockmeyerLiposomal Pegylated Doxorubicin Versus Low-Dose Recombinant Interferon Alfa-2a in the Treatment of Advanced Classic Kaposi's Sarcoma; Retrospective Analysis of Three German Centers Cancer Invest, 23 (8), 653-92005
Timothy Cooley David Henry, Margaret Tonda, Steven Sun, Martin O'Connell, Wayne RackoffA Randomized, Double-Blind Study of Pegylated Liposomal Doxorubicin for the Treatment of AIDS-related Kaposi's Sarcoma Oncologist, 12 (1), 114-23 Jan 2007
Larrier N. A., Czito B. G., Kirsch D. G. Radiation therapy for soft tissue sarcoma: indications and controversies for neoadjuvant therapy, adjuvant therapy, intraoperative radiation therapy, and brachytherapy //Surgical Oncology Clinics. – 2016. – Vol. 25. – №. 4. – P. 841-860.
Dao A. et al. Five years of local control of subscapularis aggressive fibromatosis managed by surgery and imatinib: a case report //Journal of medical case reports. – 2014. – Vol. 8. – №. 1. – P. 416.
Recommandations pratiques pour le traitement medical des sarcomes des tissus mous. Recommandations du Groupe d'etude des sarcomes d'Europe de l'Est https://rosoncoweb.ru/standarts/RUSSCO/2019/2019-17.pdf
Tap W. D. et al. Doxorubicin plus evofosfamide versus doxorubicin alone in locally advanced, unresectable or metastatic soft-tissue sarcoma (TH CR-406/SARC021): an international, multicentre, open-label, randomised phase 3 trial //The lancet oncology. – 2017. – Vol. 18. – №. 8. – P. 1089-1103.
Weigel BJ, Lyden E, Anderson JR, et al. Intensive Multiagent Therapy, Including Dose-Compressed Cycles of Ifosfamide/Etoposide and Vincristine/Doxorubicin/Cyclophosphamide, Irinotecan, and Radiation, in Patients With High-Risk Rhabdomyosarcoma: A Report From the Children's Oncology Group. J Clin Oncol 2016; 34:117.
Stacchiotti S. et al. Sunitinib malate in solitary fibrous tumor (SFT) //Annals of oncology. –2012.–Vol.23.–№.12.–P.3171-3179.
Ye C. et al. Effective treatment of advanced alveolar soft part sarcoma with sunitinib: A case report //Medicine. – 2018. – Vol. 97. – №. 51.
Adjuvant chemotherapy for localized resectable soft-tissue sarcoma of adults: Meta-analysis of individual data. Sarcoma Meta-analysisCollaboration. Lancet. 1997;350:1647–1654.
Pervaiz N, Colterjohn N, Farrokhyar F, et al. A systematic meta-analysis of randomized controlled trials of adjuvant chemotherapy for localized resectable soft-tissue sarcoma. Cancer. 2008;113:573–581.
Grobmyer SR, Maki RG, Demetri GD, et al. Neo-adjuvant chemotherapy for primary high-grade extremity soft tissue sarcoma. Ann Oncol. 2004;15:1667–1672.
Edmonson J, Ryan L, Blum R, et al. Randomized comparison of doxorubicin alone versus ifosfamide plus doxorubicin or mitomycin, doxorubicin, and cisplatin against advanced soft tissue sarcomas. J Clin Oncol. 1993;11:1269–1275.
Soft Tissue Sarcoma Treatment Regimens April 20, 2018 https://www.cancertherapyadvisor.com/home/cancer-topics/sarcoma/soft-tissue-sarcoma-treatment-regimens/
Mack LA, Crowe PJ, Yang JL, et al. Preoperative chemoradiotherapy (modified Eilber protocol) provides maximum local control and minimal morbidity in patients with soft tissue sarcoma. Ann Surg Oncol. 2005;12:646–653.
Judson I, Radford J, Harris M, et al. Randomized phase II trial of pegylated liposomal doxorubicin versus doxorubicin in the treatment of advanced or metastatic soft tissue sarcoma: a study by the EORTC Soft Tissue and Bone Sarcoma Group. Eur J Cancer. 2001; 37:870–877
Holcombe E. Grier, M.D., Mark D. Krailo, Ph.D., Nancy J. Tarbell, M.D., Michael P. Link, M.D., Christopher J.H. Fryer, M.D., Douglas J. Pritchard, M.D., Mark C. Gebhardt, M.D., Paul S. Dickman, M.D., Elizabeth J. Perlman, M.D., Paul A. Meyers, M.D., Sarah S. Donaldson, M.D., SheilaMoore, M.D., etal. Addition of Ifosfamide and Etoposide to Standard Chemotherapy for Ewing's Sarcoma and Primitive Neuroectodermal Tumor of BoneFebruary20,2003N.EnglJMed2003;348:694-701
Kirill I. Kirsanov, Ekaterina A. Lesovaya, Timur I. Fetisov, Beniamin Yu. Bokhyan, Gennady A. Belitsky, and Marianna G. Yakubovskaya. Current Approaches for Personalized Therapy of Soft Tissue Sarcomas Sarcoma Volume 2020, Article ID 6716742, 15 pages
Alexandros Diamantis, M.D., M.Sc., Ph.D., IoannisBaloyiannis,Dimitrios E. Magouliotis,MariaTolia,DimitriosSymeonidis,EffrosyniBompou,GeorgiosPolymeneas and Konstantinos TepetesPerioperative Radiotherapy Versus Surgery Alone for Retroperitoneal Sarcomas: A Systematic Review and Meta-analysis Radiol Oncol. 2020 Mar; 54(1): 14–21. Published online 2020 Feb 29
O'Sullivan B, Davis AM, Turcotte R, Bell R, Catton C, Chabot P, Wunder J, Kandel R, Goddard K, Sadura A, Pater J, Zee B Preoperative versus postoperative radiotherapy in soft-tissue sarcoma of the limbs: a randomised trial. Lancet. 2002 Jun 29; 359(9325):2235-41
Adam Dangoor,Beatrice Seddon, Craig Gerrand, Robert Grimer,Jeremy Whelan, and Ian JudsonUK guidelines for the management of soft tissue sarcomas Clin Sarcoma Res. 2016; 6: 20. Published online 2016 Nov 15
Seddon B. et al. Gemcitabine and docetaxel versus doxorubicin as first-line treatment in previously untreated advanced unresectable or metastatic soft-tissue sarcomas (GeDDiS): a randomised controlled phase 3 trial //The lancet oncology. – 2017. – Vol. 18. – №. 10. – P. 1397-1410.
Röper B. et al. Study of preoperative radiotherapy for sarcomas of the extremities with intensity-modulation, image-guidance and small safety-margins (PREMISS) //BMC cancer. – 2015. – Vol. 15. – №. 1. – P. 904.
Prosnitz L. R. et al. The treatment of high-grade soft tissue sarcomas with preoperative thermoradiotherapy //International Journal of Radiation Oncology* Biology* Physics. – 1999. – Vol. 45. – №. 4. – P. 941-949.
Feyerabend T. et al. Local hyperthermia, radiation, and chemotherapy in locally advanced malignancies //Oncology. – 1996. – Vol. 53. – №. 3. – P. 214-220.
Brenda J. Weigel, Elizabeth Lyden, James R. Anderson, William H. Meyer, David M. Parham, David A. Rodeberg, Jeff M. Michalski, Douglas S. Hawkins, and Carola A.S. ArndtIntensive Multiagent Therapy, Including Dose-Compressed Cycles of Ifosfamide/Etoposide and Vincristine/Doxorubicin/Cyclophosphamide, Irinotecan, and Radiation, in Patients With High-Risk Rhabdomyosarcoma: A Report From the Children's Oncology Group J Clin Oncol.2016Jan10; 34(2): 117–122.doi: 10.1200/JCO.2015.63.4048
Seddon BM, Whelan J, Strauss SJ et al. GeDDiS: a prospective random controlled phase III trial of gemcitabine and docetaxel compared with doxorubicin as first-line treatment in previously untreated advanced unresectable or metastatic soft tissue sarcomas (EudraCT 2009-014907-29). J Clin Oncol 2015; 33(Suppl 15); Abstr 10500
Anderton J. et al. International randomised controlled trial for the treatment of newly diagnosed EWING sarcoma family of tumours–EURO EWING 2012 Protocol //Trials. – 2020. – Vol. 21. – №. 1. – P. 1-9.
WHO Classification of Tumours Editorial Board. Soft tissue and bone tumours. Lyon, France: International Agency for Research on Cancer; 2020. (WHO classification of tumours series, 5th ed
Pautier P. et al. LMS-04 study: A randomised, multicenter, phase III study comparing doxorubicin alone versus doxorubicin with trabectedin followed by trabectedin in non-progressive patients as first-line therapy, in patients with metastatic or unresectable leiomyosarcoma // ESMO 2021. Annals of Oncology (2021) 32 (suppl_5): S1283-S1346. 10.1016/annonc/annonc741
Delyon J, Biard L, Renaud M, Resche-Rigon M, Le Goff J, Dalle S, Heidelberger V, Da Meda L, Toullec L, Carcelain G, Mourah S, Caillat-Zucman S, Allain V, Battistella M, Lebbe C. PD-1 blockade with pembrolizumab in classic or endemic Kaposi's sarcoma: a multicentre, single-arm, phase 2 study. Lancet Oncol. 2022 Apr;23(4):491-500. doi: 10.1016/S1470-2045(22)00097-3. Epub 2022 Mar 10. PMID: 35279271
Krown SE, Moser CB, MacPhail P, Matining RM, Godfrey C, Caruso SR, Hosseinipour MC, Samaneka W, Nyirenda M, Busakhala NW, Okuku FM, Kosgei J, Hoagland B, Mwelase N, Oliver VO, Burger H, Mngqibisa R, Nokta M, Campbell TB, Borok MZ; A5263/AMC066 protocol team. Treatment of advanced AIDS-associated Kaposi sarcoma in resource-limited settings: a three-arm, open-label, randomised, non-inferiority trial. Lancet. 2020 Apr 11;395(10231):1195-1207. doi: 10.1016/S0140-6736(19)33222-2. Epub 2020 Mar 5. PMID: 32145827; PMCID: PMC7236082.
Paksoy N, Khanmammadov N, Doğan İ, Ferhatoğlu F, Ahmed MA, Karaman S, Aydiner A. Weekly paclitaxel treatment in the first-line therapy of classic Kaposi sarcoma: A real-life study. Medicine (Baltimore). 2023 Feb 3;102(5):e32866. doi: 10.1097/MD.0000000000032866. PMID: 36749246; PMCID: PMC9901949
Berry V, Basson L, Bogart E, et al. REGOSARC: Regorafenib versus placebo in doxorubicin-refractory soft-tissue sarcoma-A quality-adjusted time without symptoms of progression or toxicity analysis. Cancer 2017;123:2294-2302. Agulnik M, Schulte B, Robinson S, et al. An open-label single-arm phase II study of regorafenib for the treatment of angiosarcoma. Eur J Cancer 2021;154:201208
Dickson MA, Tap WD, Keohan ML, et al. Phase II trial of the CDK4 inhibitor PD0332991 in patients with advanced CDK4-amplified well differentiated or dedifferentiated liposarcoma. J Clin Oncol 2013;31:2024-2028
Blay JY, Chevret S, Le Cesne A, Brahmi M, Penel N, Cousin S, Bertucci F, Bompas E, Ryckewaert T, Soibinet P, Boudou-Rouquette P, Saada Bouzid E, Soulie P, Valentin T, Lotz JP, Tosi D, Neviere Z, Cancel M, Ray-Coquard I, Gambotti L, Legrand F, Lamrani-Ghaouti A, Simon C, Even C, Massard C. Pembrolizumab in patients with rare and ultra-rare sarcomas (AcSé Pembrolizumab): analysis of a subgroup from a non-randomised, open-label, phase 2, basket trial. Lancet Oncol. 2023 Aug;24(8):892-902. doi: 10.1016/S1470-2045(23)00282-6. Epub 2023 Jul 7. Erratum in: Lancet Oncol. 2023 Oct;24(10):e405. doi: 10.1016/S1470-2045(23)00458-8. PMID: 37429302.
Wilky BA, Trucco MM, Subhawong TK, Florou V, Park W, Kwon D, Wieder ED, Kolonias D, Rosenberg AE, Kerr DA, Sfakianaki E, Foley M, Merchan JR, Komanduri KV, Trent JC. Axitinib plus pembrolizumab in patients with advanced sarcomas including alveolar soft-part sarcoma: a single-centre, single-arm, phase 2 trial. Lancet Oncol. 2019 Jun;20(6):837-848. doi: 10.1016/S1470-2045(19)30153-6. Epub 2019 May 8. PMID: 31078463
Groisberg R, Hong DS, Behrang A, etal. Characteristics and outcomes of patients with advanced sarcoma enrolled in early phase immunotherapy trials. JImmunotherCancer. 2017;5(1):100. Published 2017 Dec 19. doi:10.1186/s40425-017-0301-y
Sanfilippo R, et all. Role of Chemotherapy, VEGFR Inhibitors, and mTOR Inhibitors in Advanced Perivascular Epithelioid Cell Tumors (PEComas). Clin Cancer Res. 2019 Sep 1;25(17):5295-5300
Stacchiotti S, Simeone N, Lo Vullo S, et al. Activity of sirolimus in patients with progressive epithelioid hemangioendothelioma: A case-series analysis within the Italian Rare Cancer Network Cancer 2021;127:569-576
Pazopanib, a promising option for the treatment of aggressive fibromatosis. Szucs Z, Messiou C, Wong HH, Hatcher H, Miah A, Zaidi S, van der Graaf WT, Judson I, Jones RL, Benson C. Anticancer Drugs. 2017;28(4):421.
Pazopanib: a novel treatment option for aggressive fibromatosis. Bulut G, Ozluk A, Erdogan AP, Uslu R, Elmas N, Karaca B. Clin Sarcoma Res. 2016;6:22. Epub 2016 Dec 1
Pazopanib or methotrexate-vinblastine combination chemotherapy in adult patients with progressive desmoid tumours (DESMOPAZ): a non-comparative, randomised, open-label, multicentre, phase 2 study. Toulmonde M, Pulido M, Ray-Coquard I, Andre T, Isambert N, Chevreau C, Penel N, Bompas E, Saada E, Bertucci F, Lebbe C, Le Cesne A, Soulie P, Piperno-Neumann S, Sweet S, Cecchi F, Hembrough T, Bellera C, Kind M, Crombe A, Lucchesi C, Le Loarer F, Blay JY, Italiano A. Lancet Oncol. 2019;20(9):1263. Epub 2019 Jul 19
Activity of Sorafenib against desmoid tumor/deep fibromatosis. Gounder MM, Lefkowitz RA, Keohan ML, D'Adamo DR, Hameed M, Antonescu CR, Singer S, Stout K, Ahn L, Maki RG Clin Cancer Res. 2011;17(12):4082. Epub 2011 Mar 29
Sorafenib for Advanced and Refractory Desmoid Tumors. Gounder MM, Mahoney MR, Van Tine BA, Ravi V, Attia S, Deshpande HA, Gupta AA, Milhem MM, Conry RM, Movva S, Pishvaian MJ, Riedel RF, Sabagh T, Tap WD, Horvat N, Basch E, Schwartz LH, Maki RG, Agaram NP, Lefkowitz RA, Mazaheri Y, Yamashita R, Wright JJ, Dueck AC, Schwartz GK Engl J Med. 2018;379(25):2417
High-dose tamoxifen and sulindac as first-line treatment for desmoid tumors. Hansmann A, Adolph C, Vogel T, Unger A, Moeslein G. Cancer. 2004;100(3):612
The pharmacological treatment of aggressive fibromatosis: a systematic review. Janinis J, Patriki M, Vini L, Aravantinos G, Whelan JS. Ann Oncol. 2003;14(2):181
Li, S. Efficacy of vinorelbine combined with low-dose methotrexate for treatment of inoperable desmoid tumor and prognostic factor analysis / S. Li, Z. Fan, Z. Fang [et al.] // Chin. J. Cancer Res. ‒ 2017 Oct. – N 29 (5). – P. 455–462.
Palassini, E. Long-term Efficacy of Methotrexate Plus Vinblastine/Vinorelbine in a Large Series of Patients Affected by Desmoid-Type Fibromatosis / E. Palassini, A. M. Frezza, L. Mariani [et al.] // Cancer J. ‒ 2017 Mar/Apr. – N 23 (2). – P. 86–91
Nishida, Y. Low-dose chemotherapy with methotrexate and vinblastine for patients with desmoid tumors: relationship to CTNNB1 mutation status / Y. Nishida, S. Tsukushi, H. Urakawa [et al.] // Int. J. Clin. Oncol. ‒ 2015 Dec. – N 20 (6). – P. 1211–1217
Souza, J. Low-dose chemotherapy with methotrexate and vinblastine for desmoid tumors: A single institution experience / J. Souza, H. M. Lourenço, G. Mendes // Annals of Oncology. – 2017 Sept. 18 – Vol., 28, iss. suppl_5. – mdx387.022
Yamamoto, H. Low-dose dacarbazine-doxorubicin therapy against intra-abdominal desmoid tumors / H. Yamamoto, R. Oshiro, J. Nishimura [et al.] // Oncol. Rep. ‒ 2013 May. – N 29 (5). – P. 1751–1755
Rothermundt C, Whelan JS, Dileo P, et al. What is the role of routine follow-up for localised limb soft tissue sarcomas? A retrospective analysis of 174 patients. Br J Cancer 2014; 110:2420. Patel SR, Zagars GK, Pisters PW. The follow-up of adult soft-tissue sarcomas. Semin Oncol 2003; 30:413
Annexe A1. Composition du groupe de travail
1) Aliev Mamed Javadovitch, docteur en sciences medicales, professeur, academicien de l'Academie des sciences de Russie, conseiller du directeur general du NMRC de radiologie du Ministere de la Sante de Russie, president du Groupe d'etude des sarcomes d'Europe de l'Est
2) Anisenia Ilia Ivanovich, candidat en sciences medicales, chercheur principal a l'Institut de recherche en oncologie du Centre scientifique de Tomsk de l'RAS, expert du Groupe d'etude des sarcomes d'Europe de l'Est
3) Boukharov Artem Viktorovitch, docteur en sciences medicales, chercheur principal au NMRC de radiologie du Ministere de la Sante de Russie
4) Bokhian Beniamine Iourikovitch, candidat en sciences medicales, chercheur principal du departement des tumeurs de l'appareil locomoteur a l'Institut de recherche clinique en oncologie du NMRC de radiologie N. N. Blokhine, coordinateur du Groupe d'etude des sarcomes d'Europe de l'Est
5) Valiev Aslan Kamraddinovich, D. M. Sci., chef du département d'oncologie générale de l'Institut de recherche en oncologie clinique du Centre médical national de recherche en oncologie N.N. Blokhin, expert du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est
6) Gafton Georgiy Ivanovich, D. M. Sci., professeur, chef du département scientifique et chercheur principal du Centre médical national de recherche en oncologie N.N. Petrov du Ministère russe de la Santé, expert du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est
7) Egorenkov Vitaliy Viktorovich, Ph. D. in Medicine, directeur adjoint aux affaires médicales du Centre clinico-scientifique et pratique de Saint-Pétersbourg pour les types spécialisés de soins médicaux (oncologie), expert du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est
8) Zheravin Aleksandr Aleksandrovich, Ph. D. in Medicine, chef du centre d'oncologie et de radiothérapie du Centre médical national de recherche académicien E.N. Meshalkin du Ministère russe de la Santé, expert du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est
9) Ivanov Stanislav Mikhailovich, Ph. D. in Medicine, chercheur senior du département de radiologie du Centre médical national de recherche en oncologie N.N. Blokhin du Ministère russe de la Santé
10) Kurilchik Aleksandr Aleksandrovich, Ph. D. in Medicine, chercheur principal du Centre de recherche médicale de radiologie A.F. Tsyb – filiale du Centre médical national de recherche en radiologie du Ministère russe de la Santé, expert du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est
11) Safin Ildar Rafailovich, Ph. D. in Medicine, chercheur senior du Dispensaire oncologique clinique républicain du Ministère de la Santé de la République du Tatarstan, expert du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est
12) Sushentsov Evgeniy Aleksandrovich, D. M. Sci., chercheur senior du département des tumeurs de l'appareil locomoteur de l'Institut de recherche en oncologie clinique du Centre médical national de recherche en oncologie N.N. Blokhin, secrétaire scientifique du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est
13) Tararykova Anastasia Alekseevna, Ph. D. in Medicine, oncologue au département d'oncologie générale de l'Institut de recherche en oncologie clinique N.N. Trapeznikov du Centre médical national de recherche en oncologie N.N. Blokhin du Ministère russe de la Santé, expert du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est.
14) Teplyakov Valeriy Vyacheslavovich, D. M. Sci., professeur, chef du département d'orthopédie oncologique et de méthodes de traitement combinées du Centre scientifique panrusse de radiologie et de chirurgie radiologique du Ministère russe de la Santé, expert du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est.
15) Fedenko Aleksandr Aleksandrovich, D. M. Sci., professeur, chef du département de traitement médicamenteux des tumeurs de l'Institut de recherche en oncologie P.A. Herzen – filiale du Centre médical national de recherche en radiologie du Ministère russe de la Santé, directeur exécutif du Groupe d'étude des sarcomes d'Europe de l'Est.
Module d'organisation des soins médicaux :
1) Nevolskikh A.A., D. M. Sci., professeur, directeur adjoint aux affaires médicales du Centre de recherche médicale de radiologie A.F. Tsyb – filiale du Centre médical national de recherche en radiologie du Ministère russe de la Santé;
2) Khaylova Zh.V., Ph. D. in Medicine, médecin-chef de la clinique du Centre de recherche médicale de radiologie A.F. Tsyb – filiale du Centre médical national de recherche en radiologie du Ministère russe de la Santé.
3) Ivanov S.A., D. M. Sci., professeur, membre correspondant de l'Académie des sciences de Russie, médecin émérite de la Fédération de Russie, directeur du Centre de recherche médicale de radiologie A.F. Tsyb — filiale du Centre médical national de recherche en radiologie du Ministère russe de la Santé, oncologue en chef non permanent du district fédéral central du Ministère russe de la Santé.
4) Gevorkyan T.G., directeur adjoint à la mise en œuvre des projets fédéraux du Centre médical national de recherche en oncologie N.N. Blokhin du Ministère russe de la Santé.
5) Komarov Yu.I., Ph. D. in Medicine, directeur adjoint au travail organisationnel et méthodologique du Centre médical national de recherche en oncologie N.N. Petrov du Ministère russe de la Santé.
Aucun conflit d'intérêts.
Annexe A2. Méthodologie d'élaboration des recommandations cliniques
Public cible de ces recommandations cliniques :
oncologues;
chirurgiens;
radiologues;
généticiens;
traumatologues-orthopédistes;
obstétriciens-gynécologues;
anatomopathologistes;
étudiants en médecine, résidents et doctorants.
Échelle d'évaluation des niveaux de certitude des preuves pour les méthodes de diagnostic (interventions diagnostiques)
Niveau de certitude des preuves | Définition |
|---|---|
1 | Revues systématiques d'études avec contrôle par méthode de référence ou revue systématique d'essais cliniques randomisés avec méta-analyse |
2 | Études individuelles avec contrôle par méthode de référence ou essais cliniques randomisés individuels et revues systématiques d'études de tout design, à l'exception des essais cliniques randomisés, avec méta-analyse |
3 | Études sans contrôle séquentiel par méthode de référence ou études avec une méthode de référence non indépendante de la méthode étudiée, ou études comparatives non randomisées, y compris les études de cohorte |
4 | Études non comparatives, description de cas clinique |
5 | Seule la justification du mécanisme d'action ou l'avis d'experts est disponible |
Échelle d'évaluation des niveaux de preuve pour les méthodes de prévention, de traitement et de réadaptation (interventions préventives, thérapeutiques, de réadaptation)
Niveau de certitude des preuves | Définition |
|---|---|
1 | Revue systématique d'essais contrôlés randomisés avec méta-analyse |
2 | Essais contrôlés randomisés isolés et revues systématiques d'études de tout type, à l'exception des essais contrôlés randomisés, avec méta-analyse |
3 | Études comparatives non randomisées, y compris les études de cohorte |
4 | Études non comparatives, description de cas cliniques ou de séries de cas, études cas-témoins |
5 | Seule la justification du mécanisme d'action de l'intervention (études précliniques) ou l'avis d'experts est disponible |
Échelle d'évaluation des grades de recommandation pour les méthodes de prévention, de diagnostic, de traitement et de réadaptation (interventions préventives, diagnostiques, thérapeutiques, de réadaptation)
Grade de recommandation | Définition |
|---|---|
A | Recommandation forte (tous les critères d'efficacité (issues) examinés sont importants, toutes les études présentent une qualité méthodologique élevée ou satisfaisante, et leurs conclusions concernant les issues d'intérêt sont cohérentes) |
B | Recommandation conditionnelle (les critères d'efficacité (issues) examinés ne sont pas tous importants, les études ne présentent pas toutes une qualité méthodologique élevée ou satisfaisante et/ou leurs conclusions concernant les issues d'intérêt ne sont pas cohérentes) |
C | Recommandation faible (absence de preuves de qualité adéquate [tous les critères d'efficacité (issues) examinés sont sans importance, toutes les études ont une faible qualité méthodologique et leurs conclusions concernant les issues d'intérêt ne sont pas cohérentes]) |
Procédure de mise à jour des recommandations cliniques
Le mécanisme de mise à jour des recommandations cliniques prévoit leur actualisation systématique au moins une fois tous les 3 ans, ainsi qu'en cas d'apparition de nouvelles données issues de la médecine factuelle concernant le diagnostic, le traitement, la prévention et la réadaptation de maladies spécifiques, ou en présence d'ajouts/remarques motivés concernant des recommandations cliniques préalablement approuvées, mais pas plus d'une fois tous les 6 mois.
Annexe A3. Matériel de référence
Particularités de l'évaluation de la réponse tumorale au traitement
Différence entre les critères OMS, RECIST 1.0 et RECIST 1.1
Évaluation de la réponse | WHO | RECIST 1.0* | RECIST 1.1* | Choi [136,137,138]. |
|---|---|---|---|---|
Réponse complète | Disparition de toutes les lésions | Disparition de toutes les lésions | Disparition de toutes les lésions | Disparition de toutes les lésions. Absence de nouvelles lésions |
Réponse partielle | Réduction de la surface de la lésion de > 50 % | Réduction de la somme des diamètres maximaux de > 30 % | Réduction de la somme des diamètres maximaux de > 30 % | Réduction des dimensions de la tumeur de > 10 % ou réduction de sa densité de > 10 %. Absence de nouvelles lésions |
Stabilisation | Ni RC, ni RP, ni progression | Ni RC, ni RP, ni progression | Ni RC, ni RP, ni progression | Absence de correspondance avec les critères de RC, de RP ou de progression |
Progression | Augmentation de la surface de la lésion de > 25 % | Augmentation de la plus petite somme de > 20 % ou apparition de nouvelles lésions | Augmentation de la plus petite somme au cours de l'étude de > 20 % et augmentation d'au moins 5 mm, ou apparition de nouvelles lésions | Augmentation des dimensions de > 10 %. Apparition de nouvelles lésions |
*Commentaires – il est nécessaire de prendre en compte les différences de méthodologie de mesure des lésions cibles
Les instructions en vigueur pour les médicaments mentionnés dans ces recommandations cliniques peuvent être consultées sur le site http://grls.rosminzdrav.ru.
Annexe B. Algorithmes d'intervention du médecin
Schéma 1. Organigramme du diagnostic et du traitement des patients atteints de sarcomes des tissus mous



Annexe C. Information destinée au patient
Recommandations pour l'autodétection des sarcomes des tissus mous et la prévention primaire des STM
La manifestation principale et initiale des STM est une tuméfaction, un œdème ou une induration. Le plus souvent, ces signes sont découverts en premier par le patient lui-même ou par ses proches. L'absence de vigilance oncologique ne permet pas au patient d'envisager la nécessité de consulter un médecin. L'autodiagnostic, allant d'un « lipome » à une « myosite », laisse le temps et l'opportunité au STM de croître. Consulter un médecin dès l'apparition d'une induration, même de petite taille et asymptomatique, dans la peau, le tissu sous-cutané ou les muscles, permet d'augmenter considérablement le taux de dépistage des STM à un stade précoce.
La consultation médicale et l'exclusion de l'automédication sont des facteurs clés de la prévention primaire.
Recommandations en cas de complications de la chimiothérapie
En cas de complications de la chimiothérapie, il est nécessaire de contacter le médecin oncologue (chimiothérapeute).
En cas d'élévation de la température corporelle à +38 °C ou plus, commencer la prise d'antibiotiques conformément aux prescriptions du médecin oncologue.
En cas de stomatite :
régime alimentaire : aliments mous et tièdes ;
bains de bouche fréquents (toutes les heures) avec des décoctions de camomille, d'écorce de chêne, de sauge, application d'huile d'argousier (ou de pêche) sur les gencives ;
traiter la cavité buccale selon les recommandations du médecin oncologue.
En cas de diarrhée :
régime alimentaire : exclure les aliments gras, épicés, fumés, sucrés, laitiers et riches en fibres. Il est possible de consommer de la viande maigre, des produits à base de farine, des produits laitiers fermentés, du bouillon de riz. Boire abondamment ;
prendre des médicaments conformément aux prescriptions du médecin oncologue.
En cas de nausées, prendre des médicaments conformément aux prescriptions du médecin oncologue.
Information pour le patient après un traitement chirurgical
Une communication en temps opportun avec votre médecin traitant et l'infirmière concernant votre état de santé est un élément important pour aider l'équipe médicale à assurer votre sécurité pendant le processus de traitement.
Des complications liées à l'intervention chirurgicale sont également possibles après la sortie de l'hôpital. Tout changement dans votre état de santé que vous attribuez à l'intervention chirurgicale doit être discuté avec le chirurgien ou l'oncologue. Divers symptômes (douleur, œdème, hyperhémie, hyperthermie, troubles de la sensibilité, dysfonctionnement articulaire, etc.) peuvent survenir à un stade tardif après la chirurgie et nécessitent un examen chirurgical.
Les complications susceptibles de survenir apparaissent généralement au cours des 2 premières semaines suivant l'intervention, mais peuvent également survenir plus tard.
Annexe G. Échelles d'évaluation, questionnaires et autres outils d'évaluation
Annexe G1. Échelle d'évaluation de l'état général du patient par l'OMS/ECOG
Nom en russe : Échelle d'évaluation de l'état général du patient selon l'OMS/ECOG
Nom d'origine : The Eastern Cooperative Oncology Group/World Health Organization Performance Status (ECOG/WHO PS)
Source (site web officiel des développeurs, publication avec validation) : https://ecog-acrin.org/resources/ecog-performance-status [135]
Type : échelle d'évaluation
Objectif : décrire le niveau de fonctionnement du patient du point de vue de sa capacité à prendre soin de lui-même, de ses activités quotidiennes et de ses aptitudes physiques (marche, travail, etc.).
Contenu :
Score | Description |
|---|---|
0 | Patient entièrement actif, capable de poursuivre toutes ses activités d'avant la maladie sans restriction |
1 | Le patient est incapable d'effectuer un travail pénible, mais peut effectuer un travail léger ou sédentaire (par exemple, de petits travaux ménagers ou de bureau) |
2 | Patient ambulatoire et capable de subvenir à ses besoins, mais incapable de travailler. Passe plus de 50 % de son temps éveillé en position verticale |
3 | Le patient n'est capable que d'un autosoin limité, passe plus de 50 % de son temps éveillé dans un fauteuil ou au lit |
4 | Invalide, totalement incapable de subvenir à ses propres besoins, confiné au fauteuil ou au lit |
Clé (interprétation) : fournie dans l'échelle elle-même
Annexe G2. Indice de Karnofsky
Nom en français : Échelle de Karnofsky
Nom d'origine (le cas échéant) : KARNOFSKY PERFORMANCE STATUS
Source (site web officiel des développeurs, publication avec validation) : [134]
Type : échelle d'évaluation
Objectif : décrire le niveau de fonctionnement du patient du point de vue de sa capacité à prendre soin de lui-même, de ses activités quotidiennes et de ses aptitudes physiques (marche, travail, etc.).
Contenu (modèle) :
Indice de Karnofsky |
|---|
100 – État normal, aucun symptôme 90 – Capable d'une activité normale, symptômes ou signes mineurs de la maladie |
80 – Activité normale avec des efforts, symptômes ou signes minimes de la maladie 70 – Capable de prendre soin de soi, mais incapable de mener une activité normale ou un travail actif |
60 – Nécessite parfois de l'aide, mais est capable de satisfaire la majeure partie de ses besoins par lui-même 50 – Nécessite une aide importante et des soins médicaux |
40 – Handicapé, nécessite une aide spéciale, y compris médicale 30 – Handicap grave, hospitalisation indiquée, bien que le pronostic vital ne soit pas immédiatement engagé |
20 – Patient grave. Hospitalisation et traitement actif indispensables 10 – Agonisant |
0 – Décès |
Clé (interprétation) : présentée dans l'échelle elle-même